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 Un tournant décisif pour deux vies

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Ilyena Raï
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MessageSujet: Un tournant décisif pour deux vies   Ven 17 Juil 2009, 11:47

Une semaine.. Peut-être même deux, ou trois que je me trouvai dans cette pièce vide, avec pour seule compagnie une araignée calée dans le coin droit de ma chambre. Il y avait bien des gens qui passaient, Koma aussi, mais rien ne pouvait vaincre la solitude lorsqu'elle revenait. Ces murs blancs me donnaient la nausée, mais j'avais grande interdiction de sortir. Pour quelques côtes cassés et plaies anciennement béantes dans le ventre, ils en faisaient tout un plat les docs... Pourtant, je me sentais déjà mieux. L'impression d'avoir résidé en ces lieux depuis des décennies se faisait ressentir, et les soins des médic-nin étaient très efficaces. Mais non, il fallait que je reste pourrir ici, à la limite j'aurais préféré que les sbires de Takeo soient réellement de Suna, puisque la torture ne pouvait être pire que mon désespoir du moment. Alors que je songeai sérieusement à sauter par la fenêtre pour me barrer d'ici -chose qui n'aurait guère était fine puisque je me trouvai au troisième étage-, la porte s'ouvrit brusquement, pour laisser entrer une tête qui m'était familière. L'un des types responsables de mon état actuel, le premier m'ayant planté ses foutues griffes dans le ventre. Inutile de dire que bien que je m'étais calmée, et que je n'avais pas manqué de temps pour réfléchir sur mon impulsivité, je leur vouais toujours une profonde hargne.

"Toi ! Tu vas..."

Mais avant que je ne puisse prononcer autre chose, il me tendit une lettre en m'incitant à la prendre. Ce que je fis. Mais à peine avais-je ouvert le papier que je relevai la tête afin de voir mon adversaire, mais il avait déjà prit la poudre d'escampette. Avant toute chose, je voulais réclamer vengeance, encore agitée par les démons du passé. Mais ce renégat n'avait pas laissé de fil d'or, je ne pouvais donc pas retrouver de manière aisée sa trace. Alors je laissai tomber d'un haussement d'épaule, et me mis à la lecture de cette fameuse missive. Une mission.... Urgente. Mais bien sur, j'étais dans le parfait état pour ça, me retaper encore quelques combats était le moment opportun. Et pourtant, je n'avais pas le choix. Peut-être que ceci était une nouvelle fois une épreuve de survie, sauf qu'il allait me falloir beaucoup plus de réflexion et de calme pour m'en sortir en vie. Succomber une nouvelle fois à la folie ne pouvait que me conduire à une exécution certaine. D'un geste doux, je me relevai avant de poser mes deux jambes à terre. Oui, je n'avais plus trop mal, mais ceci n'était peut-être qu'une impression. Vu les réactions des médecins à mon égard, je préférais tout de même ne pas trop forcer le jeu et me retrouver le bec dans ma propre hémoglobine.

Une fois que je fus débarrassée de cette vaste blouse puant le désinfectant, je me remis des affaires normales, à savoir un simple pantalon / débardeur / veste, avec une capuche ajustée sur ma tête, juste de quoi tenter de passer inaperçue. Dans les rues bien entendu, dans l'hôpital ce n'était pas monnaie courante d'avoir une patiente aux cheveux bicolores. Je sortis discrètement de ma chambre, et m'immisçai dans les couloirs le plus discrètement possible. Une fois chose faite, je pus rejoindre une issue de secours située tout au fond avant de déguerpir de ces lieux glauques. Je détestai ces mouroirs, et préférai amplement terminer de guérir chez moi ou sur la voie d'une mission - en espérant que celle ci ne fasse pas parti des plus éprouvantes qu'il soit -. Les bandages dispersés un peu partout sur le haut de mon corps m'empêchaient de respirer convenablement, serrés qu'ils étaient. C'était prévu pour être allongé, et non pas en train de courir bêtement dans des rues. Urgent, le paratonnerre. Je m'arrêtai tout de même quelques secondes avant de reprendre une marche rapide, histoire de reprendre mon souffle et de ne pas trop attirer l'attention. C'était sur ordre du Raikage après tout, mais je ne savais pas ce que l'on pourrait dire de mon "évasion".

