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 Les larmes d'une bête [PV: Hinako]

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Zinph Ahila
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MessageSujet: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Ven 18 Déc 2009, 21:22

Une brise fraiche souleva ses cheveux et la fit frissonner. Bien que le désert ne connaissait pas l'hiver, ses nuits étaient vraiment plus froides qu'à l'accoutumé. Lorsque la saison se mettait en place, la température chutait quelque peu à l'instant où la nuit remplaçait le jour. L'étendue sableuse ressemblait plus que jamais à des petits diamants, semblables à de la neige, étincelants et blafards à la fois, sous l'opalescence de la lune. Mais jamais, il n' y avait de quoi avoir froid. Elle savait seule, la cause de ses tremblements inhabituels dans un pays si chaud. En ce jour particulier, elle ressentait profondément ce qu'elle n'avait plus, ce qu'on lui avait si soudainement arraché.

Les odeurs enivrantes qui se dégageaient des divers plats, les rires joyeux des enfants et de leurs parents, ainsi que ce sentiment de convivialité partagé spécialement en cette soirée de noël, étaient ballotés au gré du vent. Il en avait l'odeur, la texture, la douceur et la chaleur. La population de suna s'était rassemblée en famille, devant un bon repas qu'elle partageait à la lueur crépitante de bougies. Personne n'était seul, tous était réunis, et si ce n'était pas entre lien du sang, c'était entre amis. Le pire était la joie qu'elle percevait dans tout ce qui l'entourait. Cette joie qui n'aurait pas dû exister, cette félicité inopportune face à sa solitude.

Mais malgré l'heure tardive et ces festivités, une ombre se dessinait dans l'obscurité près de la petite rivière qui paraissait à cet instant, sombre, glacial et sans fond. Une silhouette ténébreuse, seule se tenait immobile, les yeux brillants plantés dans les flots houleux. Le capuchon noire qu'elle portait lui masquait le visage d'une tel façon que seul ses cheveux bruns étaient visibles. Mais l'aura torturée qu'elle dégageait était parfaitement perceptible et facilement reconnaissable pour ceux qui la connaissaient. Elle était le témoin des douleurs de son âme, de ses doutes et ses haines. Quiconque s'approcherait, saurait de quoi il en retournerait et ne s'attarderait surement pas dans les parages. Mais à cette instant, la jeune fille n'avait aucun projet de meurtre, il n'y avait dans son cœur que souffrance d'un silence trop long, d'une absence amplifiée par le bonheur qui l'entourait.

La lune laissait une trainée de lumière dans les eaux, reflet changeant et éphémère avec les remous. L'ovale luminescent s'y reflétait déformé, s'amusant à prendre des formes compliquées. Puis cette même lueur se refléta sur la joue d'Ahila, un point de lumière dans l'ombre qu'elle englobait. D'un geste vif de la main, la chuunin chassa l'intrépide larme qui tentait de se frayer un chemin vers sa gorge. Seul une légère trace que l'astre ne voulait pas lâcher, de peur de la perdre à jamais, témoignait encore de sa présence. La shinobi contemplait les jeux de lumières sans les voir. Ses souvenirs avaient pris places dans son esprit et elle se les remémorait avec regrets et mélancolie.

ͼ Flash Back ͽ

La petite fille courait en poussant des cris de joie, c'était le jour des cadeaux et d'un bon festin. Son père avait déjà tous préparé et la table était bien garnie pour eux deux. Elle s'installa un grand sourire au lèvre destiné à son protecteur et commença à manger. Ou plutôt se goinfrer tant elle engloutissait les aliments. En une demi-heure la plupart des plats étaient vide et la gamine se tenait le ventre. Son père éclata de rire. Ce n'était pas possible de dévorer autant de chose en aussi peu de temps. Il connaissait sa fille et avait prévu plusieurs sortes de viandes, de la volaille, du mouton, du bœuf, divers légumes et différentes variété de pâtes. Et la petite avait tout mangée, c'était un sacré estomac sur pattes celle-là encore.

« Et mon cadeau? »

Un nouveau éclats de rire retentit dans la petite salle. Ben oui, Ahila n'allait certainement pas oublié le principal, le présent tout de même. C'était le plus important. Elle ne s'attendait pas à quelque chose d'immense car elle connaissait les revenus de son père, mais la petite fille n'était jamais déçue de l'imagination de son père et avait hâte de voir ce qu'il lui avait réservé cette fois-ci.
« Ah oui c'est vrai, j'ai faillis oublié, tiens. »

Le patriarche sortit de sa poche un petit paquet qu'il lui tendit avec un sourire taquin. La gamine s'en saisit précipitamment et déchira le papier. Lorsqu'elle vit l'objet qui lui était destiné, elle poussa un cri de joie et sauta dans les bras de son père


ͼ Fin du Flash Back ͽ


Un sourire triste se dessina sur son visage. Elle se rappelait bien de ce moment. Son père lui avait offert ce jour, un petit pendentif avec son prénom. Elle qui le souhaitait tellement depuis qu'elle l'avait vu dans une boutique. Mais ce n'était plus qu'une lointaine image du passé, souillée par les années et le sang versé. Ne tenant plus sur ses jambes, tant la torture que lui avait causé cette vision était pesante, elle s'effondra au sol, à genoux. Un nuage de poussière se souleva et tournoya un moment autour d'elle pour s'évanouir dans le ciel, emporté par le vent. Ahila laissa échapper un soupir douloureux et ferma ses yeux. Elle ne les rouvrit pas, même quand elle sentit une présence se faire de plus en plus forte dans son dos. Elle resta immobile, ignorant l'individu qui se rapprochait.

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Mujô Hinako
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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Dim 05 Déc 2010, 20:54

    Mujô Hinako, nouvelle Chûnin, marchait avec irritation sur le sol sableux de la ville de Suna. Elle venait de se disputer avec ses équipiers, qui avaient insisté pour qu’elle vienne à la fête du village. Comme si elle avait envie de « faire la fête » avec des inconnus, dans une ville où l’air était irrespirable. Pourquoi avaient-ils tenu à passer par là, d’ailleurs ? La promesse d’un divertissement inégalé ? Franchement, ce genre de désuétudes n’était pas pour elle. Agacée, la jeune femme se hissa sur le toi d’une cabane, et s’y assied. La lune était blanche, pleine. Elle illuminait la cité de sa clarté pure, rendant la nuit pas si obscure qu’elle aurait pu l’être. Un éclat de rire fit sursauter la jeune fille, qui soupira. Elle aurait aimé ne plus les entendre, être dans la ville de Kumo, où il était plus agréable de vivre.

    « Il est sans-nul doute que je préfère les caresses de la pluie à celles du sable… »


    Presque lascivement, l’adolescente s’allongea. La lumière artificielle des rues était si vive que les étoiles étaient invisibles. C’était insupportable. Cette ville était haïssable. Est-ce que ses habitants l’étaient aussi ? Aussi superficiels que ces décorations ? Aussi peu sérieux que cette fête était importante ? Elle ferma les yeux et, une nouvelle fois, soupira. Elle voulait s’échapper. Rentrer chez-elle. Ou pas, en fait. Quel plaisir tirerait-elle de ce retour ? Être accueillie par des parents qui n’avaient même pas pris la peine de la féliciter ? Elle était seule. Seule, incomprise, et malheureuse. Elle serra les poings, entaillant la peau blafarde de ses ongles longs.

    Mais à nouveau, des cris et des rires la perturbèrent. Irritée et blessée au plus profond de son âme, la jeune fille se leva. Elle lança un regard noir en direction du centre-ville, et après avoir jeté un bref coup d’œil aux alentours, elle décida de se déporter là où un grand lac dormait paisiblement. Il ne lui fallut que quelques minutes pour se glisser entre les grilles entrouvertes et s’approcher de cette étendue d’eau. Elle y plongea sa main, trempa les longues manches de son furisode cérémoniel –qui lui tenait d’ailleurs beaucoup trop chaud– sans grande culpabilité. Elle aurait aimé se dévêtir, s’y baigner, s’y noyer peut-être même. Ne plus avoir à réfléchir, à savoir pourquoi elle s’acharnait de la sorte à vivre. A faire de son mieux. Puisque jamais personne ne la reconnaitrait à sa juste valeur. Elle n'était qu'une batarde, une raté, une erreur qui n'avait pas lieu d'être. La gorge nouée, elle contint difficilement ses larmes. Pourquoi avait-elle une destiné si cruelle...?

    Un soupir coupa court à ses réflexions. Quelqu’un, de l’autre côté du lac, venait de s’effondrer sur le sol, visiblement à bout de force. Hinako-san était incapable de savoir si l’individu était ou non blessé. Sans réfléchir davantage, elle s’élança sur l’eau, ses membres graciles semblant échanger une valse avec le reflet de la lune. Une bourrasque de vent fit voler les cheveux d’or de l’habitante de Kumo, tournoyer ses longues manches humides, et surtout s’éparpiller les affreux grains de sable. Rapidement, Mujô atteignit sa cible. Elle posa sa main, encore humide, sur l’épaule de ce qui s’avérait être une jeune fille.

    « Mademoiselle, vous ne devriez pas rester affligée de la sorte et vous relever. Vous faites peine à voir. Et je me suis inquiétée pour rien. J’ai cru que vous étiez gravement blessée. Il n’en est visiblement rien. »

    Le ton de sa voix était plus agressif qu’autre chose, mais elle était incapable de le contrôler. Elle saisit entre ses doigts fin le vêtement de la jeune fille au sol et, forçant un peu sur ses bras, l’aida à se remettre debout. Son regard était vide. Avait-elle conscience de sa présence ? Hinako se mordit la lèvre inférieure, et lorsqu’une perle de sang roula sur sa peau marmoréenne, elle la gifla. La colère descendit un peu. En fait, elle se sentait confuse. Elle venait de la frapper, parce qu'elle avait eu l'impression de voir son propre reflet aussi nettement que lorsqu'elle était prostrée devant le lac.

    « … Vous allez mieux, maintenant ? »

    La demoiselle semblait reprendre conscience. Dans ses yeux somptueusement verts passait foule de sentiments, dont un qu'elle connaissait bien ; la solitude. Hinako fronça les sourcils, pourquoi diable avait-elle encore l'impression de se regarder elle-même ?! Elles ne se ressemblaient pas du tout. Qui qu'elle fût, la fille qui lui faisait face était beaucoup plus petite qu'elle, et avait de longs cheveux noirs. Elle avait un air bestial, colérique, presque effrayant. Contrairement à elle, qui avait déjà l'air morte. Sur la défensive, elle se recula d'un pas, mettant ainsi une distance de sécurité entre l'habitante de Suna et elle-même.

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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Ven 17 Déc 2010, 19:41

La jeune fille observait le fond de cette eau bouillonnante. Il lui semblait que rien ne pouvait être plus merveilleux que de s'y noyer. Elle laissa son esprit s'échapper, et comme endormie, son corps ne fut plus qu'une coquille vide. Elle se trouvait désormais dans la pénombre et soudain, elle se mit à étouffer. Était-elle en train de rêver? Cela semblait si réel. Cette obscurité semblait la compresser, elle se resserrait de plus en plus, comme si elle désirait avidement l'écraser, la réduire en fines poussières. Bientôt elle n'aurait plus d'air dans ses poumons, et sa vie s'éteindrait en même temps que la dernière goutte d'oxygène aurait disparue. Cette goutte qui était autrefois son père...

