AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 { L'oeil de Gennosuke Koga} [Solo/Partie IV= Plénitude][U;C]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Virgo Shaka
Suna No Kenjin
avatar

Nombre de messages : 102
Village : Suna no Kuni
Date d'inscription : 28/04/2009

Fiche Ninja
PV:
250/250  (250/250)
PC:
675/675  (675/675)

MessageSujet: { L'oeil de Gennosuke Koga} [Solo/Partie IV= Plénitude][U;C]   Mar 24 Nov 2009, 12:43








    Dans le monde où nous vivons, dans notre nature d'humain, rares sont ceux agissant en tant que désinteréssé. Tous, nous poursuivons un but final, quelqu'en soient les moyens utilisés pour l'atteindre, quelqu'en soient les conséquences. Le monde ninja, et l'humain en général, n'obéit qu'à la loi du plus fort, que d'aucuns ont cité comme étant "la meilleure". Et cela est d'une limpidité terrifiante. D'aucuns encore, chercheront sans doute à se faire les avocats du diable, arguant que l'homme possède malgré tout cela des parts de bonté et de paix totale. Mais ces derniers, tôt ou tard, finissent par perdre leurs idéaux qui leur parraissaient si chers avec le temps. Pour prétendre à un monde de paix, la guerre doit être rayée de la surface de notre monde. Chaque coup doit être une punition pour celui qui le décoche, de sorte que, à chaque coup, la douleur soit si forte, si insistante, qu'il s'en morde les doigts. Et là tait véritablement l'essence même de " L'oeil de Gennosuke Koga " Rendre à l'assaillant chacun de ses coups, sans jamais en subir ne serait-ce que la moindre parcelle de violence. Mais pour cela, la plénitude devait investir son utilisateur. Pour manier cet engin de paix, la tempête intérieure de chacun devait faire place à une brise douce.

    Voila à quoi s'employait le Sage de Suna. Retiré depuis sa sortie de l'hopîtal quelques jours auparavant, l'homme quitta la chambre des Sages afin de se retrouver avec ceux qui l'ont jamais apporté autant de paix. Il retrouva l'odeur de sa jeunesse, retrouva le calme et la sérénité d'un foyer qu'il n'aurait peut etre jamais dû quitter. La majesté, certes humble du lieu, ajoutait encore au sentiment de paix du Sage redevenu simple enfant parmi les siens. Après avoir contemplé pendant plusieurs minutes, et dans un silence religieux la face en pierre grossière de l'endroit, il en poussa les majestueuses porte d'un bois pourri par le temps et d'un métal crissant. Au fin fond du grincement des gonds rouillés, il sentit jaillir en lui un sentiment qui était resté latent au village de Suna. Le sage voyait se ssouvenirs, comme une immense illusion prenant place devant ses yeux incrédules. Il revoyait les pélerins priant à même le sol sablonneux. Il voyait les autres moines s'affairer autour des stèles. Il revoyait des visages connus. Il revoyait le passé et gravit en quelques pas l'entrée du monastère, afin de prendre place au centre même del'enclave que représentait le monastère. Pourtant, à chaque pas, derrière chaque pierre mâte qui composait l'édifice, il entendait l'écho lointain du'une prière morne maintes fois répétées. Une prière atemporelle pour un endroit hors du temps. L'endroit était désert. Un silence de mort planait, dérangé seulement par le cri du vent hurlant, s'engouffrant dans chaque inserstice, et formant une cacophonie macabre augurant un funeste avenir.

