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 Les Secrets d'une Amitié

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Tashibana Kahera
Rokudaïme Mizukage
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MessageSujet: Les Secrets d'une Amitié   Dim 13 Déc 2009, 04:39

Elle avait été la toute première personne qu'avait reçue Ryûzoji Kenji dans son humble demeure, une simple cabane de bois en bord de mer, dans un coin isolé de la baie de Katuga, le jeune shinobi vivant en solitaire depuis qu'il avait perdu sa famille. Et depuis, Kahera était régulièrement repassée le voir, veillant à tenir la promesse qu'elle s'était faite le concernant. La fillette lui avait proposé son amitié, et tenait à lui prouver qu'elle était sincère. Il ne pouvait pas rester aussi seul, et il avait besoin d'amis. Tout comme elle, au fond. C'était un prêté pour un rendu, un échange sincère d'émotions, de services, d'entraide. C'était... de l'amitié. Au fil des jours, des semaines, des mois, ce lien d'abord ténu s'était renforcé, et devenait plus fort à chaque jour qui passait encore, au plus grand bonheur des deux enfants. Enfin, enfants... l'un d'eux était déjà un adolescent, presque, et la vie l'avait fait murir trop vite, comme trop d'enfants avant lui. Kahera aussi, d'une certaine manière, mais elle n'avait pas encore eu à subir le genre de souffrances qui avaient accablé le jeune Kenji jusqu'alors. Aussi s'était-elle mise en devoir d'apporter autant de baume qu'elle le pourrait sur son cœur meurtri, tandis que lui-même lui apportait tant et tant de joies et de soutient lorsqu'elle en avait besoin. Sans doute était-il l'unique personne, à cette époque, avec laquelle la petite demoiselle se sentait le droit de rester toujours honnête, sincère, naturelle, et libre de rire, de partager des joies simples que d'autres enfants partageaient tous les jours, mais que la vie leur avait, à eux deux, trop souvent interdit de partager.

Aujourd'hui, comme d'autres fois auparavant, mademoiselle Tashibana s'était levée de très bonne heure pour partager l'un de ces moments privilégiés avec cet ami, justement. Sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller ses parents, elle avait préparé un bentô traditionnel, de sa composition, plutôt douée en cuisine, et l'avait rangé dans un panier, avec deux pommes et une bouteille d'eau potable. Au pays de la Brume, l'eau n'était pas une denrée rare, potable ou non. En revanche, les disettes avaient souvent ravagé le pays, et Kahera avait appris, malgré tout, à composer de délicieux repas avec peu de choses, et de moyens, sa mère étant un excellent professeur en la matière. Le pique-nique préparé, la demoiselle chaussa ses getas, et sortit en laissant un mot à ses parents. Ils savaient, de toutes façons, que leur fille menait une vie par trop chargée pour une enfant de son âge, et lui laissaient dès lors les rares moments de libertés dont elle disposait tranquilles, ne lui imposant rien sinon d'être prudente et de toujours les tenir au courant lorsqu'elle devait s'absenter.

Un pas, deux pas... S'arrêtant sur le seuil de la maison familiale, Kahera se retourna en direction de cette dernière. Ce n'était certes pas un château, mais ils pouvaient compter sur le luxe d'avoir une maison confortable, chaude en hiver, fraîche en été, quotidiennement entretenue par chacun des membres de la famille Tashibana. Kahera et ses parents avaient plusieurs fois enjoint le jeune Kenji de venir s'installer chez eux, avec eux, de faire partie des leurs, plutôt que de rester seul, mais il préférait garder cette indépendance teintée de trop de solitude au goût des Tashibana plutôt que d'accepter leur offre. Peut-être craignait-il les règles strictes des parents de son amie? Ou bien préférait-il simplement rester seul? Pourtant, la solitude n'apportait rien de bien extraordinaire, comparée à la douce chaleur d'un foyer empli de gens qui vous aiment... Kahera, perplexe à ce sujet, se promit d'en retoucher quelques mots à son ami, plus tard, quand l'occasion se présenterait. Ils auraient sans doute bien le temps de parler de tout cela après la journée d'entraînement à deux qu'ils s'étaient promise pour aujourd'hui.

« Kenji... Sempaï??? »

Ayant parcouru en un temps record la distance séparant son quartier de la plage sur laquelle vivait l'adolescent, Kahera contemplait une scène plutôt étrange... et inquiétante. Une bande d'adolescents du même âge que lui, à peu près, l'entouraient, tandis que deux autres tournaient autour de sa cabane. Des voyous, de l'académie, venus pour l'embêter. Il y en avait beaucoup, de ces enquiquineurs, hélàs, à Kiri, et Kahera en avait souvent vu martyriser d eplus jeunes qu'eux. Cette fois, ils s'en prenaient à un jeune de leur âge, mais seul, face à toute leur bande. Et bien qu'elle eut confiance dans les capacités de son ami s'il décidait de se défendre, elle ne tenait pas à ce qu'il s'attire d'ennuis, face à ce genre de personnage qui plus est. Aussi, se trouvant encore assez loin du groupe pour que personne ne l'ait remarquée, elle disparut, usant de son don héréditaire pour se rendre totalement invisible, inodore, et insonore.

Furtivement, elle se dirigea vers la troupe, priant intérieurement pour que Kenji ne réagisse pas avec violence avant qu'elle n'ait fait partir ces indésirables. Qu'importait ce qu'ils lui voulaient, le ton montait, et démontrait d'un état d'esprit purement bagarreur et puéril de la part des garçons venus chercher misère à 'l'orphelin sur sa plage'. Kahera ne laisserait pas faire ces idiots! Se glissant auprès de l'un, puis de l'autre, elle détacha la ceinture d'un grand dadais mal vêtu, attacha entre eux les lacets de deux autres assez proche pour leur jouer ce tour-là, et fit souffler un courant d'air glacial dans la nuque des deux tournant autour de la maisonnette de Kenji, faisant dans un même temps parvenir à leurs oreilles - et aux leurs uniquement – un son de voix flippant ressemblant au miaulement d'un chat en colère. En quelques minutes, la troupe avait filé, paniquée, au fur et à mesure des tours de ce genre que leur joua la petite fille, laissant seul et perplexe son ami, debout sur la plage à nouveau déserte... ou pas?

Après tout, c'était la première fois qu'elle usait du Mienaï 'devant lui'; il ignorait qu'elle possédait un don héréditaire, encore. Ils apprenaient, au fil du temps, à se découvrir mutuellement. Et certains secrets devaient rester dans l'ombre, c'était ça, la vie de ninjas... Mais pour la plupart des choses la concernant, la fillette n'avait guère de secret, de moins en moins en tous cas, pour Kenji. Réapparaissant soudain devant lui, son panier resté posé plus loin, elle lui fit un énorme sourire taquin, tandis que, perchée sur la pointe des pieds pour lui arriver un peu plus haut, étant plus petite que lui, elle lâcha un grand:

« BOUH! »

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Ryûzoji Kenji
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MessageSujet: Re: Les Secrets d'une Amitié   Jeu 31 Déc 2009, 01:16

Ouvrant les yeux sur ce nouveau jour à poindre, pas encore totalement affirmé dans le firmament par les senpiternels rayons solaires, mais dont l'éveil n'allait pas tarder à illuminer le ciel, je ne pus empêcher un sentiment de bien être tout simple, et bienvenu, m'envahir la poitrine. Comme une chaleur douce et apaisante, ce matin là, je n'avais eu aucun mal à me réveiller grâce à lui, comme déchargé au moins pour quelques minutes, voir quelques heures, du moindre poids sévissant de coutume sur mon esprit. Il fallait dire que la perspective de mon entraînement, aujourd'hui, m'enchantait au plus haut point, partagé qu'il serait avec la petite Kahera qui, aspirante au demeurant, n'en restait pas moins la Kunoichi en herbe la plus habile et la plus proche de moi qui existait en ce monde. Il n'avait fallut que quelques mois pour que tout deux nous sentîmes de profonds et véritables amis, et je chérissais depuis chaque jour ce nouveau lien que j'avais réussi à tisser entre nous... Ou que elle, de son petit air malin, avait établi d'elle même en me le faisant accepter d'emblée comme un cadeau. Peu importait en fait ! J'étais heureux, et je partageais quelque chose avec une personne de confiance, c'est totu ce qui importait, ce qui pouvait compter dans ma vie à ce moment précis.

