AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Cours du soir (flash back A – 10) [PV with Kahera]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Cours du soir (flash back A – 10) [PV with Kahera]   Dim 17 Oct 2010, 22:26


Les cours venaient de se terminés à l’académie du village de la brume, concluant une nouvelle journée riche en émotion pour les élèves de Kiri, mais aussi pour leur professeur par intérim. Remplaçant le senseï habituel, Kuroki avait été choisi à se poste, en dépit de sa relative jeunesse, pour sa grande diversité dans la maîtrise des arts Shinobis. Ainsi durant les deux semaines à venir, il était capable d’enseigner à ses élèves tout les valeurs élémentaires d’un bon ninja… alors qu’il n’était Chuunin que depuis une année et du haut de ses 17 printemps, Kagetora Kuroki avait officier dans l’amphithéâtre comme un vieil instructeur chevronné, il espérait que cette expérience soit tout aussi instructive à ses élèves que pour lui-même, bien que cette lourde responsabilité lui semblait un poids gigantesque sur les épaules, cette première journée avait apaiser ses craintes et il n’eu presque pas le trac …

Les cours du jour furent essentiellement théoriques, chakra, jutsu et affinités, le pain quotidien d’un shinobi digne de se nom. Kuroki excellait dans ce domaine et d’ailleurs il avait pu montré des exemples d’utilisations diverses des jutsu en fonctions des affinités, ainsi si le Raiton pouvait à la fois paralyser ou griller l’adversaire de l’intérieur, il pouvait aussi, avec une grande maîtrise de soi, servir de défibrillation cardiaque afin de remettre en route le cœur d’un camarade lors de soin d’urgence en mission. Tout élément possédait une multitude d’applications qui ne dépendaient que des motivations et des capacités de l’utilisateur, à l’image du Raiton du senseï, il pouvait tout aussi bien prendre des vies, mais aussi les préserver. Kuroki espérait que les jeunes apprentis avaient bien compris la leçon.

Les élèves étaient déjà presque tous sortis, saluant poliment le prof avant de retourner à leurs familles dans la joie et la bonne humeur général… Kuroki se sentait à la fois fier mais aussi atrocement coupable quand il songeait à l’avenir de ces enfants, il ne devait pas oublier qu’il formait la future génération de shinobi de Kiri. Tout comme lui, en cas de conflit ils seraient envoyés sur le front. Bien qu’il avait rejeter depuis longtemps les enseignements de son père, Kuroki ne devait pas trop s’attacher à ses élèves, et eux de leur coté ne devait pas être trop familiers avec lui, trop d’émotions pouvaient être un frein au devoir, il devait gardé cette idée en tête quoi qu’il arrive. Finissant d’effacer le tableau d’ardoise, le jeune senseï ne faisait pas attention aux retardataires potentiels qui traînaient encore dans la salle de classe.


[désolé si c’est affreusement court mais j’ai toujours du mal a introduire le Rp en premier.]
Revenir en haut Aller en bas
Tashibana Kahera
Rokudaïme Mizukage
avatar

Nombre de messages : 334
Age : 27
Village : Kiri - Suna
Date d'inscription : 15/10/2008

Fiche Ninja
PV:
390/390  (390/390)
PC:
605/605  (605/605)

MessageSujet: Re: Cours du soir (flash back A – 10) [PV with Kahera]   Jeu 21 Oct 2010, 06:39

« Hey, la fayotte, tu fais quoi? T'as ENCORE des questions à poser au prof? T'crois pas que tu sais déjà tout? »

Un ton moqueur, sur de lui... Encore Morihide Nahito, se dit la jeune Tashibana, tandis qu'elle rangeait tranquillement son matériel scolaire dans son sac. Le garçon, comme plusieurs autres élèves de sa classe, prenait plaisir à l'embêter, après tout, elle y étais habituée. Jaloux de la voir passer ses examens de fin d'année, depuis maintenant deux ans déjà, alors qu'elle obtenait de jolis zéros pointés en matières traitant de combat, surtout en cours pratique, ils n'avaient de cesse de l'enquiquiner. Sans compter qu'elle était la chouchoute de bien des professeurs, malgré ce fait, toujours sage, disciplinée, et obtenant les meilleures notes dans tous ses autres cours sans exception. Et puis, zut, elle était... différente, bizarre, toujours à part, si discrète et tout et tout... Elle cachait forcément quelque chose! Dans tous les cas, elle ne leur plaisait pas, et pour la peine, lui et bien d'autres enfants ne pouvaient s'empêcher de la persécuter dès qu'ils en avaient l'occasion. Pourtant, jamais elle ne se laissait impressionner ni ne montait le ton de sa voix lorsqu'elle leur répondait, toujours calme et posée.

