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 ::~°- Taiki no Gaiden + Une fin honnorable -°~ ::

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MessageSujet: ::~°- Taiki no Gaiden + Une fin honnorable -°~ ::   Lun 24 Aoû 2009, 23:21

Spoiler:
 


Fatigué… J’étais tellement fatigué que j’aurais pu dormir plus de quarante-huit heures d’affilée… Mais à la place de prendre du repos, je prenais des excitants qui trompaient ma fatigue. Ainsi, la soirée était plus facile à passer… Une soirée de plus tout seul. Je cherchai du réconfort dans le tabac en m’allumant une cigarette, mais la nicotine envahissant mon corps ne fit qu’accroître l’étendue de ce qu’on pouvait appeler ma dépression. Pourquoi étais-je dépressif ? Oh, tout simplement parce que je trouvais que ma vie ressemblait à un ramassis de n’importe quoi. J’avais déjà été dépressif, ce qui m’avait fait avoir une addiction pour la clope. Aujourd’hui, j’avais décidé de commencer une autre connerie. J’avais acquis je ne sais plus trop comment une bouteille d’un litre et demi de bière, ce qui n’était déjà pas mal pour une première fois…

Comment en étais-je arrivé là ? J’avais tout d’abord fréquenté les pires personnes qui puissent exister dans le monde des shinobis. Les plus tordus, les plus machiavéliques, les plus grands psychopathes, j’avais connu tout cela en étant à Oto. C’est peut-être comme cela, en les fréquentant que j’étais devenu un peu comme eux… Qu’aurait dit père en me voyant comme cela ? Un truc du genre : « Tu vois ?! Les shinobis n’apportent que la mort et la désolation… Tu as refusé ma protection contre ce monde, et maintenant, dans quel pitoyable état tu es ! C’est pitoyable… »… En buvant la première gorgée du liquide amer et alcoolisé, je me rappelai les derniers évènements. Après le pays du riz, j’avais mystérieusement été accepté dans le village de Kiri. Pourquoi aussi facilement, maintenant que j’y repensais ? Je n’avais même pas eu d’interrogatoire… Il faut dire qu’ils ne savaient pas que je venais d’Oto. Mais pourquoi la politique de Kiri, usuellement si dure envers les nuke-nins, ne m’avait-elle pas fait exécuter si facilement ? Grâce à mon talent héréditaire ? Sans doute, car je ne voyais pas d’autres explications. Un simple shinobi comme moi… Il était vrai que Kiri ne roulait pas sur l’or, et que le village manquait de pas mal d’effectifs, mais de là à ramasser le premier gars venu… Oui, tout cela était bien étrange… Et cachait peut-être quelque chose… Bah, je le découvrirais bien un jour. Mais là, il était temps d’oublier. Oublier quoi ? Ah oui, il fallait que je finisse ma révision générale. Après être entré à Kiri, j’avais rencontré une kunoïchi, qui par son attitude, m’avait excédé. Pourtant, elle ne semblait pas avoir voulu être désagréable, et j’avais été très froid avec elle. Notre entrevue s’était terminée brutalement. Quelques semaines plus tard, on m’avait donné la responsabilité de former trois chuunins. J’avais préparé un entraînement d’enfer, mais je ne l’avais pas terminé. A vrai dire, j’avais à peine commencé que je leur ai dit de rentrer chez eux, sans leur donner d’explications. J’avais été pris d’une violente quinte de toux, et j’avais craché du sang. Mes élèves, attentionnés, m’avaient demandé si je ne voulais pas être accompagné à l’hôpital, et je les ai froidement envoyés bouler. Quelques jours plus tard, nous avions une mission en équipe, avec mes élèves, deux épéistes, un oi-nin et moi. Et, comme pour donner une logique à tout ce qui arrivait autour de moi, la mission fut un échec…

Si bien que j’étais là, comme un con, à siffler toute une bouteille à moi tout seul. Quelle vie exaltante ! Comme c’était passionnant ! Même ma propre ironie ne me faisait plus rire. A quoi allait ressembler ma vie ? On ne me donnait plus de missions, et on m’avait retiré la responsabilité d’éduquer les trois chuunins à devenir plus habiles, plus fort. Shimizu Kiyoi, Hyouri, Eyalian Ryuunato… Tels étaient leurs noms. C’était des gens bien, comme on n’en rencontrait plus très souvent de nos jours… Maintenant, le moins que je pouvais faire était de leur souhaiter bonne chance du haut de ma chambre. Bah oui, c’était ce que j’allais faire : lever ma bouteille, et trinquer tout seul à leur santé. Bon plan, ça…

J’avais vidé une bonne partie de la bouteille quand je me dis qu’il fallait que je trouve une solution à tout cela. Il ne fallait pas se laisser aller, bon dieu ! Il fallait remonter la pente ! Mais comment ? A cette question, mon organe cervical déjà pas mal enivré ne trouva pas réponse. Je me levai, et titubant, je me dirigeai vers le fauteuil, la bouteille toujours à la main. Je m’assis en biais, et regardai fixement mon bandeau ninja posé sur la table basse. Puis je bus encore quelques grandes lampées de la bouteille, et… tiens, il n’y en avait plus.


