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 "Que les rois gardent leur Palais de jade !" [PV]

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Mujô Hinako
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MessageSujet: "Que les rois gardent leur Palais de jade !" [PV]   Dim 29 Mai 2011, 19:50


    La pluie tombait drue dans les plaines foudroyantes de Kumo, fouettant sans retenue les quelques formes vivantes qui avaient le malheur de s’y trouver. A plusieurs reprises, la foudre déchira le ciel, allant percuter le sol avec une violence inouïe. Pourtant, si le temps intimait à quiconque de rester soigneusement abrité à l’intérieur d’une quelconque bâtisse, marchait solitairement une jeune femme. Une ombrelle entre les mains, elle semblait glisser sous la pluie. Le martèlement des gouttes rythmait ses pas tandis que ses yeux clairs pourfendaient l’horizon en quête de quelque chose. D’un quelque chose qu’elle ne tarda d’ailleurs pas à trouver. Là, juste devant-elle, semblait se dresser un bâtiment, pareil à un somptueux manoir. Pressant le pas, elle ne tarda pas à fouler les marches de marbre blanc et à pénétrer le dit bâtiment. D’un geste quasi cérémoniel, elle referma son ombrelle, dévoilant ainsi ses traits réguliers aux quelques clients assez courageux pour braver ce temps pluvieux, et la rangea dans l’espace qui y était réservé. Tout aussi gracieusement, la demoiselle ôta ses Getas, les alignant sur le côté.

    Contrairement à ce que laissait supposer l’extérieur, le bâtiment semblait plus typique de ce côté-ci. De larges tatamis couvraient le sol et l’ambiance apportait un côté chaleureux, moins exotique. Elle se sentait chez-elle. Obsédée par ce qu’elle était venue chercher, Hinako ne réalisa pas tout de suite qu’on la conduisait à une table, lui suggérant de prendre commande. Elle n’était pas venue ici pour manger, même si par ce temps, un plat chaud ou un thé vert parfumé n’aurait pas été de refus. Se résignant donc à se soumettre aux exigences de la bonne conduite, elle laissa courir son regard sur le menu, scrutant avec un intérêt certain quelques photos. Enfin, un commis s’approcha d’elle, lui demanda poliment ce qu’elle souhaitait. Une seconde de battement s’en suivit : la Japonaise plissait les yeux. C’était l’instant de vérité ; soit elle s’était trompée en se renseignant sur cette étrange organisation et elle passerait pour une folle ; soit elle allait peut-être trouver une solution à bon nombre de ses angoisses. Concise, elle ouvrit ses lèvres rondes et rougies :


    « Une pièce isolée pour apprécier la vue. »


    En un temps record, et pourtant de manière résolument calme, on la conduisit dans une pièce isolée où elle pouvait effectivement apprécier la vue. Sceptique mais néanmoins reconnaissante, elle s’inclina poliment, prenant place derrière la table basse de style japonais. Elle remonta élégamment ses longues manches, jeta un dernier coup d’œil au menu, et finit par commander un thé vert. L’excitation et l’impatience, en fait, lui nouaient le ventre, coupaient son appétit. Et il ne lui restait qu’un petit geste à faire pour qu’enfin, elle puisse se libérer du poids de ses idées. Profitant de l’absence du serveur, la Jûnin sorti d’une de ses immenses manches une sacoche de taille moyenne, qu’elle déposa juste à côté de son flanc. Elle lâcha un long soupir et, avec courage, tira sur la cordelette deux fois. Un tintement pur s’échappa donc, symbole sans doute d’une avancée concrète dans ses projets.

    Depuis quelques temps, elle revivait. Elle avait de nouveaux objectifs, une motivation profonde, et un désir ardent de se montrer capable. Elle avait prit deux jeunes gens sous son aile, elle était partie achever sa maîtrise du Suiton ; et elle avait même lutté contre un dangereux maniaque. Une lutte terrible, d’ailleurs, dont elle gardait un souvenir amer. Mais là n’était pas l’objet de sa visite. Non. Tout se résumait à ce rapide passage dans la demeure familiale, lorsqu’elle était allée chercher ses affaires pour parachever son déménagement. Elle s’était silencieusement glissée dans sa chambre, où rien n’avait bougé, et elle avait récupéré un grand nombre de ses affaires. Kimonos, pinceaux, obi, cosmétiques… Et surtout… Surtout. Elle glissa ses doigts fins sur le cuir souple de son sac, dont l'apparence rappelait vivement celle de ses habits, alors qu’elle entendait de l’agitation dans le couloir. Allait-elle rencontrer le maître des lieux ? Pourrait-elle... Proposer sa requête ? Elle retint son souffle.


