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 Entraînement au Taijutsu. [Solo]

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Zolf J.Kimbly
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MessageSujet: Entraînement au Taijutsu. [Solo]   Jeu 15 Oct 2009, 17:14

Face à moi s’étalait un large tatami de bois. Empilement successif de planches, le sol couinait à chaque fois qu’on l’y exerçait une pression. Il était loin d’être le sol rêvé pour un laborieux entraînement mais il avait la réputation d’appartenir au dojo le mieux quotté de la région. Couvert par un toit tuilé, d’une élégante apparence extérieure, ce dojo renfermait une gigantesque salle où je me trouvais en ce moment même. Je ne pouvais que rester ébahi face à cette immense pièce pouvant contenir tous les ninjas du pays ! Je n’y avais d’abord pas cru, lorsque l’on m’avait vanté la taille de cette salle mais maintenant que je m’y trouvais, je n’arrivais toujours pas à croire qu’un lieu de cette taille pouvait exister. Ce dojo était l’endroit rêvé pour s’abandonner à mes travaux !

Sans plus attendre, je me déchaussais au préalable avant de monter sur le tatami, qui dans un couinement m’accueillit. Par respect des traditions, je m’empressai à mon tour de lui rendre son salut et une fois les formalités achevées, je m’avançai de quelques mètres vers le centre du tapis de bois, où je pourrais commencer mon entraînement sans être dérangé.

Je débutai par un d’échauffement dont j’avais le secret. D’abord les articulations, des chevilles au cou puis chaque muscle de mon corps furent travaillés. Comme un vieux vélo que l’on réutilise, mon corps s’était mis à grincer lorsque j’avais entrepris mon échauffement. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas dégourdi ainsi. Et une fois que mon enveloppe fut parfaitement préparée, mes bras se mirent à frapper une cible invisible qui se tenait face à moi. Tels des flèches, mes coups fusaient droits, de mes aisselles jusqu’à la cible. Et ils s’enchaînaient, infatigablement, je faisais pleuvoir sur cet immatériel être une averse de chocs. La cadence ne ralentit qu’au bout d’une dizaine de minutes, après lesquelles je commençais à sentir des picotements le long de mes bras. Je m’arrêtai donc pour commencer un tout autre travail qui cette fois ci, prendrait à parti mes jambes. Au trot, je me rendis prêt d’un sac de sable qui se tenait inerte, pendu au plafond prêt de ses frères. Et comme si cela ne suffisait à ce pauvre pendu d’être accroché par la peau du cou au plafond, mes jambes vinrent accroitre son calvaire. Avec rage, je passais à tabac mon nouvelle victime qui était ballotée de droite à gauche par de violents coups de pieds. Cette fois ci, je m’épuisai plus rapidement, je n’avais vraiment pas l’habitude de me servir ainsi de mes jambes. Éreinté, je me laissai tomber par terre, posé sur les fesses tandis que mes mains, plaquées contre le sol à un décimètre du bas de mon dos, empêchait mon buste de s’effondrer vers l’arrière.

Le temps de reprendre ma respiration, je repensai aux circonstances qui m’avaient amené ici. Depuis que j’étais arrivé à Oto, je m’étais grandement amélioré dans mon art, jusqu’à atteindre la perfection. Puis, je m’étais lancé dans une tout autre voie, celle du combat rapproché. Grâce à un bon maître, j’avais appris les rudiments du taijutsu en peu de temps. Et après un travail acharné et quelques expériences, j’avais atteint le niveau de mon professeur. Cela ne fut pas très difficile, celui-ci ne pouvait se vanter d’un talent sans égal. Il ne m’avait fallu que quelques mois pour le rattraper. Et lorsque cela fut arrivé, je fus obligé de me lancer dans une voie qui m’était propre et, comme pour mon art, j’avais été obligé de continuer ma route seul. Contrairement à mon premier voyage vers la connaissance, celui-ci était moins difficile car, au lieu de m’avancer en une terre vierge, cette fois ci je progressais sur un sol déjà foulé par plus d’un Homme. Je ne faisais que suivre une route toute tracée. Mais, il n’y avait ni compagnons de voyage, ni montures ni quoique soit d’autre, une fois de plus, j’arpentais un chemin en solitaire. C’était pour cela que je m’étais rendu ici. Mon envie de m’améliorer dans ce domaine était telle que j’étais prêt à délaisser mon art quelques temps pour atteindre un Taijutsu parfait.