« Tiens, ça, c’est pour toi, hips ! Salope, va, hips ! … »


Je ne savais même plus qui je traitais de salope : la bouteille, ou la vie. D’un geste mal assuré, je balançai le cadavre qui se brisa en tout petits éclats de verre sur mon bandeau. Merde, j’aurais pu mieux viser… Quoi que, tout ne tenait plus très droit autour de moi… Alors c’était ça, le légendaire effet de l’alcool, seule substance illicite pour mon âge à laquelle je n’avais pas touché ? Bah, c’était pas encore fameux, je me souvenais de tout, et j’avais une horrible envie de me soulager la vessie. Je tentai de me relever, mais je marchai sur de nombreux éclats de verre. Je poussai un juron et tentai de me déplacer rapidement hors du champ miné que composaient les divers bouts de verre, mais, déséquilibré, je tombais à la renverse. Je n’eus le temps que d’apercevoir la table basse, et puis ce fut le vide complet…
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MessageSujet: Re: ::~°- Taiki no Gaiden + Une fin honnorable -°~ ::   Lun 24 Aoû 2009, 23:23



Je me relevai, à ce jour qui était probablement le lendemain de ma petite cuite, et constatai des douleurs sur tout mon côté, sur mon visage, mais aussi un terrible mal de crâne. Je passai une main rapide et experte pour évaluer les dégâts. Les éclats de verre avaient sectionné mes vêtements et fait de nombreuses entailles, pour la plupart superficielles, mais certains endroits étaient vilainement blessés. Le sang avait déjà coagulé, ce qui allait rendre difficile et douloureuse l’extraction. Néanmoins, il fallait que je la réalise. Je me dirigeai courageusement vers la salle de bain, et m’attelai à ma tâche, malgré la douleur.

Une heure et demie plus tard, j’avais rempli la poubelle de nombreux bouts de verre enchâssés dans du sang coagulé. Tout le côté touché avait la chair à vif, ce qui ne me faisait pas le plus grand bien. Je n’avais désinfecté et bandé que mon visage, et je dirigeai ma carcasse endolorie vers mon paquet de cigarettes. Je le saisis, et… il était anormalement léger. Je l’ouvris, et constatai qu’il était vide. Merde, il fallait que j’aille en racheter. Mais si je sortais, il fallait que je change de vêtements… Je n’allais tout de même pas sortir avec ces lambeaux ! Je me changeai donc, constatant le rouge écarlate de mes plaies. Je mis un ensemble sombre, pour ne pas que l’on remarque le sang, si du moins celui-ci avait la mauvaise idée de venir se faire éponger par le tissu. Je pris un petit peu de monnaie, et sortis. L’air frais et humide du matin me raviva quelque peu, et rafraîchit le mal brûlant sous mon cuir chevelu. Je pris le chemin menant à la petite place, sur laquelle se tenait un kiosque vendant des cigarettes. Une fois arrivé, je donnais les quelques piécettes au vieux derrière le comptoir, et retournai sur mes pas. Mais, à quelques mètres de là, une conversation attira mon attention.


« … et il maniait de la lave ! Tu te rends compte, du vrai magma, comme on en voit dans les volcans ! Il était super dangereux, ce shinobi de Kumo, qui s’appelait… comment déjà… un truc du genre… Kadoru… ou plutôt Kuroda ! Oui, c’est cela ! Il disait qu’il était chargé de protéger les plaines foudroyantes…»


J’en avais assez entendu pour partir de ce village, et aller retrouver… mon frère ? Si c’était vraiment lui, alors… Il fallait que j’en aie le cœur net, quitte à déserter Kiri. Je fonçai vers mon habitation, et trouvai, fichée dans la porte, une bien mauvaise surprise. Un kunaï auquel était attaché… un ordre de mission. Merde, ils allaient rapidement découvrir ma désertion, dans ce cas… Il fallait que je me dépêche. J’attrapai deux-trois objets utiles dans ma demeure, et fonçai vers la mer de Kiri. Je passai sans problèmes près des gardes, et pris la direction opposée à la mer. Une fois hors de vue, je reprenais ma direction initiale, et sentit rapidement le contact de l’eau sous mes pieds. Grâce à ma grande maîtrise du chakra, je pus me mouvoir sans problèmes sur cette gigantesque étendue liquide.

Pendant près de deux heures, je courrai avidement, tentant de rattraper mon passé, mon frère perdu, que j’allais bientôt retrouver ! Une fois que je posai pied à terre, je m’arrêtai, à bout de souffle. J’étais sur les terres de Kumo no Kuni, proche du but. Pour me récompenser de cet effort, je décidai de m’en griller une petite. Mais, à la première bouffée, je fus pris d’une violente quinte de toux. Merde, ce n’était pas la première fois que je fumais, quand même ! Je tirai un deuxième coup, et rebelotte, je fus secoué par une toux encore plus violente que la première, ponctuée par une quantité non moindre de sang craché. J’avais donc les poumons si fragiles ? Cela ne faisait que quatre ans que je fumais, et j’étais à ce point affecté ? La cigarette serait-elle venue à bout de mon système respiratoire ?

Contrarié, je jetai le mégot dans un buisson proche, et me remis en quête de mon frère. J’avais appris que les plaines foudroyantes entouraient en partie Kumo, et étaient assez faciles d’accès en venant de Kiri. Tant mieux, c’était toujours cela de gagné… Après une demi-heure de marche accompagnée de quelques toussotements, je me retrouvai enfin devant les gigantesques plaines. Et maintenant, je devais trouver mon frère, autrement dit une aiguille dans une botte de foin…

Je commençai donc à arpenter les plaines en étant le moins discret possible. Si le protecteur des plaines faisait bien son boulot, il devrait accourir rapidement…


Dernière édition par Kuroda Taiki le Lun 24 Aoû 2009, 23:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ::~°- Taiki no Gaiden + Une fin honnorable -°~ ::   Lun 24 Aoû 2009, 23:27

Je n’avais pas encore trouvé mon frère qu’un homme masqué surgit de nulle part. Les oï-nins m’avaient déjà retrouvé, bordel ?! L’homme s’adressa à moi d’une voix puissante et caverneuse :

« Prépare-toi à mourir, nuke-nin enfreignant les lois ! »