« Non, je n'ai pas cette prétention, Morihide-san. »

Elle ne rajouta rien d'autre. Que dire de plus, de toutes manières? Elle voulait progresser, encore et toujours plus, afin de devenir assez douée que pour atteindre son nindo. Se contenter de le regarder de loin en rêvant de l'atteindre un jour n'était pas dans le style de la demoiselle, bien déterminée à progresser vers ses objectifs. Si ce garçon et ses amis préféraient passer leur temps à enquiquiner leurs camarades motivés, c'était leur problème. Kahera pensait qu'ils feraient mieux de se concentrer davantage sur leurs études, mais soit, ils faisaient ce qu'ils voulaient de leur avenir, après tout. Elle avait bien d'autres chats à fouette que ceux-là, pour sa part.

* Si seulement je pouvais maîtriser mon fuuton avec davantage de puissance... Et aussi, il faut que je parvienne à maîtriser mon chakkra avec plus de précision pour user du Shousen no jutsu... *

Sur le moment, ignorant royalement le dénommé Nahito, la petite fille finissait de ranger ses affaires, tout en pensant à ses objectifs personnels, reportant ensuite son attention sur ce nouveau professeur. C'était sa première journée de cours à l'académie, de ce qu'elle en avait compris. Il ne se débrouillait pas trop mal. Et comme toujours, elle s'était montrée élève irréprochable, sage, disciplinée, à l'écoute, prenant soigneusement note de tout détail du cours qu'elle aurait peur d'oublier ensuite dans son cahier, et s'était montrée capable de répondre sans faute aucune à chacune des interrogations du professeur.

En revanche, elle n'avait pas montré à celui-ci ce dont elle était réellement capable. Son fuuton, c'était classé secret défense. Seul le Mizukage et quelques rares sous-chefs d'entre ses oïnins en avaient connaissance. Et pour cause; du haut de ses huit ans à peine, la jeune Tashibana Kahera servait déjà de pion aux noirs desseins du Troisième. Il avait pourchassé, et continuait de faire disparaître tout possesseur de kekkai genkai du pays de l'eau, et s'il l'avait épargnée, elle, ce n'était que pour une seule et unique raison: il voulait se servir de cet outil utile et bien pratique qu'elle représentait à ses yeux. L'ayant entièrement à sa merci suite à d'horribles chantages concernant sa propre vie et celle de ses chers parents, Kahera ne pouvait dès lors que la boucler et obéir. Aussi, du haut de ses huit petits printemps, et tandis que de jour, elle suivait innocemment les cours à l'académie comme tout autre enfant de son âge, la petite fille travaillait-elle également déjà dans l'ombre pour le compte de cet affreux personnage. Mais cela, aucun de ses professeurs ne pouvait le savoir ni même le deviner. Aucun d'entre eux non plus ne se doutait seulement qu'au-delà de l'élève modèle répondant juste aux interrogations écrites et orales, se dissimulait une petite kunoïchi possédant un kekkai genkai de type fuuton, et capable de s'en servir de manière déjà plus qu'époustouflante pour une enfant de son âge...

« Tashibana, sérieux, tu veux lui demander quoi au prof? Tu veux juste te la jouer, encore, c'est ça??? »

« Pas du tout. Et je finissais juste de ranger mes affaires. »

Elle soupira doucement. Vraiment, ne pouvaient-ils pas juste la laisser tranquille?! Refermant sa sacoche, elle l'emporta avec elle vers la sortie, quand elle se prit une série de shurikens et de kunaïs en papier dans la figure. Ces origamis sur lesquels Morihide Nahito et ses petits camarades s'amusaient à passer leurs heures d'étude à l'académie faisaient leur fierté. Pourtant, il n'y avait vraiment pas de quoi... S'ils savaient, s'ils se doutaient seulement à quel point Kahera se retenait de ne pas réagir. Si elle l'avait voulu, elle aurait pu réduire en cendre ces foutus bouts de papier, ou simplement, même, les empêcher de l'atteindre grâce à son fuuton. Mais voilà, elle n'y tenait pas. Cela devait rester secret. Aussi se prit-elle le tout dans la figure, sans broncher, fermant juste ses grands yeux d'or lorsque les projectiles l'atteignirent pour éviter de se les prendre dedans. Elle les rouvrit ensuite, pour fixer calmement Nahito et deux de ses camarades, qui lui barraient la route dans le couloir, hors de la vue du professeur... évidemment.