Une fois que je fus de nouveau prêt à reprendre mon entraînement, je me rendis un peu plus loin dans la salle, prêt d’une structure que je n’avais jamais vu. Mais une fois que je compris quelle était la fonction de ce singulier objet, colonne de bois de laquelle sortaient d’innombrables bras de bois, je me mis immédiatement à l’utiliser. Une fois de plus, je me mis à frapper un objet mais cette fois ci, les bras de mon adversaire m’obligeaient à compliquer mes assauts. Il fallait réussir à se faufiler à travers les obstacles de mon ennemi, mes coups devaient se courber pour atteindre leurs objectifs. Je me lançai donc dans une danse m’obligeant cette fois ci à user de toutes les parties de mon corps utilisables lors d’un combat. Mes coudes vinrent percuter l’être inerte puis ce fut au tour de mes genoux. Cela m’amusa énormément de me confronter à une telle entité. Cela me changeait des coups raides que j’avais l’habitude d’assener. Cette fois ci, mes mouvements étaient amples, souples et élégants. Mes coups se faufilaient à travers les bras de bois, comme des serpents arpentant avec habilité les nombreux obstacles du sol jusqu’à atteindre leur victime, qui dans ce cas était la colonne qui après une quinzaine de minutes, commençait à ressentir l’effet de mes coups. Lorsque je vis que le bois du centre de l’objet commençait à se fissurer, je m’arrêtai.

Je m’éloignai de mon nouveau compagnon de jeu qui commençait déjà à me manquer. Avec difficulté, je pris mes distances de lui pour me rendre à l’extrémité gauche de la salle où était aménagée une structure encore plus intrigante que la précédente. Elle était composée d’un bassin d’eau dans lequel flottaient de nombreuses boulles d’une matière qui m’était inconnue. Ne pouvant résister à l’envie de comprendre ce mécanisme, je bondis dans le bassin et une fois en place, une chose étrange se déroula. L’eau aspirait mon chakra et le transmettait aux boules, qui s’élevaient dans les airs, portées par un être invisible qui les fit tournoyer autour de moi. Il ne fut pas ardu de comprendre que le but de l’exercice était d’affronter ces nombreuses boules volantes dont le constant mouvement rendait plus difficile leur touché. Sans plus attendre, je commençai l’exercice. Mon premier coup fut destiné à la cible qui se tenait à un demi-mètre de mon visage mais à ma grande surprise, lorsque je la touchai, celle-ci glissa sous la force de mon cou, tournoyant encore plus rapidement autour de moi. Cela me fit sourire, cet exercice était encore plus compliqué que je ne l’avais cru. Pour atteindre les fuyardes volantes, je dus être plus rapide et plus souple. J’usai donc de tout mon corps cette fois ci, mes hanches ne cessaient de tournoyer pour me permettre de toucher les boules logées dans mon dos, mes pieds ne cessaient de se décoller du sol, tantôt pour frapper des cibles, tantôt pour me permettre de compliqués mouvements. Cette fois ci, l’épreuve était réellement compliquée et cela m’enchanta grandement. Je sentais que je ne pouvais me limiter qu’à de simples attaques, je devais faire preuve d’une plus grande expertise. Et avec le temps, j’eus de moins en moins de difficulté à toucher les boules qui au bout d’un bon quart d’heure, tombèrent d’elles même dans l’eau. Il semblait que cet exercice était limité, j’en fus profondément déçu.

