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 ¤ Headache ¤ [Raï]

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Naku Shinkoku
Chuunin de Kumo
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Village : × Kumo no Sato.
Date d'inscription : 22/05/2009

MessageSujet: ¤ Headache ¤ [Raï]   Dim 19 Sep 2010, 16:51

Brusque sortie du lit. Il était neuf heures du matin. Une bouteille de whisky jouxtait mon visage d’une proximité inquiétante. Elle eut le mérite d’éveiller en moi un besoin indicible, voire même, une nécessité embarrassante de vouloir me rappeler ce que j’avais bien pu foutre hier soir, alors se posa donc une question : À partir de quand l’alcool avait englouti mon cerveau au point de m’en rendre amnésique ? Je me tenais la tête, en espérant apaiser l’un des principaux effets de la gueule de bois : la migraine. Chaque secondes me paraissaient des heures qui passaient très, très, très lentement. Ma pugnacité, qui avait la capacité d’être poussée à son apogée lors d’un dégrisement, ne trouva comme cible que le bois de mon parquet, maculé de taches en touts genres mises en exergue par la saleté plutôt apparente de mon appartement. Je ne pouvais qu’haïr l’équivoque qui régnait dans mon cerveau ravagé par l’effet de l’alcool à long terme et de mon constant état d’ébriété qui me caractérisait auprès de mes compagnons, non seulement de beuverie, mais aussi de mes frères d’armes, comme un ivrogne invétéré. Je me considérais – presque – comme un boulet pour ceux qui osaient me supporter en mission, malgré l’expression plus que dévouée de leurs vanités et de leurs dédains, j’appréciais tout particulièrement leurs forces morales. Cependant, j’essuyais souvent leurs diatribes, par une kyrielle de coups bien distribués et surtout, de noms d'oiseaux bien particuliers... Ce devait être la principale raison pour laquelle ils s’efforçaient de me pardonner mon péché mignon, auquel je cédais volontiers pour peu qu’on m’offre un verre. Il y en avait certains pour qui c’était la cigarette, d’autres, la nourriture rapide, voire, pour les rares fêlés assez perdus pour s’y essayer, la drogue dure.

Tout cette cogitation cérébrale ne m’avait pas pour autant sortit de mon plumard. Je me giflais alors, précautionneusement, mais malgré tout assez puissamment pour cela ai un quelquonque effet sur mon dénuement momentané de cœur et d’esprit. Si seulement mes milles élancements d’âmes auraient suffit à lever ma lourde carcasse du matelas dans lequel elle s’était enfoncée, je n’aurais pas autant galérer physiquement à me tortiller comme un insecte visqueux pour me soustraire hors de mon lit. Un manège s’actionnait dans ma tête, et plus mon corps exerçait un mouvement de balancier pour se redresser, plus les clients s’affairaient sur l’attraction dont mon cerveau en était le faiseur de toutes pièces. Je souriais douloureusement, cette dérangeante sensation de sécheresse me rappelait, comme d’habitude, la difficulté endurée les autres jours de veisalgie pour me remettre en état. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait et comment avais-je pu en arriver là et à fortiori les autres. Renâclant d’un substitut de parole, feutrée par mon état et la faiblesse de ma voix au petit matin, je me mettais en position assise sur le rebord de mon lit et d’un geste presque automatique, je soutenus mon crâne, centuplant alors de poids et de volume, sous la factice prémonition d’une chute inopinée de celui-ci. Le moindre bruit aurait pu déclencher l’instantanéité d’un violent coup de poing de ma part, le silence était roi de mon calme et présentement, je ne pouvais que lui présenter mon entière et sincère dévotion. Mais comme le disait la devinette : « Dès qu’on l’évoque, il disparait. », aussitôt que j’avais su aimer à juste titre sa présence, il s’était volatilisé sous le vulgaire tintamarre de la cuisson du petit déjeuner d’un voisin ayant une maison un peu trop mitoyenne à la mienne.

Lentement, mais sûrement, je me mettais debout, j’avais l’impression, peut-être était-elle fausse mais à l’heure actuelle, elle demeurait malheureusement réelle, de ne pas avoir eu à marcher depuis plus d’un millénaire. Néanmoins, les muscles de mes guiboles étaient assez développés pour réussir à ne pas céder aux puissantes vacillations de mon cadavre. L’obscurité inopportune que créaient les volets rabattus pimentait les choses, si déjà, se tenir à quelque chose de stable était pour moi une nécessité, le trouver était devenu pour moi encore plus chiant, mais surtout beaucoup plus important à mon bon déplacement. Dans mon aveuglement situationnel – la tête dans le cul quoi –, je balançais la moitié du contenu de mon bureau en recherchant inconsidérément un remède au mal qui rongeait mes neurones comme l’acide qui masserait dans l’alcool que je consommais à foison. Je poussais des petits cris sans m’en rendre compte, je sentais mes cordes vocales vibrer sans pourtant saisir le contenu de ce qu’elles jouaient peu mélodieusement. Dans ce genre de moment, je n’arrivais pas à réfléchir aux conséquences de mes piètres actes et j’en subissais souvent l’abject contrecoup. Je trouvais tant bien que mal deux cachets d’un blanc cassé, qui, pour des médicaments, avait l’air d’être de l’acide acétylsacylique, enfin, de l’aspirine quoi. L’hydre de mon malheur vint à nouveau me rappeler sa présence quand j’aperçus que les cachets étaient partiellement fragmentés, voire désagrégés. Putain de merde. Je priais pour qu’ils puissent entrer dans mon gosier sans encombre. Je ramassais d’une main creuse tout ce qui restait sur le plateau de noyer de ma table, or il n’y avait plus que ces satanées pastilles blanchâtres. L’effet curatif fit trépasser ma nausée. Dieu merci.