Une seuel chose, en fait, pouvait venir ternir ce beau tableau que la vie m'avait peint pour cette journée... La bande à Tofune. Comme ils pouvaient me rebuter, ces types là... Chaque fois que leur collibet en cours à l'Académie pouvait viser quelqu'un, j'étais toujourscette personne, quoi qu'on y fasse. Mais, ce matin là, j'étais loin, très loin d'imaginer, que leurs gentilles attentions viendraient perturber le chemin tranquile qu'avait tracé pour moi la vie. Tout commença avec quelques jets de pierre malheureux, qui échouèrent non loin des murs boisés de ma petite bicoque maritime. Peut-être avaient-ils voulu viser mes fenêtres ? Après tout, ils étaient suffisamment empotés et malhabiles que c'en était possible, même à courte distance... Le fait était que, loin de ces préoccupations d'ordre technique, j'appréhendais d'avance le moment fatidique où, sortant de chez moi, fatalement, je tomberais sur eux, et leur face de crapaud. Comme il fallait bien y aller... Je me décidais finalement, après que dix minutes à peu prêt se soient écoulées, moi, à écouter brailler à mi distance ces abrutis finis qui n'avaient de but dans al vie que pourire celle des autres. Ouvrant timidement ma porte d'entrée, je les aperçu donc, me demandant, définitivement, pourquoi des gens pareils pouvaient bien exister. Même les moustiques avaient leur utiltié dans le règne aniaml et bactérien. Pas eux.


M'accollant à la paroie de bois de ma maisonette, je n'eu guère le temps de me rapprocher plus, ou de tenter de m'esquiver, que déjà ils m'entouraient tous, l'air belliqueux, à vocation intimidante, braqué sur moi. Et allez que j'eu droit à toute la collection de surnoms débiles qu'ils me donnaient, sans aucune logique, sans aucun esprit sous-jacent, ainsi qu'à de vives bousculades m'empêchant tout simplemetn de m'extraire physiquement de leurs ébats amoureux envers moi. Je n'étais pas un garçon qui avait eu droit à beaucoup d'affection dans mon enfance profonde, mais même s'ils étaient au courant de cet état de fait, je n'en aurais pas pour autant salué leurs efforts pitoresques pour me pousser à bout et m'humilier... Fort heureusement, à tout mal un bien, et malgré ce rebondissement malvenu, l'ordre naturel des choses sembla vouloir se rétablir. Comme une brise, un vent à peine perceptible, une force invisible commença à oeuvrer alentours contre mes enquiquineurs attitrés, craquant le bois usé de ma bicoque, desserrant quelques ceintures, décoiffant les cheveux déjà bien peu ordonnés de ces asticots bien mal lunés, apparemment. Et ce ne fut que lorsque, finalement, tous se furent enfuis, une peur bleue au ventre, que j'eu la confirmation d'un sentiment inconscient que j'avais presque exprimé malgré moi. En face de moi apparut donc soudain la frimousse de celle avec qui j'avais rendez-vous, ici même, à cette heure précise, me faisant malgré toute présomption sursauter comme un gamin effrayé par un parent déguisé en fantôme. Il s'en serait fallu de peu, si mon âge l'avait permis, que je sois victime d'une crise cardiaque, tant la chose fut soudaine.


" Kahera !!... Puréé, tu m'as flanqué la frousse ! C'est toi qui faisait tout ça à l'instant ? C'est géniaaal, dis donc ! Tu me cache encore pas mal de choses à ce que je vois !

En tout cas merci, ça m'aura évité d'avoir à devenir sérieux pour m'en débarasser moi même. Ces gars là n'ont vraiment rien d'autre à faire de si bon matin pour venir m'encanailler comme ça... Tu t'es jamais demandé, toi, si l'être humain ne pouvait pas être qu'un essai raté d'une instance supérieure, que nous n'étions peut être nous mêmes que les "meilleurs produits" d'une expérience ratée à la base ?

Parce que franchement, en les regardant... On en a franchement l'impression !
"
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Tashibana Kahera
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MessageSujet: Re: Les Secrets d'une Amitié   Jeu 07 Jan 2010, 22:22

« Tu me cache encore pas mal de choses à ce que je vois! »

Souriant timidement à Kenji, la jeune Kahera ne savait pas trop quoi répondre à cela. Ce qu'elle venait d'utiliser, c'était son don héréditaire, cette chose secrète, taboue qu'elle possédait, et dont il valait mieux que personne ne soit au courant, surtout pas à Kiri. La chasse aux sorcières n'était pas si loin derrière, encore, après tout. Mais Kenji... C'était son ami, c'était différent. Et il ne s'agissait pas là d'un secret de mission qu'elle n'avait aucunement le droit de dévoiler, sous peine de mort. Il s'agissait d'une chose que lui trouvait épatante, et il n'avait aucune raison de lui vouloir du mal. Il n'en aurait sans doute pas davantage s'il savait. Elle avait toute confiance en lui. Quant à le divulguer ensuite à d''autres... Kahera savait que son ami demeurait fort seul, et n'était pas très bavard. Il ne la trahirait pas. Même si, dans un sens, elle eut préféré qu'il manqua moins d'occasion de parler avec autrui, de fréquenter d'autres jeunes de son âge, ou même d'autres âges, mais de fréquenter des gens, tout simplement. Il était toujours seul, presque. Trop, beaucoup trop seul à son goût. Alors, elle faisait de son mieux pour l'encourager à aller tant de l'avant que vers autrui, et autrui vers lui. Sauf lorsqu'il s'agissait de morveux comme ceux qu'elle venait de faire fuir, bien évidemment...

« En tout cas merci, ça m'aura évité d'avoir à devenir sérieux pour m'en débarrasser moi même. Ces gars là n'ont vraiment rien d'autre à faire de si bon matin pour venir m'encanailler comme ça... »

Elle lui répondit un timide et discret petit « De rien... », mais il enchaînait déjà, fatigué d'avoir affaire à ce genre de cas sociaux, lui qui n'était déjà pas très ouvert aux autres. Ce n'était pas ce genre de personnages qui allait l'encourager à fréquenter les autres, c'était certain...

« Tu t'es jamais demandé, toi, si l'être humain ne pouvait pas être qu'un essai raté d'une instance supérieure, que nous n'étions peut être nous mêmes que les "meilleurs produits" d'une expérience ratée à la base? Parce que franchement, en les regardant... On en a franchement l'impression! »

Drôle d'idée qu'il se faisait là. Réfléchissant cependant avec sérieux à la question, la petite fille était allée rechercher son panier, qu'elle installa entre eux, sur une couverture qu'elle en sortit en plus des mets apportés. Tout en disposant de quoi petit déjeuner pour eux deux, elle réfléchissait à sa réponse, au fur et à mesure.

« Je pense... que chaque personne sur terre mérite de vivre, mais que tous n'ont pas la chance de suivre la bonne voie. Certains souffrent et deviennent alors aigris et méchants. Ils pensent sans doute qu'en humiliant les autres, ils se sentiront moins faibles, moins fragiles... Ce n'est pas facile pour tout le monde, de rester gentil avec tout le monde quand la vie est dure avec soi. »

Terminant d'installer leur emplacement de repas et de disposer ce dernier sur des assiettes et dans des verres, elle s'était assise en face de Kenji, l'invitant à faire de même. Il faisait beau, et la journée promettait d'être ensoleillée. L'été touchait à sa fin, mais les quelques chaleurs qu'il avait apportées au pays de la Brume avaient fait du bien. Les récoltes s'en trouvèrent plutôt bonnes, et les habitants furent ravis de pouvoir profiter des chaleureux rayons de l'astre solaire, pour changer de cette pluie ou de cette brume constantes, auxquelles ils étaient habitués, certes, mais bon... Un peu de soleil faisait du bien à tous. Et ce matin, il faisait particulièrement doux malgré l'heure, encore avancée, de la journée. Kahera les avait plutôt chargées, ses journées, malgré son jeune âge. Onze ans, et tant de travail... Comme Kenji, sans doute. Lui aussi s'entraînait très dur.