Une fois en dehors de mon petit bain, fatigué par l’effort que je venais de faire, je décidai de sortir quelques instants du dojo. Et après avoir quitté le bâtiment, je me retrouvai dans une petite cour aménagée en bordure d’un lac artificiel autour duquel quelques pèlerins venaient se ressourcer. Je pris donc part à l’activité collective, je m’installai prêt de la berge du lac d’où je pouvais apercevoir une tortue d’eau douce, qui des profondeurs des eaux, me scrutait de son regard vitreux. L’animal était aussi intrigué que moi de voir une créature si peu ordinaire. Moi, bête pâle à la peau bien trop douce et à la crinière inutile se trouvait face à ce monstre préhistorique. Mais nous nous lassâmes rapidement de notre mutuel contemplation, la bête retourna se tapir dans les profondeurs obscures du point d’eau tandis que je m’abandonnais quelques minutes au plaisir de sentir les doux rayons de soleil me flatter le corps. Mais sans crier garde, alors que je n’avais fermé mes yeux que le temps d’un battement de cils, je plongeai dans une profonde torpeur dont je n’en ressortis qu’après une bonne heure. Lorsque je me réveillai enfin, je fus dépité d’avoir perdu tant de temps mais malgré ma réticence, il semblait que ce court repos m’avait permis de reprendre des forces. Je me sentais léger et prêt à recommencer l’entraînement.

Une fois que j’eus laissé le point de repos, je me rendis à l’arrière cours du dojo dans laquelle quelques apprentis s’entraînaient ensemble sous l’œil alerte de leur maître. Celui-ci ne m’échappa pas, je le connaissais plus ou moins bien, il était lui aussi un Juunin du village et il semblait que comme moi, il était venu ici pour s’entraîner mis à part peut être que lui, il se trouvait du côté de l’éducateur. Soucieux de voir de quoi il était capable, je m’arrêtai un moment pour assister au spectacle que donner les jeunes élèves. Encore inhabiles dans l’art du combat rapproché, ceux-ci avaient des mouvements incertains. Leurs coups n’étaient pas portés pour blesser, ils étaient encore loin d’être capable de rivaliser contre un assaillant. J’étais honteux de voir que le niveau des ninjas d’Oto - car ces apprentis étaient bel et bien des ninjas du village - était si peu élevé. Et il sembla que l’expression de déception que j’affichais attira l’attention d’un des élèves qui s’empressa, malgré son peu de potentiel, d’ouvertement me défier, sûr qu’il me ferait mordre la poussière en moins de deux. Lorsqu’il vint me pointer le doigt sous le nez m’ordonnant de le rejoindre sur la place de combat, je ne pus retenir un rire bruyant qui accrut la frénésie de l’homme qui, dans un geste maladroit, essaya d’atteindre mon visage avec son poing. Sans mal, je réussis à éviter son coup - qui passa à un bon décimètre de ma tempe - et à me saisir de son bras pour ensuite l’envoyer paitre de l’autre côté de la petite barrière de bambou, qui malheureusement se brisa sous le poids de l’Homme. Mais cela ne le découragea pas car, pris d’une furie sanguinaire, celui-ci se saisit d’un des bambous qui composait le mur pour me frapper. Mais avant que je ne puisse une fois de plus accueillir mon adversaire, celui-ci fut maîtrisé par son maître qui l’avait sans aucun mal plaqué par terre.

Pour qui te prends-tu pour agresser ainsi un étranger !... Désolé, Kimbly, j’ai du mal à les gérer ceux là… Je n’ai même pas le droit de les foutre une calotte méritée… dit-il dans un soupir.
Ce n’est pas grave. Et puis, il aura eut le mérite de m’amuser ! Lançais-je d’une voix moqueuse.
Après un rire franc. Enfin… Pour me faire pardonner, je t’invite à prendre un petit quelque chose en fin de soirée, cela te tenterait-il ?

Et après avoir accepté l’alléchante offre d’un nouvel ami, je le laissai avec son incorrigible élève, m’en allant vers d’autres cieux voyant que ma présence n’était nullement bénéfique au bon déroulement de son cours. Tel un aigle planant dans les cieux à la recherche d’une proie, j’arpentais le dojo à la recherche d’une activité pouvant m’apporter la chance de progresser. Mais la chance ne semblait pas me sourire, je ne trouvai pas un seul travail potable à faire. Je venais de perdre une autre heure, à errer à travers le dojo et l’espoir de progresser encore un peu s’effaçait lentement. Mais alors que l’obscur défaitisme commençait à ronger mes ambitions, la rencontre que je fis avec une compagnie de pratiquants de Taijutsu me redonnèrent espoir, balayant toute noirceur de mes ambitions. Sans plus attendre, je me fis inviter par cette petite troupe qui ne refusa pas un défi. Après un long débat entre les membres du groupe, ils élurent enfin celui qui allait m’affronter. J’allais enfin pouvoir m’amuser.