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MessageSujet: Re: "Que les rois gardent leur Palais de jade !" [PV]   Mer 01 Juin 2011, 14:41



    Une forte pluie annonçait une clientèle restreinte, et malgré son apparence peluche à grosse bedaine, le froncement de sourcils de The President ne pouvait que démontrer son embarras et sa déception face aux éléments. Pourquoi cette pluie, qui venait marteler constamment son toit ? Pourquoi cette foudre, qui pouvait le faire sursauter et l’empêcher de réaliser un met délicieux ? Ce temps était vraiment trop turbulent, et interférait avec son art ! Quelle disgrâce, être contraint de se concentrer sur de la cuisine, alors qu’il avait l’habitude de la faire avec du cœur et un beau sourire.

    ‘ Ca va aller, patron ? Pas de casse dans la vaisselle ?’
    ‘O … OF COUURSE !!’


    Et, sur cette petite touche de la part d’un habitué au sourire confiant, notre bonhomme blanc lui répondait avec un air enthousiasmé, son poignet effectuant une torsion qui alla faire s’envoler les légumes cuits de la poêle. Flottant un moment dans les airs, notre étrange individu fit un tour sur lui-même, attrapant à la volée sa coque de chef de cuisine, la plaça sur sa tête et finit sa toupie. Tendant la casserole, les légumes retombèrent avec une souplesse et un son étouffé qui démontrait que les légumes étaient bien cuits. Sur cette petite prouesse culinaire et comique, les clients présents adressèrent un rire bien mérité et leurs félicitations au maître d’œuvre. Ravi de cet effet, notre cuistot continuait sur sa lancée, et posait sur le comptoir les prochaines commandes.
    Dans ce geste, le second membre du personnel vint récupérer les plats. Tête blondinette, l’air pourtant ailleurs, la chemise blanche à col ouvert, notre jeune garçon n’avait peut-être pas sa place dans un restaurant. Mais ses talents étaient multiples, en particulier dans la musique. D’un clin d’œil, The President lui précisait que le sukiyaki était pour la table 5, tandis que le teriyaki était pour la salle 2. D’un air nonchalant, malgré le costume loufoque du personnage, le jeune garçon s’empara des plats avec dextérité, sans les renverser ni se brûler, et les porta d’un pas lent jusqu’à destination. Le temps ne pourrait rien y faire ; ici, l’ambiance était toujours au rendez-vous !

    Sur cette petite touche, la frappe de la porte en bois contre le battant avertit notre patron aux oreilles félines qu’un futur client venait de passer la porte. De sa voix de plaisantin, il faisait signe de lui à son jeune serveur, afin que ce dernier se rende disponible et aille accueillir le, voire les, nouveaux venus.
    Sur cet air toujours mollasson, ne pouvant trouver le temps d’écouter la musique qu’il avait sur ses écouteurs, l’adolescent se rendit d’un pas ramassé vers l’entrée. Arrivé sur place, il put constater la présence d’un nouveau visage. Ce n’était pas une habituée, et sa silhouette semblait presque dire qu’elle n’était pas femme à se trouver dans ce genre d’endroit. Son visage lui était pourtant familier. Il l’avait vu certainement une fois auparavant, sans vraiment savoir pourquoi, dans quelle circonstance. Peu importe. Respectant les règles et usages, s’inclinant devant cette nouvelle invitée, il s’empressa – le mot empresser était certainement mal choisi – de s’avoir quelles étaient les dispositions souhaitées et les services attendues de cette jeune demoiselle. Les mots employés dans la réponse firent cependant écho chez notre jeune homme, qui percevait bien là une demande particulière. Ce code n’était connu que de la clientèle secondaire, celle qui restait généralement en secret.

    ‘Je vous prie de me suivre. Je vais donner réponse à vos demandes.’