    Construit en une chapelle de forme ovale, le toit du monastère, abritant des ténèbres insondables, était impossible à distinguer, vu la hauteur de l'édifice. A babord comme à tribord, d'immenses piliers de pierre soutenaient le poids de l'édifice, entourant, à la manière d'une haie, un couloir unique menant jusqu'à la statue vénérée par les moines. Du reste, l'on pouvait distinguer, à même le sol, d'innombrables tapis de prière et ici et là, des chapelets oubliés ou un drap rongé par le temps. Une odeur de renffermé planait dans les environs, provoquant par moment, des haut-le-coeur à l'ancien occupant des lieux. Dans un coin de la pièce, habilement caché aux yeux d'un étranger des lieux, une escalieren pierre terne glissait dans les entrailles de la terre, en forme de spirale.De son haut, l'on pouvait distinguer des bruits sinistres provenant du fond. Crissements d'objets lourds que l'on pousse sur le sol, éclats de voix. Et parfois même, éclats de rire.

    Les fantômes du passé revenaient hanter l'esprit de l'homme blond. Errant comme un ectoplasme, il revoyait chaque détail du passé. Trop lointain pour etre du présent, et pourtant trop récent pour être du passé. Tel un enfant émerveillé devant un phénomène qu'il ditinguait pour la première fois, le sage observait chaque recoins, passait la main sur chaque pierre, tentant, en vain, de recouvrir cette plénitude perdue dans les confins du désert, dans un village appelé Suna. Au gré de ses pas, au gré du hurlement du vent, Shaka sentait une force présente dans sa poitrine. Chaque pilier dépassé, le rappochant dudit esclalier, le ramenait plujs en arrière. Et ce ne fut pas le Sage qui s'engouffra dans les ténèbres. Ce fut un petit enfant apeuré et recherchant un réconfort quelcquonque auprès de sa famille et de ceux qui lui avaient été chers.

    Une descente interminable dans les ténèbres totales entama le courage du petit. N'était ce pas une erreur d'être revenu en ces lieux? Que dirait- "il"? est ce qu' " il " serait fâché? Que penserait " il " de son disciple, celui ayant préféré quitter ces lieux pour une vie qu'il n'avait jamais connu. Une mer de doute assailli l'esprit du gamin. Il savait que chaque marche passée le rapprochait de plus en plus de "lui". Le temps l'avait-il changé? D'un pas hésitant, le petit Shaka continua sa descente, un frisson lui parcourait l'échine, accompagné par un vent glacé le poussant à avancer encore et encore. Comme si la marche arrière était a présent impensable et de toute manière impossible. Désormais, Virgo devait avancer, peut importe ce qui allait se passer. Mais malgré toute la volonté dont il disposait, la peur étreignait ses entrailles, comme un serpent serrant sa proie, elle s'était installée au creux de sa poitrine, et il lui semblait sentir cette force étrangère l'étreignir encore un peu plus à mesure qu'il s'approchait de la lumière, au terme de sa descente.

    Des bruits résonnaient de chaque recoin de l'endroit. Partout, des gens souriants traversaient les lieux, vacants à leur occupations, ils erraient, certains priant, certains riant, certains courant. Une lumière forte éclairait les lieux, bien que le soleil soit bien audeçà du toit de la bâtisse. Des dizaines de petites maisonettes avaient été créées. Tout autour d'une grande rue. A quelle profondeur s'étendait donc ce sous-sol? Shaka l'ignorait. Mais, une chose était certaine. Loin. Très loin sous le niveau du sol. Un petit enfant traversait l'endroit avec grande peine, pourtant personne ne sembla le remarquer. Les enfants jouaient gaiement, couraient, riaient, mais aucun ne sembla le remarquer. Les adultes, quand à eux, s'affairaient ici et là. Qui sermonnait son enfant, qui préparait le repas et qui encore priait. Pourtant personne ne semblait remarquer le petit garçon aux cheveux d'un blond étincelant, traversant la place d'un oeil vide, les bras tremblant d'un sentiment indescriptible, à mi-chemin entre la peur et la satisfaction. Il trainait des pieds, et affichait une mine grave, pourtant, lui non plus ne s'arrêta guère et continua droit devant lui.