Une fois en bas de l'énorme édifice, je poussai un long soupir. Combien de marches à grimper avant d'atteindre le point de rendez-vous ? Un nombre indénombrable certainement. En temps ordinaire, cela ne me gênait aucunement, mais avec le souffle court, c'était une toute autre paire de manche. Je ne sus combien de temps le fait de grimper l'Everest des marches me prit, mais le plus important fut le final. Enfin terminé, une main oppressant grandement mon ventre à l'endroit où il avait été percé, la respiration devenue sifflante. Mais en haut, il n'y avait... Rien. Le vide, en dehors d'un piaf qui gazouillait joyeusement dans son nid tout frais. "Foutoir !" Pestant, j'avançai d'un pas lourd jusqu'à la rambarde, puis balayai rapidement la zone du regard. Rien, personne. "Bordel, si j'retrouve la godiche qui m'a ressorti le polichinelle du placard, c'est à coup d'taloches dans l'pif que j'vais lui r'faire son portail !" D'un pied rageur, je frappai dans une pierre posée à terre, qui vint frapper une poutre non loin de l'oiseau. Puis je me laissai tomber à terre, saleté de chute de tension, elle m'avait encore eu. Assise, la tête me tournait encore un peu. Mais ceci n'ôta pas le goût amer que je sentais au fond de ma gorge, pourtant il allait falloir me calmer. Puis attendre, peut-être qu'en fait je m'étais un peu trop précipitée...
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Kuro
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Ven 17 Juil 2009, 15:31

C’était quoi cette blague ?
Il y a des choses que j’aurais toujours beaucoup de mal à comprendre, et il m’arrive d’avouer que c’est parce que je ne fais pas beaucoup d’effort en ce sens…Mais il y a des limites. J’aime être tranquille, pépère entre deux missions sanglantes, c’est mon train-train quotidien et j’aime pas vraiment me déranger autrement que pour m’amuser d’une manière ou d’une autre, c’est comme ça que je suis, et je n’ai pas l’intention de changer, alors quand on me tend une missive pour une mission, je suis naturellement satisfait. Sauf que là, c’est pas vraiment le cas, et ce n’est pas parce que je suis fatigué ou une autre connerie du genre. On va plutôt dire que ce qui m’empêche d’être simplement content de la perspective d’une peut être mission à venir, c’est le truc qui viens me remettre la fameuse lettre.
Oui j’ai bien dit un truc et pas un humain, une personne ou un arbre, mais bel et bien un truc. Parce que cette chose ne mérite pas d’autre terme que truc ou machin pour la nommer. Si les 7 plaies d’Egypte et toutes les calamités du ciel avaient une forme physique, je suis sur qu’ils prendraient l’apparence de cette gamine haute comme trois pommes et aussi collante qu’un pot de miel entre les pattes d’un ours. Une apparence trompeuse puisque de toute façon elle n’était pas humaine. Ça aurait put me l’a faire un petit peu apprécier…Mais le fait qu’elle semble trop m’apprécier et qu’en plus, sa vraie forme appartient à la caste des sangs froids, ne me la rendent pas plus sympathique que ça. Et ça semble être le dernier de ses soucies vu comment elle me saute dessus à chaque fois.
Malheur. C’est bien la bestiole attitrée de cet imbécile de Takeo. Aussi chiante et envahissante que son maître – en pire quand même. Moi qui n’aime pas les contacts physiques…se faire surprendre par une espèce de bestiole écailleuse n’est pas la situation la plus fun que je connaisse, à plus forte raison lorsque c’est cette bestiole ci ! Je hais les serpents ! A plus forte raison je hais les serpents/gamines qui me sautent au cou en gueulant dans mes oreilles quand je suis tranquillement en train de me reposer !

« Mais ça va pas la tête ! Qu’est ce tu fiche là, saleté de reptile !? Lâche moi ! Me touche pas putain !»


A peu de chose près, c’est ça que je gueulai lorsqu’elle me sauta dessus – pour une fois que je dormais sous ma forme humaine…ça m’apprendra tien !
Je déteste me faire surprendre et si y avait pas eut une lettre et cette missive, je me serais débarrasser de cette gamine envahissante. Ou peut être pas. Le plus gros problème étant que j’avais dut mal à justement, me défaire de cette idiote. Je ferais manger sa lettre à Takeo ! Si seulement je pouvais lui faire avaler son invocation ! Une pierre deux coups, l’extase ! Et je déteste son rire ! Ce petit rire moqueur de gamine…Raaaaaaaaah !