    D’un pas rapide sans être pourtant pressé, la kunoïchi se retrouvait rapidement dans la salle #4, découvrant à sa disposition une salle carrée, au mobilier simple mais confortable. Une table pouvant être chauffante selon les désirs de la clientèle, une petite ficelle pour sonner le service, des coussins et futons pour s’étendre si envie était. Un cadre presque familier, qui faisait la réputation de notre personnage et de son établissement. Laissant la demoiselle s’installer et prendre ses aises, le jeune garçon s’inclina de nouveau en refermant la porte, et s’en retourna à la place principale. Une fois présent, il se saisit des plats disposés sur le comptoir pour la clientèle, et accorda un léger signe d’approbation à la peluche géante qui l’observait d’un regard interrogateur. Ding Ding ! C’était le signal. Sur un air d’entrain, et s’emparant d’une bouteille de saké et d’un petit plateau de sushis, notre President s’élançait sur un pas presque dansant vers les salles individuelles, tout en s’accaparant les rires des clients observant sa démarche.
    Arrivé à la porte, une légère tape contre la porte coulissante avertit la cliente de son arrivée, et le personnage se permit d’ouvrir la porte en grande, son imposante silhouette risquant pourtant d’étouffer et d’impressionner cette nouvelle venue.

    ‘Bien le bonjour, Honorable Princesse ! Quelle délicieuse idée que de venir trouver refuge dans notre modeste établissement ! Patientez que la pluie cesse, et vous pourrez apprécier les merveilles d’un monde culinaire jamais découvert : la Shibuya Mansion vous offre ces premières mises en bouche !’

    S’avançant dans la salle et se mettant à genou pour se placer à bonne hauteur, The President déposait les dégustations gratuites à portée de son invitée, et saluait d’une inclinaison bien basse.

    ‘Si vous avez encore besoin de mes services, je suis sous vos ordres, Honorable Princesse.’

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Mujô Hinako
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MessageSujet: Re: "Que les rois gardent leur Palais de jade !" [PV]   Jeu 02 Juin 2011, 17:23

    La porte coulissante, sans surprise, coulissa, dévoilant ainsi ce qui devait être le propriétaire des lieux. Ce dernier, grand, imposant, prit la parole, déposa un plateau chargé de mets en tout genre, et s’inclina respectueusement. Une longue, très longue seconde de silence s’empara des lieux, étreignant chacun des deux protagonistes avec une certaine affection. Mujô-sama était pour ainsi dire… Surprise : son regard cyan était accroché à la silhouette pelucheuse de l’individu, ses bras mollement posés sur ses genoux fléchis. Suite à un vif effort de concentration, elle parvint à s’incliner à son tour, simple retour de politesse. Pendant quelques secondes, elle avait eu le désir irrationnel de se jeter sur cette immense mascotte, de la serrer dans ses bras, les yeux aussi brillants que des étoiles. Elle avait juste une dizaine d’années de trop pour que ce débordement comportemental ne détone pas.

    « Je vous suis reconnaissante d’un tel accueil… » Comment pouvait-elle l’appeler ? S’il la dénommait, à tort, Honorable Princesse… rien ne semblait trouver équivalence. « … d’autant plus que tout ici est plaisant. » Elle laissa couler encore quelques temps, faisant appel à ses connaissances. « Cela mis à part… j’aurais effectivement besoin de vos services, Chef. »

    Sondant du regard l’énigmatique créature toujours courbée devant elle, Hinako dénoua les cordelettes de son sac, appréciant le bruit tout à fait délicat du frottement des cuirs. Avec un soin tout particulier, elle déplaça quelques biens à l’intérieur même du contenant ; bourse, maquillage, nécessaire à couture et quelques armes propres aux shinobis ; avant de finalement en retirer un masque qu’elle déposa sur la table, aussi silencieusement que possible.
    Ce masque, en nacre blanche, avait la forme d’un visage humain, déformé au niveau du front par deux cornes. Les peintures légères sur les préposées lèvres, de couleur pourpre, cette couleur-même que l’on retrouvait à la naissance des yeux et à la base des cornes, jetaient une certaine confusion quant à l’utilité de cet accessoire : était-ce là un simple masque de Nô ; ou l’un de ces précieux masques que l’on attribuait aux services spéciaux des villages… ? Les idées fouettaient sa conscience en peine, lui suggérant mille et une possibilités. Un soupire, léger, s’extirpa d’entre sa ronde bouche.