« Je pense qu'il ne faut pas les juger ainsi, mais avoir pitié d'eux, car ils ont besoin d'aide. »

Voilà, c'était ça, la réponse. Ces gens qui faisaient du mal autour d'eux, ils ne le faisaient pas sans raison. C'étaient de pauvres âmes en détresse, des personnes qui n'avaient pas trouvé la force de rester bons et altruistes, qui n'avaient peut-être jamais eu la chance de trouver une personne assez importante à leur yeux que pour avoir envie de briller pour celle-ci. Ils avaient besoin d'une main charitable pour les secourir, en fait, mais faisaient tout pour qu'on les accable davantage. C'était triste, terriblement triste, et la jeune Kahera éprouvait sincèrement beaucoup de peine pour eux. Le ton presque vibrant de l'émotion et de la sincérité qu'étaient siennes en cet instant, elle conclut:

« J'ai eu la chance de naître avec cette force, et d'avoir des gens qui comptent pour moi, et pour qui je veux briller. Eux pas. J'aimerais les aider. Je ne pense pas qu'ils soient juste des... "produits d'une expérience ratée". Et si c'est le cas, alors, j'essayerai de les réparer. Parce que j'ai l'envie et la force de le faire... je crois. En tous cas, je l'espère. On a tous notre place, c'est juste... difficile de la trouver. »

Oui... Trouver sa place en ce monde, c'était difficile, surtout pour des gens comme eux, ou comme Kenji, orphelin et seul si jeune, livré à lui-même, et à la colère d'autres comme lui face à l'injustice de leur existence. Il avait trouvé la force de ne pas s'en prendre aux autres, mais pas encore celle d'aller vers eux. Eux n'avaient même pas trouvé cette force. Kahera savait que ce don qu'elle avait, ce kekkai genkaï qui venait d'impressionner son ami, n'était pas celui qui aiderait le plus autrui... Elle savait que son don, c'était la force de son cœur, et cet amour incommensurable qu'elle possédait et désirait partager. Tous ces gens avaient besoin d'amour. Ils ne s'en rendaient simplement pas compte, ou bien, par trop blessés par la vie, refusaient de l'admettre. Il lui faudrait de la patience, de la compréhension, de la douceur et de la persévérance, pour rouvrir les portes de tous ces cœurs meurtris. Mais elle souhaitait y parvenir. C'était là son nindô, à elle.

« Bon appétit, Kenji sempaï! »

Entamant le repas, elle lui avait souri, encore une fois, de cet adorable sourire, franc, empli de bonté et de sincérité. Sa vie à elle n'était pas non plus facile, et pourtant... Elle souriait. Comme elle lui avait dit, un jour... Sourire, ça ne coûtait rien, et ça rendait les gens plus heureux. Et elle était heureuse, même si certaines choses la peinaient. Elle avait une famille, des amis, un but noble dans la vie, vers lequel elle s'efforçait chaque jour d'avancer... Kahera n'avait pas à se plaindre, telle était son opinion. Elle considérait toujours que bien d'autres souffraient et qu'au lieu de se plaindre de ses propres soucis, elle avait bien mieux à faire d'aider ces autres, qui souffraient davantage. Et puis, aujourd'hui... Il faisait beau, et elle allait s'entraîner avec son ami. Quoi de plus réjouissant? Il lui restait un an d'académie avant de passer son diplôme de genin, officiellement, et même si elle possédait déjà le droit d'accomplir certaines missions, elle ne s'en vantait pas. C'étaient des missions secrètes, de toutes façons. Et il lui fallait garder la forme, et s'entraîner régulièrement pour rester à flots.

A flots... En y pensant, Kenji semblait clairement se diriger vers la maîtrise de l'élément liquide. Kahera voyait bien comme il progressait, et elle était fière de lui. Elle l'encourageait, et se proposait toujours comme cible mouvante, lorsqu'il voulait entraîner sa précision. Agile et rapide comme elle l'était avec l'aide de son Mienaï, il ne pouvait pas l'atteindre, de toutes façons, bien qu'elle lui laissa croire, parfois, qu'il le pouvait, ne lui ayant pas encore dévoilé son kekkai genkai. Elle se laissait alors volontairement toucher. De toutes façons, ce n'était jamais bien méchant. S'il apprenait des techniques de zone, de type tsunami ou noyade, en revanche, elle ne se laisserait plus toucher. Elle tenait à la vie, tout de même! Surtout que l'eau, en grande quantité ou en étendues trop vastes comme cette mer qui bordait la plage sur laquelle vivait Kenji, Kahera en avait peur. Elle avait appris à marcher sur sa surface, mais ne s'était jamais vraiment éloignée de la plage, ne s'aventurant jamais là où elle n'avait pas pieds... Restait à espérer que personne n'y fasse jamais attention... Taquine, relançant le sujet de l'entraînement qui allait suivre, la petite fille sourit à nouveau, taquine, lui proposant un jeu qu'il connaissait bien, et auquel il ne gagnait que lorsqu'elle le laissait gagner...

« On joue à chat, après? »
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Ryûzoji Kenji
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MessageSujet: Re: Les Secrets d'une Amitié   Dim 05 Sep 2010, 15:53

Fixant parfois la jeune fillette maladroitement, toujours intrigué de la découverte de ses capacités hors normes pour son âge, je la laissai tel un goujat installer ce qui commençait à ressembler à un déjeuner en plein air. Elle, de son côté, trouvait assez d'attention à me consacrer pour me répondre tout en arrangeant harmonieusement la tablée sauvage, et ce faisant, apportant un peu de raison à mon discours encore marqué par le dégoût que m'avaient inspirés les abrutis chassés plus tôt. Encore une fois, ses sages paroles d'enfant, dont on se demandait parfois si elles émanaient vraiment de son innocence, ou bien plutôt d'une réelle maturité précoce, m'apportaient plus que je ne me le serais avoué. Et alors que nous nous mîmes à table tout à fait naturellement et sans trop y penser, je commençai à apporter à ma boucher quelques miches de pain frais, que ma chère amie venait d'apporter. L'écoutant comme s'il s'agissait d'un prophète, avec cette attention particulière de l'élève envers son professeur, je trouvai quelque peu ironique qu'à mon âge, ce soit une petite fille comme elle qui m'apporte le sens qu'il manquait aux sentiments qu'il me prenait de ressentir.


" Merci. Merci ! Kahera-chann ! "


Ingurgitant avec appétit, mais sans me goinfrer, j'oubliai un instant toutes ces considérations, mon esprit de jeune adolescent passant assez vite à autre chose, se vidant de ses problèmes par la seule inaction des synapses de mon cerveau. Il était de ces moments dont il fallait savoir profiter, sans envisager le moindre futur, lointain comme immédiat.


Jouer à chat ? Je n'avais pour ainsi dire pas encore digéré, et il me semblait qu'il avait plutôt été question de s'entraîner lorsque nous avions convenu de nous retrouver aujourd'hui... ?


" Hmm, et baa, euu, oui pourquoi pas ! Mais je te préviens ! Cette fois on fait ça sur l'eau, ou nul part ! " finis-je par dire en me levant d'un bon, prêt à m'élancer en courant vers le rivage tout proche.

" Et cette fois, tu ne m'auras pas crois moi ! " rajoutai-je, confiant en ce nouveau Jutsu que j'avais appris à l'Académie dernièrement.