Mais c’est a cause de cette gamine que je me suis retrouvé dehors à trainer les pattes avec cette sang froid accrochée à mon cou – bras/museau/pattes/épaules…rayez les mentions inutiles en fonction de la forme utilisée. Juste parce qu’autant elle m’a bien fait chiée pour me faire sortir mais surtout parce que j’ai le vain espoir qu’elle me largue une fois que sa « mission » sera finit. Je suis pas d’un naturel très optimiste pourtant, mais faut croire que là, j’en ai besoin pour survivre. Takeo me le paiera. Je suis sur qu’il c’est bien éclaté à envoyer son pot de glue à écaille dans mes pattes. Et j’ai beau grogner, râler, essayer de la mordre – essayer parce que cette saleté de serpent est sacrément agile et que quand j’y arrive, elle s’en fou ! Saleté de masochiste ! – et bien ça ne la fait pas dégager.

« Raaaaaaaah descend de mon dos, foutu bestiole ! »


Et j’ai beau me secouer les poils, ça ne la fait pas lâcher prise. Monde de merde. Enfoiré de Grandes dents. Saleté de reptile.
Bon y avait plus qu’à monter pour allez à ce foutu paratonnerre de merde et virer la gamine. Sauf que quand je suis arrivé sur le promontoire du fameux paratonnerre du village…Bah y avait pas la personne que je voulais plus que tout cogner. Sauf si Takeo s’amusait à jouer les travestis bicolores en mal de vivre… Peu de chance en somme même si l’idée aurait put être divertissante. Une femme que j’ignorais pour me concentrer sur la sangsue qui m’avait fait venir ici. Plus en colère et bruyant que moi, c’est très dur à trouver dans le coin. J’abandonnais ma forme de loup pour reprendre celle – plus pratique pour virer la môme – d’adolescent tout en virant cette saleté de mon dos.

« Il est où ton putain de master, hein ? Tu m’as fait chier pour me faire venir et cet abruti est même pas là ?! C’est quoi ce délire !? (Normalement, c’est moi qui suis toujours en retard pas l’inverse merde !). Sale reptile ! »


Ça fait bien chier quand même…
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Takeo Kikuta
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Ven 17 Juil 2009, 23:14

Ohoho! Belle journée en perspective!
C'était ce que je me disais ce matin-là, alors que je me glissais dans l'appartement de ma cible. Enfin, appartement était un bien grand mot. Placard à balais conviendrait mieux. Placard à balais vide en plus... Une pièce principale, aménagée d'un canapé en plein milieu et d'une commode dans un coin, ainsi que d'une mini cuisine dans un autre, le tout relié à une salle de bain et plongé dans l'obscurité la plus totale. Inutile de préciser que ça sentait le fauve: l'endroit ne devait pas être souvent aéré. Mais curieusement j'aimais bien cette odeur: elle provoquait un irrépressible frisson dans mon échine. Les animaux à sang chaud n'avaient définitivement pas la même senteur de mes semblables... Et j'appréciais particulièrement celle des mammifère à fourrure...

J'usai de mes sens reptiliens pour repérer ma proie dans cette obscurité, grâce à sa chaleur, et la repérai sur le canapé. Je m'approchai sans faire un bruit sous ma forme de cobra, puis lorsque je ne fus plus qu'à un pas du lycanthrope j'utilisai mon Henge pour prendre ma forme de gamine et l'observer à genoux. Ainsi endormi, si calme, on pouvait difficilement se douter que Kuro, dit "Fenrir", était celui que l'on surnommait "le monstre". il avait juste l'air d'un gosse grandit trop vite. C'était peut-être pour ça que je l'aimais bien: il me ressemblait sur ce point.
Mais je ne m'étais pas introduite ici pour admirer son petit faciès endormi (quoi que mignon). Takeo m'avait demander de lui apporter un ordre de mission. S'il m'utilisait moi comme messagère, c'est que la chose devait être importante, et que la présence du loup était impérative. Sans chercher à en savoir plus (je devinais de toute façon ce que mon invocateur avait en tête) j'avais accepté, rien que pour le plaisir de faire enrager Kuro par ma simple présence. N'allez pas vous imaginer que je le détestais, en vérité je l'adorais... Mais c'était dans ma nature de lui chercher des noises. La génétique, ça ne se discute pas.