Elle eut un frisson, Ahila venait de sentir quelque chose d'humide et froid sur son épaule. Pourtant, elle avait beau se contorsionner, il n'y avait rien. D'ailleurs, elle n'avait pas vraiment envie de savoir ce que c'était. La mort venait peut-être déjà la chercher, elle voulait être sa compagne de route vers les limbes, surement la seule qu'elle n'aurait jamais. Mais de suite, sont esprit retourna dans une certaine léthargie. Il se brouilla à nouveau et elle se retrouva incapable de réfléchir. Comme sous les eaux de la rivière, elle coulait sans pouvoir nager pour prétendre au droit de vivre . La nuit profonde et sans lune se refermait sur elle, ses bras l'enlaçaient dangereusement dans une étreinte mortelle.

Un murmure résonna dans le vide, mais il était si faible, qu'elle ne l'entendit pas. La kunoichi ne sentait plus les odeurs fiévreuses des repas de fêtes, elle n'entendait plus ces rires glaçants, elle ne ressentait plus le vent chaud sur sa peau, elle ne voyait plus ce monde faux dans lequel elle évoluait. Tous ses sens étaient annihilés, sa perception brisée. Existait-elle encore? Était-ce ça la mort? Ce vide, ce silence? La solitude devait-elle la suivre partout où elle allait, ne pourrait-elle jamais avoir le droit à un peu de chaleur, à un peu de vie...

A peine ces pensée formulées dans son esprit encore embrumé, Ahila sentit une vive brulure sur sa joue, puis monta de ses entrailles un grognement menaçant accompagné d'une chaleur intense. Doucement, l'obscurité devint moins pesante, elle laissait place progressivement à une lumière blafarde accompagné par la même voix qu'elle avait à peine remarqué précédemment, mais qui lui semblait bien plus clair à cet instant.


« … Vous allez mieux, maintenant ? »

La jeune femme pouvait entendre, mais ne comprenait pas le sens des mots, ne les reconnaissait pas. Seule la lueur qui se rapprochait et s'intensifiait la captivait. Cela ne ressemblait qu'à une petite tâche lumineuse au départ, pour grandir et finir par l'envahir entièrement. Elle reprit lentement conscience de son corps, et de tout ce qui allait avec. Le retour à la réalité, les bruits et les odeurs, lui rappelèrent sa peine, sa douleur et sa solitude.. Sortant progressivement de son engourdissement, elle finit par reprendre conscience face, à son plus grand étonnement, à une personne qui lui était complètement inconnue, ajouté à cela qu'elle était debout alors qu'une minute auparavant elle était encore assise.

Avant même de se préoccuper de ses faits étranges, l'adolescente porta sa main à sa joue qui l'élançait furieusement, comme si elle avait été giflée. Elle la frotta doucement, tout en faisant l'analogie avec ce qui l'entourait. La jeune fille qui se tenait devant elle, ne pouvait en être que l'auteur. Plissant les yeux d'un air soupçonneux, Ahila se tint prête à bondir, et dans un pure réflexe dû à sa lignée, ses lèvres se retroussèrent et laissèrent dévoiler ses dents dans un rictus menaçant. Comment avait-elle oser la toucher? De quel droit se permettait-elle de tels actes? Avisant le bandeau de Kumo à la taille de cet étrange personnage, elle se rendit compte que l'être était une parfaite étrangère. Et l'idée de se faire attaquer par quelqu'un qui n'était pas même de son village amplifia sa colère. La prétention de cette femme, de se croire apte à faire ce qu'elle voulait sur des terres qui n'étaient pas siennes, suffisait à l'horripiler.

Pourtant, sa colère se brisa lorsqu'elle entendit des rires éclatants du côté du centre du village. Ce soir, elle n'avait pas envie de se battre, elle n'avait pas envie de haïr, ni même d'être. Elle observa longuement et avec une certaine lassitude, celle qui l'outrageait impunément de sa présence. Elle était plus grande qu'elle-même, plus fine aussi et bien plus fragile. Sa peau blafarde s'illuminait sous les rayons de la pleine lune et ses longs cheveux, aussi blonds que les siens étaient noirs, voletaient autour de son visage poupin. Si la chuunin aurait dû la comparer à un objet bien précis, ç'aurait été une poupée de porcelaine. Étrangement, la dévisager lui rendait le même sentiment que celui où elle faisait le point sur sa misérable vie. Elle lui semblait si proche et à la fois si lointaine.

Bien que le ninjas était en face d'elle, elle ne semblait pas plus vivante qu'Ahila quelques minutes auparavant, sinon moins. Son visage froid semblait dénué d'étincelles et seule la méfiance et le mépris avaient réussi à se frayer un chemin sur ses traits sombres. Brillait dans ses yeux, la même lueur de solitude qui lui était depuis longtemps devenue familière. Tout dans cette entité lui rappelait sa propre personne, mais dans un même temps lui semblait plus qu' étranger. Elle s'en détourna avec une apparente indifférence et se rassit au bord du courant chaud essayant d'oublier ce qui venait de se passer, jusqu'à même la présence de l'intruse.

Mais la jeune fille n'y parvenait pas. La curiosité la rongeait entièrement. Elle ne pouvait se résoudre à ignorer la similitude qu'elle venait de voir dans les yeux de cette fille qui venait briser sa fragile tranquillité. Elle ne pouvait, ne pas se questionner sur cette étrangère, sur qui elle était.
D'un regard, elle l'invita à s'asseoir près d'elle et sans même attendre un geste de sa part, elle commença son interrogatoire.


« Qui êtes vous et que faites-vous dans un village aussi éloigné du votre? »

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Dernière édition par Zinph Ahila le Mar 21 Déc 2010, 15:19, édité 1 fois
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Mujô Hinako
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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Mar 21 Déc 2010, 14:36

    La colère montait crescendo dans le regard de l’adolescente. Elle semblait sur le point d’exploser, de vomir au visage de l’exécrable étrangère une vague de rage et d’amertume. L’inconnue, dont les cheveux tissés de ténèbres ondulaient faiblement, aurait très certainement rendu la monnaie de sa pièce à l'audacieuse qui l'avait giflée. Et ce juste rendu, Mujô Hinako du pays de la foudre, l’attendait. Elle l’avait cherché, en un sens. Pourquoi, contrairement à ses habitudes, s’était-elle ainsi immiscée dans la vie d’autrui ? Pourquoi avait-elle essayé de porter secours à une parfaite inconnue ? Etait-elle émoustillée par sa dispute avec Kuma et Gen… ? Non, c’était quelque chose bien au-delà de tout ça.

    Quelque chose de bien plus fort.

    Au loin, un éclat de rire résonna, une nouvelle fois. Annihilant ainsi froidement le mince contact qu’elle avait réussi à établir avec l’agonisante. Cette dernière en effet s’était détournée, enfonçant ses pas dans le sable encore brûlant. Elle s’asseyait sur les rivages de l’eau, une moue pour le moins étrange sur le visage. Elle semblait retourner dans les tréfonds de son esprit, prête à s’abandonner à nouveau à la douleur, aux maux qui lui déchiraient probablement l’âme et le cœur. Hinako-san ne renoncerait pour autant pas de si tôt. Répondant à l’invitation muette de son « interlocutrice », elle prit à son tour place à côté d’elle. Les grains chauds sous ses cuisses n’étaient pas très agréables, aussi retira-t-elle ses chaussures pour tremper ses pieds dans l’eau. Le climat de Suna était définitivement beaucoup trop rude pour lui plaire. Elle jeta un bref coup d’œil au personnage, prostré dans un silence inquisiteur, puis s’allongea sans plus de retenue sur le sol. Pourquoi ne lui parlait-elle pas ? Elle voulait en savoir plus. Comprendre l’origine de la souffrance dans ses yeux émeraudes.

    « Qui êtes vous et que faites-vous dans un village aussi éloigné du votre? » lâcha alors plus ou moins froidement la concernée. Un mince sourire vint étirer les lèvres de Hinako, tandis qu’elle effleura du bout des doigts le bandeau accroché à son obi. Allons donc, ne savait-elle pas que la moindre des choses était de se présenter, avant de demander l’identité d’autrui ? Machinalement, elle prit entre ses doigts les grains dorés du sable et les laissa filer, petit à petit. Lorsqu’ils furent tous retombés, elle se risqua à prendre la parole.

    « Qui êtes vous et que faites-vous, seule et pathétique au beau milieu de la nuit ? » elle appuya sa provocation d’une œillade parfaitement éloquente, et reprit de plus belle. « Je suis Mujô Hinako, mon équipe et moi faisons escale pour la nuit ici, avant de rentrer. » il était inutile d’en dire davantage. L’inconnu aux traits délicieusement fins n’avait nul besoin de connaître plus de détails sur son identité, son grade. Et puis, c’était elle, l’objet des intérêts. « Puis-je me permettre de vous demander quels… Maux vous affligent autant ? Il n’est jamais bon de se laisser mourir de la sorte. Il faut toujours se battre. La haine, c’est l’amour qui refuse de mourir. »

    Ses derniers mots moururent tristement en un souffle, tandis qu’un voile se jetait sur les yeux orageux de la chûnin. La haine, l’amour, la tristesse, le regret. Des sentiments fort inutiles, embarrassants. Source de faiblesse parfois. Et surtout, de dépit, de renoncement. Pourquoi lutter pour des choses qu’au final, on n’obtient jamais ? Pourquoi elle-même s’obstinait-elle encore à suer à sang pour obtenir une reconnaissance qu’elle n’obtiendra jamais… ? Elle ne connaitrait jamais son père, et ne se ferait jamais aimer de son remplaçant. Elle était seule, damnée, pourrie.

    « Bâtarde… »

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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Jeu 23 Déc 2010, 01:21

Lorsque la jeune femme aux cheveux de miel vint s'asseoir près d'elle, Ahila ressenti une petite pointe de soulagement. Sentiment dont elle ne parvenait pas à en comprendre la présence, après tout ce n'était qu'une odieuse étrangère, qui s'amusait à gifler tous ceux qu'elle croisait. Cette étrange anxiété de la voir repartir sans un mot, de lui tourner le dos pour mettre le plus de distance entre elles, n'avait pas lieu d'être, le comportement était si habituel, si compréhensible au fond et ordinairement, elle n'en avait cure. Elle laissait filé entre ses doigts ces gens qui ne cherchaient qu'à la briser. Espoirs vains, ce n'était pas par leur regard qu'elle s'identifiait désormais, leur haine avait déjà fait son chemin jusqu'à son cœur, aujourd'hui, elle en était remplis et s'en nourrissait. Quoi de plus beau que de voir le sang noircissant les yeux de l'ennemi...

Alors pourquoi cette kunoichi faisait-elle exception à la règle? Pourquoi ne voulait-elle pas qu'elle parte? Autant de questions sans réponses que de mystères dans la vie taraudaient l'esprit fatigué de notre jeune chuunin. Ce tournant à demi vers elle, Ahila ne put s'empêcher de se perdre dans les grands yeux bleues de l'inconnue. Elle ne pouvait ignorer cette douleur et cette solitude qu'y y brillaient. Peut-être était-ce cela qu'elle ne pouvait laisser partir, ces pupilles qui reflétaient une histoire pour le moins difficile. Échappant à son regard, l'étrangère s'allongea sur le sable tiédie par encore une des ces éternelles journées ensoleillées et resta silencieuse un moment. La jeune fille observait le sable glisser entre les doigts opalescent et s'amusait à y voir une ressemblance avec le sablier qui décomptait ses heures à vivre. Quand le dernier grain retourna sur sa terre d'origine, l'étrangère parla enfin, et pour la première fois, Ahila distingua clairement sa voix cristalline.