    « Je veux trouver cet homme ; savoir qui il est. Je crains de n’avoir comme indices pour vous que ce masque… et peut-être mon propre visage. » La Jûnin resta silencieuse quelques instants, se demandant si ce qu’elle était en train de faire était vraiment une idée brillante. Elle déposa sa bourse sur la table basse, plongeant son regard dans l’alcool en bouteille. « Prenez ce qui vous est nécessaire, usez de mes services s’il vous sied mieux… Mais retrouvez-le, je vous en prie. » A son tour, elle s’inclina, souple, légère. « Je n’ai qu’une seule contrainte… Cette requête, le résultat, les méthodes ; tout, tout devra absolument rester secret. » Elle se redressa et, détachant soigneusement ses mots, ajouta : « Personne ne doit être au courant que je cherche mon père, ni qui il est. »

    Hinako détacha ses cheveux, alors soigneusement attachés. Elle posa négligemment les pinces discrètes sur la table, appréciant le contact de ses cheveux fins sur sa nuque dégagée. Habile, elle saisit la bouteille entre ses doigts fins, se servit un verre, qu'elle avala tout de go. Il était bon. Vraiment, cet organisme avait l'air de valoir la réputation qu'on lui assignait. La nourriture était appétissante, le personnel accueillant et chaleureux... Restait à savoir ce que valaient leurs services. Hinako était d'ailleurs bien loin d'imaginer que le fantôme qui l'avait accompagnée à la recherche de Sasori-sama était un Shibuya-man. Sans doute n'aurait-elle plus hésité... Ou alors, ne serait-elle pas venue.

    « J'en oubliais presque les bases de politesse, je vous prie de m'excuser. Mujô Hinako.»

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MessageSujet: Re: "Que les rois gardent leur Palais de jade !" [PV]   Ven 03 Juin 2011, 04:35


    Ayant pris son temps afin de voir si les plats satisfaisaient la cliente, l’épais personnage à la double couche d’édredon restait droit et attentif. Jugeant d’un œil discret la jeune demoiselle qui se trouvait lui. Une bien jeune femme pour un corps aussi magnifiquement sculpté par la nature. Une peau lisse, un visage doux, une chevelure exceptionnelle, le tout sur un corps élancé et simple, aux formes et aux allures élégantes. A première analyse, un membre de la haute société. Accueillir une telle personne dans son établissement était un véritable honneur ; il était important que The President fasse démonstration de louanges et d’attention envers une personne d’un rang si important. Se grattant l’arrière de la tête, les compliments qu’il lui accordait lui arrivaient droit au cœur. C’était le devoir d’un manager de savoir diriger son équipe, de mener ses plats à bonne destination, et de garantir un voyage pour le Paradis lorsque le fruit du diable glisserait entre les lèvres de ses fidèles habitués. Attrapant chaque congratulation, sa tête se balançait d’un côté à un autre, démontrant son embarras et sa fierté dissimulée. Il apparaissait de plus en plus comme une grosse peluche, dans laquelle un moteur aurait été glissé pour lui faire dire une phrase mécanisée ou encore lui faire bouger un membre automatiquement. Une véritable boule de poils blanche, à mouvements synchronisés et constants.

    Mais le clash intervint avec cette soudaine appellation. Chef… ! Un tel mot dans la bouche d’une si délicieuse personne, et à son égard, était un mot de trop ! Il ne pouvait se prétendre être l’égal d’une classe sociale aussi distinguée et élevée ! Ou bien, son statut avait-il été récemment rehaussé aux yeux de tous ? Ses plats avaient-ils mérité d’atteindre l’Olympe, afin que les Dieux puissent les savourer en toute quiétude ? Notre President se voyait-il attribuer le statut de demi-Dieu de la cuisine, Maître des hôteliers ? Assez de rêves pour l’heure ! Soyons sérieux. Cette appellation lui restait en travers du corps, il se devait d’intervenir pour rétablir la relation de façon logique et normale.