Oui, j’étais retrouvé par un oï-nin de Kiri, qui avait la ferme intention de me tuer. Hé bien, il allait voir comment un Kuroda savait se battre ! Faisant des sceaux avec une rapidité divine, je lui balançai une boule de feu à la figure. Celui-ci répliqua avec une vague de terre sortie de nulle part, avalant ma boule de feu, et m’emportant dans sa violence destructrice. Je retins ma respiration, le temps que la terre disparaisse comme par magie, et me préparai à une contre-attaque. Mais il était trop tard, l’homme s’était instantanément retrouvé derrière moi, et me donna une frappe puissante dans le dos. Je fis un vol plané, et retombai lourdement sur le sol. Je fis une roulade sur moi-même, et envoyai des pics de terre sur mon adversaire, mais celui-ci esquiva mon attaque avec une agilité déconcertante, et me lança une boule de feu à son tour. Un mur de pierre se dressa instantanément devant moi, neutralisant la boule incandescente. Ce petit jeu commença à m’énerver. Je préparai un jutsu beaucoup plus puissant, de mon cru. Je sortis de derrière mon mur, et balançai à mon adversaire mon attaque : un gigantesque serpent de lave lui fonça dessus. Lui non plus n’avait pas perdu son temps, et m’avait envoyé quelques shurikens. Je ne les esquivai pas. Lui, par contre, tenta d’esquiver mon attaque, mais fut trop lent. Elle atteignit son bras, et le consuma sur place. Le type poussa un hurlement de douleur, et porta la main au moignon qu’il lui restait de son bras. Profitant de cet instant, je fondis sur lui, sortis une lame, et, me préparai à lui trancher la gorge. Je vis à travers son masque une lueur étrange allumer ses yeux... Ces yeux que j’avais déjà vu quelque part…

Spoiler:
 

« Kureno… »


Malgré moi, mon geste continua. Ce n’est que lorsque je vis l’homme agonisant à mes pieds, émettant un horrible gargouillement dû au sang qui lui envahissait les voies respiratoires, que je me rendis compte de ce que j’avais fait. L’homme m’avait appelé par mon ancien nom… Se pouvait-il que… Je me rapprochai de lui, et lui enlevai le masque. Je le vis me regarder, les yeux pleins de regret, une larme coulant sur sa joue. Je ne pouvais rien dire, tandis que la vie s’envolait du corps de… mon frère.

Je restai là, submergé par la tristesse, répugné par la pire ironie qui voulut que je tue mon frère en voulant le retrouver vivant. Les yeux envahis de larmes, je contemplai le résultat de mon fratricide, ce corps sans vie. Je m’écroulai, de tristesse et de fatigue.

Mais je fus vite réveillé par un cauchemar horrible, où je voyais à nouveau les yeux de mon frère me regarder, tandis que je lui ôtais la vie. Je me réveillais, espérant que tout cela n’était qu’un mauvais rêve, mais la réalité était encore pire : le corps de mon frère gisait toujours, exsangue. Je récupérai la lame qui l’avait tué, et je la dirigeai vers ma poitrine. Les mains tremblantes, je me préparais à mettre fin à mes jours.


« Seigen… Puisses-tu me pardonner ce que j’ai fait… »


La lame trembla, et s’approcha lentement du cœur. Elle se posa sur ma peau, et… n’alla pas plus loin. J’étais trop peureux pour oser me retirer la vie. Toujours aussi tremblant, je reposai l’arme à mes côtés. Puis, ne voulant pas laisser ainsi la dépouille de mon fraternel, je commençai à creuser une tombe, tout cela à mains nues. Cela aurait pu me prendre deux secondes, et, en quelques sceaux, j’aurais ainsi créé une superbe tombe avec mon affinité doton. Mais je me devais de rendre hommage à mon frère en creusant moi-même cette tombe avec la force du désespoir.

J’avais perdu la notion du temps lorsque je poussai mon frère dans la petite fosse que j’avais creusée. Je poussai ensuite de la terre d’un coup de pied résolu, ensevelissant à jamais la seule famille que j’aie jamais eu. Une fois ceci fait, je confectionnai une croix avec les branches mortes d’un arbre proche. Je gravai son nom dessus, Seigen Kuroda, et je la plantai dans le sol. Pour la dernière fois, je dis adieu à mon frère, et je partis.

Je me retrouvai près de la côte. Mais je n’avais plus assez d’énergie pour faire quoi que ce soit. Je m’écroulai dans un buisson.

Je me réveillai enfin, un beau matin, ayant retrouvé une forme olympique, mais le moral toujours dans les chaussettes. Machinalement, je m’allumai une cigarette, mais il m’arriva la même chose qu’à la dernière. Après avoir craché une gerbe de sang, je jetai à nouveau la cigarette à peine consumée et l’éteignis d’un mouvement de pied. Mais à peine avais-je fait cela que j’aperçus sur le grand large une silhouette se dirigeant vers moi. Pour l’instant, il m’était impossible de dire de qui il s’agissait, mais je n’eus pas de mal à deviner que ce n’était pas un shinobi venu pour me faire une visite de courtoisie. Je décidai de rester là, et de l’attendre.
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Ex-Arane
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MessageSujet: Re: ::~°- Taiki no Gaiden + Une fin honnorable -°~ ::   Mar 25 Aoû 2009, 21:42


Il est souvent triste de voir que les Règles du Monde ne peuvent être changées et se doivent imposer aux hommes leurs lignes de conduite. Mais si cela ne se limitait à cela, alors le Destin n’aurait pas pareille poigne sur les évènements, et les choses en seraient certainement moins blessantes. Car il n’y a rien de plus cruel que d’être contraint à tuer et à vaincre au nom du Devoir, alors que le Papier et l’Encre de fer dominent sur le Cœur et l’Âme… .