"Qui êtes vous et que faites-vous, seule et pathétique au beau milieu de la nuit ?"

L'œillade qui s'ensuivit n'échappa pas à la chuunin mais elle n'y prêta pas attention. Seul un mot l'avait frappé, « pathétique ». Cette parole allait tellement bien dans la bouche de cette homme. Elle était sûre qu'il l'aurait prononcé de même. Il aurait certainement rajouter une certaine froideur et un grand mépris dans sa voix. Oui, elle était pathétique, prostrée au bord de cette rivière elle se lamentait. Il l'aurait trouvé trop faible, il lui aurait ri au nez. La marque cuisante sur sa joue se rappela à son bon souvenir. Ça aussi il l'aurait fait, mais bien plus fort et pour la punir de sa ridicule situation et non pas pour... pour quoi d'ailleurs? Elle ne connaissait pas les réelles intentions de son interlocutrice, mais elle se doutait qu'il n'y avait dans ce geste aucun désir d'humiliation. Pourtant Ahila ne cesserait pas de se méfier d'elle. Elle n'était plus dans son jeune âge, naïve, recherchant une bonne âme qui pourrait un jour lui venir en aide. Elle savait que tout shinobi, tel son oncle, savait se montrer sournois et les apparences étaient bien trompeuses. Ses pensées n'allèrent pas très loin, la kunoichi de kumo reprit bien vite la parole interrompant le flux de ses réflexions.

« Je suis Mujô Hinako, mon équipe et moi faisons escale pour la nuit ici, avant de rentrer. Puis-je me permettre de vous demander quels… Maux vous affligent autant ? Il n’est jamais bon de se laisser mourir de la sorte. Il faut toujours se battre. La haine, c’est l’amour qui refuse de mourir. »

La présentation était brève et pour le moins très évasive. Mujo Hinako, comme elle prétendait se nommer, ne semblait pas vouloir s'éterniser sur sa propre situation. Ahila se demandait comment elle pouvait s'imaginer qu'il en serait autrement pour elle. Comme si elle allait lui parler d'elle et de ses problèmes. Elle qui ne parlait à personne, n'acceptait pas que l'on s'approche. Comme si elle allait se confier à une parfaite inconnue. De plus la jeune fille n'appréciait pas les faiseurs de remontrances, qu'elles soient conseils ou pas n'y changerait rien. Sa colère ressurgit et tout à coup l'étrangère lui parut trop sûre d'elle et bien trop polie à son goût. Elle avait une manière si pompeuse de s'adresser à elle, essayait-elle de la prendre de haut? Elle qui n'était qu'une rustre et se fichait éperdument d'une quelconque étiquette. La jeune fille saisie un petit cailloux près d'elle et le jeta avec force dans la rivière. Elle le regarda sombrer dans l'eau au fur et à mesure que sa rage tombait aussi.

Car comme précédemment, ce soir là, précisément celui là, elle ne voulait pas se battre, elle n'en avait pas la force. Pas contre cette femme en tous cas qui ne l'avait pas agressée ouvertement. Mise à part sa trop grande incursion dans son intimité, et sa gifle, Ahila n'avait rien à lui reprocher. Un autre jour, cela lui aurait suffit, elle lui aurait sauté à la gorge et s'en serrait suivie une lutte acharnée car Mujo n'avait pas l'air d'être une femme qui se laissa faire. Mais cette nuit ne lui semblait pas approprié pour faire étalage de sa haine. La chuunin décida alors de répondre à certaines de ses questions en restant tout aussi vague qu'elle.


« Je m'appelle Zinph... Ahila. »

L'adolescente hésita avant de continuer. Elle n'avait aucunement l'intention de se dévoiler davantage, mais elle avait bien vu qu'après ses derniers mots, la kumoienne avait changé d'expression. Elle n'y avait pas prêter grande attention au départ vu qu'elle s'était sentie fort désappointée par sa question, comme elle aurait surement dit, mais maintenant qu'elle s'était recentrée sur l'étrangère elle pouvait lire sur son visage aux traits fins un certain désespoir. Ses yeux mêmes s'étaient assombris. Que devait-elle y voir? Un appel à l'aide? Peut-être, peut-être pas, Ahila était troublé par cette présence. Elle était déjà assez instable, la jeune femme ne faisait qu'empirer les choses. Maintenant, elle ne savait plus vraiment qui était celle qui voulait comprendre l'autre. Elles étaient toutes en proies à un chagrin semblable. Que confirma un petit mot murmuré par Hinako:
« Batarde ».

« Excusez moi, mais si je peux me permettre, vous ne semblez pas plus épanouie que moi même. Votre tête fait peur à voir. Je me demande qui est le plus en proie à la mort entre nous deux. »

Fidèle à son caractère, Ahila ne pouvait pas s'empêcher de faire de l'ironie. Elle lui parlait trop bien pour ne pas se permettre quelques fantaisies. En réponse à son œillade, elle lui fit un sourire narquois. Même si elle était pompeuse, même si elle était une ennemis, elle ne pouvait pas s'empêcher d'avoir envie de la connaître plus. De savoir pourquoi elle se ressemblait tant. Mais la prudence la retenait, elle ne voulait se dévoiler, et elle se doutait qu'il en était de même pour la femme en face d'elle. Elle osa tout de même se livrer quelque peu d'une voix moqueuse mais dont elle ne pouvait pleinement cacher la tristesse.

« Et l'amour qui est en moi est déjà mort depuis longtemps ...»

Sur ces mots, elle s'allongea à son tour, las de la vie, sur les grains tièdes, ses long cheveux noirs s'éparpillèrent autour d'elle se mêlant à sa mère, la mer de sable. La jeune femme contempla un moment la lune et les constellations qui y brillaient autour et finit par fermer les yeux. En cet instant, elle semblait apaisée, jeune et douce, pourtant ce n'était qu'un leurre, un mirage sans sens, un mensonge odieux.


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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Dim 26 Déc 2010, 18:48

  • Dès que la jeune fille à la peau dorée par le soleil eut pris la parole, Hinako reprit conscience. Les quelques mots qui avaient franchi sa résistance neurologique lui avaient fait l’effet d’une douche glacée. D’une lenteur presque exagérée, elle s’humidifia les lèvres et glissa une main glacée sur ses tempes. Elle avait sombré, une fois de plus, dans la torpeur à laquelle elle était enchainée depuis quelques années. Et ce sans même s’en apercevoir. Quelle honte. Quelle faiblesse. C’était inadmissible et parfaitement détestable. Son existence-même était haïssable, de toute façon. Mais ce soir, elle n’était pas le thème, l’objet sur lequel elle souhait réfléchir. Elle plongea son regard aux teintes curieusement azures dans les yeux, moqueurs, de Zinph-san.

    « Ma tête ne repousse que les ferventes hétérosexuelles. »


    Un sourire insolent anima le visage de la jeune fille, qui semblait tout autant qu’elle se noyer dans l’étau de sa propre douleur. Etait-ce une caractéristique liée aux adolescentes Ninja ? Ou étaient-elles toutes deux en proie à un destin tragique, digne des plus grandes tragédies des siècles précédents ? Il était fort à parier que la seconde option était la juste, la vraie, celle qui les avait faites depuis fort longtemps. D’ailleurs, un peu comme pour confirmer ces pensées aux tonalités trop peu concrètes, la kunoichi de Suna prit la parole. Un ton moqueur sur un fond de confession. Savant mélange, riche en sens pour qui réfléchit un peu. Ainsi l’amour en elle était mort.

    Un silence brûlant s’installa entre les deux jeunes qui semblaient plongées dans leurs pensées. L’amour en elle était mort. Quelle drôle de révélation, tout de même ! Cela signifiait-il qu’elle avait perdu quelqu’un de proche ? Qu’elle s’était fâchée avec quelqu’un ? Qu’elle se refusait à aimer ? Qu’elle était seule ? Au fond, son chagrin n’était-il pas… Usuel ? S’il s’agissait d’un amour transi, l’ennui et la déception seraient des plus profonds ! Mujô-san gonfla ses joues blafardes, en guise de muette protestation, et contempla la silhouette élancée de sa voisine, allongée dans le sable. Ses longs cheveux bruns semblaient courir sur le sable, s’unir avec cette matière si rugueuse. Les yeux clos, elles paraissaient dormir, confortablement installée dans les bras de Morphée.

    « Je suis déjà morte. »

    Plus qu’une confession, c’était une constatation, qu’elle avait lâché à voix-basse. Elle ne voulait plus jamais ressentir quoi que ce soir pour quelqu'un. Si possible, l’adolescente brisée par l’odieuse vérité aurait tout fait pour ne plus sentir la moindre once de sentiment. Qu’il s’agisse de joie, de tristesse, ou comme en cette soirée, de compassion. Elle aurait aimé se préserver de ces vanités, succédanés d’un bonheur de toute façon inaccessible. Une fois de plus, de trop certainement, elle se demanda pourquoi elle s’obstinait à vivre de la sorte. A lutter, à progresser, à devenir forte. A servir cette vérité, qui aidée de son amant le mensonge, avaient plongé son existence dans le chaos.

    « Froidement assassinée par d’oiseuses fabulations. Pourtant je n’ai jamais quitté mon domicile, seule, le soir, pour tenter d’offrir ma vie à la douleur, Ahila-san. »

    Insistant particulièrement sur ses derniers mots, la brillante élève de l’académie de Kuno se redressa sur ses longues jambes et remit chaussure à son pied. Elle fit quelques pas dans le sable, scrutant les alentours d’un œil inquisiteur. Elle avait l’impression, étrange, d’être observée par un tiers. Mais sans doute ses sentiments poussaient-ils cette paranoïa à se manifester. Elle se sentait incroyablement vidée et malheureuse, outrageusement secouée par la pourriture des adultes. Jamais, jamais elle n’aimerait quelqu’un, jamais elle ne se livrerait, et surtout, jamais elle ne serait la source des tourments d’autrui. Cette promesse, elle était à mille lieux de l’imaginer qu’elle la briserait sans ménagement, quelques années plus tard.

    « Comment les sentiments en toi sont-ils morts ? »

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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Sam 22 Jan 2011, 21:29

« Ma tête ne repousse que les ferventes hétérosexuelles. »


Ahila eût du mal à étouffer un début d'hilarité. Face à la remarque vive de son interlocutrice, elle n'avait pu s'empêcher de s'en amuser et son petit sourire fugace avait été bien réel. Des années c'étaient écoulées sans qu'aucune parole ne l'eût fait rire ni même la faire esquisser d'un sourire sincère. C'était pour elle, un phénomène étrange, un sentiment agréable qu'elle n'avait pas éprouvée depuis bien longtemps, un papillonnement au niveau du cœur. Mais c'était aussi la première fois qu'une personne qui lui était étrangère, venait la voir sans arrières pensées et sans méfiance exagérée, car il résidait toujours pour l'inconnu une certaine distance préventive qu'on appelait communément l'instinct de survie.