Sans autre forme de procès, et négligeant les complaintes de mon estomac encore au travail, je pris une avance confortable, jettant un regard à la fois taquin et inquiet derrière moi, conscient que cette petite fillette... Recelait de bien des surprises !!
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Tashibana Kahera
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MessageSujet: Re: Les Secrets d'une Amitié   Lun 06 Sep 2010, 18:02

Du haut de ses quatorze ans, le jeune Ryûzoji progressait bien, très bien même, dans ses entraînements. En tant qu'amie, Kahera était très fière et impressionnée, et l'encourageait souvent, d'ailleurs. Lui qui n'avait plus de famille et apparemment pas ou peu d'amis, il avait désormais au moins une personne qui veillait sur lui, à sa manière, malgré son jeune âge et sa vie bien trépidante pour une enfant si jeune, encore.

Onze petits printemps... A cet âge, la plupart des gamins n'étaient encore qu'aspirants, avec une à deux bonnes années d'études devant eux, encore, avant de pouvoir passer leur examen de genins et recevoir leur bandeau. Kahera suivait aussi les cours, mais elle obtenait presque toujours les meilleurs résultats sauf en matière de combats et examens physiques, refusant encore et toujours de seulement penser à attaquer quelqu'un, fut-ce pour jouer ou s'entraîner, pour de faux en somme. Pour ces matières-là, elle obtenait des zéros pointés...

Et lorsqu'elle n'était pas à l'académie, la petite fille courait entre l'hôpital, où elle officiait déjà comme medical nin, apparemment plutôt douée, travaillait chez elle pour aider ses parents, rendait de menus services à gauche, à droite, et disparaissait le reste du temps, étrangement, lorsqu'elle ne se trouvait pas en compagnie de Kenji, du moins. Ayant fini l'académie, Kenji n'en demeurait pas moins occupé pour la peine, désireux de progresser lui aussi, mais sans doute devait-il souvent se demander comment il était possible qu'une aspirante comme sa jeune amie puisse ne jamais ou presque avoir de moment à elle, et pourquoi elle disparaissait si souvent, parfois plusieurs jours durant, même... L'envoyait-on en mission? Non, quand-même pas, si? Peut-être était-ce afin d'en découvrir davantage sur elle, dès lors, qu'il la testait tout en jouant, lors de ces pseudos entraînements... Pseudos, car jamais elle ne ripostait. Ce n'étaient jamais que des courses poursuites, amusantes, entraînant l'endurance, la vitesse, l'adresse, l'agilité etc, mais n'apprenant pas grand chose en matière d'art du combat ninja, de leur futur quotidien, en somme...

« A... ah! Attendez! Kenji-sempaï! »

Trop tard. Il avait foncé en direction de la mer, sur laquelle il se déplaçait avec aisance, l'invitant à l'y rejoindre. Elle-même maîtrisait certes correctement le Suimen Hokou no Gyou depuis longtemps, mais... Kahera craignait l'eau. Dès lors qu'elle devait passer par des surfaces profondes assez pour qu'elle n'y ait plus pieds si jamais elle s'y enfonçait, la petite fille gérait avec toute la peine du monde son angoisse, sa phobie de l'élément aqueux. Kahera adorait l'eau, elle adorait Kiri, son village, la brume, la pluie, se baigner, même. Mais un traumatisme, dans sa plus jeune enfance, lui avait insufflé une peur phobique de se noyer, et depuis, elle fuyait littéralement toute situation, toute zone de déplacement aqueux trop risqué à son goût. L'étendue marine en faisait naturellement partie... Pourtant, elle prit son courage à deux mains et se lança à la poursuite de son aîné.

« Et cette fois-ci, tu ne m'auras pas! » avait-il dit... Ça, ça restait à voir. Plus vite elle l'attraperait, plus vite ils en auraient fini avec ce jeu, du moins sur le terrain choisi par Kenji, non? Après tout, si Kahera parvenait à le toucher, ce serait à son tour à lui de la poursuivre. Et bien entendu, la demoiselle n'avait pas l'intention de poursuivre sur l'eau lorsque viendrait son tour de mener la danse...

* Hashiru no jutsu *

Elle sourit, déjà certaine de sa victoire. Et vu le terrain de fuite choisi par Kenji, Kahera voulait en finir au plus vite. Elle ne lui laissait aucune chance, ayant incanté mentalement l'un de ses jutsus secrets, liés à son don héréditaire, dont il ignorait encore l'existence, lui. Aidée du Hashiru, la petite fille courait, se déplaçait encore plus rapidement, comme si le vent lui-même l'accompagnait dans sa course, la guidait, la portait. En quelques secondes à peine, elle avait rejoint son ami, l'entourant de ses bras comme pour bien lui montrer qu'il venait de perdre, qu'il était son prisonnier...

« Je vous ai eu, Ryûzoji-sempaï!!! »

Et elle lui fit son plus adorable sourire, ne se doutant pas une seconde qu'il pourrait encore lui jouer des tours, de là où ils étaient, peut-être taquin, lui aussi... Kahera pensait, soulagée, qu'à présent, ce serait à son tour à lui de la poursuivre,e t qu'elle pourrait donc choisir la terre ferme comme terrain de jeu...
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Ryûzoji Kenji
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MessageSujet: Re: Les Secrets d'une Amitié   Mar 07 Sep 2010, 20:26

A peine avais-je eu le temps d'atteindre les rivages où l'eau était assez profonde pour rendre le jeu un peu plus intéressant, que sur mes talons courait déjà Kahera, petite Kunoichi en herbe, et surtout, en Kimono, ma meilleure amie. J'allais avoir l'occasion, si tout se passait comme prévu, de mettre en pratique mon tout nouveau Jutsu, fraîchement appris auprès d'un maître en Suiton. Encore fallait-il, bien sûr, que je n'oublie rien dans le processus... Ou bien, ce serait un échec honteux et retentissant, à coup sûr ! M'apprêtant déjà à malaxer mon chakra, pour ne pas attendre le dernier moment, je me retournai complétement vers la jeune fille, mes pieds fermement campés sur la surface de l'océan, peu houleux heureusement ce matin. Elle arrivait, à vrai dire, bien plus vite que je ne l'aurais cru, ses pas semblant voleter au dessus de la surface liquide sans effort. Pour peu, on aurait pu croire qu'elle fut plus à l'aise que moi sur l'eau... !


Vite, je n'avais plus un instant à perdre. Tous les mudras devaient être composés avant qu'elle n'arrive sur moi, vite, vite... Aucun problème pour les signes, je m'en rappelais par coeur. Le chakra... C'était une autre histoire. La manipulation était fine et précise: nécessairement, pour un Jutsu de Rang A.. ! Tout allait bien, je fermais un instant les yeux pour me concentrer, et... ! Ca y était, j'étais prêt !
Et la voilà qui arrivait en trombe, deux bras tendus en avant comme pour se saisir de moi, prête à déjà prendre le rôle de celui ou celle qui devait fuir l'autre à toute allure. Espérant tout de même que le tour que j'allais lui jouer ne la vexe pas, j'activai mon Jutsu...

* Mizu Bunshin ! *

En une fraction de seconde, c'était fait. Un double m'étant totalement identique venait d'apparaître à ma place, et se faisait enlacer des petits bras maigrichons de Kahera. Non pas que je le plaignis à aucun moment, au contraire, mais esquiver ainsi pour la première fois un "assaut" me rendait particulièrement fier. Surgissant de la droite de mon clone comme un lapin de son fourré, je repartis vite en direction du rivage, courant encore plus vite qu'à l'accoutumée pour tenter de semer une bonne fois ma chère amie, à qui je songeai que j'aimais décidément lui faire des farces. Après tout, elle le méritait bien et surtout,... me le rendait bien !


" Hahaa, je t'ai eu Kahera-chann ! Attrape-moi si tu peux ! Hahahaaa ! " lançais-je en tournant la tête vers elle une nouvelle fois, elle qui enlaçait encore mon clone pataud et immobile.


Fier de moi, oui, je l'étais décidément beaucoup. Mais à présent, c'était plus pour fuir son éventuelle colère que pour continuer à jouer à chat que je courais à toute allure en direction des bois tout proches. Je n'étais apparemment pas encore prêt à assumer les crasses que je pouvais faire aux personnes à qui je tenais... Cela prêtera-t-il à conséquence ?