Une fois qu’une arène clandestine fut mise en place et que quelques curieux eurent grossi les rangs de spectateurs, nous pûmes commencer le combat. Mon adversaire, un colosse de prêt de deux mètres au crâne aussi lisse que les fesses d’un nourrisson, me transperçait d’un regard bestial. Dés que le gong, aux allures de glas, sonna, le géant se jeta littéralement sur moi, espérant surement m’écraser de tout son poids. Mais je n’eus aucun mal à esquiver ce premier assaut, laissant donc mon adversaire s’étaler contre le sol. Et maintenant que l’occasion se présentait, je bondis sur le dos de celui-ci et me saisit de son bras dans l’espoir de l’immobilisait. Mais avant que je n’eus le temps de me saisir de la colonne qui lui servait de bras, celui-ci se leva brusquement, me projetant à deux mètres de lui. Ma chute fut contrôlée, je retombai comme un chat. Le furibond se retourna vers moi, me mettant en garde, comme un taureau prévenant le fou au drap rouge. Et sans plus attendre, il se remit de nouveau à me charger. Mais alors que je pensais à n’avoir qu’à de nouveau me déplacer, l’agilité dont fit preuve l’homme, lorsqu’il s’arrêta brusquement pour ensuite me suivre dans ma saut vers la gauche me surprit à un tel point que lorsqu’il me frappa au visage avec son avant bras, in extremis je réussis à éviter le coup. Profitant de nouveau d’une ouverture, je me relevai rapidement, coude dirigé vers le poignet du titan et je le percutai de plein fouet. Un sourd bruit de casse se fit entendre, le poignet du colosse était en miette. Mais celui-ci ne désespéra pas, à l’aide de son genou, il me donna un coup que j’évitai en me jetant en arrière. Le géant resta immobile, tenant dans sa main son poignet blessé. Toute sa fureur s’était envolée, cette fois ci c’était un regard serein qui se posait sur moi. L’homme me salua ensuite, avant de s’enfoncer dans la foule devenue plus grande, pour disparaître dans le dojo avec ses amis.
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Zolf J.Kimbly
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MessageSujet: Re: Entraînement au Taijutsu. [Solo]   Lun 19 Oct 2009, 15:11

Le soir venu, je rejoignis mon nouveau camarade au point de rendez-vous que l’on s’était donné : un bar tranquille en bordure de ville. Je n’attendis pas longtemps l’arrivée de Juunin qui fut ravi de voir que j’étais présent. Avais-je la réputation d’être une personne associable ? De toute façon, ce n’était qu’un amas de préjudices non fondés. La soirée fut bien arrosée, autant mon compagnon que moi bûmes goulument toutes sortes de liquides, à base d’alcool ou pas. Nous parlâmes longuement autour de verres qui se succédaient et au fil des heures durant lesquelles nous échangeâmes maintes expériences de vie, nous fûmes contraints de quitter le bar. Il était environ une heure du matin et je me retrouvais à l’entrée du bar, seul dans la rue à attendre mon nouvel ami qui avait souhaité régler la note. Quoi de mieux pour entretenir une bonne relation que de faire une faveur ? Le ninja que j’avais rencontré plutôt dans la journée était un Homme fort sympathique et je me plaisais d’être en sa compagnie. Certes il était bien différent de moi mais cela ne nous empêchait pas de partager des opinions, même si celles-ci ne concernaient que d’anodins sujets. Du moins, mon nouvel ami m’avait promis de me faire rencontrer une personne qui pourrait m’aider dans mon apprentissage dans le domaine du taijutsu, ce qui m’aida à l’apprécier encore plus.