« Froidement assassinée par d’oiseuses fabulations. Pourtant je n’ai jamais quitté mon domicile, seule, le soir, pour tenter d’offrir ma vie à la douleur, Ahila-san. »


Devant le macabre de la jeune femme, Ahila se sentait ridiculement impuissante, et ses derniers mots résonnèrent froidement dans sa tête. Elle n'avait jamais quitté son domicile, seule, le soir? Mais alors qu'en été t-il de cette soirée? Mais la kunoishi n'avait pas de réel domicile, mis à part le taudis qui la protégeait encore du vent glaciale de la nuit. Annalisant les propos de son interlocutrice, la chuunin pouvait en déduire que celle-ci n'était pas condamnée à la solitude. Pourtant le tourment qui la rongeait semblait bien présent, son manque de joie de vivre était flagrant puisqu'elle même affirmait qu'elle était déjà morte. L'étrangère se leva gracieusement et vint projeter son ombre sur l'enfant des sables encore allongée sur la matière rugueuse. Était-ce le hasard qui les avait réunies en cette soirée particulière? Était-ce un signe? La jeune fille ne croyait pas en ces obscures fabulations. D'ailleurs, elle n'avait pas non plus foi en le destin. Un jour la mènera t-il vers un endroit où son âme torturée serait apaisée? Qui savait ce que lui réservait encore l'avenir? Ahila n'avait qu'une seule certitude, elle était seule, au bord de la rivière comme elle aurait été seule n'importe où d'autre. Le lieu où elle se trouvait ne changeait rien mise à part peut-être avec son clan. Mais en son cœur, ils étaient eux aussi des étrangers et de surcroit indifférents et dangereux. Sans s'en rendre réellement compte une de ses pensées s'échappa en un faible murmure, balloté doucement par la brise. Le vent emportait au loin sa complainte fatale et inéluctable.

« Pourquoi ne serai-je pas seule, qui pourrait m'accompagner... »

« Comment les sentiments en toi sont-ils morts ? »


Ahila se remit doucement en position assise et leva la tête vers Hinako. Lorsque leurs yeux se croisèrent de nouveau, elle se rendit soudain compte que la souffrance qu'elle avait pu lire dans le regard de sa consœur l'avait déjà apprivoisée. Quand bien même elle venait tout juste de la rencontrer. On disait toujours qu'il n'y avait personne pour comprendre nos douleurs, que le monde lui même était insuffisant pour y recelé un être semblable à nous, et même que nous souffrons les pires mots tandis que de haut, les autres nous observe. Pourtant ces souffrances se terraient partout et étaient le lot d'un grand nombre, aucun foyé n'y échappait. Ahila venait de rencontrer une autre de ses victimes. Cependant, il était bien possible que les jeunes fille ne puissent jamais se comprendre, que les évènements et les personnes qui rongeaient leur vie respective, n'auraient jamais aucune substances l'une pour l'autre, que le gouffre amer dans lequel elles s'étaient enfouies, n'aurait pas de sens pour celle qui n'avait pas vécu la même tempête.

Nonobstant, la kunoishi lui donnait envie de se confier. De lui parler. Comme si un jour elle aurait pu être l'épaule sur laquelle elle se reposerait. L'aura triste qu'elle dégageait la rassurait et l'entrainait à la confidence. Ahila sentait un semblant de sécurité près de cette jeune femme qui devait avoir à peu près le même âge qu'elle. Sentiment qu'elle trouvait elle-même paradoxale et inhabituel dans une telle situation, mais contre lequel elle ne pouvait lutter, ni même se l'expliquer. Mais la chuunin avait toujours une certaine réserve. Après des années de secrets et de solitude, elle ne pouvait s'ouvrir aussi facilement, et à juste titre. Sa vie avait été loin d'être apaisante et la menace à laquelle elle avait été exposée à son jeune âge avait été incessante. Aujourd'hui, l'adolescente avait peut-être trouvé quelqu'un qui changerait toute cette vie macabre et se sort fatale. Elle ferma les yeux un moment, respira lentement et rouvrit les paupières, fixant son regard au loin et fouilla dans ses souvenirs ce qu'elle pourrait révéler à Hinako.

Au moment où la jeune fille allait, pour la première fois, baisser une infime portion de sa garde, Ahila fut interrompue par le sifflement d'une lame dans l'air. A peine avait-elle penchée la tête sur le côté que l'arme frôla son visage. Une fraction de seconde plus tard et c'était son cadavre qui giterais à présent dans le sable. Le kunaï n'avait pas atteint son point d'impact, que la kunoishi s'était déjà levée et se tenait près du ninjas des brumes, prête à se défendre. Ahila scrutait l'obscurité de la nuit , mais, bien que la lune étincelait et berçait les environs de sa pâle lumière, ses yeux humains n'arrivaient pas à détecter l'assaillant. Elle pouvait remédier à ce problème, mais elle n'osait pas utiliser les pupilles de la nuit, elle craignait trop la réaction de l'étrangère. Elle ne voulait pas lui faire peur avec son côté bestiale alors même qu'elle venait de rencontrer une personne à qui elle voulait se confier. Mais c'était contraire à toutes les idées de son clan que de s'affaiblir par peur de blesser quelqu'un, mais surtout de se préoccuper de quelqu'un d'autre que de sa proie.

Ahila ne dût pas attendre longtemps avant la prochaine attaque, une nuée de kunai venait d'être lancée de l'ouest, révélant ainsi la position de leur ennemi. Malheureusement, les armes avaient été propoulsées avec une précision redoutable, chacune d'entre elles visaient un de leurs points vitaux, elles ne pouvaient ainsi que se préoccuper de leur protection et n'avaient aucune possibilité de sortir le rat de son trou. La jeune fille de suna n'avait pas le choix, elle pouvait les protéger toutes les deux d'un seul coup de tous les dards dangereux. Elle ferma les yeux et se concentra sur son flux de chakra. Après avoir composé les mundras, son chakra commença à affluer autour d'elles, et rapidement il se transforma en tourbillon de vent dont les kunoishis étaient le centre. Les lames vinrent s'écraser sur leur protection sans pour autant la traverser. Lorsqu'il n'en resta plus aucune, Ahila stoppa le tourbillon et s'apprêta à riposter, mais son action fût interromput par la surprise et sous le choc, elle écarquilla les yeux. L'homme venait de s'avancer et était suffisamment proche pour que la jeune fille puisse distinguer avec certitude le bandeau de kumo.


« Bien. Maintenant,...Ahila c'est ça? Tu n'as plus d'échappatoire, tu es cernée. Bon travail Hinako! »

La chuunin s'éloigna immédiatement d'Hinako, blessée. Trahie. Elle avait faillit lui révéler des choses importantes, elle lui avait fait confiance et finalement, ce n'était qu'une embuscade dans laquelle elle avait finement joué son rôle. Elle ne la connaissait pas, elle avait toujours été méfiante, haïssait les étrangers qui l'approchaient avant même de les connaître, les attaquait même quand ils se faisaient trop présents. Pourtant, avec la kumoienne, ça avait été différent, elle ne l'avait pas sentie menaçante pour elle, bien au contraire. Et elle était tombée dans le piège comme une débutante. Ahila avait dit que ce jour, elle ne voulait pas tuer, pourtant à cette instant, tout avait changé. La blessure d'un nouvel abus, venait de raviver toute sa hargne et sa bestialité. Le regard qu'elle posa sur les deux shinobis de kumo n'était plus humain, des pupilles de panthère l'avaient remplacées. C'était justement cette nuit qu'elle avait voulu qu'on la laisse en paix et c'était de nouveau cette nuit qu'un espoir venait de s'éteindre à peine avait-il été allumé.


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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Jeu 27 Jan 2011, 21:08


    La brise légère qui avait fait danser la surface de l’eau un peu plus tôt dans la soirée semblait prendre de l’ampleur, mutant petit à petit en bourrasques puissantes de vent. Sans doute une tempête de sable se déclencherait-elle dans les heures, longues ou courtes, qui suivraient. Mais ce détail futile du décor n’avait absolument aucune importance. Non, vraiment, ce qui était dans le cœur de l’adolescente se trouvait être une fille de son âge, sur le point de céder à ses questions. Elles se liaient, doucement, par le langage des souffles, des regards. Certains auraient pu voir un échange suave, presque érotique, et pourtant, il ne s’agissait que d’âmes sœurs. Sœurs dans leur mal-être.

    Ahila-san ferma les yeux, quelques secondes, la bouche entrouverte. Elle respirait, lentement, tandis que ses cheveux battaient doucement sa peau de pêche. Certainement allait-elle se confesser, livrer aux oreilles inconnues de la blonde ce qui lui pesait tant, en cette soirée. Pourtant, quelque chose vint briser ce tableau d’une exquise langueur, annihilant peut-être à jamais la confiance qui venait de s’établir entre-elles. La jeune diplômée de Kumo bondit en arrière, évitant de justesse une arme fort pointue. Elle venait de mettre sa vie en péril pendant plusieurs jours, n’avait-elle pas le droit à un peu de répit ? Visiblement, non. Est-ce que l’agresseur était un complice de son homologue ? Visiblement non, puisqu’elle était victime elle aussi…

    Le temps n’était pas propice aux réflexions, mieux valait se concentrer sur son bien-être. Les kunais fusaient en nombres, en provenance de l’ouest. Pourtant, rien n’indiquait que l’agresseur était particulièrement dangereux. Ni qu’il n’était pas seul. Il fallait cesser court à cette agression irritante, aussi Mujô commença-t-elle une série de mudras. Malheureusement, ou heureusement, son ‘amie’ la devança, les protégeant toutes les deux. Elle avait invoqué les vents, plus forts, plus tournoyants, plus agressifs aussi. Le sable volait, écorchant sa peau pâle, piquant ses yeux. Elle porta la manche de son kimono à son visage, atténuant ainsi la vivacité de cette technique. Le bruit du souffle était assez stressant, mais le silence qui suivit son arrêt l’était encore plus. Hinako-san respira une grande bouffée d’air ‘frais’ avant de se remettre sur ses gardes. Il ne lui fallut guère de temps pour accrocher le regard de l’homme… Un supérieur de Kumo !

    « Bien. Maintenant,...Ahila c'est ça? Tu n'as plus d'échappatoire, tu es cernée. Bon travail Hinako! »


    L’adolescente fit les yeux ronds, surprise par cette intervention. Qui était ce lugubre personnage pour la féliciter et lui parler comme s’il la connaissait ? Et surtout, pour venir délier de minces filets de sympathie entre elle et une autre personne ? Elle ne le connaissait pas, et il fallait d’ailleurs qu’elle s’empresse de délivrer cette information à sa camarade. Nonobstant cette volonté de fer dont la future Jûnin savait déjà faire preuve, Ahila ne semblait absolument pas disposée à entendre quoi que ce soit. Ses yeux d’ordinaire aussi purs que l’émeraude, étaient alors bien différents. Il étaient devenus jaune, barrés d’un iris perçant. Elle avait l’air bestial… Elle ressemblait à un gros félin. Un tigre, ou une panthère.

    « Ne me tutoyez pas. Je ne sais pas qui vous êtes. Et en fait, je m’en moque. Foutez le camp, tout de suite.»