    ‘Princesse, je vous en prie, n’accordez pas un titre aussi élevé, à un si modeste cuisinier. Appelez-moi Shibuya President.’

    N’importe qui serait resté stupéfait face à cette déclaration. Ne pas être appelé chef, mais président. La prochaine, autant l’appeler Dieu divin dès son entrée afin d’en finir avec les préliminaires. C’était pourtant comme cela qu’il se prénommait. Encore une bizarrerie propre à cet établissement, dont le personnel restait mystérieux, même à ses clients les plus fréquents. Mais étrangeté et mystère semblaient aller en harmonie avec bonne ambiance et joie de vivre. Car personne ne s’était jamais plaint des attractions et des repas délivrés par la Shibuya Incorporated. Aussi bien dans ce pays que dans le reste du monde où étaient investies ses affaires. Et ce surnom de The President, qui lui avait été surtout donné pour son talent derrière le fourneau, était davantage une boutade, que notre homme avait reprise à son compte. Cela lui allait d’ailleurs très bien, en ce qui le concernait. Cela dit, il tournait la tête en direction de la porte, comme pour y attendre l’intervention de quelqu’un. A la vérité, il se faisait du souci pour les fourneaux en question. Il espérait bientôt rejoindre sa cuisine afin de satisfaire ses clients. Étant le maître d’œuvre de ce restaurant, il était également l’animation principale ! Ce déguisement absurde était celui qui faisait sourire les clients et amusaient les enfants. Il ne pouvait donc pas s’attarder, bien qu’il savait pertinemment qu’il pouvait compter sur son second en cuisine.
    Tournant la tête vers son interlocutrice, il attendait maintenant qu’elle lui en apprenne plus sur ses désirs. Connaissait-elle le code par hasard ? Il était rare que cela arrive ; ceux venant avec ces mots et ces gestes étaient bien renseignés par le milieu, ou étaient envoyés sous recommandation de clients bien desservis.

    La jeune demoiselle présentant un masque à l’allure de diable, elle s’empressa bientôt de raconter son histoire et d’expliquer plus clairement ce qu’elle attendait de notre peluche vivante. La recherche d’un être cher … . Un père, qui plus est. La chose était évidemment possible ; rien n’était impossible, pour notre President ! Captant déjà les éléments importants qu’il pouvait tirer de cette conversation, il mettait de côté les questions, pour permettre à la demoiselle d’en finir avec son récit. Une fois cela fait, le personnage était de nouveau dans la place !



    ‘OF COURSE ! Nous saurons absolument nous plier à votre requête ! Quelle tragédie, que devoir retrouver un être cher, qui plus est un père ! Le prix restera peu élevé : 5000 Ryos. Je puis, en attendant, vous garantir le secret de cette enquête pour vous, Honorable Princesse Mujô-Sama. Mais pour mener cette mission à bien, il vous faudra nous fournir tous les éléments nécessaires à votre connaissance, afin de pouvoir effectuer cette tâche rapidement. Que pouvez-vous me dire de plus sur votre père ? L’avez-vous seulement déjà vu ? Avez-vous une idée de la raison de sa disparition ?’

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Mujô Hinako
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MessageSujet: Re: "Que les rois gardent leur Palais de jade !" [PV]   Ven 03 Juin 2011, 18:00

    La voix grave et musicale de l’étrange personnage cotonneux cessa aussitôt après avoir répondu aux interrogations de la jeune femme, lui en retournant même quelques unes. Alors, les yeux clairs de la blonde devinrent obscurs, ses traits fins semblèrent se figer en une sévérité qui ne lui était pas propres. Devait-elle vraiment, une fois de plus, s’épancher sur son histoire, celle qu’elle voulait secrète, celle qu’elle avait dû, malgré tout susurrer à l’oreille de son ami ? De nouveau, un soupir. Long, révélateur de toute la pénible complexité de cette affaire. Il suffit de ne pas s’étaler. Reprenant un peu de douceur dans son attitude, Mujô décida de livrer les non-informations qu’elle avait en sa possession.