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Tashibana Kahera
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MessageSujet: Re: Les Secrets d'une Amitié   Mer 08 Sep 2010, 14:17

De la colère, Kahera n'en ressentait aucune. En tous cas pas à l'instant. Juste une grande surprise lorsque ses bras rencontrèrent le clone aqueux, qui éclata en un plouf sonore et... humide, dans les bras de la petite fille, lorsqu'elle se jeta sur lui, pensant avoir attrapé son ami. Raté! Pour une fois, elle devait admettre qu'il l'avait bien eue! Mais cette victoire ne l'empêcherait pas de l'attraper ensuite! Surtout qu'apparemment, lui qui voulait absolument jouer en terrain aquatique, venait de prendre la direction de la terre ferme, au grand soulagement de Kahera, qui fonça dans sa direction, une fois l'effet de surprise passé.

Riante, elle lui courut après un bon moment, le remerciant silencieusement d'avoir finalement opté pour un terrain bien ferme plutôt que sur la mer, en lui laissant sans cesse de l'avance, histoire que le jeu dure un peu et qu'il n'ait pas toujours l'impression d'atteindre la vitesse d'un escargot, lorsqu'elle courait à ses côtés en le doublant aussi rapidement qu'un félin bondissant à côté du pauvre invertébré. Cette vitesse foudroyante, c'était un atout, mais pour quoi, ça, Kenji n'en savait trop rien, au fond. Pour tout autre ninja, il aurait su, mais pour elle...? A quoi donc pourrait bien lui servir une pareille réactivité et rapidité de mouvement, une telle adresse aussi, si elle refusait de toutes façons de se battre? Elle n'avait pas encore fini les cours, à l'académie; il lui restait un an à faire, encore. Elle passait chaque année avec de bonnes notes moyennes, mais en réalité, elle ne sauvait ses notes que parce que le résultat comptant pour passer à l'année d'après, c'était la moyenne et non chaque cours en particulier! Sinon, avec ses zéros pointés en cours de combats, la pauvre n'aurait jamais dépassé la première année.

« Je vais vous rattraper, Kenji-sempaï, attention! » dit-elle, toujours en riant, le poursuivant entre les arbres, de sommet en sommet, en zigzaguant entre les fourrés au sol, les obstacles divers qui jonchaient le parcours choisi par le jeune Ryûzoji.

Mais tandis qu'elle l'atteignait enfin, près de son humble masure, la petite fille stoppa net sa course, ayant aperçu près de la maisonnette une silhouette familière. Le temps que lui aussi stoppe sa course folle, Kenji pouvait apercevoir un shinobi masqué, comme les oinins, tendre un petit rouleau à son amie, sans un mot, avant de disparaitre comme il était apparu. Kahera jeta un regard quelque peu embêté à son ami, lui souriant maladroitement, en guise d'excuse, et ouvrit le rouleau afin d'en lire le contenu vite fait, puis de le refermer. Un rendez-vous. Ce soir, sur le pont. Elle devait être prête à partir pour plusieurs jours, en tenue adéquate, disait la note. L'enfournant dans une petite sacoche qu'elle gardait toujours avec elle, Kahera ne se soucia plus guère du rouleau une fois celui-ci lu. Et pour s'expliquer auprès de son ami, elle trouva une excuse qui sonnait plutôt vraie, la fillette ayant du apprendre à mentir, pour la cause... Même si mentir la mettait toujours aussi mal à l'aise, elle savait cependant le faire sans que l'interlocuteur ne doute, de façon suffisamment crédible.

« Je dois aller retrouver mon senseï pour des cours particuliers... On va partir en stage, alors, je ne sais pas quand je pourrai revenir jouer avec vous, sempaï... »

Elle s'inclina poliment, respectueusement comme elle le faisait encore à chaque fois, exagérément polie dans son éducation, lui fit un adorable sourire, bien que quelque peu confus, et disparut à son tour. Sauf qu'elle commit l'erreur de ne pas se rendre compte du trou ornant sa sacoche, ni du fait que son rouleau top secret venait d'en tomber sur le sable, sans un bruit... Si Kenji se posait des questions sur la nature des activités étranges forçant une enfant de son âge, aspirante, encore, à quitter si souvent le village avec un soit-disant senseï particulier... Il n'avait qu'à se baisser et lire... Il apprendrait alors que l'on s'adressait à sa si jeune amie par un nom de code, au même titre qu'à un oinin, qu'elle devait se rendre ce soir à 17 heures précises, en tenue adéquate, au centre du pont Naruto, avec de quoi survivre à un voyage de deux jours aller, deux jours retour, et sans doute un à trois jours sur place, sans autre indication que ce fut. Quant au nom de code, du moins sur ce bout de papier, il voulait simplement dire 'secret': Himitsu.
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MessageSujet: Re: Les Secrets d'une Amitié   Mer 08 Sep 2010, 23:30

Satisfait de mon coup, je l'étais encore plus que Kahera ne se soit pas offusqué le moins du monde en réagissant à ma farce. Au contraire, elle sembla d'autant plus pleine de vie, souriante et joueuse. Il n'en restait pas moins qu'elle était diablement rapide... C'en était effrayant, pour son âge. Parfois slalomant entre les branchages pour lui échapper en donnant une bonne partie de moi même, je l'apercevais elle qui, presque sans effort apparent, surgissait quelques mètres plus en avant, sur ma droite ou ma gauche. Autant étais-je totalement subjugué par ses exploits, dont je n'étais pas le témoin pour la première fois à vrai dire, autant je commençais sérieusement à me demander d'où provenait cette vitesse hors du commun. Ses souliers étaient-ils à réaction ?... Prenait-elle des drogues ??... Non, il fallait rester sérieux. N'empêche, que ces pensées me trituraient l'esprit, alors même que je tentais de lui échapper en donnant le meilleur de moi dans cette partie de Chat plutôt mouvementée.

Soudain, alors que, à vrai dire, je commençais sérieusement à fatiguer dans cette course poursuite sans fin, j'aperçus Kahera au milieu des végétaux haut de plusieurs mètres... Le regard levé vers un imposant Shinobi masqué, vêtu de l'uniforme attitré des Oï-Nin du Village. Qu'est-ce que... De quoi il pouvait bien s'agir ? Alors que l'adrénaline se fit d'un coup plus intense dans mon organisme, je me ravisai assez vite en constatant que l'homme tendait un rouleau de parchemin à mon amie, sans manifester aucune attitude hostile envers elle. Interloqué, je restais figé sur place, à regarder la scène, jusqu'à ce que, en un éclair, l'Oï-Nin disparut. Kahera se tourna vers moi, faisant mine de se rapprocher, mais m'expliquant alors qu'elle devait partir immédiatement rejoindre son Sensei, pour une durée indéterminée... Sans que je compte particulièrement discuter du pourquoi ou du comment avec elle, je n'eus même pas le loisir de lui dire au revoir, ne pouvant que cligner des yeux, et constater son départ, tout aussi expéditif que celui du Shinobi d'Elite. Vraiment, là, j'étais ce qu'on pouvait décemment appeler "largué", sur toute la ligne. Ca ne ressemblait pas vraiment à Kahera de partir aussi soudainement, sans même prendre le temps d'écouter ma réponse...

Soudain je l'aperçus, au sol. Le rouleau que l'Oï-Nin lui avait confié, et qui venait probablement de tomber de son kimono. Accourant pour le ramasser, j'usai de ma voix en m'en saisissant pour tenter de le rendre à sa destinataire.