    Colère et fatigue battaient à ses tempes, alors qu’elle réfléchissait à toute allure. Elle était en position de faiblesse. On essayait de la piéger, de les piéger peut-être. Mais Ahila-san était elle aussi innocente qu’elle prétendait l’être ? Et si elle était à l’origine de cette manigance ? Il fallait faire attention, prendre garde. Et agir. Elle s’élança, gracile, en composant plusieurs signes. On ne lui reprochait jamais d’être effrontée, et pourtant la bêtise de son acte était notable. Tant pis. Elle était beaucoup trop irritée pour faire dans la dentelle. Dans un « pop » sonore, porté par les bourrasques sableuses et venteuses, elle s’était clonée, et se jetait sur l’adversaire. Chacune de ses copies saisit des Kunai et les jeta sur l’adversaire, aussi Kunoichi de Kumo qu’elle était noire.

    « Ne le crois pas, Ahila ! » cracha-t-elle, énervée, tandis que le vicelard perturbateur balayait son attaque d’un vulgaire revers de la manche. « A deux, nous pourrons sans doute en venir à bout plus vite. Mais pour ça, il faut me faire confiance ! Je ne le connais pas ! »

    Pourquoi demandait-elle l'aide de cette étrangère, qui après-tout était peut-être dangereuse ? Simplement parce qu'un quelque chose, un sentiment, une intuition peut-être, lui laissait entendre qu'elle se devait de faire confiance à cette jeune fille, de l'aider.


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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Dim 13 Fév 2011, 00:37

« Ne me tutoyez pas. Je ne sais pas qui vous êtes. Et en fait, je m’en moque. Foutez le camp, tout de suite.»

La réponse d'Hinako fusa, à la fois glaciale et agressive. Était ce une nouvelle ruse pour l'affaiblir? Ahila arrivait de moins en moins à discerner le vrai du faux. Tout se mélangeait en elle. Le doute, la fureur, le sang laissaient un goût amer dans sa bouche. Pourquoi l'étrangère demanderait t'elle à cet homme de foutre le camps s'ils étaient ensemble? Son projet était-il de la berner de nouveau?. Pourtant ils étaient deux contre elles, et connaissant sa propre force, Ahila savait bien qu'elle n'avait aucune chance. Ils pouvaient l'attaquer de front, la jeune fille n'avait pas la moindre prétention de s'en sortir. Alors pourquoi auraient-ils besoin d'une feinte? La chuunin était dépassée et tremblante. Ses yeux qui voyaient tellement clairs dans le noir, ne discernaient rien de plus qu'un voile rouge, témoin de sa rage. Le sang battait à ses tempes l'empêchant de réfléchir.

Hinako se tourna vers elle, et sauvage, Ahila eut un mouvement de recul. Le regard qu'elle posa sur la poupée de porcelaine ne voyait qu'une traître de plus. Soudain la kunoishi s'élança et attaqua farouchement le perturbateur. Elle ne semblait ménager ses coups bien qu'ils n'atteignirent jamais sa cible. La bête pouvait facilement percevoir la colère de ce petit bout de femme. Des kunais furent lancés et repoussés sans difficultés, des bruits de lame vinrent titiller ses oreilles, mais Ahila resta de marbre. Elle observait attentivement le jeu qui se déroulait devant elle, en faisant de chacun des gestes une part de soi, en analysant chaque détail. Sa contemplation macabre fut soudain interrompu par le cri de rage de la kumoienne.


« Ne le crois pas, Ahila ! A deux, nous pourrons sans doute en venir à bout plus vite. Mais pour ça, il faut me faire confiance ! Je ne le connais pas !»


Confiance... Qui était-elle pour lui demander une telle chose? Remettrais-elle sa vie entre les mains d'une créature aussi cruelle qu'est l'homme? Depuis quand d'ailleurs n'avait-elle pas fait confiance? Depuis sa mort, son si injuste décès... Elle se remémorait le serpent dans le désert, le venin coulant dans ses veines et annihilant doucement ses sens, lui retirant ses dernières gouttes de vie. Ce jour là, il aurait été mieux qu'elle meurt. Tant de souffrances, de cauchemars et de trahisons auraient pu être évités. Mais ses souhaits n'avait pas été prit en considération et elle avait dû subir les blessures et les insultes de ces infâmes bêtes. Et aujourd'hui, ce soir, une jeune femme étrangère à tous ça avait tout bousculé, avait fait tomber en ruines toutes ses croyances. Et l'avait menée dans un gouffre tortueux.

Si Hinako disait vrai, elles se feraient tuer toutes deux si elle ne s'entraidaient pas, leur adversaire semblait très puissant. Si elle mentait, Ahila mourrait qu'elle accepte ou pas la proposition. Mais la question était, préférait-elle mourir naïve ou consciente? Les sentiments se mêlaient tout comme les pensées, faisant naître une nausée inconfortable. Il ne faisait aucun doute qu'on voulait la piéger, mais qui était l'investigateur de cette embuscade et qu'elle en était le but? Et si cette étrangère était un signe de son père et que cette homme était le serpent? Devait-elle se jeter voluptueusement dans les bras du reptile pour que son venin se mélange de nouveau à son sang? Ou devait-elle prendre cette main qui se tendait au dessus de tout ce chaos? Tant de questions se bousculaient dans sa tête, et de ses choix résulteraient son avenir.

Une impression étrange l'envahit, comme si quelqu'un l'observait d'un promontoire. Ahila leva les yeux vers le ciel et son regard de félin se posa sur l'astre luisant. Simultanément, une douce brise vint caresser son corps comme s'il la lavait de ses sombres pensées. Elle en fut apaisée et soulagée, elle esquissa un demi-sourire, répondant ainsi à cette voix muette.
« Merci père... »Puis tout se passa très vite. Ses yeux émeraudes avaient repris leur forme initiale et elle se ruait déjà sur l'homme, un kunai à la main tout en jeta un coup d'œil affirmatif à Hinako. Si cet homme les menaçait, elles le tueraient à deux.


« J'ignore qui tu es, mais tu as fait le mauvais choix en venant ici, je n'en ferais pas un semblable en n'aidant pas mon amie et en me laissant bêtement tuer par un imposteur. »


« Tu es folle et si naïve, tu te fais prendre à toutes les ruses.»

« C'est pas faux, mais je prend le risque de voir tous s'envoler, j'ai déjà tout perdue, il ne me reste que mon honneur et j'entends bien l'utiliser avec justesse. Mon honneur et aussi peut-être un monde à construire et un destin à changer... Et puis si c'était vraiment une ruse, tu ne le préciserais pas. »

Sa lame s'entrechoca avec celle de l'ennemis, appuyant ainsi ses dernières paroles. Côte à côte, Hinako et elle commencèrent le combat. Trop de vie avait été brisée injustement... Elle avait choisi de vivre et de prendre cette main qui se tendait, Ahila avait décider d'avoir confiance en l'avenir.

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Dernière édition par Zinph Ahila le Sam 26 Mar 2011, 21:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Jeu 24 Fév 2011, 22:22

    « Cessez de sourire immédiatement. Est-ce que nous avons l’air drôle ? Ou même ridicule ? Je ne me répèterai pas, dégagez d’ici. »

    Derrière cette autorité froide, peut-être distante, se dissimulait une rage indescriptible. Peut-être que le sourire qui étirait les lèvres beaucoup trop charnues du mystérieux ninja en était la cause, mais la pragmatique Mujô-san savait parfaitement que ce n’était rien de plus qu’un détail. Une petite goutte qui faisait déborder la coupole déjà trop pleine. Non, elle était déjà profondément irritée lorsqu’elle avait croisé Ahila-zan, plus tôt dans la soirée. Tout n’avait que s’aggraver à partir du moment où il était apparu, à partir du moment où il avait tout brisé. Fendu comme un éclat de rire. Vivace, elle balança sa jambe sur le visage de l’agresseur, qui se recula, confronté à la lame de celle qu’il voulait a priori piéger.

    La kunoichi de Suna avait fait le bon choix, et avait obtempéré, consenti à croire en elle. En ses paroles. Sous la boule de rage pure que formaient son corps, son regard et son faciès, la ninja blonde n’en restait pas moins touchée, voire reconnaissante. Elle ne manquerait pas de le lui signaler, une fois le léger problème qui les assaillait écarté. Seulement, ce contretemps, ce perturbateur, demeurait menaçant, vraiment insolvable. Comment se débarrasser de quelqu’un quand on ignore les qualités, défauts de ses partenaires, surtout lorsque ses réserves de chakra sont presque à sec ? Et oui, il ne fallait pas oublier que la jeune adolescente sortait tout juste d’un examen des plus ardus, et qu’elle s’était, pour ainsi dire, épuisée à la tâche. Et ce n’était certainement pas ses « chers amis » qui allaient venir les sortir de cette torpeur.

    * comment agir ? Ahila-san, j’ignore quelles sont vont compétences… ? Sommes nous complémentaires ? En totale opposition ? Ne vous battez-vous qu’à l’épée ? Du Taijutsu… ? Et lui, qui est-il ?... Faut-il foncer tête baissée ?*

    Aussi rapide cette réflexion fut-elle, elle ne put aboutir. L’homme repassait à l’assaut, se jetant corps et âme contre son équipière. L’attaquer, de front, sous son nez ? Il était suicidaire. De quelques gestes rapides, la jeune fille composa des mudras. Bien assez vide, elle envoya un clone intercepter l’homme, qui ne fut nullement troubler par ce genjutsu de faible niveau. Sans doute fut-il plus déranger par l’arrivée soudaine de sa jambe, qu’elle tenta une fois encore d’expédier dans son vilain visage. A sa grande surprise, l’adulte lui saisit la cheville, la bloquant dans une position fort désagréable et embarrassante. Dans un élan de panique, plus que de réel calcul, elle saisit entre ses doigts désormais brûlants une pleine poignée de sable, qu’elle balança au visage de son tortionnaire. Momentanément aveuglé, et souffrant, l’odieux personnage relâcha son emprise.

    « Ahila-san, il faut qu’on travaille ensemble… Sauf si tu es capable d’en venir à bout seule !... Qu’est-ce que tu sais faire ?! Je connais quelques techniques de Suiton mais… » pour la première fois depuis un long moment, l’adolescente plongea ses yeux azur dans ceux émeraudes, de son interlocutrice. Elle semblait encore plus en colère, encore plus déterminée qu’elle ne l’était elle-même. Déglutissant doucement, Hinako découvrit un sentiment qu’elle ignorait alors… L’admiration. « mes réserves de chakra sont presque épuisées… Et je crains que… Mes talents de tacticienne ne laissent à désirer, pour l’instant. »

    Son cœur s’emballait, son souffle se voulait plus saccadé, tandis qu’elle se sentait réellement confuse. Pourquoi venait-elle de ressentir quelque chose de si… Particulier ? Etait-ce la lueur dans le regard de son… Amie, qui en était la cause… ? Tout cela était tellement étranger et inattendu qu’elle ne perçut pas le danger foncer droit sur elle.


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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Sam 26 Fév 2011, 00:54

La colère de la kunoishi de kumo n'avait d'égale que celle d'Ahila. Elles avaient beau lutter avec toute leur rage contre ce sourire malveillant, elles échouaient dans chacune de leurs tentatives. Les jeunes filles avaient du mal à coordonner leurs attaques autant qu'elles avaient du mal à se concerter. L'assaillant les harcelait sans aucun répit, s'en prenait à l'une ou l'autre. Il semblait invincible, il avait la capacité d'être partout à la fois, déjouait et contournait toutes ses tactiques comme s'il les connaissait, et évitait tous leurs coups. La chuunin se sentait de plus en plus dépassée, un regard à du côté d'Hinako lui permettait de voir qu'il était de même pour elle. L'homme s'approcha un peu trop de la fille des vents et évita aisément son poing vengeur avant de s'éloigner et de repartir cette fois vers son alliée. Ahila devait absolument trouver un moyen de lui parler, elles devaient établir une stratégie, sans quoi, elles mourraient prématurément.