« S'il vous plait, laissez-moi passer... » demanda-t-elle alors, d'un ton posé et courtois. Mais la seule réponse qu'elle obtint fut le rire moqueur des trois garnements... Allait-elle rester coincée dans ce couloir? Elle ne pouvait pas user de son ninjutsu. Ça lui était interdit, car alors les gens sauraient qu'elle le possédait, et son maître ne le souhaitait pas. Ses menaces s'étaient avérées suffisamment claires à ce sujet. Alors quoi? La force brute? Elle en était dépourvue, et n'avait aucune envie de se battre, de toutes manières, méprisant la violence. Encore une fois, elle allait devoir compter sur la bonté et la patience d'un professeur pour venir à sa rescousse, sans doute...

=======

[Notes: Kahera a 8 ans, et Kuroki, 17 ans. Sachant qu'Arane rend son titre de Mizukage après 9 ans de règne (alors que Kahera en a 19) et que son prédécesseur n'est resté qu'un an maximum, nous sommes donc encore sous le règne du Troisième, le tyran qui faillit briser Kiri no Kuni et lui a fait gagner le titre de "Pays de la Brume Sanglante". C'est aussi lui qui lança la 'chasse aux sorcières', faisant exterminer tout porteur de don héréditaire.]
Revenir en haut Aller en bas
http://sanctuary-no-teki.forumsactifs.com/dossiers-de-suna-f171/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Cours du soir (flash back A – 10) [PV with Kahera]   Ven 22 Oct 2010, 21:48

Alors que le professeur terminait ses préparatifs avant de partir à son tour, une altercation avait éclaté entre deux élèves. Il savait d’expérience que les chamailleries étaient le pain quotidien des adhérents de l’académie, il savait que l’examen genin mettait constamment les académiciens en compétition, plus que des rivaux, ils étaient presque des ennemis, une réalité dont le chuunin n’était pas fier. Le village Kiri était vraiment un lieu particulier, le village de la brume sanglante, un village où la survie était un combat de tous les jours. Kuroki ne devait pas se mêler d’une dispute entre ses élèves tant qu’ils ne perturbaient pas le cours, les cours finis aucun senseï n’interviendrait quoi qu’il arrive et Kuroki devait resté dans le rang. Mais il ne pouvait s’empêcher de suivre la petite histoire du coin de l’œil, à priori un des garçons de sa classe, un élément passablement médiocre d’après son dossier, semblait railler une gamine sans histoire apparente, les joies des discriminations… Kuroki avait connu ça lui aussi, mais contrairement à sa jeune élève, il avait toujours été en mesure de remettre ses détracteurs à leurs places. Parfois il se demandait comment le village avait pu en arriver là ? Il détestait la tournure qu’avait pris la politique du village, bien qu’il soit un soldat fidèle il avait l’impression de n’être rien de plus qu’un idiot instruit, ne sachant pas quoi faire dans une situation aussi délicate et embarrassante lorsqu’elle lui était imposé. Il avait eu horreur des brimades, et il se détestait de laisser cela se reproduire devant ses yeux alors qu’aujourd’hui il était le senseï.

En voyant cette scène il était envahi d’un vif sentiment de vide, comme si la vie elle-même était un éternel recommencement, alors que la jeune fille se voyait de nouveau brimé par ses propres camarades, lui devait suivre une directive stupide comme un bon soldat, alors qu’il voulait prendre d’autre décisions par lui-même. Dans son esprit deux mondes entraient en collision, il devait décidé par lui-même se qu’il devait faire, ne pas suivre bêtement ses paires et faire ce qui lui semblait juste. Tout se dessinait dans son esprit comme une partition sur du papier à musique, en tant qu’adulte face à la future génération, il devait être un exemple en tant qu’homme et pas seulement en tant que shinobi, bien qu’il n’est jamais eu cette prétention, il devait maintenant faire face aux choix morales que lui imposait sa stature. Si les adultes n’étaient pas capables de faire justice, ces enfants réinventeraient leur vision de la justice et dans leurs les esprits des morveux qu’il avait face à lui, la justice n’était rien de plus que la loi du plus fort. Une vision abjecte dans laquelle Kuroki avait baigné lui aussi, celle qui lui était imposé par l’élite du village. Il ne blâmait pas le Mizukage, ce dernier avait en charge la survit du village ainsi que la sécurité de ses habitants, il devait faire des choix, parfois cruels, mais pour le bien du plus grand nombre. Mais pour Kuroki sa politique était parfois bien trop excessive.