Mais alors que je songeais aux belles promesses que m’avait faites le Juunin, planqué dans l’ombre d’une ruelle, un groupe d’hommes m’épiait. Ces prédateurs nocturnes me considéraient comme une proie potentielle, un homme pompette ayant quitté le bar à une heure tardive, un pigeon parfait pour être plumé. Et sans plus attendre, les chasseurs quittèrent leur trou, se faufilant discrètement autour de moi tandis que je feignais de ne pas les avoir remarqués. Sans doute amusé par mon comportement, ils échangèrent quelques plaisanteries sur mon état mais rapidement, ceux-ci se rendirent compte que je n’étais pas aussi vulnérable que j’en avais l’air. En effet, après une autre plaisanterie, un des hommes s’était rapproché de moi, lame à la main dans l’espoir de me porter un unique coup qui me mettrait hors d’état de nuire mais lorsque je m’étais saisi de son poignet et que je l’avais violemment frappé au visage avec le revers de ma main libre, les rires s’estompèrent tandis que ma victime essayait de stopper le flot de sang qui lui dégoulinait du nez. Sans plus attendre, un autre assaillant se détacha du groupe, s’approchant à pas de loups de moi, tenant fermement une longue matraque. Avec autant d’espoir que le précédent, l’homme tenta de m’assener un coup au visage mais sans grande difficulté, j’esquivais l’attaque en m’accroupissant et une fois que mon adversaire fut déstabilisé par son raté, j’en profitai pour percuter violemment son thorax avec mon épaule gauche, projetant alors ma victime à quelques mètres de moi. Deux autres brigands vinrent ensuite m’attaquer, me prenant en sandwich. L’un brandissait un poignard recourbé reflétant les rayons de la lune, l’autre exhibait une ridicule planche de laquelle dépassaient une multitude de clous. Lorsqu’à leur tour ils lancèrent l’assaut, je n’eus pas plus de mal à les mettre en déroute. Pendant que le plus rapide, l’homme au poignard, se débattait pour essayer de me toucher, son compagnon couvrait les derniers mètres qui le séparaient de la bataille. Mais avant qu’il ne fût à portée de coup, j’avais déjà brisé le coude de son ami, après l’avoir saisi au préalable. Animé par un sentiment vengeur, celui-ci essaya de m’écraser le haut du crâne avec son arme de fortune mais après un rapide pas sur la gauche et que le coup eut filé à ma droite, je me saisis du bras tenant l’arme et je profitai de mon étreinte, donc de ma position privilégiée, pour écraser ses cottes de mon poing libre. Il poussa un cri de douleur, qui mit en fuite le reste de la troupe. Et lorsque mon ami fit son apparition, appelé par le cri, les bandits avaient tous déserté les lieux.

Mon camarade fut impressionné par cette performance car en effet, je venais de me défaire à moi seul d’un groupe de voleurs. Cela ne m’impressionna pas autant que mon ami, j’avais déjà réglé leur compte à plus nombreux que ça. Certes j’y étais allé avec mes explosions mais que ce fut fait d’une manière différente ou pas, le combat de ce soir ne me fit ni chaud ni froid même si je m’étais retrouvé encerclé par une bande de voyous. Et le Juunin fut encore plus impressionné lorsqu’il vit que moi-même, qui m’était retrouvé au cœur d’une bataille il y avait peu, était encore moins troublé que lui. Cela me fit sourire, il ne savait pas ce que j’avais du traverser pour arriver à une telle maîtrise de moi et s’il savait à quoi j’avais du faire face pour être celui que j’étais, cela m’étonnerait qu’il soit prêt à en faire de même, ne serait-ce que pour le quart de ma maîtrise. Les guerres avaient taillé un être sans peur dans ma chair.