    « Et bien, President… » un sourire, mutin, vint même étirer ses lèvres purpurines. « Je ne le connais pas. Ni son nom, ni son apparence, ni son origine. Je ne suis d’ailleurs même pas certaine qu’il soit au courant de mon existence. Je ne suis pas plus sûre qu’il soit encore vivant. En fait, je ne sais rien. Il était l’amant de Mère. »

    Non, en fait, c’était plus compliqué que ça. Fujiwara, de son prénom, était tombée amoureuse de cet homme, et plus qu’une liaison interdite, ils vivaient l’Amour. Malheureusement, l’annonce du mariage arrangé tomba et, s’ils continuèrent de se voir tout aussi secrètement, ils savaient leur union condamnée et bannie. Elle lui demanda de partir, il refusa, ils se disputèrent, renouèrent, se chamaillèrent à nouveau pour mieux retomber dans les bras l’un de l’autre ; puis finalement il parti. Ses cheveux blonds disparurent à l’horizon, sous le soleil couchant d’un printemps à l’agonie. Bien évidemment, Hinako n’en savait rien ; et sa mère feignait d’ignorer tout cela, préférant prétexter à son époux une « aventure sans importance que, de toute façon, [elle avait] oubliée ».

    « Et puis… Il y a ce masque, qui lui appartenait. Elle m’a dit de le conserver soigneusement, mais je suis, en fin de compte, tout aussi étrangère à cette histoire que vous ne l’êtes. Je ne pense pas me fourvoyer en certifiant qu'il ne vit pas à Kumo... »


    Dans un bruissement de soie, elle se redressa de toute sa hauteur, fit quelques pas jusqu’à la baie vitrée. La vue, depuis cette salle, était réellement exquise. Même si la pluie faisait violence au sol, le paysage restait somptueux, le jardin élégamment travaillé. Cette organisation, cette immense chaîne commerciale et… Mystérieuse, semblait très attachée au détail, à l’apparence. Un peu comme elle même l'y était, en fait. Tout régler dans le moindre détail, ne rien laisser au hasard. Dans la mesure du possible, parce qu’évidemment, le propre même du hasard et de débarquer quand on l’attend pas. Nouveau soupir. La blonde laissa ses ongles, vernis de noir, courir sur le verre tiédie par la température ambiante.

    « Prenez l’argent dont vous aurez besoin… Cela dit, j’ai encore quelques questions. » Elle se retourna, détaillant encore l’énorme peluche du regard. « Comment allez-vous procéder ? Comment puis-je vous aider ? En somme… avez-vous d’ores et déjà quelque plan à mettre en action… ? Sans doute… » sa phrase resta en suspend, tandis qu’elle retournait s’asseoir, à sa place. «… Suis-je trop curieuse ; mais toute cette histoire est bien importante pour moi. Je compte sur vous, President... »


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MessageSujet: Re: "Que les rois gardent leur Palais de jade !" [PV]   Ven 10 Juin 2011, 14:46


    Pas de nom, pas de description physique, pas d’origine. Rien, aucune information. Nada. La tâche se révélait être un véritable défi. Il allait être nécessaire de chercher un peu plus à fond dans le passé de cette jeune demoiselle. Après tout, si aucune infos ne semblait transpirer sur cet homme, il avait malgré cela laissé une trace derrière lui : sa propre fille. Si cette délicieuse jeune femme n’avait pas de données sur son paternel, en savoir un peu plus sur elle serait déjà un début. Elle avait un milieu social, une vie qui lui était propre. Mais qui restait transmise par son père. Après tout, il était impossible pour quelqu’un de ne pas vivre la vie qu’un parent avait en partie influencé. Les orphelins en étaient l’exemple par excellence : de par le fait qu’ils soient seuls et abandonnés par leurs parents, leur style de vie et leur avenir était alors bien différent d’un gamin ayant été cajolé tous les soirs avant de se coucher. Ce genre de détails apporterait ce qu’il fallait pour mener à bien cette tâche.
    Le masque serait également un point intéressant. Bien que le masque fût courant, même pour les enfants lors de fêtes foraines, celui-ci restait très particulier. Et émettait déjà des informations pour notre peluche sur patte. Il avait déjà eu vent de ce masque, qui était une des caractéristiques d’un groupe particulier. Le fait qu’il fût l’amant de la mère de son interlocutrice rentrait également dans ces cordes. Des hommes qui n’ont que peu d’attaches, et qui ne sont là que sur le court terme. Ne s’attardant pas, que ce soit pour la famille ou pour un bien personnel. La capacité de se détacher et de laisser le passé avec ses vestiges. Certainement un ancien Ninja, ou un mercenaire. Ces hommes avaient une telle trempe, et une cruauté qui était inscrite dans leur enseignement. Dans leur mode de vie. Le simple fait que cette demoiselle soit aujourd’hui seule, à la recherche de son père, était la preuve que le personnage avait pris soin de ne rien laisser derrière. Ce masque, en lui-même, étant certainement un bien qu’on lui avait pris par la force, et non qu’il avait laissé par empathie. Rassemblant ses esprits et les données qu’il mettait progressivement sur pied, la couleur de ce masque était le dernier élément intéressant. Les couleurs étaient généralement peu importantes sur un masque. Donner le moins d’informations était une force chez l’homme en fuite ou caché dans l’ombre ; se risquer à mettre des couleurs était symbolique, même certainement stratégique. Il serait donc important dans une position sociale élevée au sein d’une unité. Les choses devenaient véritablement intéressantes.

