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 Vie d'un prisonnier

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Toro Picana
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MessageSujet: Vie d'un prisonnier   Mar 24 Nov 2009, 17:22

La prison de Konoha No Kuni, véritable forteresse construite pour accueillir les plus mauvais invités qui soient. Personne ne s'en échappait à part ceux qui, ayant tenté de sortir du bâtiment rejoignaient le cimetière le plus proche pour y séjourner jusqu'à la fin de temps. Un sceau empêchant l'utilisation du chakra avait bien évidement été placé près des prisonniers les plus dangereux. Des gardes circulaient en permanence devant les cellules, s'assurant que les bagnards effectuent leur travail. C'était une tâche plutôt simple qui était donnée à ces rebuts de la société qui, pour la plupart, possédaient une force assez avantageuse. Le bruit des pioches sur les grands rochers retentissait à travers toute la prison silencieuse, comme si tous les prisonniers acceptaient leur triste sort sans ne laisser transparaître aucune émotion.

Un seul prisonnier s'autorisait à chantonner un petit air, une chanson de pirate comme il en existe tant, ce chant marin lui rappelant la mer qu'il avait perdue depuis maintenant plus de deux mois. Ce drôle de personnage : Toro Picana, était couché sur un misérable matelas inconfortable posé à même le sol sale de la prison, il ne frappait pas sur les rochers qu'on lui apportait, se refusant à travailler pour des hommes qui avaient osés lui ôter sa liberté. L'ancien marin tremblait. Le rhum lui manquait et son alcoolisme se réveillait au moment où il ne pouvait plus avoir la moindre goûte de sa boisson favorite. Il aurait tout fait pour que l'on lui offre ne serait-ce qu'une gorgée de cette boisson des dieux. Des images du passé lui revenaient et le pirate se rendait compte à quelle point sa liberté lui était précieuse au moment où il l'avait perdue, il se souvenait de cette femme qu'il avait autrefois aimé, de ce bateau sur lequel il avait navigué, de ces rires partagés, de ses combats gagnés ou perdus peut importe, de l'odeur de la mer qu'il avait quittée pour une odeur qu'il n'aurait même pas put définir.

Le grand navigateur n'avait aucune chance de se tirer de ce pétrin, il s'y était résigné, seul un miracle aurait put le sortir de cette prison. C'est pour cette raison qu'il ne s'était pas allié aux prisonniers qui avaient tenté de sortir récemment et dont les rumeurs racontent d'ailleurs qu'ils s'étaient fait rattraper par des Anbu. Dans l'éventualité où il réussissait à sortir, il serait forcément rattrapé par les chiens de Konoha. L'espoir avait cessé d'exister pour Toro Picana en même temps que sa liberté. Par la fenêtre de sa cellule il lui arrivait de voir passer quelques oiseaux, des volatiles qui passaient toujours à la même heure. Le capitaine les enviait.

Les jours passaient lentement, le quotidien du prisonnier n'était ponctué que de deux évènements important : Le repas du jour et le passage des oiseaux devant sa fenêtre. Aucun compagnon de cellule avec qui parler, aucun compagnon de cellule avec qui se détester, aucun avec qui se battre. La solitude totale et insupportable même pour un homme ayant vécu seul sur la mer. Il n'y avait absolument rien à faire à part casser les rochers que les gardes ne lui apportaient même plus, sachant qu'il ne se résignerait jamais à une telle tâche. Le bruit des coups de pioche lui devenait insupportable et le seul moment où il cessait était pendant la pause déjeuner lors de laquelle un garde glissait gracieusement un misérable bout de pain accompagné d'une soupe semblant composée essentiellement d'eau tant son goût était fade. Tout était fade sans le rhum et la mer.

Après quelques temps de prison, il préférait se priver du pain sec, le cassant et le donnant aux oiseaux qui venaient alors sur le bord de la fenêtre mais qui s'enfuyaient dès que le pirate montrait sa sale tête à travers les barreaux. Même les oiseaux avaient peur de lui, c'est dire si sa barbe qui avait abusivement poussée lui donnait une tête à faire frémir le plus placide des garde. Une grande crinière noire avait remplacée ses cheveux désormais encore plus sales qu'autrefois, le seul souvenir de sa piraterie était le bandeau rouge qu'il gardait collé contre son front. Rien ni personne n'aurait put lui faire enlever.

Les oiseaux se montraient de moins en moins peureux au fil des jours, peut être pourrait-il en dresser un, même si la conversation d'un oiseau n'était pas des plus variées, elle lui permettrait peut être de passer un peu le temps, ce temps qu'il n'arrivait pas à tuer et qui finirait par avoir raison de lui dans cette cellule où les murs semblaient se resserrer au fur et à mesure que ses envies que suicide grandissaient. Lors du troisième mois, le pirate avait prit une décision. Il ferait tout pour regagner sa liberté, quitte à mourir pour celle-ci, peut être était-ce mieux que de moisir ici tel les légumes qu'on lui servait en guise de repas. Peu à peu, le capitaine Toro Picana élaborait un plan, de ceux que seule son imagination tordue pouvait créer.