Je pense vous épargner le récit rébarbatif contant ma toilette, mon habillement et les infinies astuces et techniques d’ivrognes me permettant de sortir de chez moi, sans le moins d’accroc possible. L’exiguïté de mon sens de l’humour décroissait brusquement lorsque mon corps tout entier s’affrontait à la température glaciale et à la mélasse de ce fameux village dans lequel j’avais grandi, en partie, que l’on nommait « Kumo ». Mais là, j’avais pu penser que cette mauvaise blague météorologique avait fait descendre mon niveau de spiritualité à un stade nul. Il pleuvait des cordes. La porte de ma chambre claqua dans un bruit sec qui eu le loisir de me mettre sur une garde inutile et de me faire oublier en outre le fait que mon habitat était surélevé d’environ un mètre au dessus du sol. La suite se passa, sans commentaires, aucuns. La tête enfoncée dans le bourbier impraticable qui constituait l’une des principales rues de mon village, la moitié des acteurs de cette sarabande civile s’étant arrêté, juste pour observer mon horrible déchéance et surtout, la répugnante sensation que l’on baigne dans le distillat de toutes les saletés que les visiteurs et les habitants peuvent transporter sous leurs chaussons. Le désarroi auquel je m’éprenais m’avait derechef démontré qu’on ne se débarrasse pas aussi facilement à son accoutumance que l’on pourrait y croire. Je me roulais dans la boue, pitoyablement, sans raison. Peut-être pour essayer de me lever ? De toute façon, qu’est-ce que j’avais à perdre ? Mon père me disait que la boue était un bon cicatrisant, en général, il n’avait jamais tord. Je me redressais, en forçant un peu et je secouais mon visage, alors recouvert de fange, en le levant vers le ciel pour recevoir les gouttes de pluie qui en découlaient.

Une fois, ma gueule assez propre pour pouvoir me promener en ville sans subir les affronts de regards effrayés ou bien, provocateurs, je me dirigeais vers le premier bar qui se dressait sur ma route. La devanture de celui-ci était un peu rustique, et tout bon alcoolique qui se respectait ne pouvait sciemment qu’apprécier ce genre de bar où les vomissements vont bon train et où les serveuses dodelinent leurs corps graciles pour t’apporter ta consommation personnelle avec le sourire aux lèvres. Une proximité surprenante liait tous les habitués de ce bar, dont moi avec la moitié des hères peuplant ce bar et n’humant que le fort parfum d’un alcool frisant la barre des soixante degrés. La chaleur dégagée par la réunion d’un tel nombre de bons vivants attirait, et oui, il fallait le faire remarquer, plus que des hommes – et des femmes des fois – ayant un foie poreux, c’était aussi des gens normaux requérant la chaleur, à défaut de la trouver autre part, qu’avait à partager, à travers leur haleine alcoolisée à souhait, les consommateurs. J’appréciais aussi la qualité de distillation de touts leurs alcools, bien que le whisky demeurait mon favoris, je désirais, de temps en temps, parce que ça, ce n’était vraiment pas quelque chose qui se buvait comme une grenadine, un verre d’eau de vie pour me requinquer et donner un violent coup de fouet à la confusion qui régnait dans ma sale tête. Mon vedettariat auprès de ces dames ne grandissait que plus amplement après chaque verre et ma réputation de soulaud impénitent me permettait de ne pas subir de coup de pompe et d’éveiller de la déception chez mes proches : Oui, ils savaient tous que quand je sortais, je n’allais pas jouer aux dominos avec l’érudit du coin.

    — Un double whisky avec des glaçons, s’il-te-plait.
    — Faut arrêter de boire comme ça, Naku, avec tout ce que t’avales, tu creuse ta propre tombe.
    — T’as peut-être pas tord. Il vient ton service ou... ?


Voyons voir comment j’allais finir aujourd’hui.