Ahila analysait son agresseur. Au prise avec la poupée de porcelaine, il semblait à son aise, ses mouvements étaient fluides, rapides et précis. La jeune fille admira la ténacité d'Hinako, elle lui assenait de violents coups de pied et ripostait sans relâche. Lorsque l'imposteur attrapa la jambe de la kunoishi, Ahila s'élança pour l'aider mais n'en eut pas le temps. Efficace, Mujo lui avait jeté du sable encore tiède en plein visage ce qui lui avait permit de se dégager. La chuunin apprécia l'ingéniosité de sa camarade, elle venait de l'inspirer. Si elles ne pouvaient le battre, leur restait l'option de s'esquiver. Les grains dorés seraient un bon moyen pour l'aveugler momentanément.

Pourtant, la souffrance de l'homme sembla s'estomper rapidement. Cela n'était possible que pour un habitué du déserts et de ses tempêtes, et encore. Un malaise s'insinua doucement dans le cœur d’Ahila à force de contempler l'homme qui les menaçait. Ses gestes lui devenaient familiers, son sourire implacable ramenait à elle des souvenirs désagréables. Sa prise de conscience se ponctua d'une véritable vague de rage. Et si c'était lui? Entre deux assauts, la jeune fille croisa le regard saphir de la jolie blonde. Elle y vit une lueur qu'elle n'avait encore jamais aperçut et ne sut réellement ce qu'elle représentait. Bien que la situation restait précaire, la kumoienne réussi à lui placer quelques mots
.

« Ahila-san, il faut qu’on travaille ensemble… Sauf si tu es capable d’en venir à bout seule !... Qu’est-ce que tu sais faire ?! Je connais quelques techniques de Suiton mais… mes réserves de chakra sont presque épuisées… Et je crains que… Mes talents de tacticienne ne laissent à désirer, pour l’instant. »



Ahila voulut lui répondre mais le chien fonçait déjà vers son amie. Hinako, détournée du combat semblait ne pas l'avoir remarquée, elle était en danger et elle n'en avait seulement pas conscience. Un picotement parcourut l'échine de la jeune femme, une boule d'angoisse se forma au niveau de son ventre au même moment où son pouls s'accéléra. Le sentiment intense qu'elle ressentait la déstabilisait, la peur d'une perte ne lui était pas arrivée depuis bien longtemps. Nonobstant, la soudaine montée d’adrénaline balaya sa récente fatigue. D'un bond, elle se retrouva près de la kunoishi de la pluie et instinctivement composa les mudras et créa sa protection de vent. Le shinobi, surprit, fut propulsé dans les airs et s'écrasa lourdement sur le sol tandis que sa technique disparaissait. Ahila se tourna alors face à sa compatriote, un air grave sur le visage.

« Comme tu l'as remarqué, j'utilise le fuuton, mais mes réserves de chakra vont bientôt être à un stade critique aussi. S'il est bien ce que je pense, nous n'avons plus qu'à espérer qu'un shinobi de Suna ou ton équipe viennent nous prêter main forte... »

La femme du pays du sable fut soudain interrompu par une nouvelle salve de lancé de kunais. Les deux jeunes filles durent se séparer encore afin de les éviter, mais l'homme était de nouveau à sa hauteur:
« Bien joué ». La remarque déboussola complètement Ahila et fragilisa sa garde. Son assaillant profita de l'ouverture offerte et entailla son bras droit. La blessure lui arracha un cri de douleur, elle sentit son sang chaud couler le long de son bras. Avec effort, la chuunin parvint à s'éloigner tandis qu'Hinako prenait sa place. La danse mortelle recommençait et l'imposteur s'imposait de plus en plus.

La bête hurla dans son corps, une chaleur incendiaire l'envahit, la haine et son instinct de chasseur retentirent dans un même concert et, tel un poison, engourdirent ses sens. Elle ne sentait plus l'entaille, ne s'en rappelait même pas. Les lèvres retroussées en un rictus menaçant, elle retourna aux côtés de son amie. Sa réserve de chakra ne lui permettait plus qu'une seule technique, Ahila savait qu'elle ne devait l'utiliser qu'en dernier recours, mais un regard su Hinako lui apprit qu'elle n'était pas en superbe forme non plus. Et l'homme continuait de les harceler. A bout de patience et aveugler par sa colère, la jeune fille invoqua, pour la dernière fois, les vents qui les entourèrent de nouveau, et cria afin que la kumoienne l'entende.


« Sers-toi de moi comme bouclier! »

A peine ses mots prononcés que l'horreur la submergea. Leur assaillant progressait doucement à travers les bourrasques qui auraient dû l'empêcher de faire un pas vers elles. Un sourire carnassier sur les lèvres, il franchissait sa barrière et bien que le vent entaillait ses bras, ses jambes, son torse, il ne ralentissait pas sa progression. Les yeux écarquillés par la situation tragique, Ahila était comme paralysée, elle peinait à maintenir sa technique, elle avait la net impression que les choses lui échappaient, tout comme son chakra disparaissait peu à peu. Soudain, une voix s'éleva dans le tourbillon. Ce n'était pas celle d'Hinako, ni même celle de leur ennemi, pourtant, elle parvenait bien de ce corps, de cette bouche entrouverte.
« Allons Ahila, fais mieux que ça ou vous allez toutes les deux mourir. » Ce timbre, la jeune fille le connaissait bien, et sa colère ainsi que son indignation surpassèrent son épuisement. Comme un écho à sa rage, la puissance de la tornade s'intensifia, le vent se fit plus violent et l'homme fut propulsé au dehors, le corps blessé.

Ahila s'effondra au sol, incapable de tenir plus longtemps sur ses jambes, vidée. Elle lança alors un regard meurtrier à cet être insupportable qui ne faisait que lui pourrir la vie. Son torse et son dos musclé avaient été mis à nu par le bouclier, et elle pouvait distinctement voir la panthère tatouée derrière son épaule gauche. Alors il l'avait surveillée, comme si Akira ne suffisait pas. Il voulait contrôler sa vie et la seule raison de sa présence était d'éliminer tous ceux qui feraient obstacle à ses projets et les gens avec lesquelles la kunoishi serait susceptible de se confier, soit Hinako-chan. La jeune fille le haïssait tant, elle détestait son autorité, ses préceptes, ce qu'il lui avait fait subir. Mais elle le craignait aussi, et encore plus à ce moment. Sa position de faiblesse la rendait vulnérable et la soumettait encore plus au chef et l'étrangère était en péril. Pour la première fois, Ahila osait se l'avouer, elle avait peur.


« Hinako-chan, fait bien attention, cet homme est dangereux, c'est la tête des assassins de Suna... le patriarche de mon clan... »

Et tandis que la chuunin parlait, son oncle abandonnait son déguisement et reprenait son véritable visage. Ahila devait se rendre à l'évidence, il n'avait pas cessé de jouer avec elles, sa force aurait suffit à les éliminer toutes deux depuis un sacrée bout de temps déjà. Que préparait-il encore?



---------------------------------------
Validation de l'obtention de la technique:
Citation :
¤Nom: Protection de vent avancée
Nécessite 2PSX en Fuuton
Description: Version plus puissante du tourbillon précédent.

Effet :
- Défensif : Protège des projectiles de base et des ninjutsus ciblés de Rang C tant que le bouclier de vent est actif.
- Offensif : Augmente les dégats de chaque projectiles de +10PV de dégâts. Les projectiles frappent sur une petite zone. Il faut un minimum de 8 Projectiles pour que l'adversaire puisse être touché (les dégâts comprennent toutefois ceux de tous les projectiles, libre au joueur de considérer qu'il ne s'est pris qu'un seul Kunai bien placé).
PC: 10PC/Actions

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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Dim 13 Mar 2011, 19:48

    Cette toute petite erreur d’inattention avait failli lui coûter la vie. Heureusement, la jeune fille qu’elle observait avec une certaine émotion avait réagi assez rapidement pour la sortir de ce mauvais pas, expulsant leur ennemi. Elle utilisait le Fuuton. Aussi, si elles parvenaient à allier leurs maigres forces, elles pourraient créer, par mélange, des techniques de Hyuuton. Ce qui pouvait se révéler intéressant. Mais pour se faire, encore eut-il fallu qu’elles puissent se réunir : ce qui était absolument impossible. Le dangereux Shinobi entreprit en effet, une fois encore, des les séparer. Ce qu’il parvint à faire sans grande difficulté.

    Quelques mots soufflés dans l'oreille vinrent eurent autant de violence que s'ils avaient été hurlés. Ils vinrent briser leurs espoirs. Elles ne jouaient pas. Avec frayeur, la jeune kunoichi fraîchement diplômée vit son amie se faire blesser. Elle semblait percevoir au ralenti la lame pénétrer sa chair dorée, le sang couler le long de sa peau avant de s’écraser sur le sable. Elle s’élança alors, aussi inexpérimentée qu’elle était. Elle ne pouvait pas la laisser souffrir comme ça. Mais comment se faisait-il, qu’un individu aussi puissant que lui ne l’ait pas abattue sur le champ, puisqu’il avait une ouverture ? Jouait-il, lui ? Elle n’avait pas les capacités pour le savoir, et elle suivait déjà bien difficilement le rythme qu'il lui imposait. Les coups semblaient arriver sans cesse, à un rythme toujours plus soutenu. Et toujours, toujours derrière ses yeux bleus, l’image persistante du sang de son alliée. Pouvait-elle se permettre d’échouer ?

    « Sers-toi de moi comme bouclier ! »


    Quoi ? Mujô recula vivement, pour se tourner vers Ahila-san, qui semblait en proie à une vive colère. Le vent soufflait fort, fort autour d’elle, forçant même la jeune ninja de Kumo à se protéger de son avant-bras. Allait-elle se sacrifier pour qu’elle puisse fuir ?! Elle ne tolèrerait jamais cela. Elle n’était pas du genre à risquer sa vie pour rien, mais, dans le cas échéant, elles partiraient ensemble. Que ce soit de l’autre côté, ou à l’abri. Difficilement, elle essaya de se rapprocher, mais la stupeur la figea. Littéralement. Il n’était pas plus dérangé que ça. Il la provoquait. Quel était son lien avec Ahila ? Elle le repoussa, et usant sans doute de ses dernières forces, elle lui expliqua qui était cet inconnu. Qui se métamorphosa, reprenant son apparence « originelle » avant de revenir à la charge, un poil plus en colère.

    « Le patriarche… de ton clan ? et il… il joue avec ta vie de la sorte ? »

    La peur et la colère bouillonnaient dans son sang tandis que le vieillard approchait, un sourire carnassier aux lèvres. Il s’amusait, en fait. Testait, sans doute juste « pour voir ». Elle déglutit avec difficulté et se plaça devant son amie. Elle ne le laisserait pas en proie à cet immonde personnage. Elle ne le laisserait pas s’en servir comme chair à canon. Elle fit quelques pas, se mit même à courir en sa direction. Elle échangea avec lui une nouvelle danse sanguinaire. Entre quelques coups et esquives, elle glissait quelques mots.