Comme tous les jours... Les oiseaux passaient... Libres.
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Toro Picana
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MessageSujet: Re: Vie d'un prisonnier   Dim 29 Nov 2009, 13:47

Le plan du capitaine Toro Picana ne fonctionnerait sans doute pas, lui même le savait, cependant c'était sa seule chance de s'évader étant donné son incapacité à utiliser du chakra dans cette prison. Ce n'est qu'une fois hors du bâtiment qu'il deviendrait capable de se servir de son Taïjitsu qui lui serait sans doute d'une grande utilité face aux gardes auxquels il aurait probablement à faire. Cela faisait quelques jours que le pirate s'était remis à faire des exercices en vue de sa future tentative d'évasion, malgré ses nouvelles occupations, le marin pensait toujours aux oiseaux qui venaient à sa fenêtre toujours aussi fréquemment, les animaux devenaient de moins en moins peureux et ce, malgré l'odeur pestilentielle dégagée par le personnage. Il avait remarqué que les volatiles avaient une attirance particulière pour la sorte de bouillie aux céréales qui leur était délivrée par les gardes le mardi, bien que ce détail semble tout à fait anodin, il convenait parfaitement au plan du pirate qui en faisait un élément majeur dans sa future libération.

L'air marin chatouillait les narines trop sales du capitaine. Mais il ne fallait pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. La victoire était encore loin d'être acquise, surtout avec un plan aussi bancale que celui du pirate. Cela faisait maintenant trois semaines qu'il stockait la bouillie aux céréales du mardi sous son lit, l'odeur commençait à devenir très forte, à tel point que les oiseaux entraient dans la cellule pour venir picorer la nourriture avant de repartir. Habituer les piafs à l'odeur de cette bouillie était la première étape du plan, arrivait le temps d'évaluer la capacité des oiseaux à suivre l'odeur.

L'évasion aurait lieu le vendredi soir. Cette date était choisie totalement au hasard, cependant, l'heure allait être très précise. Le mardi, le capitaine s'arrangeait pour changer de cellule en prétextant que les oiseaux le dérangeaient. L'excuse était acceptée par les gardes plutôt conciliants pour l'occasion. Emportant ses réserves de bouillie avec lui, il les transportait dans une cellule un peu plus lointaine. A dix-sept heure, temps du passage des oiseaux, il était prévu que ceux-ci reconnaissent l'odeur et s'adaptent à ce changement de cellule. Jusque là, le plan fonctionnait, les volatiles se ruaient toujours sur la bouillie avec autant d'ardeur, peu importe l'endroit où celle-ci se trouvait. C'est à partir de ce moment que le capitaine se mit à croire à son évasion, il avait désormais la conviction qu'il retrouverait un jour son navire, son rhum, la mer.

Beaucoup avaient tentés de s'évader de cette forteresse, mais très peu prévoyaient un plan tel que celui du capitaine, une évasion qui serait certainement aussi exceptionnelle et imprévisible que le personnage. Le mercredi, l'alcoolique dessinait des cibles contre le mur de sa cellule, s'entraînant à lancer la bouillie contre ces cibles. Le pirate n'avait pas perdu de sa précision habituelle, bien qu'il fût plutôt habitué à viser avec de l'alcool dans le sang. La bouillie restait accrochée aux murs et gardait une adhérence assez impressionnante, preuve de la qualité de la nourriture fournie aux prisonniers. Les oiseaux venaient picorer contre le mur, le frappant avec force afin de casser les céréales sèches. Tout se passait pour le mieux... Pour l'instant.

Le Jeudi, dernier jour à la prison avant sa tentative d'évasion allait être décisif. Alors que le garde faisait sa tournée habituelle, le capitaine utilisait toute sa voix rauque pour hurler à la mort, se plaignant de maux de tête horribles. Il était aussitôt accompagné par un garde à l'infirmerie, il effectuait ses premiers pas hors de la cellule, découvrant l'univers de la prison. Scrutant autour de lui afin de trouver l'objet de ses convoitise, le fameux sceau empêchant l'utilisation du chakra, il avait entendu dire que c'était un simple boût de papier fixé à un mur. Après quelques minute de recherche sur le chemin de l'infirmerie, il découvrait enfin le sceau, il était en effet comme on lui avait décrit, un peu plus grand que dans son imagination, de nombreux signes étaient inscrits sur le ce sceau très puissant empêchant tout simplement l'utilisation du chakra. Une fois rentré dans sa cellule, le pirate se reposait, attendant l'ultime jour...

Un vendredi sonnant comme le renouveau de sa liberté.
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