Marchant sur le sable de la plage qu’il venait d’accoster, l’homme à la chevelure brillante comme un Soleil s’avançait d’un pas lent mais machinale vers le fumeur invétéré qu’il avait connu lors de la récente guerre. Il l’avait aperçu de son embarcation, moyen de transport bien étonnant pour un homme de son calibre, mais il fallait avouer qu’il n’y avait que peu de moyens de déplacements assez aptes et rapides pour se déplacer sur l’eau. Il aurait bien pu y marcher, mais ses réserves de chakra n’étaient pas sans fin, et il était le premier à connaître ses limites. Il ne tenait guère à ce voyage, et bien qu’il devrait s’y contraindre bientôt pour une mission bien autre que celle pour laquelle il avait fait le voyage, il aurait espéré ne pas y venir plus tôt, et en particulier pas pour cette raison.
L’Archipel Inconnu, comme les pêcheurs du coin la nommaient, était un loin aux mille ressources et surprises. Il ne fallait pas se fier à ce climat si doux et à ses allures paisibles d’île paradisiaque : si aucune civilisation n’avait daigné s’installer ici, ce n’était en aucun cas pour le respect et la beauté de Dame Nature. Il fallait être simplet pour ne pas flairer anguille sous roche, et d’un sourire, Arane Tashira se disait que c’était en fin de compte un bon point. L’une des raisons pour laquelle il avait choisi cette île comme point hautement stratégique pour établir un avant-poste entre les deux Villages qui étaient maintenant alliés. Ce projet avait pris du retard depuis le début de la Rébellion des Terres des Lacs. Prise par un groupe organisé et belliqueux de déserteurs, l’île qui dépendait jusque là du Pays de l’Eau et qui avait pu prétendre à de nombreux privilèges ainsi que d’une grande prospérité grâce à ses activités commerciales et touristiques, s’était retrouvée dans les flammes de la guerre et aux proies de nombreux ravages. Cela avait donné peu à peu court à de nombreuses mutilations dans les deux camps, même si le Village Caché de la Brume n’avait pas perdu l’avantage lors de sa contre-attaque : morts violentes, traumatismes, et désertions. Ce cas avait été plus rare dans le camp des Shinobis de Mizu No Kuni, mais restait quand même là : ce qui amenait notre Kage sur cette plage. Il avait pris connaissance des nombreuses déviances qui avaient soufflés sur le pays, et il souhaitait y mettre un terme. Pour ce faire, il avait été contraint d’appliquer une stratégie à laquelle il avait horreur d’avoir recours. Se positionnant en Leader auprès de ses hommes, il avait accepté d’entrer lui-même dans la bataille et avait déjà convoqué deux hommes des plus terrifiants pour que ces derniers viennent en tant que soutien. Suite à un caprice de sa part, il avait également décidé d’emmener celui qui serait son futur élève, portant le nom de Maoli ; il devait apprendre les rudiments de la guerre, et il valait qu’il soit bien protégé. Quatre hommes. Trois monstres allaient déferler sur le Pays des Lacs afin de mettre un terme à ces carnages et tueries inutiles… . Cependant, avant d’en arriver là, notre Mizukage avait du faire un déplacement bien particulier afin de régler un problème qui risquait de déclencher une nouvelle guerre. Et bien que ce soit le cœur gros, il avait préféré être celui qui apporterait la sentence du jury ainsi que le couperet de la hache de la Justice … .

Débarquant donc sur cette plage après plusieurs jours de navigation, notre homme trouvait assez rapidement celui qu’il était venu chasser. Le terme avait mauvais goût dans sa bouche ; à vrai dire, il se maudissait déjà de devoir faire cela, mais la politique le lui ordonnait.
Peu de temps auparavant, un de ses hommes les plus hauts gradés avait disparu, renonçant à l’ordre de mission qui lui avait été donné un peu plus tôt. Cela ayant interpelé les services spéciaux, rapidement quelques hommes avaient lancé un inspection afin de trouver l’élément manquant. Mais rien n’avait été découvert à son sujet, si ce n’est le témoignage de gardes qui l’avait vu s’embarquer quelques heures plus tôt. Peut-être s’était-il rendu seul en terre hostile afin d’accomplir sa mission. Mais la vérité avait éclaté quelques jours plus tard, alors qu’Arane recevait une note du continent. Un message qui lui était directement adressé de la part de l’un de ses amis du Village Caché des Nuages. Un Oï-Nin avait été abattu dans leurs terres, le corps avait été retrouvé enterré il y avait peu. Cela n’était, semblait-il, qu’une simple information. Mais ce fut bien le nom qui interpela – pardon – qui fit sursauter le Kage de Kiri No Sato. Kuroda ? Le même nom que celui dont on n’avait plus de nouvelles depuis peu ? Ayant pris congé immédiatement, il se devait de régler cette affaire personnellement, même s’il se doutait où devrait le mener son entreprise. Il avait donc quitté le Village rapidement, laissant ce dernier à la tête de son fidèle Bras-Droit qui allait assurer les principales charges pendant son absence. Après avoir pris la mer, il avait opté pour la facilité et s’était rendu sur cette île qui s’interposait entre les deux nations alliées. Peu à peu, il avait aperçu la silhouette qu’il recherchait. Et son cœur s’était alourdi de chagrin… .

Ayant fait quelques pas sur le rivage et arrivant assez près de l’ancien Juunin de Kiri No Sato, notre Seigneur du Pays de l’Eau abaissait son casque à musique, et son regard peiné se posait avec déception sur celui qui lui faisait face. Que faire, si ce n’est délivrer la sentence fatidique ? Il n’y avait parfois guère d’autres choix ; car si le sang ne coulait pas pour payer le sang, cette récente alliance avec Kumo No Sato se révèlerait être un échec. Les choses ne pouvaient pas plus mal tomber … .