    « Comment osez-vous vous attaquer à quelqu’un de votre clan… ? N’êtes vous pas… Sensé les protéger ? »
    « Je fais ce que j’ai à faire. »

    Il entailla sa jambe, et lui asséna un violent coup de poing qui l’expulsa à quelques mètres de là. Elle tomba mollement sur le sable, non loin de la jeune fille de Suna. Elle regarda le ciel, se perdant dans la contemplation du ciel étoilé. Pourquoi tout paraissait-il si dénué de vie, en ces lieux ? La terre, les gens et même ce ciel. N’était-elle pas, au lieu du pays des Sables, au pays de la mort ? Allait-elle rendre son dernier soupir ici ? Alors qu’elle avait tant de choses à se prouver, encore ? Devrait-elle abandonner, renoncer à tout ? Y Compris à l’étrange relation qu’elle venait de louer avec son homologue de Suna ? Elle tourna doucement la tête, et découvrit sans grande surprise la fatigue et l’inquiétude sur les traits de Ahila. Elle soupira, et malgré la douleur fulgurante dans sa cuisse, elle se releva, observa même l'homme se rapprocher encore d'elles.

    « Mais tu en redemandes ? »
    « Je suis difficile à satisfaire. Ce n’est pas ces misérables blessures qui vont m’arrêter. »

    Elle n’était pas franchement convaincue de ce qu’elle disait, et, se remettant en garde, elle s’avança doucement. Les coups partirent, le sable voltigea, sans pourtant qu’elle n’est fait le moindre geste. Elle écarquilla ses grands yeux bleus, tandis que Genpei avait prit par surprise le grand assassin. Elle allait s’élancer, le rejoindre, mais une main lui maintint fermement l’épaule.

    « Alors Hina-chan, tu prends ton pied sans nous ? »
    « Kuma… Il ne faut pas le laisser tout seul c’est un… »
    « Tais toi, ça va aller. Ça fait un moment qu’on vous observe tu sais… On est même intervenu, d'ailleurs... Puis, tout va se résoudre très vite. Dans cinq… Quatre… trois… » Une violente explosion expulsa la menace à quelques mètres, tandis que le sable la recouvrait peu à peu. L’air était brouillé par de grands rideaux de poussières. Tout prenait une teinte encore plus chaotique. « J’ai raté mon décompte… Mais je pense que la surprise est là, vu ta tête. En tout cas, rends-moi un service… Quand il va s’extirper du sable, tiens-le projeté en l’air. »

    Sans plus d’explications, Kuma s’élança, ses cheveux bruns voletant à chacun de ses pas. Il avait toujours cet air suffisant insupportable, ce sourire rassurant qui la rendait malade. Mais pourtant, elle était apaisée de le voir là. Genpei sorti de la terre juste à côté d’elle, et lui adressa un sourire amical. Il avait l’air crétin, lui… mais tout de même. Il se déplaça vers Ahila, et la souleva sur ses épaules, sans même se soucier du fait qu'ils ne se connaissaient pas et que cette dernière pouvait sans doute marcher toute seule. Espérait-il fuir… ?

    Ce n’était pas le moment de penser à ça. L’homme balaya l’immense quantité de sable qui le submergeait en libérant simplement son chakra. Il allait s’en prendre à Kuma si elle ne réagissait pas immédiatement. Elle agita ses mains pâlottes sans même réfléchir, et cracha un jet d’eau à haute pression, qui surprit l’assassin –sans doute la pensait-il trop faible pour une telle technique. Bien sûr, son attaque ne le blessa absolument pas, mais elle eut le mérite de l’avoir expulsé une nouvelle fois… et surtout de l'avoir fait chuter. A peine eut-il touché le sol que, comme quelques jours plutôt, Kumara-san sortir du sable, frappant avec une violence inouïe le visage de l’homme, qui fut sonné.

    Ils ne disposaient désormais que de quelques minutes, peut-être secondes, de battement pour pouvoir s’enfuir. Gen n’attendit pas plus pour s’échapper, sautant sur le haut mur du parc et pour détaler dans les rues, Ahila sur ses épaules. Kuma s'élança à son tour, attrapant au passage la main de son équipière. A leur tour, ils s’échappèrent, se précipitant au centre-ville où beaucoup d’adultes étaient réunis. Sans doute seraient-ils tranquilles, du moins quelques heures. Cette course paraissait insupportable, surtout que sa cuisse était douloureuse. Mais ce qui l'inquiétait le plus, c'était l'air absent de l'adolescente de Suna.

    Finalement, ils arrivèrent, se laissant tomber au pied d’un immense mur. La musique était forte, étouffante. Quelle ironie du sort. Fuir un problème pour se trouver à l’endroit où il avait pris forme. Le Kunoichi blond déposa la jeune fille par terre et déposa sa main sur son front. Il justifia son geste par un « elle a de la fièvre », mais Mujô soupçonnait son compagnon d’armes de vivre son premier coup de foudre. Elle ne sourit pas, ne réagit pas. Elle lâcha la main de Kumara, que l’inquiétude semblait ronger, sans même le remercier. Le regard de ce dernier sembla se voiler quelques instants, mais très vite l’air mystérieux qui le caractérisait reprit le dessus. Il vint s’agenouiller aux côtés des deux filles. Hina-chan secoua les épaules de son amie et parvint finalement à accrocher son regard.

    « Ahila... ça va ? On s’en est tiré de justesse… » Elle désigna d’un mouvement de tête ses deux équipiers, les présentant même. « Kumara Yusuke-san, c’est le brun à ta droite, et Genpei Takuya, c’est le blond qui est amoureux de toi. » Le jeune garçon s’empourpra, mais ne pipa mot. La seule fille de son équipe ne s’exprimait déjà pas souvent, si en plus il l’envoyait promener quand elle le faisait… Même si ce qu’elle disait était faux. Bien sûr. « Eh, réponds-moi. Ça va ? »

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「終わらないお話」


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Zinph Ahila
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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Dim 27 Mar 2011, 19:31

Ahila observait son alliée avec admiration. Malgré ses mises en garde, elle ne semblait pas perdre courage et redoublait d'ardeur. Tentait-elle de la protéger? La kunoishi trouvait l'initiative absurde, elle ne voyait pas la raison pour laquelle la poupée de porcelaine risquerait sa vie dans la seule optique de garantir la sienne. La brise de la nuit vint lui caresser l'oreille et comme si on le lui murmurait, la vision d'elle se tenant entre leur assaillant et la jeune kumoienne lui revint en mémoire. Tant inconsciemment que spontanément, elle s'était dressée, tel un rempart afin de sauver l'étrangère. Était-ce ça... l'amitié? Vouloir à tout prit préserver l'autre? La chuunin observa un instant les grains de sable sous sa main. Il y en avait tellement, tous différents avec des formes et des tailles variés, avec des teintes nuancées. Nonobstant, ensemble il ne semblait former qu'une et une seule grande mer dorée: le désert insaisissable et impénétrable.

Reportant son attention sur le combat qui se déroulait devant elle, Ahila voyait la jeune blonde virevolter dans le sable, élément qui ne lui était pourtant pas familier. Son aisance au combat et sa détermination ferait d'elle un des meilleurs shinobis tous pays confondus, du moins si elle survivait jusque là. La jeune femme n'en avait pas le moindre doute, se tenait devant elle un être promis à un grand avenir. Et elle était tout bonnement incapable de l'aider alors qu'elle mettait clairement sa vie en jeu face à un individu aussi imprévisible que son oncle. A cet instant, plus qu'à n'importe qu'elle autre, la kunoishi se sentait faible, inutile, médiocre. Elle était tout juste douée à ce rouler par terre pendant que d'autre luttait à sa place. La colère et le dégoût était maintenant dirigés contre elle-même. Mériterait-elle un jour ce que lui avait offert sa mère, serait-elle digne de sa naissance?

Ses yeux s'agrandir à la vue du sang de sa camarade. L'assassin la blessa sans la moindre once de compassion, pourtant ses coups n'étaient pas mortels, il paraissait plutôt se jouer d'elle. Hinako fut projetée à terre et Ahila observait avec horreur la scène. Elle pouvait voir son angoisse se refléter sur son visage. Mais la jeune fille ne resta à terre que quelques secondes, elle se releva rapidement et repartie à la charge. L'enfant des sables voulu en faire de même, horripiler par elle-même, et malgré la fatigue qui rongeait ses membres, elle tenta de faire de même. Mais aucun de ces muscles ne répondit, la kunoishi semblait irrémédiablement et irrévocablement clouée au sol. Alarmé, la sunaienne lança un regard apeuré vers l'échange qui se déroulait. Sa volonté était là, mais son corps ne semblait plus lui répondre, comme si quelqu'un l'empêchait de se lever. Serait-il capable de faire ça ou était-ce simplement dû à sa trop grosse perte de chakra?

Ahila déglutit doucement, tandis que le combat reprenait. Pourtant Hinako était encore trop loin de son oncle pour lui assener des coups, il n'y avait qu'une seule raison pour que le sable soit projeté de cette manière, de nouveaux protagonistes venaient d'entrer en scène. L'un était blond et avait pris l'initiative d'attaquer, un autre brun s'était rapprocher du ninja de Kumo à qui il parlait d'un air malicieux. Il ne faisait aucun doute que ces trois là se connaissaient. Une tristesse inexplicable enserra le cœur de la jeune fille lorsqu'elle comprit qu'ils faisaient surement parti de la même équipe. Une pointe même de jalousie perça sa conscience pourtant si hermétique à ce genre de sentiment. Une chose était certaine à présent, contrairement à elle, la kunoishi de la brume était entourée par des gens qui l'appréciait, en cela, elles ne pourraient se comprendre vraiment. La souffrance de la chuunin ne pourrait pas être éprouvée par la demoiselle, jamais. Mais était-ce si important au fond?

Une explosion fit vibrer soudain le sol et obligea Ahila à fermer momentanément ses yeux afin qu'ils ne subissent pas le souffle du sable qui venait d'être projeté. Elle tenta de voir ce qui se passait mais l'air trop chargée de particules en suspens, ne laissait entrevoir que des ombres dans un brouillard de sable. Puis le garçon aux cheveux d'orge s'approcha d'elle, ainsi elle put mieux distinguer son visage et ses traits lui apparurent moins atypique qu'au loin et il lui sembla bien plus grand que la première idée qu'elle s'en était faite. Un sourire vague parcourait ses lèvres tandis qu'il se penchait vers elle. La jeune femme n'eut pas le temps de protester qu'elle était déjà dans ses bras, dans une position pour le moins inconfortable, sans espoir de reprendre pied sur terre et incapable de voir autre autre chose que le torse musclé du garçon. Les échos du combat qui continuait n'étaient plus que sa seule indication sur l’avancement de la situation et l’inquiétude pour sa récente amie la hantait. L'enfant du désert devint rouge écarlate, mais elle n'aurait pu faire la part entre sa frustration et sa gêne.