    Le petit continua jusqu'à ce que les éclats de voix se furent étouffés dans le lointain. Il continua jusqu'après avoir dépassé la dernière maison. Il continua jusqu'à ce que les murs qui paraissaient, quelques instants avant, solides , deviennent de pierres rabougries et dévorées par le temps et les moisissures. Il continua. Encore et encore. Jusqu'à aperçevoir une lueur mourante dans l'horizon. Cette vision lui glaça le sang. Elle était encore plus terne qu'auparavant. Et après un arrêt de stupeur, il continua sa route. S'approchant de la source de la lumière. Encore et encore. Jusqu'à l'aperçevoir.

    " Il " était là. Des larmes submergèrent le regard du petit garçon qui a présent, n'était plus qu'un garçonnet de cinq ans à peine. N'ayant pas la force de supporter la vision, il tomba à genoux, les yeux obstinéments fermés. Un vieillard squelettique. Son visage était marqué par l'âge et par la fatigue. Ce qui semblait avoir été ses paupières disparaissaient à présent derrière d'immenses mèches d'un blanc sale et fatigué. Sa barbe, d'une couleur égale, trainait à même le sol sur une distance incroyable, tel un serpent fatigué et attendant la mort. Ses bras , à l'instar de ses jambes étaient d'une saleté inhumaine, à l'image d'ailleurs de sa maigreur. De plus, au niveau de l'avant bras et de ses genoux, ses membres disparaissaient dans la pierre. Il ne faisait qu'un avec l'édifice tout entier. Tout autour de lui, des runes l'empechaient de se mouvoir à sa guise, au dessus de lui, comme veillant sur sa progéniture, la statue d'une femme siégeait, entourant de ses bras de pierre la tête du pauvre homme à présent prisonnier à jamais.Une femme envoutante, portant à sa tête, un diadème de pierre gravé par des runes inconnues et dégageant une faible lueur blanche. Pris d'une panique indescriptible, Shaka sanglotait comme l'enfant qu'il était à présent. Il vit, devant lui, un petit garçon pleurant à même le sol. Des pleurs discrets mais sincères. Relevant les yeux, il scruta la pénombre et distingua à nouveau le vieillard. SMais dans un long râle guttural, une voix se fit entendre Rassurante, profonde et pleine d'une douceur sans pareil. Elle provenait de la pierre, du sol. De l'édifice. Elle provenait de l'homme encastré dans la pierre. L'enfant pleurait toujours, et Shaka, debout, l'observait, le regard vide.

    " Ainsi donc te revoila... Tu as grandi...Shaka..."

    L'homme garda le silence, le regard fixé sur le dos du petit garçon.

    " Je te sens... perturbé...pourquoi donc pleures tu....mon enfant..."

    Le Sage garda le silence. Cce fut le garçonnet qui parla, d'une voix entrecoupée par les sanglots et les reniflements.

    " Grand-père! Pourquoi? pourquoi ???...*snif*... pourquoi as-tu accepté? "

    Un rire caverneux se fit entendre. Un rire lugubre, pourtant, franc, dénué de toute méchanceté.

    " Shaka...mon petit...je serais toujours avec toi...quoique tu fasses..."

    A ces mots, un autre vieil homme apparu. Cette fois aux côtés du Shaka adulte. Il posa sa main sur l'épaule du Sage. Et une bouffée de chaleur serra les entrailles de l'ex moine. La peur avait disparu. N'existait désormais plus que cette part de ténèbres insondables, qui, assaillie de toutes part, tentai désespérément de s'étendre, mordant autour d'elle, déchirant, dévorant, hurlant de douleur.

    " Ainsi c'est pourquoi tu es revenu? Pour trouver la paix? Une paix que tu as sacrifié pour le village de SUna..."

    La culpabilité. Sentiment si bien connu de tous. Elle s'immiscait dans les pensées de Virgo.

Revenir en haut Aller en bas
 

{ L'oeil de Gennosuke Koga} [Solo/Partie IV= Plénitude][U;C]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Naruto Teki Sanctuary :: SunaSuna :: Dunes de Sable :: Monastère désertique :: Le monastère-