~~ Kuroda Taïki … Je suis venu à ta recherche pour mettre un terme à une dangereuse escalade, dont je crains que tu connaisses les conséquences. Mais pourrais-tu me donner une raison pour ne pas lancer l’exécution ? Quel qu’elle soit, elle me suffira amplement pour ne pas avoir à t’ôter la vie … . ~~


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MessageSujet: Re: ::~°- Taiki no Gaiden + Une fin honnorable -°~ ::   Mer 26 Aoû 2009, 12:47



Spoiler:
 
L’homme s’approchait lentement sur son esquif. Peu à peu, je pus apercevoir qu’il ne s’agissait d’autre que Arane Tashira, Mizukage, maître incontestable et incontesté de Kirigakure no Sato et de Mizu no Kuni. Cela m’intriguait qu’une personnalité aussi importante se soit déplacée rien que pour moi. Je m’attendais à ce que ce soit un "simple" oï-nin, qui m’aurait rapidement achevé, et on n’en parlerait plus. Il aurait ensuite fait disparaître mon corps, effacé toutes traces de mon code génétique, faisant ainsi disparaître le dernier membre de la branche principale du clan maudit, le clan Kuroda. Et tout serait bien ainsi, il y aurait un déserteur de moins dans ce monde.

Mais à la place de ce scénario que je m’étais fait, je voyais devant moi s’approcher une des personnalités les plus importantes du pays. Devais-je considérer cela comme un honneur ? Devais-je trembler ? Les kages étaient réputés pour être les plus puissant shinobis du monde. Devais-je fuir ? Je n’en avais plus l’envie. Et puis, s’il m’avait trouvé cette fois-ci, il me retrouverait certainement dans le futur…

Le mizukage se trouvait à quelques mètres de moi, et je pouvais maintenant le distinguer clairement. Il portait un kimono assez élégant noir et blanc. A son coté se trouvait la légendaire lame des Mizukage, le sabre fleuri. Bien que je n’aie jamais vu de démonstrations ni entendu parler de ses capacités, je savais que cette arme avait certains pouvoirs surprenants, ce qui faisait sa réputation. L’individu avait des cheveux blanc pur, surmontés d’un étrange casque, qui ressemblait assez bien à des écouteurs. Il affichait une mine grave, à la fois désolée et résolue. Je ne pouvais plus douter de la raison de sa venue en ce lieu reculé.

Je le regardai franchir les derniers mètres nous séparant, descendant de son embarcation et s’approchant d’un pas que l’on pouvait qualifier de solennel. Arrivé en face de moi, il enleva ses écouteurs, et me regarda d’un regard empli de peine et de déception. Je remarquai qu’il était légèrement plus grand que moi, d’une dizaine de centimètres tout au plus. Il commença alors à m’expliquer la raison de sa venue. Qu’entendait-il par « dangereuse escalade » ? Je baissai les yeux lorsqu’il prononça le mot « conséquences », et le mot « exécution » me fit frissonner. Enfin, il me demanda de me justifier, sans quoi il serait obligé de me retirer la vie. Au moins, il me laissait une chance, mais je n’étais pas encore sûr de vouloir la saisir. J’étais encore trop attristé pour être accroché à la vie.


« Je ne cherches pas à me faire pardonner, mais je voudrais tout de même vous raconter la vérité. Peut-être y a-t-il eu un malentendu, car je ne comprends pas ce que vous voulez dire par "dangereuse escalade"… Bref, passons. Il y a de cela quelques jours, j’ai surpris une conversation, car certains mots sonnent toujours plus fort que d’autres à mon oreille. Parmi les phrases de l’homme, j’entendis qu’il faisait une description tout à fait parfaite de moi ou… de quelqu’un de ma famille. Or, je suis à la recherche de mon frère depuis plus de deux ans. Préférant agir pour mes intérêts personnels plutôt que pour ceux de mon village, je me suis précipité vers l’endroit indiqué dans la conversation : les plaines foudroyantes. Là, après quelques heures de recherche, je tombai sur un oï-nin, qui m’agressa sans hésiter. Je tentai de me défendre, mais j’avais affaire à un adversaire plus puissant que moi. J’utilisai donc les arcanes de mon clan, et pris le dessus. Mais, au dernier moment, je me rendis compte que mon adversaire n’était autre que mon tant convoité frère. Je le tuai accidentellement. Quelle ironie, n’est-ce pas ? Derrière ce masque, je n’ai même pas été capable de reconnaître mon propre frère. J’aurais pu m’en douter, que quelqu’un sensé protéger Kumo et tuer les nuke-nins ne me tomberait pas dans les bras… et qu’un frère que je n’avais plus vu depuis neuf ans ne me reconnaîtrait pas directement… Mais le mal était fait, j’avais ôté la vie à mon fraternel. Je voulus mettre fin à mes jours, mais n’en trouvai pas le courage. Enfin, j’ai creusé la tombe de mon frère, et je suis revenu ici. »


Les larmes m’étaient venues toutes seules. L’amertume que m’inspirait ce fratricide m’envahissait à nouveau. Après tout, je n’étais qu’un gamin, non ? Un gamin qui n’allait pas tarder à rejoindre son frère…

Cependant, je me fourvoyais sur un point. Le mizukage n’était pas venu uniquement pour ma désertion. Non, quelque chose de politiquement plus grave avait été déclenché par moi-même. Le shinobi que j’avais tué, mon frère, avait été retrouvé. Si l’on trouvait que c’était moi qui avait tué ce shinobi, la fragile paix entre Kumo et Kiri se trouverait menacée… Or, malgré moi, je venais d’annoncer ce méfait au plus puissant des shinobis de l’un de ces deux camps, qui désirait ardemment cette paix…
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Ex-Arane
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MessageSujet: Re: ::~°- Taiki no Gaiden + Une fin honnorable -°~ ::   Mer 26 Aoû 2009, 16:47