Le lendemain, je retrouvai mon camarde au point de rendez de vous que l’on s’était fixé. Après de brèves salutations, le ninja m’emmena jusqu’à un dojo en retrait où il m’abandonna, obligé de retourner au lieu où nous nous étions rencontré la veille pour de nouveau retrouver ses élèves. La veille, il m’avait évasivement parlé de cet endroit en citant à maintes reprises le nom d’un homme, Yoma, qui disait-il serait parfait dans le rôle de maître. Mon entraînement en solitaire avait peut être porté ses fruits mais au fond de moi, je savais que la présence d’un guide pourrait grandement jouer sur mon amélioration. L’autodidactisme était certes une chose admirable mais n’avait-on pas besoin d’un plus fort que soit pour nous corriger ? Seul, il m’aurait été difficile de me perfectionner car, par humanité, j’aurais toujours pensé que mon travail aurait été correct. Peut être n’avais-je pas besoin d’un maître, faisant déjà parfaitement mon travail ou peut être, comme un homme comme tant d’autres, avais-je réellement besoin de quelqu’un de plus expérimenté. Et sans plus attendre, je franchis les vieilles portes de bois du bâtiment et entrai dans une pièce – dont la taille n’avait plus rien à voir avec celle de la veille – mal éclairé. Celle-ci, semblant désertée, était néanmoins chaleureusement mise en valeur par les quelques babioles ayant fait la vie d’un homme. Cela m’enchanta de voir qu’il subsistait encore des lieux respectant tant les traditions. Mais, à ma déception, il ne semblait y avoir personne en ces lieux. Que devais-je maintenant faire, m’en aller ou rester ici malgré ma solitude ? Etant donné que l’idée de devoir refaire toute la route vers l’autre dojo me déplaisait, je décidai donc de m’établir ici. Vêtu d’habits simples, composés d’un débardeur clair et d’un pantalon sombre, semblable à ceux des moines guerriers, je pouvais donc prétendre à fouler le plancher du tatami. Contrairement à celui de la veille, ce tatami ci n’émit aucun son lorsque j’y posai le pied. Un autre point positif de ce dojo.

Sans plus attendre, je me mis à m’échauffer. Une fois cette partie de l’entraînement achevée, je me dirigeai vers l’avant du tatami, où je commençai à répéter les mouvements qu’on m’avait appris. Régularisant ma respiration à chaque instant, les efforts n’eurent pas d’effets sur moi. Au bout d’un quart d’heure, alors que j’avais enchaîné chacune des danses que l’on m’avait apprises, mon souffle restait régulier. Je fus ravi de voir à quel point j’avais réussi à maîtriser ma respiration. Même si cela ne le paraissait pas, le plus dur était en effet de réussir à contrôler son souffle car comme me l’avait dis mon premier instructeur, c’était par là que passer tous nos efforts. Sans une bonne respiration, on ne pouvait espérer atteindre les sommets du Taijutsu.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu de visiteur…

Une silhouette se dessina sur un mur de la salle. Celle-ci, de petite taille, était irrégulière, appartenant sans aucun doute à une personne d’un âge avancé. L’ombre s’avança dans ma direction, prenant lentement des couleurs jusqu’à qu’il soit possible de distinguer ses traits principaux. En effet, c’était un vieil homme. Je ne savais pas depuis quand il m’épiait, était-il arrivé pendant que je m’étais entraîné ou celui-ci était présent dans le dojo avant même mon arrivée ? Mais le mystère ne sembla pas vouloir se résoudre, le vieillard n’ajouta rien à sa déclaration. Et mon silence en dit beaucoup, je n’étais pas là pour bavarder. Le maître des lieux acquiesça. Et sans se faire inviter, celui-ci vint à mes côtés et d’un naturel déconcertant, il refit les mêmes mouvements que moi. Et seule différence, ce qu’était en train de faire ce vieillard était d’une perfection hallucinante. Une fois de plus, les mots n’eurent pas leurs places, je n’avais pas besoin de paroles pour comprendre qu’il me fallait corriger mes imperfections. Et c’est ainsi que moi et mon nouveau maître évoluâmes silencieusement, lui corrigeant chacun de mes défauts tandis que moi je perfectionnais chacun de mes mouvements. Le temps passa ainsi, s’écoulant à petite goutte pendant que mon maître et moi travaillions dans un monde de silence. Une paix indescriptible régnait sur le dojo tandis que prêt de ce vieil homme, j’exécutais ses mouvements avec de plus en plus de perfection. Je sentais que lentement, je faisais des progrès et que tout aussi progressivement, les défauts qu’avaient mes katas jusqu’à là, donc ma façon de combattre, s’évanouissaient. Un poing mal fermé, une articulation pas assez souple, un muscle trop tendus, tous ces petits détails s’étaient accumulés pendant les longs mois où j’avais appris l’art du combat rapproché mais maintenant, je sentais que j’allais au-delà de mon ancien travail, je ne me contentais plus de frapper sur des mannequins, des sacs ou encore des boules volantes, je m’imprégnais de la philosophie même du taijutsu. Plus de mouvements brusques, juste des gestes amples, plus tensions, juste une sérénité qui baignait tout mon corps. Je n’étais plus un simple combattant prêt de ce vieil homme, j’étais en harmonie totale avec mon environnement.