« Debout marmotte! »

Après lui avoir crié ces mots à l'oreille, je sautai sur le canapé, et sur lui par la même occasion, avec un immense sourire pour le forcer à bouger. Sa réaction ne se fit pas attendre, et j'entendis bientôt un grondement bestial s'élever sous mon corps, faisant trembler de peur le serpent qui était en moi. Son hostilité, loin de me repousser, ne faisait pourtant que m'attirer un peu plus. Quand Kuro allait-il le comprendre? Plus on me résistait, plus j'insistais. C'était comme ça.
Alors, mon petit louveteau se fit violence et essaya de me déloger de ma position. En toute réponse, je m'accrochai fermement à son cou toujours avec mon sourire joyeux, avant de lui planter devant les yeux l'enveloppe que je gardais sur moi. Comme il n'était pas assez réveillé pour comprendre ce que ça signifiait, je fut forcée de lui expliquer les choses avec mon petit air narquois, histoire de le calmer un peu.

« Takeo m'a demandé de t'apporter ça! Alors arrête d'aboyer et bouge tes poils! »

Je tombai un instant sur le sol en lui laissant la missive entre les doigts, histoire qu'il puisse se relever et lire le contenu de la lettre. Pendant, ce temps, je fit le tour du canapé par passer derrière lui et moi aussi lire la lettre à l'apparence formelle. Takeo demandait à Kuro de se rendre au Paratonnerre dans le cadre d'un mission "sanglante". Le Paratonnerre... Depuis là-bas, on pouvait admirer tout Kumo. C'était aussi là-bas que le nouveau Raïkage gardait enfermé le pire souvenir de sa vie... A quoi pensait-il en convoquant le loup là-bas? Bah! Ce n'était pas mon problème après tout!
Dés que Kuro eu finit de lire la lettre, il tenta de se recoucher. J'aurais pu terminer là ma mission et retourner dans le monde des invocations, mais je n'en avais aucune envie. J'entendais souvent mon Vampire de Maitre se plaindre des retards de son subordonné à fourrure. Je décidai donc que, aujourd'hui, le sac de puces arriverait à l'heure. Il me fallut plusieurs minutes d'asticotage pour le faire lever et plusieurs autres pour lui faire quitter sa tanière. Lorsqu'enfin il se décida à reprendre sa forme animale pour courir plus vite dans la rue, je fis de même pour m'enfoncer dans sa fourrure et ainsi devenir son passager clandestin. Je n'avais pas envie de lui courir après pour vérifier qu'il ne changeait pas de destination, alors c'était plus simple comme ça. Lui, par contre, ne sembla pas apprécier mon initiative. Mais bon, c'était pas nouveau.

Un loup, ça court vite. Et Kuro court encore plus vite que les loups normaux. Accrochée dans son dos je pu profiter de cette grisante sensation de vitesse en sentant son poil fendre l'air qu'il traversait. C'était bien, finalement, d'avoir quatre pattes et de pouvoir courir. Ramper par terre, c'était beaucoup moins excitant. J'en savais quelque chose. Je regrettai presque de voir s'approcher le Paratonnerre, car avec lui approchait la fin de ma balade à dos de loup, et aussi la fin des insultes de Kuro qui glissaient comme de l'eau sur ma peau écailleuse.
Lorsque le lycanthrope sauta sur le promontoire qui dominait tout Kumo et où se dressait le Paratonnerre, nous prîmes quelques secondes pour observer les alentours. Takeo ne semblait nulle part. Par contre, à la place, il y avait... Raï! Ma tueuse préférée que j'avais écorché vive quelques semaines plus tôt! Elle était déjà remise? Cool! On pouvait recommencer alors?
Mais avant que cette pensée puisse aller plus loin, mon loup reprit sa forme humaine et me délogea brutalement de son dos. Pendant que je volais dans les air, j'en profitai pour lancer un Henge et reprendre une forme qui visiblement ne plaisait à aucun des deux personnages présents. Tant pis. Moi j'aimais bien ma forme humaine: elle me permettait de courir sur deux pattes! Le lupin se mit alors à m'invectiver de nouveau. C'était sa manière à lui de poser des questions aux gens, alors je ne m'en offusquai pas. Cependant, je n'avais pas de réponse à sa question. Takeo ne me disait pas souvent où il allait. Je ne l'apprenais souvent que plus tard, lorsque j'explorais sa mémoire.