Spoiler:
 


Les propos de l’ancien Juunin de Kiri étaient lourds, et avant même que l’explication ne semble clair, il paraissait évident pour Arane Tashira que le forfait accompli n’était guère voulu. Cependant, il ne pourrait pas passer au dessus des lois, quel que puisse en être la raison. Tout ce qu’il pouvait s’accorder dans les conditions actuelles était une peine moins lourde, mais qui resterait conséquente pour l’avenir de notre ami du Clan Kuroda. Quel dommage de voir de tels hommes sombrer ainsi, alors qu’un avenir plaisant leur était auparavant accessible. Encore fallait-il supporter la vie de Ninja et toutes ses conditions, certes. Mais nombreux étaient ceux qui parvenaient à franchir ce cap, et avaient acceptés les inconvénients de ce mode de vie contre l’exaltation et l’excitation que cela leur apportait ; que ce soit la philosophie guerrière, le sentiment de Justice ou un autre besoin quelconque, le métier dangereux mais vital de Shinobi n’était que rarement repoussé par les hommes. Mais il fallait à toute règle son exception, et si dans ce cas précis un haut gradé avait déserté le Village, il fallait alors rentrer dans la catégorie des désagréments à être un Soldat au service du Pays, et accepter la condamnation que l’on était chargé de délivrer.

En l’occurrence, la Mort semblait presque inévitable. En effet, bien que tout ce drame ne soit qu’accidentel et une horrible méprise qui avait conduit une famille à s’entredéchirer, cela n’en avait pas pour le moins amoindri le malheur politique qui risquait de prendre de plus en plus d’envergure. Ayant conservé de bons contacts lors de son voyage à Kumo No Sato, le Mizukage avait mis en place une politique étrangère de détente avec cette Nation. Si une erreur avait été commise, il y avait quelques faibles chances de réduire ce problème au silence avec un accord entre les deux Kages et d’oublier cet incident lamentable et regrettable. Cependant, il fallait également appliquer une Justice implacable et irréprochable, car si des exceptions venaient à être commises dans le système pénal, comment faire pour régler des affaires semblables ? Normalement, le Sang exigeait le Sang comme on en avait vu de nombreux cas dans l’Histoire de ce Monde Ninja. Suite à un conflit où un responsable de Kumo No Sato avait été tué, Konoha avait du en payer le prix et s’était vu contraint de ‘donner’ le responsable en pâture, qui fut exécuter comme compensation. Même si le temps avait coulé depuis, les anciennes coutumes n’en étaient pas changées pour autant, et il y avait bien à craindre que le cas allait se reproduire ici même. Gardant cependant son calme et n’étant en aucun cas pressé d’exécuter l’Ordre que la Justice du Village lui avait donné, il prêtait une oreille à son ancien collègue, tâchant de comprendre ce qui avait bien pu entraîner une désertion du Village et un meurtre aussi insensé dans une contrée alliée. A vrai dire, il se serait attendu à plus simple : les cas de désertion avaient été nombreux dans le Pays de l’Eau et souvent pour des raisons identiques – la volonté de prendre le pouvoir, une intolérance à la politique du Ninja de base ou encore un but personnel qui allait à l’encontre de ce qu’on lui imposait. Tout cela, il l’avait déjà entendu maintes fois et avait été navré de ne pas trouver d’originalité. Mais l’affaire que lui exposait là Taïki Kuroda était maintenant parmi les plus complexes et les plus farambolesques qu’il avait pu entendre à ce jour. Etait-ce une blague ? Une histoire pour l’endormir et lui pardonner ? Les larmes qui ne tardèrent pas à couler sur les joues de notre ami Juunin semblaient démontrer le contraire. Et ayant jusque là gardé ses distances, on pouvait voir sur le visage d’Arane l’impression de la tristesse et de la compassion envers cet homme malchanceux.


~~ L’empressement mène à l’erreur … il semble que ta malheureuse aventure soit venu confirmer cet adage… ~~

Ce n’était guère réconfortant, mais il y avait dans la voix du Seigneur de Kiri une tonalité qui présentait toute la tristesse qu’il éprouvait pour l’Histoire de ce jeune homme. Il n’y avait pas chez les traits de celui qu’il était venu assassiner ceux que l’on pouvait aisément identifier : la colère, l’avidité, ce sentiment de puissance croissant et déterminé. Non, il n’y avait que de l’amertume et un désespoir qui ne semblait pas avoir de fond. Face à un spectacle pareil, condamner un homme qui avait perdu son âme à perdre la vie semblait presque dérisoire. Et si la sentence devait être égale aux délits commis, il y avait bien plus radical.
Portant sa main à son dos, notre Mizukage chercha dans ses affaires ce qui lui serait utile pour mettre un terme à cette histoire sans effusion de sang. Mettant enfin la main sur l’objet métallique, il débusqua son bras et sa main gauche appuyée sur son célèbre et puissant Sabre Fleuri, Toushuu, sa main droite présentait une paire de menottes en acier, qu’il tendait à Kuroda afin qu’il se les passe lui-même.