Mais il avait autre chose à faire que médité sur des problèmes de politique. Il avait en face de lui se qui lui apparaissait comme un injustice, il devait y remédié purement et simplement. La jeune fille faisait face seule à trois mioches bien décidé à lui pourrir la vie… un choix regrettable. Avançant d’un pas tranquille et silencieux, la silhouette du professeur se dessinait derrière les trois petits malfaiteurs, à leur insu, alors qu’ils bloquaient le passage à la gamine résignée. Attrapant la l’épaule les deux gamins qui entourait leur « mini leader » et les tirant brusquement en arrière, le professeur les assit de force chacun à un bureau en une fraction de seconde, il surplombait à présent l’instigateur de cette petite comédie, braquant dans ses yeux un regard sévère :

« Alors, je vois que vous n’êtes pas encore rentré chez vous … gentils garçons… vous voulez donc à tout prix comblé vos lacunes pourtant profondément abyssales afin d’effleurer le doux espoir de réussir vos examens cette années ? Qu’il est beau d’avoir des rêves. »

D’un mouvement rapide et précis, il fit s’asseoir violement le garçon sur un siège à coté de ses petits compagnons, un parchemin était déroulé sous leurs yeux : « l’esprit de la Brume ; chronique du chant des lames » un célèbre récit sur l’histoire du premier Mizukage, charmant volume de plusieurs centaines de pages au style littéraire particulièrement pointue et monotone. Bref très loin des très rares lectures des simplets qui servaient d’élèves à Kuroki pour l’heure.

« Voila qui devrait vous aidé, j’attend de vous une mémorisation parfaire de chaque chapitre, et pour ce faire, vous me remettrez une copie de se manuscrit avant la fin de la semaine. Je compte sur vous les enfants…. Vous aurez un 0 pour chaque jours de retard. »

A mille lieux des mots qu’il employait, la voix du senseï ignoblement inquisitrice et débordait d’un rigueur qui caractérisait son géniteur. Son regard froid annonçait la couleur, cette punition camouflée n’était pas en option. Les morveux n’eurent pas leur mot à dire, et le regard noir du professeur en disait plus long que n’importe quel discourt. Sans demander leur reste, ils prirent le parchemin et saluèrent leur senseï avant de filer plus vite que le vent, d’après ses calcules, ils avaient assez de devoir pour finir l’année, de quoi leur faire des jambes. Changeant radicalement de ton, Kuroki s’adressait à la jeune fille d’une voix calme exsangue d’autoritarisme et de froideur, tout en regardant s’enfuir les garçons :

« Je crois qu’il devrait te laisser tranquille un bon moment, mais s’il essai de s’en prendre de nouveau à toi, n’hésites pas à venir m’en parler. Je vais les avoir à l’œil.»

Ponctuant sa tirade, il gardait son regard braquer sur les gamins qui disparaissaient lentement dans la brume ambiante du village.
Revenir en haut Aller en bas
Tashibana Kahera
Rokudaïme Mizukage
avatar

Nombre de messages : 334
Age : 27
Village : Kiri - Suna
Date d'inscription : 15/10/2008

Fiche Ninja
PV:
390/390  (390/390)
PC:
605/605  (605/605)

MessageSujet: Re: Cours du soir (flash back A – 10) [PV with Kahera]   Lun 25 Oct 2010, 18:43

La petite fille ne sut pas vraiment comment réagir, à dire vrai, lorsque son professeur, dès son premier jour en cette académie, chopa les garnements pour les punir de leur mauvais comportement à son égard. En fait, d'ordinaire, les professeurs la laissaient se débrouiller, estimant que ce genre de situations faisait partie de l'entraînement de ninja aussi. Après tout, si l'apprentie n'était même pas capable de se défendre face à ses propres camarades de classes, pas plus âgés qu'elle, ni beaucoup plus fort, généralement, étant moyennement du même niveau les uns par rapport aux autres dans une même classe, que serait-elle seulement capable de faire en situation plus dangereuse ensuite? A Kiri, l'on ne plaisantait pas avec la fermeté, la dureté de la formation fournie aux apprentis shinobis.