Et lorsque vint l’heure du déjeuner, nous abandonnâmes avec difficulté le planché du dojo. Je souhaitais encore m’entraîner mais mon vieux maître m’expliqua la nécessité d’être toujours au mieux de ma forme et je me soumis à sa volonté. Durant le repas, je l’écoutai attentivement m’expliquer le but même du taijutsu et une fois que nous eûmes longuement conversé sur le sujet, durant le thé, nous prîmes le temps de mieux nous connaître. Je lui narrai une partie de mon existence et il en fit de même. Celui-ci ne fut pas choqué de mon comportement meurtrier, il avait trouvé comme justification que là était ma nature et que comme il trouvait un plaisir à regarder les feuilles tomber, moi je me plaisais à me défaire de mes adversaires. Il m’expliqua que dans sa jeunesse il avait été comme moi et qu’avec le temps, il avait appris à mieux comprendre le monde et de ne plus se satisfaire du sang d’autrui. Mais même si ses mots étaient pleins de bon sens, je savais que je ne pourrais suivre ses préceptes qu’après de longues années car ma route jusqu’au trépas était encore trop semé d’embuches pour que je me laisse abattre aussi rapidement. Et une fois que nous achevâmes notre pause, nous retournâmes au dojo pour une longue après midi d’entraînement.

Lorsque nous fûmes prêt à reprendre le travail, je fus ravi de voir à quel point mon maître, malgré son âge, s’investissait autant pour ma cause. Il m’avait proposé de nous battre, moi, jeune et vigoureux homme dans la fleur de l’âge contre lui, humain aux membres usés par le temps. Face à cette demande, je fus d’abord septique. Il n’était pas dans ma nature de m’en prendre à une personne aussi démunie sans aucune raison ! Mais, de crainte de vexer mon vieux maître, j’acceptai sa demande. Avant de combattre, lorsque nous nous transpercions l’un et l’autre de nos regards, l’idée que je pourrais bien me faire battre à plate couture par cet ancêtre me traversa l’esprit mais surement pas fierté, je ne pris pas en compte de cette possibilité. Et j’allais être des plus surpris. Lorsque le combat fut lancé, je fonçai sur mon adversaire, qui malgré ma vitesse ahurissante, ne cilla pas. Avec courage, je lui assenai un coup haut, à l’aide de mon bras mais à ma grande surprise, le vieillard évita l’attaque avec une telle habilité que j’en fus déconcerté. Mais dans le feu de l’action, mes sentiments et mon corps n’étaient plus que deux entités différentes, ma déception n’influença donc pas mon prochain mouvement. Avec autant d’ardeur que précédemment, je tentai une nouvelle fois ma chance en essayant d’atteindre le visage ridé de mon ennemi avec mon coude mais mon maître se joua de moi en ne se limitant pas qu’à une simple esquive : après avoir saisi mon coude de sa main droite, celui-ci, de son autre main, me projeta avec une force divine de l’autre côté de la salle. Sans grand mal, je réussis à me réceptionner mais, la flamme qui animait mon corps fut soufflée. Cette fois ci, il n’eut place pour surprise ou déception, mon cœur n’était occupé que par une profonde admiration.