~~ Malgré cet évènement tragique, je ne peux aller à l’encontre de la loi. Mais en considérant ce drame comme punition exemplaire, j’annule ta mise à mort. Cependant, afin que tu médites sur ton geste et pour honnorer la mémoire de ton Frère, je te condamne à rester en vie et à rester en prison jusqu’à ce que Justice soit rendue définitivement.
Taïki Kuroda, acceptes-tu cette condamnation ? ~~


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MessageSujet: Re: ::~°- Taiki no Gaiden + Une fin honnorable -°~ ::   Jeu 27 Aoû 2009, 16:28



Ma plaidoirie ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd, que du contraire. A bien regarder, Arane Tashira ne semblait pas être un kage inflexible, ou tout du moins ce n’était pas la personnalité qu’il affichait à ce moment là. Non, il semblait être une personne à l’écoute, attentive au moindre détail, qui était prête à tendre une main salvatrice à qui le désirait. De plus, il semblait avoir une certaine intelligence, un certain sens critique envers les lois. Celles-ci, intemporelles et indiscutables, ne pouvaient bien sûr pas être violées, et il me fallait donc un châtiment inévitable pour le crime que j’avais commis : la peine capitale, la sentence ultime, bref, la mort.

Cependant, selon l’expression d’Arane, je commençai à comprendre qu’il n’était plus tout à fait de cet avis. Mon triste récit ne l’avait sans doute pas laissé de marbre, et son visage exprimait maintenant la compassion. Enfin, il s’exprima, d’une voix qui, malgré qu’elle ait une teinte triste, m’apaisa quelque peu. Il sortit un proverbe, qui, c’était vrai, correspondait malheureusement bien à ma situation. Si j’avais été quelqu’un de plus réfléchi, mon frère serait sûrement toujours en vie… Si j’étais plus réfléchi, je ne serais pas dans cette fâcheuse situation… Si j’étais plus réfléchi… Beaucoup de choses ne seraient pas ce qu’elles étaient…

Le Mizukage sortit de nulle part deux anneaux métalliques reliés par une chaîne, des menottes, qu’il voulait sans doute passer à mes poignets. Prenant à nouveau la voix sagement, il commença un court monologue pour expliquer ce qu’il pensait de la situation. En effet, même s’il était l’un des plus hauts gradés du village, il ne pouvait s’opposer à la loi. Il devait même être une sorte d’exemple pour ses concitoyens. Cependant, faisant preuve d’une grande miséricorde, il dit que la mise à mort, ma mise à mort, serait annulée. Mais mon crime moralement et politiquement incorrect ne pouvait rester impuni… L’alternative que trouva Arane fut de m’envoyer en prison, pour une durée indéterminée, le temps que, comme il le disait lui-même, « Justice soit rendue définitivement ». Mais qu’entendait-il par là ? Comment cette Justice allait-elle être rendue ? Enfin, me tendant les menottes, il me demanda si j’acceptais cette condamnation. Intrigué, je me demandais pourquoi ce personnage se donnait autant de mal pour moi. Il aurait pu tout aussi bien me tuer directement, ce qui lui aurait simplifié la tâche au point de vue le plus pratique du terme. Mais à la place de faire cela, il me tendait la main pour que je me sorte du bourbier dans lequel je m’étais enfoncé. La question que je me posais était si je le méritais vraiment…


« Je l’accepte. »


Sans dire un mot de plus, je pris les menottes, et les passais à mes poignets. Je refermais les anneaux de métal, qui ne pouvaient désormais être rouverts par une clé qui n’était pas en ma possession. Mes bras ainsi entravés, je me retrouvais très limité dans mes mouvements, et dans mon équilibre. Une pensée désagréable me traversa l’esprit : et si Kumo retrouvait le cadavre de mon frère ? Après tout, il avait été shinobi servant le village caché de la foudre… Et celui-ci exigerait sans doute réparation…

« Mizukage-sama, si jamais Kumo demande réparation pour leur effectif tué de ma propre main, n’hésitez pas à me livrer à eux… En tout cas, j’espère que cet… incident… ne compromettra pas vos projets… »


Je plongeai un regard sincèrement désolé vers l’homme qui se trouvait en face de moi, et j’espérais vraiment que ma stupidité n’aurait pas à lui coûter dans le futur. Je savais ce qui adviendrait de moi si Kumo exigeait réparation, et rien que d’y penser, j’en frissonnais. Et, une fois que je ne serais plus qu’un corps sans vie, ils le disséqueraient sans doute pour trouver une explication au pouvoir que m’avait légué mon appartenance à mon clan… Sans avoir de respect pour ma sépulture.

Sans qu’on ait à me demander quelque chose, je montai sur l’embarcation échouée sur la plage. J’évitai de tomber à la renverse, mon équilibre était fortement mis à l’épreuve, car le sol était pour le moins instable, et mes mains entravées ne m’aidaient pas. Enfin, je m’assis sur une banquette arrière, et je lançai un dernier regard au Mizukage, par lequel je voulais exprimer toute ma gratitude envers cet être si généreux.

Mais pour l’heure, il fallait partir. La prison m’attendait…
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Ex-Arane
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MessageSujet: Re: ::~°- Taiki no Gaiden + Une fin honnorable -°~ ::   Jeu 27 Aoû 2009, 20:11


Pour l’heure, c’était bien la seule alternative que pouvait lui proposer le Mizukage de Kiri. Et même si pour l’instant, il ne pouvait pas lui-même statuer sur sa condamnation, il préférait ne pas commettre l’irréparable à son tour et préserver tout élément de preuve à sa disposition par la suite. D’ailleurs, il n’y avait aucune raison d’exécuter quelqu’un qui se rendait sans résistance à la Mort, l’esprit perturbé et désemparé. Dans une telle situation, l’arrestation semblait plus sage que la mise à mort ; et c’était bel et bien pour cette option que notre Seigneur du Pays de l’Eau avait penché. Et regardant le Juunin déserteur s’enfiler lui-même les bracelets de métal, anneaux emprisonnant et gage de privation de liberté, notre ami blondinet repensait à ce qu’il avait déjà commis dans sa vie et à ce qu’il ferait dans les semaines à venir… .