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Ilyena Raï
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MessageSujet: Re: ¤ Headache ¤ [Raï]   Lun 20 Sep 2010, 23:25

Les yeux rivés devant mes pieds, je fixai, immobile, l'imbécile qui venait tout juste de choir juste devant mon nez. Un pas de plus, et c'était sur ma personne que l'individu s'écroulait. D'un air de dégoût, je fis un pas en arrière, puis soupirai à la vue de mon pantalon tacheté de boue. Je venais de le sortir du placard, m'étais donné un mal fou à la conserver propre malgré les conditions alentours peu favorables, et ce connard venait de me gâcher ma journée. Enfin, elle était déjà foutue depuis mon réveil, après une nuit épouvantable qui n'avait été que cauchemars et réveils intempestifs. D'une humeur maussade, tourmentée par les aléas que le village connaissait depuis quelques semaines depuis la disparition de notre Kage, je ne savais plus trop où donner de la tête. Initialement, j'occupais ma place de Raïu en tant que traqueuse des déserteurs de notre village, mais au vu de la situation ôh combien délicate, on m'avait ordonné de m'occuper plus de la sécurité du village qu'autre chose. Ce qui voulait dire que je n'avais plus énormément de temps pour moi-même, que ce soit pour m'occuper de mon doux foyer ou encore de ma team. Je ne voyais les enfants que peu de temps, plus affairées dans les histoires de Kumo. Encore que je parvenais à me libérer de temps à autres pour leur octroyer un entrainement digne de ce nom, ou encore les mener en mission de très courte durée.

A la base, je crus que l'inconnu était un simple civil distrait. Mais à la vue du bandeau accroché à son bras, je me claquai le front de la paume de ma main droite. Ce bras cassé était un shinobi. Ce n'était guère bien étonnant que les membres du conseil puisse être inquiets quant à l'avenir du village -même si cela n'avait rien à voir, mais sans chef pour gérer la fourmilière, tout prenait des proportions gigantesques-. Et j'avais mal dormi, si bien que je le regardais durant quelques secondes s'éloigner d'un regard empli de dépit. Au fond, je n'avais rien de tellement urgent à faire sur l'instant. Celui que j'étais chargée de surveiller trainait je ne savais où, mais cela n'avait pas une réelle importance, il avait quasiment passé le cap d'intégration chez nous. Je me mis alors à suivre le ninja, de loin histoire qu'il ne me remarque pas. Il avait des réactions un peu trop bizarres à mon sens pour être dans un étant dit normal. D'après ce que je pus constater, il venait tout juste de sortir de chez lui -ou de chez une tierce personne-. Une personne normalement constituée serait retournée sur l'heure se changer et s'offrir un brin de toilette au lieu d'aggraver son cas à se rouler comme une malpropre dans la boue. Sauf dans les cas extrêmes. Puis au fond, peut-être qu'il ne se dirigeait que chez lui. Mains dans les poches, la tête un peu ailleurs, je repensais aux derniers évènements en attendant que l'homme échoue quelque part. La question qui me revenait régulièrement en tête concernait la disparition subite de notre Raikage. Je commençais à le connaître, et il me semblais qu'il avait eut à aller vérifier quelque chose suite à divers évènements. Mais je persistais à croire que sa quête s'était mal déroulée à défaut d'être longue, si bien que l'état d'alerte avait été élevé dans les hautes strates de la société.

Décidément, je ne le compris pas. Il alla dans un bar dans son état déplorable. Je me dépêchai, et lui emboitai quasiment le pas lorsqu'il franchit le seuil de l'établissement. Une légère odeur de vomi me remonta aux narines, me donnant une vague idée du style de l'endroit dans lequel je me trouvai. Un endroit que j'appréciais grandement quelques années auparavant, et que j'aurais fortement tendance à toujours affectionner si seulement je m'en donnais encore le droit. D'une part, je voulais me montrer un peu comme un exemple face à Koma, même s'il était déjà presque un adulte, et d'autre part à cause de mes fonctions. Pourtant, je n'aurais pas cracher sur une petite beuverie histoire de me changer les idées. Mais pas de bon matin, et lors d'une période bien plus propice à cela. Lorsque l'homme réclama à boire au barmaid, je me situai juste derrière lui, et pris la parole à mon tour d'une voix ferme, renchérissant au-delà de ses paroles. "Non. Une limonade lui sera certainement plus favorable. Et la même chose pour moi, éventuellement." Sans ne prononcer d'avantage de mot, jetant un regard au serveur si froid qu'il dû comprendre qu'il était inutile de discuter, je pris place au siège adjacent à celui qui m'intéressait, adressant la parole à ce dernier. "Ce sont de shinobis dont on a besoin pour défendre le village dans le cas échéant, et pas de pauvres loques imbibées jusqu'à la moelle." Si l'on pouvait trouver ma conclusion hâtive, j'y avais construit toute une logique derrière. La principale idée résidant dans le fait que si une personne boit de bon matin, c'est qu'il n'est pas un buveur occasionnel. Quant au cas échéant, tout le monde savait. Sans Raikage, nous étions affaiblis. Et si un village ennemi venait à apprendre notre mauvaise fortune, il ne manquerait pas de saisir sa chance en lançant l'offensive.

"Et l'alcoolique du matin, il a un nom ?", lançai-je d'un ton piquant, passant l'une de mes jambes par-dessus l'autre. Temps de merde, j'étais trempée. Et sale à cause de celui auquel je m'adressais sans sympathie aucune. D'un geste machinal, je me mis à jouer avec le masque anbu surplombant mon bandeau que je conservais accroché à mon bras gauche, sur lequel était gravé le numéro trois, signe de mon appartenance aux Raïus.
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