« D... d'accord. Mais vous n'auriez pas du, vous savez... Je... je dois me débrouiller seule, aussi... Enfin, je dois apprendre. » dit-elle avec un petit sourire gêné, après s'être inclinée respectueusement face à lui.

Vêtue d'un kimono traditionnel et à jolis motifs, et portant des getas, la petite fille arborait un style vestimentaire plutôt particulier, pour une demoiselle de ce pays dit de la Brume Sanglante. Tout autre apprenti n'aurait porté que des tenues pratiques pour le combat, et ne sortirait pas de chez soi sans au minimum une arme, fut-ce un malheureux shuriken ou un kunaï. Elle, pas. Elle ne portait qu'une tenue civile, sans doute aussi peu pratique pour se mouvoir et moins encore pour se battre en cas de besoin qu'elle n'était ravissante. Une petite fleur poussant dans la boue baignée de sang de ce pays maudit. Souriant presque toujours aimablement, elle ne se comportait comme aucun autre élève de son âge, ni même comme aucune personne en ces lieux, en fait, en y pensant. Toujours sage, calme, posée, serviable, aimable, souriante, et attentionnée, elle dégageait presque comme une aura de bonté pure. Toute personne l'approchant ne pouvait que se sentir soit intrigué, mal à l'aise face à ce ressenti si peu commun au village de Kiri, soit sous le charme, apaisé, en confiance. Un peu de douceur dans cet univers de brutes, de tendresse et de compassion tandis que le commun des mortels ne pensaient qu'à faire couler le sang pour éviter de voir couler le sien, cela ne pouvait forcément pas faire de tort...

En y pensant, Kuroki ne savait pas grand chose de ses élèves, vu qu'il venait d'entamer son service en tant que professeur à l'académie. Il découvrait les enfants placés sous sa tutelle, et n'avait que leurs dossiers, très succincts, et le fait de les côtoyer à partir d'aujourd'hui afin de mieux les connaître. Du moins s'il le voulait... Il pouvait très bien, aussi, s'en fiche royalement. Mais s'il était bon professeur, il devait se douter que pour bien enseigner ses propres connaissances à une personne, il fait aussi bien la connaître afin de savoir ce qui l'atteindra, la percutera le mieux.

De son côté, l'élève en kimono se tenant devant lui en savait bien davantage qu'il n'y paraissait, et que n'aurait pu s'en douter le jeune professeur. Kahera, du haut de ses huit ans à peine, travaillait déjà pour le compte du village, participant à des missions des plus risquées, et pour la plupart, seule en prime. Elle côtoyait chaque jour l'élite des oïnins du village, ceux placés directement sous les ordres du Mizukage lui-même, et avait accès à diverses informations dont ne devait même pas se douter le commun des mortels. Non seulement elle avait accès à des dossiers classés top secrets par le village, mais en plus, elle avait le devoir de toujours tout savoir, d'être la mieux informée et de rapporter chacune des informations qu'elle glanerait à son chef suprême et incontesté, le Troisième, cet être horrible à qui elle devait rendre compte si elle ne voulait pas voir planer ses sombres menaces sur les têtes de ceux qu'elle aimait, dont ses chers parents. Alors, Kahera s'était soumise, et obéissait aux plus infâmes ordres qu'il put lui donner jusqu'ici. Mais que n'aurait-elle pas donné pour avoir droit à sa liberté, et surtout, le droit de ne plus être obligée de tuer, d'ôter la vie sous ses ordres... Elle haïssait la violence, et chaque nouveau crime commis par elle, forcée, la rendait malade, lui donnait l'envie de disparaitre, de ne plus exister, se maudissant de ne trouver aucun échappatoire à cette infernale spirale dans laquelle l'avait plongée le cruel destin.