La Guerre au Pays des Lacs s’était faite plus intense que prévue et les dégâts dans les deux camps avaient été lourds et imprévisibles. Bien que la plage semblait maintenant entièrement au Village Caché de la Brume, cela n’en faisait pas les vainqueurs, et après avoir retourné toutes les situations possibles et imaginables pour pouvoir œuvrer efficacement et radicalement, Arane Tashira en était venu à un point où il n’avait su que faire. Ayant alors convoqué le Haut Conseil, il s’était posé en interrogateur et en consultant, face aux anciens qui avaient trônés à cette réunion : les trois plus grands Seigneurs Financiers de Mizu No Kuni, le Pays de l’Eau, le gouverneur de l’île des Ruisseaux, l’ancien leader du Pays des Lacs, et ses deux conseillers, sans oublier son vieux Maître qui avait une voix incontestable au Haut Conseil, étant le plus ancien Shinobi du Village. Ce dernier avait d’ailleurs pesté d’être appelé par son ancien élève, le traitant de nouveau et ouvertement de peureux et d’incapable. Mais ces injures qui ne le faisaient pas rire avaient maintenant l’habitude de divertir les spectateurs présents et Arane lui-même n’y prêtait guère attention. Il n’était pas dans le cœur de son Vieux Maître pour une raison qu’il ignorait ; mais il éprouvait de l’affection pour lui, et ne demandait pas à ce que cela soit réciproque. Après avoir exposé les faits devants les Hauts Dignitaires, il avait alors attendu les conseils de tous et de chacun : certains prônaient une solution idyllique, à savoir un contact avec les Nuke-Nin pour trouver un arrangement et un rétablissement de l’ordre – mais cette idée avait été aisément balayé par les accusations des opposants qui considéraient les Déserteurs comme des traîtres et des dangers publics laissés en pleine nature… . D’autres avaient suggéré une attaque concentrée sur un seul point stratégique, afin de faire plier l’adversité et de prendre de nouveau l’avantage dans des négociations forcées. Mais pour les mêmes arguments, cela avait été repoussé. Ne restait plus que la solution proposée par le Vieux Maître, qui consistait à créer une troupe d’élite qui serait chargée d’apporter la Mort à l’ennemi, sans répit et sans pitié. Cette solution ne semblait pas vraiment plaire à certains Dirigeants, mais il fallait hélas admettre que c’était là la seule qui semblait applicable en toute circonstance… . Et sur ces conseils, le Mizukage s’en était allé choisir ceux qui donneraient la Mort à l’ennemi de Kiri… .

C’était de bien sombres pensées qui envahissaient l’esprit de notre Mizukage, qui aurait souhaité une réponse moins radicale. Mais comment faire, lorsque l’on se trouve en guerre. Il savait qu’il devait murir, et accepter qu’en de telles conditions, donner la Mort pour sauver la Vie était le Devoir de tout Shinobi. Celui qu’il venait d’arrêter aujourd’hui s’était dérobé à ce Devoir : avait-il tord, ou avait-il laissé parler son cœur et s’était échappé du cimetière qui couvrait déjà une large superficie de terrain au Village du Brouillard ? En fin de compte, les déserteurs et ceux qui étaient considérés comme traîtres à la Nation étaient probablement ceux qui avaient le plus de cœur et une once d’âme pour obéir à leurs principes plutôt qu’aux règles d’un Art guerrier, établies dans des périodes de guerre et qui ne savaient s’adapter à la paix… .
Alors que le Kuroda acceptait avec une mine des plus dépressives de se passer les poignets aux menottes qui lui étaient proposées, Arane ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il n’y avait que cette solution. Si l’on pouvait éviter la mort, l’emprisonnement était le seul recours possible. Et c’était celui-ci qu’il préférait appliquer, car après une peine raisonnable bien que longue, peut-être que notre jeune disparu se déciderait à rejoindre les rangs qu’il avait délaissés. Le Music-Man fut cependant rappelé à lui alors que son ancien acolyte l’interpela à propos d’un différent. Sur la déclaration que venait de lui faire l’homme menotté, le Mizukage marqua un arrêt et resta fixe, l’air insensible et froid. Il n’y avait pas besoin de faire une moue pour que cela ressorte sur ce visage habituellement joyeux et souriant. Là, c’était l’absence de toute expression humaine qui laissait apparaître une certaine fermeté.


~~ Sois assuré que je le ferais. Rien ne peut aller à l’encontre de la décision d’un Peuple … . ~~

Se retournant avec la chaîne qui le reliait aux menottes du prisonnier, il ajustait ses écouteurs sur ses oreilles et glissait une main dans sa manche afin d’enclencher la musique. Les premières notes jaillissant du casque, on pouvait voir un léger sourire se dresser sur ses lèvres, alors que son air se retrouvait lui-même. Il était confiant, et savait qu’il y aurait toujours une autre solution.

~~ Le corps de ton frère ayant été découvert par un confrère, je reste confiant sur les relations qu’entretiennent Kumo et Kiri. Ton emprisonnement sera certainement suffisant, même si le corps de ton défunt frère a été découvert ce matin. Son absence a été vite aperçu … . Maintenant, au Village … . ~~


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PNJ Kiri
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MessageSujet: Re: ::~°- Taiki no Gaiden + Une fin honnorable -°~ ::   Lun 13 Sep 2010, 05:39

Citation :


°¤ Evaluation ¤°

>> Dommage que Taiki ne soit plus de la partie, ce personnage était vraiment sympa.
Rhoo Arane, tu m'as obligé à changer de design pour lire XDD

Arrow Arane : 8 points
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MessageSujet: Re: ::~°- Taiki no Gaiden + Une fin honnorable -°~ ::   

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::~°- Taiki no Gaiden + Une fin honnorable -°~ ::

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