Assis à même le sol face à mon maître, celui-ci m’expliqua alors où se trouvaient les failles de ma façon de ma battre. Comme un élève passionné par les paroles de son professeur, je buvais à grandes gorgées les conseilles que mon maître faisait pleuvoir sur moi. Il m’expliqua que mes mouvements étaient trop réfléchis, qu’au lieu de ressentir mon adversaire, j’essayais de trop le comprendre. Comme il le disait, durant une guerre il n’y avait de place pour la réflexion car sous les flèches de nos ennemis, il n’y avait plus lieu d’être à la compréhension. Parfois, il était bon d’agir sans réfléchir et précisément dans le cas des combats rapprochés où la pensée n’était d’aucune utilité. Entre les coups, le cerveau ne pouvait avoir sa place, il fallait laisser mon corps agir de son propre chef, guidé par l’instinct. Le vieux sage fit alors un éloge sur les animaux dont la grande confiance à l’instinct faisait d’eux des êtres qui se suffisaient et qui au contraire de nous les hommes n’avaient besoin de plus que du nécessaire. Cela me fit réfléchir mais, je laissai ce songe pour plus tard, je continuais de m’imprégner de chaque conseil du mon maître. Et une fois qu’il eut achevé son discours, je sus alors que je ne serais plus le même. Du moins, seulement dans ma façon de combattre car même s’il avait fallu comprendre quelques philosophies cachées derrière ce voile d’enseignement, je n’y avais prêté que peu d’attention. Mais au moins, j’avais compris toute la théorie, il ne me restait plus qu’à passer à la pratique.

Et pour vérifier cela, mon maître n’hésita pas à me défier une fois de plus. Comme auparavant, je lançai le combat. Or cette fois ci, je ne cherchai pas à comprendre les mouvements du vieil homme. Au début, j’eus du mal à contrer ses assauts et encore plus de difficulté à la le toucher mais progressivement, j’abandonnais mon corps à cet instinct combatif que me permit alors d’accroître ma technique. Par réflexe, je contrais les coups les plus compliqués, j’assenai des bottes plus fines et travaillées, je devais inconsciemment un redoutable adversaire. Et le vieil homme ne tarda pas pour voir la différence et aussitôt, celui-ci décida de passer à un tout autre niveau. A travers le dojo, le chant des corps s’entrechoquant flottait dans les airs, les souffles l’accompagnaient, la chute des perles de sueurs, pourtant discrète, perfectionnaient cette mélodie. Plongé dans le feu de l’action et guidé par mon instinct, je ne me faisais plus autant toucher que jadis et mes coups se rapprochaient de plus en plus de leur cible. Nous continuâmes ainsi jusqu’au moment où, la fatigue de l’âge me donna une ouverture qu’avidement, je m’empressais d’exploiter. Mais mon maître avait deviné mes projets et sans crier garde, celui-ci réussit après quelques simples mouvements à me mettre au sol. Soumis à un vieux singe encore trop habile, je fus heureux de voir que malgré tout ce que j’avais appris, il me restait encore beaucoup à travailler. Mais la journée s’étirait vers ses limites et je ne souhaitai plus fatiguer mon maître qui me félicita de mes rapides progrès avant de mon congédier. Il me fit part de l’espoir qu’il aurait de me revoir un jour, je l’assurai que je repasserais lorsque l’occasion se présenterait. Il eut un sourire franc, j’en fus touché et après l’au revoir, je quittai les lieux, laissant cet homme fatigué à son dojo et ses occupations. Lorsque j’arrivai à l’antre dans laquelle j’allais passer la nuit, avant d’entrée, les événements de ces deux derniers jours me revinrent à l’esprit et je compris alors à quel point je m’étais amélioré.
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MessageSujet: Re: Entraînement au Taijutsu. [Solo]   Lun 13 Sep 2010, 04:21

Citation :

°¤ Evaluation ¤°

Un bon entraînement dans l'ensemble, même si je pense, que tu aurais pu davantage te concentrer sur l'entraînement même, enfin je me comprends Razz
Chacun a sa façon d'entraîner son personnage, un véritable melting pot certes, mais la rigueur n'est pas la même chez tout le monde.
Certes, deux Rps conséquents au niveau du contenu, mais pas assez pour obtenir 20 points ( je suppose que tu attendais un certain nombre de points mais pas 20 non ? Razz )

Je t'accorde donc 8 points pour cet entraînement Wink

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MessageSujet: Re: Entraînement au Taijutsu. [Solo]   

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Entraînement au Taijutsu. [Solo]

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