    Ces idées faites – ou plutôt préconçues – permettaient d’avoir un semblant de piste, même s’il ne s’agissait là que d’hypothèses. Mais mieux valait s’orienter sur ce point que sur rien. Par ailleurs, la Shibuya Incorporated avait le pisteur le plus doué du pays. Il saurait obtenir quelques informations en se rendant au village. Ce dernier n’était pas loin, il pourrait repérer quelques traces, à supposer que le personnage soit repassé. Il n’y avait que peu de chances, mais toute opportunité était à saisir. Ne manquait plus désormais qu’à avoir quelques dernières informations supplémentaires, afin de lancer l’enquête.
    S’emparant délicatement de la bouteille, la penchant légèrement pour servir un verre à son invité, il l’invitait à continuer sur sa dégustation. Malgré une requête aussi importante pour la vie d’un individu, laisser le plat refroidir et ne pas apprécier sa saveur serait du gâchis ! En saluant d’un hochement de tête, The President incitait sa clientèle à consommer. Après, c’était gratuit ; autant consommer.

    ‘Je vous en prie, soyez rassurée, je saurais me charger de cette affaire, of course ! Servez-vous, profitez des nos plats ! Un employé de la Mansion vous suivra certainement jusqu’au village, afin d’obtenir d’autres informations et répondre à votre requête.’

    Laissant un moment de blanc pour que la demoiselle puisse se reposer de tant de stress, il eut mieux valu éviter une crise cardiaque à cause d’un surplus de pression. Maintenant que la requête était posée, et qu’elle serait prise en charge, il n’y avait plus à s’inquiéter. Les agents de la Shibuya Inc. savaient agir en toute discrétion, et ne pas demander leurs restes, lorsque les soucis pointaient le bout de leur nez. Il suffisait désormais de faire bouger les pions sur l’échiquier et de constater du résultat qui serait le leur.

    ‘Les informations que vous nous avez donné aujourd’hui ont été plus importantes que vous ne le pensez. Une piste est déjà envisagée, mais je n’en dirais pas plus pour éviter les faux espoirs. Un homme que vous connaissez bien, il me semble, vous raccompagnera et en profitera pour enquêter sur place.’
    ‘Quant à la somme, il est possible de payer de multiples façons. Point de soucis à ce propos, vous pourrez nous rendre un service d’égale importance en temps et en heure, si vous préférez. Je ne vous cacherais pas cependant que certaines offres ne peuvent se payer d’en argent, et que cette source de revenus est pour nous préférable. Avez-vous d’autres questions, ou d’autres suggestions, à votre aise ?’