" Kahera-chann, ton messaaage ! ... ! "


Bien sûr, aucune réponse ne me parvint. Avec cette vitesse diabolique, elle devait déjà être rendu à pétaouchnok en ce moment même... Je me retrouvai donc subitement seul, avec ce... Ce mystérieux rouleau... Que j'avais entre les mains... Et dont je n'avais pas la moindre idée du contenu...
...
...
Mais qu'est-ce que j'attendais ! La curiosité était un vilain défaut, mais après tout, je n'avais vu aucun sceau de protection et... Cela ne pouvait pas être bien méchant. Je voulais m'informer, voilà tout. C'est avec cette pensée à l'esprit que je commençai à dérouler le message reçu par Kahera des mains de cet homme mystère. Me mettant en route pour rentrer chez moi tout en exécutant ce geste, mes pas stoppèrent net quand mes yeux purent enfin se poser sur le message lui même... Mais... Qu'est-ce que c'était que ce machin ?? Himitsu... C'était pourtant bien à Kahera que le message était destiné... Ce pourrait-il que... Un nom de code ? Mais pour quoi faire ? Il n'était fait mention nul part d'un Sensei quelconque, ce qui m'amena vite à la conclusion que ma meilleure amie... Venait de me mentir ouvertement. Je ne pensais pas ça vraiment possible, ni même plausible. Mais ce message, négligemment oublié sur le sol des bois, là où le végétal commençait à rencontrer le sable fin de la plage, me donnait heureusement assez d'indications pour que je puisse vérifier, par moi même, de quoi il s'agissait réellement. A 17h, sur le Pont Naruto. C'était décidé... Ce rendez-vous serait le mien, et j'étais bien décidé à découvrir la vérité qui méritait que l'on me mente... Que Kahera me mente... !
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Tashibana Kahera
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MessageSujet: Re: Les Secrets d'une Amitié   Jeu 09 Sep 2010, 19:58

Cette journée avait pourtant si bien débuté, mais voilà qu'il fallait que son devoir de ninja la rappelle à l'ordre. Malgré son très jeune âge, la petite Kahera se savait dans l'obligation de se soumettre à la volonté de ses supérieurs. C'était pour le bien du pays, de ce village si cher à son cœur malgré tout, malgré la façon dont, d'une certaine, elle s'y savait quelque peu exploitée. Après tout, on ne lui laissait même pas profiter de son enfance. Et une fois cette dernière passée, il serait sans doute trop tard... Au moins, depuis le changement de kage, la chute du sandaïme suivie de la désertion du yondaïme, puis de l'arrivée sur le trône kirien d'Arane Tashira, godaïme bien aimé de ce peuple trop souvent trahi par ses dirigeants, Kahera disposait-elle d'un peu de temps à elle. Cet homme, bien que l'on se méfiât de lui au début, avait instauré une période de paix, de confiance, et de reconstruction. Les kiriens commençaient à gagner foi en lui, et réciproquement, et rien que pour cela, la jeune espionne se sentait pousser des ailes à sa volonté comme à son courage lorsqu'on l'envoyait en mission, se sentant honorée de la confiance qu'on lui accordait, tandis qu'avant... Avant, c'était bien différent...

Au départ, et ce alors que la petite prodige venait à peine d'entrer à l'académie, c'était le sandaïme qui dirigeait Kiri non kuni, d'une main de fer, faisant se rebeller les grands épéistes de la brume eux-mêmes contre cette tyrannie intolérable. Il avait bien failli mener le pays tout entier à sa chute, avait brisé bien des foyers en menant une traque impitoyable contre les porteurs de dons héréditaires, et sa façon de choisir les futurs genins sortant tout juste de l'académie n'était pas des moins sanglantes non plus. Quant à la situation économique de Kiri à cette époque, ce n'était pas mieux. Si son successeur avait quelque peu redressé la barre avant de lui-même déshonorer la confiance de son peuple en désertant, seul Tashira était parvenu à redresser vraiment le pays de la Brume, sans doute aidé dans l'ombre par son collègue, lui aussi nommé kage... N'ayant plus confiance en un seul homme, Kiri no kuni avait eu la folle idée d'en nommer deux. Pourquoi pas, après tout! Dans tous les cas, Kahera se sentait mieux, plus en sécurité, et utile pour son village, depuis cet avènement. Avant...

Avant, ses missions n'étaient qu'une sombre obligation. C'était ça ou la mort. Le sandaïme l'avait sous son contrôle total, tel un pantin à qui l'on faisait faire ce que l'on voulait. Qu'elle se soit seulement rebellée et il l'aurait brisée, détruite. Missions d'espionnage uniquement, heureusement, car elle était encore trop jeune et manquait de force et de capacités pour seulement tenter de tuer quelqu'un, du moins dans les grandes lignes, mais dans l'absolu, Kahera n'avait qu'une envie concernant cette sombre période: l'oublier. Car oui, elle avait tué des gens. Déposer un poison subtil dans une tasse puis disparaitre sans que personne n'ait seulement remarqué sa présence, à six ans, elle en était déjà tout à fait capable, et le sandaïme le savait. Il ne l'avait gardée en vie que pour cela, d'ailleurs, dans le but infâme de se servir de son don comme il le désirait. Arane Tashira, lui, n'était pas ainsi. Finies, les missions d'assassinat, les traîtrises, la malhonnêteté, le chantage pour forcer l'obéissance! D'une certaine manière, il l'avait libérée du joug de son passé, et lui avait ouvert la porte vers un futur plus clair. Et bien que toutes ses missions ne l'enchantaient pas toujours, la petite demoiselle les acceptait avec toute la bonne volonté du monde, lorsqu'il s'agissait du bien du pays, et du bien-être de cet homme, Arane Tashira.

« Te voilà. Bien. Approche. »

L'homme de la veille, sous henge d'un vieux marchand ambulant accompagné de sa charrette, venait d'adresser la parole à une demoiselle ressemblant à Kahera, mais plus âgée... Elle aussi devait être dissimulée sous henge. De longs cheveux marrons, le regard de la même couleur, une frange, et un kimono, l'ensemble sous les traites d'une adolescente de l'âge de Kenji, environs, quatorze, quinze ans. L'oïnin semblait jouer le rôle d'un membre de sa famille l'emmenant chez quelqu'un, et tous deux se mirent d'ailleurs en route, nonchalamment, l'air de rien, en marchant, aucun badaud ne leur prêtant spécialement attention. Mais Kenji pouvait entendre leur conversation, son esprit fixé dessus, lui, contrairement au reste des passants...

« Grand-Papa voudrait se rendre à Konoha, dans le courant de la semaine prochaine... Je me suis dit qu'on pourrait le précéder. Toi qui sais toujours tout sur tout, tu pourrais y glaner les informations utiles à son voyage et à son séjour. Il voudrait faire affaire avec son homologue konohien, mais ignore ses intentions. A toi de les découvrir avant qu'il ne s'y rende, savoir si le voyage en vaut la peine ou pas. »

Il se fichait d'elle ou quoi? Non... Kenji devait s'en douter, il devait... forcément s'agir de langage codé. Et Kahera semblait plus ou moins le comprendre, malgré quelques interrogations dans son regard encore bien juvénile. En y réfléchissant, tout badaud passant près d'eux ne pouvait que penser entendre les brides d'une simple discussion entre une gamine et son oncle ou un truc du genre. En remettant les choses dans le contexte, il était aisé de deviner de qui et de quoi il s'agissait. Grand-Papa... Se rendre à Konoha pour affaires avec son homologue de là-bas... Une mission d'oïnin donnée à son amie portant déjà un nom de code au vu du message de la veille... Le Mizukage devait se rendre à Konoha pour quelque entretien avec le Hokage, et l'on envoyait un espion analyser le terrain au préalable. A onze ans, se pouvait-il, pourtant, qu'elle puisse être cet espion?!

« Bien. Alors, je vais faire cela, mon oncle. Puis-je me montrer franche envers ces gens, ou bien pensez-vous qu'il vaille mieux me montrer plus discrète...? »

« Sois discrète. »

Elle s'inclina poliment en guise d'acceptation de la consigne. Ainsi, elle devrait vivre plusieurs jours sous couvert de son Meni Mienaï... Soit. Elle s'exécuterait. Elle savait que son Mizukage désirait entreprendre quelques affaires avec Konoha, mais dans le doute quant à leurs intentions, et avant même de leur envoyer la requête du dit rendez-vous, il envoyait un espion. Ainsi, dès qu'ils recevraient la demande, à Konoha, Kahera serait déjà sur place et connaîtrait leur réaction, qu'elle transmettrait aux hautes instances de Kiri.