Très vite, Ahila oublia la situation étrange dans laquelle elle s'était fourrée, bien trop épuisée pour réfléchir au pourquoi du comment. Tout comme près d'Hinako, elle se sentait en sécurité dans les bras de cet homme qui était pourtant bien jeune et bien loin du niveau de son patriarche et sans signe annonciateur, elle se laissa emporter par le sommeil, bercée par les ballotements réguliers de la démarche du shinobis. Doucement une ruelle sombre vint hanter son esprit et l'assassin encore couvert du sang de sa victime lui réapparut. Image néfaste des événements qui s'étaient déroulé quelques semaines auparavant. Tout comme l'image, le son revint et s'intensifia dans sa tête, elle entendait pour la seconde fois les paroles glaçantes de l'être affable, celle qui avaient précédé sa mort. Une surtout résonna en écho dans sa mémoire, répétant inlassablement les même mots, un coup les murmurant, une autre fois les hurlant: « Je ne connais pas le nom de celui qui voulait tuer ton père, mais il était assez puissant pour avoir des messagers fidèles et impitoyables à sa botte. Ils m'ont foutu la frousse lorsqu'ils ont disparu dans un coup de vent ».

Lorsqu'elle s'éveilla, Ahila était assise par terre, inconsciente de ce qui l'entourait. Elle percevait tout juste des voix autour d'elle et plus loin le bruit sourd des gazouillements d'une foule. Le regard au loin, elle observa sans voir les bâtissent qui s'étiraient devant elle. Un goût de sang lui imprégnait la bouche, elle avait dû se mordre la langue pendant son vague sommeil sans s'en rendre compte. Tout ce qui l'entourait lui importait, tout ne lui semblait plus que dérision et superficiel. La jeune femme ressentait en elle une souffrance inexplicable, indescriptible. Comme le venin d'un serpent, encore. Elle n'avait pas envie de bouger, pas envie de parler, pas envie de comprendre. Elle voulait juste que la peine cesse, que le couteau s'enlève une bonne fois pour toute et la laisse pantoise sur le carreau se vider lentement de son sang. Mais sa volonté ne fut pas exaucée, la secouant un tantinet, Hinako prostrée devant elle tentait de la ramener dans le monde qu'elle voulait quitter. Pourquoi fallait-il toujours que ses choix soient controversés? Rechignant un moment, la jeune femme se résolue enfin à plonger ses yeux verts dans ceux de son acolyte. Le retour à la réalité lui arracha une grimace de douleur, la blessure à son bras venait de refaire son apparition.


« Ahila... ça va ? On s’en est tiré de justesse…
Kumara Yusuke-san, c’est le brun à ta droite, et Genpei Takuya, c’est le blond qui est amoureux de toi.
Eh, réponds-moi. Ça va ? »


Le visage de la shinobi de suna se ferma. La jeune femme avait tord de croire que tout était terminé. Cela venait à peine de commencer, ils ne seraient jamais plus en sécurité au pays du vent. Quant à se remarque sur le garçon qui l'accompagnait, elle ne releva pas, elle n'était même pas sûre d'avoir bien compris. Le visage sombre, sans même répondre à la question, Ahila tenta de se relever mais ses jambes encore engourdis ne lui répondirent pas immédiatement et elle dut attendre quelque seconde afin de réitérer l'effort. Voyant son manège, le jeune blond qui se nommait Genpei Takuya lui tendit précipitamment la main, attention qu'elle refusa avec un regard noir. Pour qui se prenait-il encore celui là, elle n'était pas en verre et elle pouvait très bien se débrouiller toute seule. Enfin debout, elle regarda autour d'elle. Ils étaient au centre ville, entourait d'une foule joyeuse. Hinako n'avait finalement pas complètement tord, pour l'instant, ils étaient dans une sécurité relative, son oncle n'oserait pas attaquer devant la populace.

Une brise inhabituelle les entoura et attirèrent leur attention vers un coin reculé de la place. Là, l'assassin se tenait droit, un sourire carnassier sur les lèvres. Savait-il qu'elle avait compris? Ahila en doutait, il avait surement un autre objectif en tête, comme effrayer les jeunes gens qui l'entouraient par exemple. Ils s'observèrent durant une minute tendue qui lui parue être une éternité, puis l'homme sembla dire quelque chose qu'ils ne purent saisir au vu de la distance qui les séparait avant de s'évaporer, laissa un nuage de sable en suspension. Il venait de disparaître "dans un coup de vent". Quelques instants après son départ, un murmure menaçant leur arriva, porter un souffle léger « Je t'attendrais ». Sans nul doute, il s'adressait à Ahila et en réponse au message, celle-ci serra le point et grinça des dents. Il n'avait aucun soucis à se faire là-dessus, elle allait très vite le rejoindre, bien plus vite qu'il ne pouvait l'imaginer.

La jeune femme laissa échapper un soupir triste entre ses lèves et se tourna vers ceux qui venaient de lui porter secours en dépit de leur propre vie. Elle aurait voulu les remercier, mais aucun mots en ce sens ne purent sortirent de sa bouche. Elle se contenta de les observer à un à un, s'attardant un peu sur le blondinet qui avait été un peu trop prévenant à son goût mais en même temps qu'elle n'aurait pu qualifier de désagréable, et terminant par la jeune femme avec qui tout avait commencé. Elle avait tout autant l'air épuisé, sa jambe blessé devait certainement la faire souffrir, la manière avec laquelle elle la regardait, elle devait être rongée par l'inquiétude. Ahila aurait voulu la rassurer, mais elle ne pouvait pas. Les faits étaient là, le danger était réel et il ne s'apaiserait que lorsqu'ils seront de retour chez eux. Quant à elle, la chuunin savait pertinemment que l'aventure venait tout juste de commencer. Elle était lasse de souffrir et parfois la mort lui semblait bien plus accueillant que la vie. Pourtant, elle se battrait tant qu'elle le pourrait et choisirait elle-même la route à suivre.


« Ne te soucis pas de moi Hinako. Allez-vous en, rentrez chez vous. Tant que vous serez là, vous serez en danger. Un jour nous nous reverrons... peut-être, ce jour là, j'aurais choisi ma voie et toi la tienne, nous saurons alors pourquoi nous existons. Tout comme tes compagnons j'imagine. Jusqu'à ce jour, tache de rester en vie et j'essayerai d'en faire de même. Au revoir... Hinako. »

Sur ces dernières notes, Ahila tourna les talons après leur avoir adressé un dernier sourire, pâle mais éternel, un dernier regard remplis d'espoir. Elle s'attarda même sur les étranges yeux bleus de Genpei avant de s'en retourner définitivement. La jeune femme ne voulait pas laisser les jeunes gens s'attarder pour elle, elle se devait donc de leur tourner le dos afin qu'ils continuent leur chemin. Elle-même avait quelques détails à régler avant de partir vers le désert. Mais une chose était sûre, elle ne les oublierait jamais, elle ne l'oublierait jamais, cette jeune femme à la peau de porcelaine...

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Dernière édition par Zinph Ahila le Ven 08 Avr 2011, 21:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Ven 08 Avr 2011, 08:22

    Quelqu’un, dans le fond, se mit à hurler, et beaucoup rire par la suite. La fête battait son plein, en somme. Hinako s’humidifia les lèvres et posa sa main sur sa cuisse, qui commençait à la démanger. Ahila semblait s’assombrit, se refermer sur-elle. Elle ne pouvait pas le voir, mais la Shinobi du pays des Nuages se doutait que l’homme qui les avait agressés plus tôt était derrière eux. Lentement, elle tourna son faciès, tout comme ces deux autres coéquipiers l’avaient fait, mais ne vit rien. Avait-elle déliré ? Non, impossible. Et le murmure qui se coula jusqu’à eux lui prouva bien que non. Aussitôt, elle replongea son regard pur dans celui, troublé, de son amie. Moult sensations semblaient la traverser, la fouetter avec autant d’ardeur que les vagues usent la roche. Elle déglutit, soudainement piquée par la lucidité.

    « Tu le connais plus que par son statut, n’est-ce pas ? »

    Pour toute réponse, la jolie brune du désert les observa, tous les trois, et se redressa. Elle semblait réfléchir, puis finalement, prit la parole pour un laïus qui semblait interminable et résigné. Rester en vie ? Mais… Etait-ce réellement envisageable ? Zinph tourna les talons et fendit la foule d’une marche assurée. Mujô voulu la suivre, mais ce fut Kuma qui l’en empêcha. Il posa sa main sur son épaule, et serra assez fermement pour ne pas qu’elle puisse la suivre. Elle se retourna vers lui, alors très vivement. La colère faisait briller ses yeux. « Pourquoi ?! » Il posa son autre main sur son épaule, et abaissa son visage à son niveau. Elle sentait son souffle courir sur son épiderme.

    « Tu ne peux pas t’en mêler indéfiniment. Elle vient de te faire une promesse. Tu dois la respecter, toi aussi et lui faire confiance. Imagine un peu la honte et la déception qu’elle aurait, en t’apercevant toujours derrière elle si elle doit régler des affaires seules ? Imagine… » il murmura, pour que Genpei n’entende pas. « Que je tue ton beau-père ? »

    Elle devint soudain très pâle, presque prête à s’évanouir. Etait-ce genre d’ignominies, qu’elle s’apprêtait à faire ? Le combat représentait-il autant pour Ahila-san ? Elle hocha la tête, et se retrouva enserré dans les bras de son ami. Voulait-il qu’elle pleure ? Cette situation était embarrassante. Surtout pour Genpei, derrière, qui ne devait pas savoir où se mettre. Elle se faufila hors de l’étreinte de chair, fit quelques pas vers cette odieuse foule. Elle usa de ces dernières forces, et fit porter sa voix d’adolescente au loin.

    « AHILA ! JE PROMETS DE RESTER VIVANTE, ALORS NE ME LÂCHE PAS ! »
    Les deux garçons rirent de cette candeur, et proposèrent qu’ils retournent se coucher un peu avant l’heure du retour au pays. Tous trois se dirigèrent donc dans la hutte qui leur était louée pour cette soirée. La petite Shinobi enroula sa jambe de bandages, et avala quelque chose avant de se laisser tomber sur un matelas. Deux heures plus tard toutefois, les trois Kumojin étaient emmitouflés dans d’épaisses capes et luttaient contre le désert. Ils rentraient, la mort dans l'âme. Ahila allait-elle bien ?

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Dernière édition par Mujô Hinako le Lun 02 Mai 2011, 21:39, édité 1 fois
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Yanosa Oterashi
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MessageSujet: Re: Les larmes d'une bête [PV: Hinako]   Lun 11 Avr 2011, 11:00

~~¤Critères d'Evaluation¤~~
Arrow Orthographe,style
Arrow Mise en page, enchainement des paragraphes et du rp
Arrow Type de rp, objectif, mise en abyme du personnage,
Arrow Cohérence avec le personnage, évolution de son Récit

~~¤Evaluation¤~~

Un Rp fort bien mené des deux côtés ! On démarre avec un relationnel purement féminin, chose assez rare pour être appréciée, puis on embraye sur des péripéties bien narrées. Niveau Orthographe, rien de pénalisant: quelques fautes, bien sûr, mais c'est notre lot à tous lorsque l'on écrit autant Wink. Rien n'entrave la lecture, bien au contraire, et c'est l'essentiel. J'aurais aimé en voir un peu plus d'Hinako, mais, cela viendra en temps voulu je présume ! Quant à Ahila, on prend plaisir à s'immerger dans son histoire torturée, et on sent qu'on a à faire à une vraie bête, avec ses forces, et ses faiblesses.

~~¤Points¤~~
22 Points chacune !

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Les larmes d'une bête [PV: Hinako]

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