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MessageSujet: Re: "Que les rois gardent leur Palais de jade !" [PV]   Ven 17 Juin 2011, 23:56

    Pâle sourire aux lèvres, la blonde se contenta de sourire et de hocher la tête, fixant d’un air curieux les mets qui lui étaient présentés. Profiter de leurs plats… Bien sûr, mais manger, comme ça, sans pudeur, devant un inconnu qu’elle allait payer pour enquêter ; c’était tout de même assez… Spécial. C’était même une action pour laquelle on l’aurait violemment réprimandée, à l’époque. « Ne te montre pas intime devant les inconnus. Ne fais rien qui puisse laisser entendre que tu leur est proche, que tu leur accordes une confiance quelconque, ou pis encore, que tu ressens quelque chose. ». Se délecter de la sorte, devant quelqu’un qui n’en faisait pas autant ne revenait pas à signifier, par le langage du corps notamment, qu’on se sentait à l’aise et en même temps en dépendance ? Certainement que si… Mais au final, était-ce réellement important, pour elle, qui avait décidé de couper court avec sa famille… ? Devait-elle également renier l’éducation qu’on lui avait inculquée et dont elle était, quelque part, fière ? Peut-être pour noyer l’angoisse qui la prenait de nouveau, elle se servit un nouveau verre d’alcool, qu’elle leva en l'honneur de son vis-à-vis juste avant de le boire. Quand vais-je cesser de me prendre la tête pour de telles futilités ?

    « Je payerai ce qu’il faut, en fonction de mes moyens, President. » elle posa son verre sur la table, dans un claquement très délicat ; puis elle redressa son minois fin vers l’énorme peluche. L’envie de lui sauter dessus, encore, lui traversa l’esprit, l’obligeant à se concentrer pour ne pas laisser transparaître sa gêne. « Si je dois travailler pour vous quelques temps, je le ferais sans hésitation, évidemment… Mais, qu’entendez-vous par ‘quelqu’un que je connais bien’… ? »

    Un de ses camarades de Kumo travaillait-il ici… ? Etait-elle possible qu’elle y retrouve Kiyoshi-kun, par exemple… ? Ou, queqlu’un d’un autre village ? Ahila-san ? Pis encore… Etait-il possible que cette personne en question soit un membre de sa propre famille ? Une lueur d’effroi figea son regard quelques instants, avant qu’elle ne hoche la tête, rappelant son esprit à l’ordre. C’était tout bonnement impossible. D’un geste habile, la kunoichi saisit entre ses doigts fins les baguettes de bois vernis, puis elle saisit quelque aliment qu’elle porta à sa bouche, finalement sans gêne particulière. Oui, il était bon de se laisser aller, simplement. Poussant un soupir de satisfaction, tant le met consommé était savoureux, Hinako se recentra. Bon, alors, cet homme, si c’en est un, a déjà une piste ; et il va confier l’enquête à quelqu’un que je suis supposée connaître. Comment peut-il déjà avoir des idées alors que les éléments que je lui donne sont… Maigres, voire inexistants ? Silencieuse, et en pleine réflexion, la jeune femme acheva finalement son repas, laissant en suspend le million de questions qui lui venait à l’esprit. Les choses se résoudraient en temps et en heure, comme toujours. Reposant soigneusement les baguettes sur le plateau et s’inclinant respectueusement, Mujô-sama lâcha finalement quelques mots.

    « Mes félicitations au Chef… » un sourire un tantinet moqueur étira ses lèvres toujours impeccablement rougies. « Donc, maintenant, comment devons-nous procéder ? Dois-je quitter les lieux, comme si de rien n’était ou… Votre employé va-t-il m’accompagner ? Dois-je attendre ici… ? » ne tenant plus en place, la Japonaise aux cheveux d’or se redressa lentement, de toute sa hauteur. « Je peux d’ores et déjà vous donner 2000 Ryos. La suite viendra en fonction des besoins, qu’en dîtes-vous… ? Je suis de toute façon, President, à votre entière disposition. »

    Une fois encore, la jeune femme s’inclina, marquant ainsi son respect pour celui qui allait lever un épais voile de mystères sur son passé. Peut-être allait-il l’aider ainsi à mieux envisager son futur… ? Elle le souhaitait. Elle avait quelques doutes à éclaircir avant de partir à l’aventure, avant de s’abandonner corps et âme dans cette quête folle de puissance et de reconnaissance. Qui aurait cru que s’affirmer était un fait si difficile… hu ? Et si jamais les choses tournaient au vinaigre, pour elle… sans doute pourrait-elle trouver en cette organisation même un recueil, un endroit où se rendre utile, sans avoir à se lier aux gens. Foutu pour foutu… De toute façon… Un air cynique vint se loger sur ses lèvres sensuelles, tandis qu’elle attendait des indications.

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