« Je t'accompagne jusqu'à Konoha. Là-bas, tu te débrouilleras. Je ne serai pas loin, cependant. »

« Bien. »

Pas un mot de plus. Le strict nécessaire. L'oïnin attendrait aux alentours de Konoha, sans doute, et enverrait les informations que lui transmettrait l'enfant espionne au Mizukage au fur et à mesure de ses investigations, à elle. Kahera serait en plein Konoha, seule face à tout un village, si jamais elle se faisait découvrir. A quoi donc pensait le mizukage en y envoyant une enfant si jeune en guise d'espion?! A moins que lui-même ignorât l'âge de l'espionne en question. Sans doute l'ignorait-il. Les Oïnins ne lui donnaient que les informations vraiment utiles, après tout... Dans tous les cas, Kahera semblait avoir l'habitude de ce genre de situation. Mais ni elle, ni l'Oïnin ne s'étaient encore aperçus de la présence d'un petit curieux... Ce dernier venait d'en apprendre beaucoup, sans doute trop même, sur son amie. Il savait également qu'elle allait être mise en danger, et qu'au moindre faux pas de la petite fille, le pire des sorts pouvait devenir sien. Qu'allait-il faire...?
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MessageSujet: Re: Les Secrets d'une Amitié   Sam 11 Sep 2010, 00:40

Faire mon paquetage n'avait pas été simple. Je n'étais pas encore habitué au fait de partir de cette façon, pour plusieurs jours en territoire potentiellement hostile, et ptar conséquent, ne rien oublier sous peine d'en ressentir cruellement le manque. A vrai dire, toute cette histoire me retournait tellement que je n'étais même pas sûr de devoir vraiment me préparer pour un voyage si long... Et si périlleux. Mais, je n'étais pas sorti diplômé de l'académie pour rien. Même si j'étais de retour demain, sans avoir eu à combattre qui que ce soit, il fallait que je sois paré à toute éventualité. Aussi avais-je emporté, en les disposant dans divers poches d'équipements divers, multiples ustensiles utiles, que je savais manier avec grande technicité quand le besoin d'en faisait ressentir. Kunai, fil de fer, shuriken bien sûr, mais aussi notes explosives, notes explosives truquées, et quelques autres surprises que je réservais à d'éventuels ennemis. Cela venant s'ajouter à mon talent inné pour les embuscades et les frappes éclaires, j'étais fin prêt. Je pris assez d'avance pour m'assurer une planque indétectable une fois que Kahera -et qui sait d'autre- arriverait sur place. A 15 heure, j'étais déjà en place, en contrebas du fameux Pont, camouflé dans les fourrés touffus qui le bordait à ses deux extrémités. La pluie tombait, une fois de plus, sur le Pays de la Brume. Une gageure, mais aussi une bénédiction, qui permettrait au sol tout autours de moi de s'adapter, de m'envelopper comme si j'appartenais à ce milieu naturel. J'étais aussi trempé que la terre boueuse, et c'est ce qui ferait la force de ma dissimulation.

L'heure fatidique approchait à grands pas. Pas un chat ne passa sur le dît pont, tandis que, à mesure du temps passant, le temps se fit plus clément, pour presque laisser poindre quelques éclaircies. Alors que l'heure était en passe de sonner, un homme, voilé d'un large chapeau de marchand et d'un fourbis indescriptible sur les épaules, vint à paraître aux abords du Pont, pour venir se positionner presque tout juste au dessus de ma position. Louche, pour un marchand itinérant, de s'arrêter de la sorte, me dis-je... Je n'avais de toute façon que sa présence à analyser, à me mettre sous la dent, et était donc presque guidé par la force des choses, poussé à douter de son intégrité en tant que marchand. 16h55... Mes sens étaient en alerte comme jamais. Je savais déjà que Kahera m'avait menti... Ce que je ne pouvais toujours pas comprendre, c'était pourquoi. Cette pensée, qui commençait sérieusement à me creuser l'esprit, parut disparaître l'espace d'un moment, tandis qu'une jeune fille d'à peu prêt mon âge apparut à son tour, se dirigeant tout droit vers le marchand arrivé plus tôt. Je regardais mon Timer... 17h à peine passée. Pouvait-il s'agir d'une coïncidence ? Cet homme ne ressemblait à personne que je connaisse, et cette fille... N'avait que des faux airs de Kahera, en vérité. Pourtant, il n'y avait bel et bien qu'eux deux sur le lieu de rendez-vous, et l'évidence dut me frapper d'autant plus fort, lorsque la voit de l'homme jaillit de sa bouche. Je reconnaissais cette voix. C'était la même que celle de l'homme qui était venu interrompre notre jeu, ce matin même...

Plus aucun doute n'était permis. Sous Henge, ces deux là avaient failli me duper -pas pour longtemps, toutefois-, et discutaient à présent d'une manière très étrangement normale... A quelques exceptions prêt bien entendu... "Grand Papa, Konoha, discrète" ? Mais bon sang où avais-je bien pu atterrir !? Les voilà qui partaient déjà, en direction de l'autre extrémité du Pont, alors que je me demandais encore à quoi tout ça pouvait bien rimer. Cette mise en scène grotesque ressemblait de trop prêt à un début de mission top secrète de recherche de renseignements pour qu'il s'agisse d'une coïncidence. C'était Kahera que cet Oï-nin était venu chercher ce matin. C'était à nouveau elle, ici, maintenant, à qui on semblait confier des devoirs très éloignés de ceux que ses camarades de classe devaient recevoir en ce moment même. Je devais pousser plus avant ma filature... Attendant que leur chemin les ait mené presque à l'autre extrémité du Pont massif et majestueux, je profitai d'être à présent hors de portée pour traverser à la nage pour aller les rejoindre, et les poursuivre. En apnée, bien entendu. Le temps était bien trop clair pour se permettre de provoquer la moindre ride sur le fleuve, qui serait bien trop repérable. Me mettant en route, je réalisai soudainement qu'il me faudrait filer sans me faire repérer un Oï-nin de Kiri... Un Ninja d'élite, apte à tuer en une seconde tout individu suspect trop peu prudent. Déglutissant avec peine, je me dis que, pour cette vérité, j'étais prêt à prendre tous les risques...
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Tashibana Kahera
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MessageSujet: Re: Les Secrets d'une Amitié   Sam 11 Sep 2010, 22:02

Aussi étrange que cela puisse paraître, le jeune Ryûzoji ne se fit pas remarquer du voyage. L'oïnin devait être distrait, ou pas assez doué pour discerner s'il était suivi ou pas... Quant à la petite demoiselle à ses côtés, Kahera, elle semblait... ailleurs, pensive, durant la majeure partie du trajet. Le reste du voyage, elle l'avait accompli sans se faire voir, et dès lors, Kenji ne pouvait deviner son expression. L'oïnin avait ordonné à la petite espionne de se cacher, ce qu'elle savait apparemment faire à la perfection, devenue invisible dès cet instant, incolore, inodore, plus le moindre bruit ne se faisant entendre de sa part. S'il ne s'agissait pas d'un don héréditaire, sa jeune amie possédait en tous les cas une technique sacrément balèze, en y pensant. Car s'ils croisèrent quelques shinobis en chemin, en parvenant aux abords du village de la Feuille, aucun ne sembla se douter d'une quelconque présence supplémentaire concernant la demoiselle, tandis qu'ils se méfiaient parfois un peu du marchand ou semblaient pressentir une présence vague lorsqu'ils passaient ensuite près de Kenji.