« Merci, malgré tout, Senseï. »

Elle s'inclina à nouveau, avant de lui demander, toujours très poliment:

« Puis-je rentrer chez moi, ou bien avez-vous encore besoin de moi pour quelque chose...? »
Revenir en haut Aller en bas
http://sanctuary-no-teki.forumsactifs.com/dossiers-de-suna-f171/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Cours du soir (flash back A – 10) [PV with Kahera]   Mar 26 Oct 2010, 16:57

[Je me permet de faire une ellipse dans ce post afin d’évité un Rp trop succinct, Gomen Kara-chan]

La jeune fille semblait perturbée par l’intervention du senseï, mais après tout il ne faisait que son devoir, n’importe quel adulte digne de se nom serait intervenu, c’était leur rôle d’apprendre aux enfants. Kuroki n’aurait pas à s’en justifier, mais cette touchante déclaration de Kahera ne pouvait resté sans réponse, sur le même ton posé et rassurant, il comptait bien exprimé sa façon de voire les choses en matière d’éducation :

« Tu n’as pas à me remercier, il n’y avait rien d’enrichissant dans leur comportement, c’est le rôle d’un adulte d’éduquer afin que les enfants puissent devenir de bonnes personnes. Mon intervention est toute aussi importante pour eux qu’elle le fut pour toi. Car en les laissant se fourvoyer ainsi, ce ne sont pas des Shinobis qui sortiront de cette école, mais de vulgaires brigands. Vous représentez tous l’avenir du village, c’est pourquoi je pense qu’il serait bon que chacun d’entre eux deviennent de bonnes personnes. »

Cette vision peu être un peu niaise et utopique de l’éducation pouvait faire rire, car en ces temps troubles où Kiri croulait sous le joug du dictat imposer par le Troisième, songé à la paix et en la bonté humaine était affreusement incongru. Mais Kuroki croyait résolument qu’il pourrait rendre le monde meilleur s’il préparait la nouvelle génération. Si ces enfants apprenaient les valeurs fondamentales tel que le respect des autres ainsi que l’amour du village, il pouvait espéré que dans un futur encore incertain, l’image de la brume sanglante ne serait qu’un mauvais souvenir dans les mémoires des habitants de Kiri. La punition qu’il avait donné aux garnements n’en était pas vraiment une, puisque sous sa lourdeur, cette version romancer de la vie du Premier était une véritable ode à l’héroïsme et à la loyauté, un leçon de vie sur car en sacrifiant sa vie, le Shodaime avait préservé le pays ainsi que ses habitants. Il espérait que la simple lecture de cette œuvre insisterait les jeunes voyous à plus d’humilité, et peu être l’ambition de devenir des protecteurs à l’instar du héro des temps passés. Mais le temps passait incroyablement vite, il était temps pour la jeune fille de retournée chez elle, sans doute près de ses parents, avant que ceux-ci ne s’inquiètent trop. Il ignorait tout de sa jeune élève, pire encore, il avait passer la nuit dernière à apprendre les dossiers de l’intégralité de ses disciples, sans savoir qu’au sein de sa classe se cachait l’un des plus lourd secret du village de la brume, de se fait il pensait faire face à une jeune fille paisible et intelligente qui ne tarderait pas à retrouver sa famille une fois sortie de l’académie, s’il savait qu’il la jetait dans les bras de l’esprit malade qui tirait peu à peu le village vers sa propre ruine …

« Je pense qu’il est temps pour toi de rentré, avant que tes parents ne viennent me passé un savon. Je ne voudrais pas qu’ils s’inquiètent pour leur fille alors qu’elle m’écoute affabuler gentiment, passe une bonne soirée Kahera-chan. »

Il laissait donc la petite fille retourné à la noirceur de son quotidien, se faisant le complice des horreurs que lui faisaient subirent ses supérieurs par son ignorance. Mais qu’aurait il pu faire pour sauvé cette petite vie ? Même s’il avait su, aurait il eu la force de s’insurgé contre le despote qui régnait à présent d’une main de fer sur le village ? Lui qui ignorait même son propre destin, que pouvait il faire pour celui des autres ? Les deux jeunes gens se séparaient donc, sans savoir qu’ils s’enfonçaient dans l’ombre chacun de son coté.

**** ellipse ****
le thème musical vous est chanté par Hiroki Takahashi Seiyū de Squalo (Hitman Reborn)
Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Cours du soir (flash back A – 10) [PV with Kahera]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Cours du soir (flash back A – 10) [PV with Kahera]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Naruto Teki Sanctuary :: KiriKiri :: Académie des Ninja-