« Hum... Nous y voilà... »

Ils venaient effectivement d'arriver à Konoha. Le temps de montrer ses papiers et permis de transport et vente de marchandises, et l'oïnin fut admis au village en tant que visiteur, commerçant itinérant. Il se choisit une modeste chambre d'hôtel où s'installer, ne comportant qu'un seul lit. Forcément, vu qu'il voyageait seul, officiellement, il aurait paru suspect qu'il demande une chambre double! Kahera se débrouillerait, apparemment, il ne s'en souciait que peu, sur le moment. La petite avait ses ordres et savait que faire, de toutes manières. La seule mission de son aîné et supérieur présent serait de surveiller que tout se déroule bien, de renvoyer les informations glanées par oiseau messager ou quelque autre moyen du genre à son Mizukage, ainsi que de s'occuper de recharger la réserve de chakkra de la petite. En effet, user de son Mienaï n'était pas gratuit... Elle épuisait ses réserves de chakkra en continu, tout au long de la journée comme de la nuit, tant qu'elle devait demeurer dissimulée de la sorte. Aussi, possédant un moyen de lui transférer son propre chakkra, l'oinin lui servait-il, en quelque sorte, de chargeur de batterie. Elle revenait quelquefois auprès de lui, s'allongeait pour dormir quelques heures, et pendant ce temps, il lui transférait de son chakkra à lui, avant qu'elle ne reparte espionner.

Ainsi, la jeune amie de Kenji, malgré ses onze printemps à peine et le fait qu'elle n'était encore qu'une aspirante, même pas promue genin au moins... travaillait déjà pour le compte du Mizukage et, sous ses ordres à lui, des oïnins. Peut-être même en était-elle une elle-même? En tous cas, elle recevait ses ordres de missions sous forme de rouleau officiel, avec un nom de code, et rien que cela voulait déjà dire beaucoup. Et combien de fois n'avait-elle pas disparu des heures, des jours, parfois même plus d'une semaine durant, sans avoir vraiment le temps de prévenir qui que ce fut, et sans que personne ne semble savoir où elle se trouvait alors ni ce qui pouvait bien être arrivé à la petite fille?

Premier jour... Ils étaient arrivés à l'aube. Kahera ne s'était plus montrée de la journée, depuis que son supérieur lui avait ordonné de se cacher. Même au passage des imposantes portes de Konoha, personne ne semblait s'être seulement douté de son existence, de sa présence. Peut-être même s'était-elle écartée pour entrer dans l'enceinte du village par un autre endroit? Qui savait... Pas Kenji, en tous cas. En revanche, le soir, elle avait rejoint l'oïnin quelques heures à l'auberge, se reposant, épuisée, vidée de tout chakkra et sans plus d'énergie tout court, à devoir ainsi se concentrer et user de sa technique non stop. Ces quelques heures passées, elle avait repris quelques couleurs et assez d'énergie pour repartir en quête des informations recherchées. Mais avant même de quitter la chambre, elle était déjà redevenue totalement invisible et indétectable. La porte ne s'était pas ouverte; elle passait probablement par la fenêtre. C'était logique. Le lendemain, le même cinéma, et sans doute en serait-ce aussi de même le troisième jour... S'il voulait la coincer, Kenji serait obligé de l'attendre là, sans doute. Mais comment s'y prendre sans que l'oïnin lui-même ne le repère, ce petit garnement, intrus dans cette mission top secrète...?
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Ryûzoji Kenji
Juunin de Kiri
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MessageSujet: Re: Les Secrets d'une Amitié   Lun 13 Sep 2010, 12:12

Plusieurs jours de pistage furent nécessaires... Sous un déguisement fort commun, mais tout aussi efficace, l'Oïnin et Kahera se déplaçaient par la force des choses à l'allure des marchands qu'ils incarnaient, ce qui à vrai dire me simplifiait la tâche. Les suivre à vive allure, sur des terrains plus ou moins plats, ou même en virevoltant dans les arbres de branche en branche, m'aurait mené à ma perte aussi vite que la foudre ne s'abattait sur la terre. Une bénédiction donc, qu'ils aient choisi cette couverture, qui me permettait de garder mes distances, tout en m'assurant de ne pas les perdre, ce qui, à ce stade, aurait été tout simplement ridicule...
Mes provisions se trouvèrent fort bien proportionnées, me rendant compte, à l'approche imminente du Pays du Feu, qu'il me restait une très large moitié de mes réserves. Malgré cette mission personnelle en bonne voie, la même question continuait encore et encore à me tarauder de l'intérieur, commençant malgré tout à comprendre, mais sans trop comprendre encore... Oui c'était bel et bien possible, quoi qu'invraisemblable. Tout semblait me tirer vers la conclusion que Kahera faisait partie d'une Unité Spéciale, pour une raison que j'avais peine à élucider, et qu'elle avait prétexté une séance d'entraînement -de plusieurs jours ?- afin de s'éclipser et accomplir son devoir au sein de cette unité.

Mais comment comprendre ça... Comment comprendre que ma meilleure amie m'ait menti pour ça ? Là résidait la vraie question. Et même si mon entreprise pouvait sembler stupide et irréfléchie, c'était pour moi le seul moyen d'y trouver une réponse méritée.


Konoha... Nous étions tout proches. Si proches à vrai dire, qu'une lancinante vague de stress commença à s'emparer de moi, comme si ma "mission" pouvait réellement devenir périlleuse, dès maintenant. Soudain, je cessai de percevoir la moindre onde d'énergie provenant de Kahera... A vrai dire, je ne percevais plus rien qui puisse ressembler à son aura.. Etait-elle... ? Non, impossible, je n'avais pas quitté le duo de mes sens, et l'Oïnin avait un chakra tout ce qu'il y avait de plus calme. Elle avait... Disparu. Il ne fallut que quelques minutes ensuite pour que l'homme rejoigne une auberge, plantée au cœur des bois comme un dernier point de passage avant le Village Caché. Il était désormais seul... Et Kahera, me dis-je soudainement, comme une fulgurance, devait avoir commencé... sa mission. C'était donc bel et bien d'espionnage dont il était question. Et mon amie était la pièce maîtresse de tout ceci... ! Ce qui, heureusement pour moi, commençait à expliquer quelques petites choses. Ses capacités à aller plus vite que le vent, à se rendre soudainement indétectable, voir invisible pour un œil même entraîné, tout cela formait les parfaites compétences pour un espion. Kahera. Tu vas donc déjà si loin pour ton Village... Et moi qui n'était que Chuunin !

Heureusement, la découverte était de taille pour me détourner de ce sentiment vif mais bref d'infériorité, celle d'un être dupé, à qui l'on aurait caché la vraie nature de ce monde.. Mais, tout restait à faire. Je devais lui parler, c'était impératif ! Seulement, j'allais vite réaliser que la chose ne serait pas aisée. Le Shinobi d'élite accompagnant Kahera ne quittait pas la chambre, et impossible de repérer Kahera... Je devais me faire une raison, et attendre patiemment à l'orée de la clairière. Mon camp fut vite monté: un entrelas de feuilles et de bois, parfait camouflage, et me voilà prêt pour une planque destinée à durer... plusieurs jours... Observant les mouvements incessants, consommant mes réserves aussi lentement que je le pouvais, je tentai d'établir un schéma type, avec toute la patience et la rigueur que cela demandait... Et j'eu bien du mal. Seulement le troisième jours eu-je l'occasion d'enfin détecter Kahera. La pauvre n'avait en fait cessé les aller-retours, revenant chaque fois plus fatiguée de sa mission, qui s'étirait en longueur. Cette fois-là, son état de fatigue était tel que je fus en mesure de la repérer bien avant qu'elle ne rejoigne l'auberge, où l'attendait l'Oïnin que je voulait à tout prix éviter.

Surgissant alors d'un perchoir semi-improvisé, je descendis à toute vitesse de branche en branche, pour finalement arriver à hauteur du sol. Son Don de dissimulation était encore actif, mais ses effets étaient quasiment nuls... Elle devait être au bord de l'extrême fatigue...

" Kaheraaa ... ! lui susurrais-je fortement dans son dos, légèrement en hauteur
Par ici, vite !! "

Faisant des signes à une ombre, un oeil profane aurait pu me prendre pour un fou... Mais à peine ces mots prononcés, l'ombre sembla vaciller... Allais-je enfin pouvoir avoir ma réponse ?
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Tashibana Kahera
Rokudaïme Mizukage
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MessageSujet: Re: Les Secrets d'une Amitié   Lun 13 Sep 2010, 20:24

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Les Secrets d'une Amitié

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