« Je sais pas où il est, mais il devrait pas tarder. Il a beaucoup plus de choses à faire qu'avant tu sais. Mais plus important... RAAAAAAAAAAAAAAAAÏ! »

Sans attendre plus longtemps, je me mis à courir en écartant les bras vers mon ancienne cible. Elle et Kuro étaient, avec Takeo, les humains que j'appréciais le plus. Aussi, je comptais fêter mes retrouvailles avec elle comme il se doit. Elle n'avait pas l'air très en forme, mais ce n'était pas mon poids plume qui allait la faire s'effondrer... Si?
Mais avant que je puisse vérifier cette hypothèse, une grande main m'agrippa la tête et stoppa ma course. Je fut ensuite soulevée par cette main à quelques centimètres du sol, puis tournée vers mon agresseur. Je reconnaissais déjà son odeur, mais les yeux rouges où brillaient les flammes de l'enfer me certifièrent qu'il s'agissait bien de Takeo Kikuta, mon invocateur. Il avait l'air de très, très mauvaise humeur et me lançait un regard noir, comme s'il hésitait à écraser ma petite tête. Quoi?! Qu'est-ce que j'avais encore fait pour mériter ça? Rien! J'avais juste fais ce qu'il m'avait dit, avec un petit bonus...

« Je t'avais juste demandé de lui donner la lettre... »

« Mais il voulait se rendormir, alors je l'ai amené ici! »

« En effet, et maintenant tu me l'a foutu de mauvais poil, comme si j'avais besoin de ça... Allez, ouste! »

Mes joues se gonflèrent d'indignation. Quel ingrat! Je lui amène son chien préféré et il me remercie comme ça? Très bien! La prochaine fois il pourra aller la livrer lui-même sa lettre!
Le Vampire leva sa main libre et claqua des doigts. Il essayait de me renvoyer dans le monde des invocations de force? Inutile! J'allais y retourner toute seule! j'aurais bien aimé passer plus de temps avec Raï et Kuro, mais le Kikuta m'avait gavé.
Dans un nuage de fumée, je disparus d'entre les doigts de Takeo, après lui avoir magnifiquement tiré la langue.

------------------------------------------------------------------------------------------

Après cette brève scène de ménage, Takeo poussa un profond soupir exprimant son exaspération contre son invocation préférée. Pour l'annonce qu'il avait à faire, il aurait préféré avoir un Kuro blasé plutôt qu'énervé. Malheureusement, il était trop tard maintenant. Il allait devoir faire avec... Encore... Il commençait sérieusement à en avoir marre de ce boulot surprise qui lui tombait chaque jour sur les épaules. Vraiment marre.

Sans perdre plus de temps, le Vampire marcha droit vers Raï qui était toujours à terre et lui tendit la main pour l'aider à se relever. Sans rien dire, il étudia plus en détail les traits de son visages, ainsi que ses yeux faussement bicolores. C'était la première fois qu'il la voyait en chaire et en os, même si d'une certaine manière, il la connaissait déjà. D'ailleurs, il avait parfaitement entendu les menaces de la kunoichi proférées à son encontre: pendant que elle et Kuro l'avaient cherché en bas, lui il était tout au sommet du Paratonnerre, à les regarder depuis son perchoir. Lorsque Road avait menacé de se jeter sur Raï, il n'avait eu qu'à sauter et à l'intercepter. Alors elle voulait lui éclater la gueule? Aha. Elle était marrante la fille.
Après avoir relevé Raï, le nouveau Raïkage fit signe à Kuro d'approcher. Il était pressé par le temps, et préférait donc s'épargner les formules inutiles de politesse ou d'introduction. De toute manière, ni la tueuse, ni le loup n'étaient fans de ce genre de trucs. Ca arrangeait donc tout le monde.

« Kuro, Raï. Raï, Kuro. Quant à moi j'ose espérer que vous me connaissez déjà. Je suis Takeo Kikuta, le nouveau Raïkage. »


[Désolé pour la fin baclée, je suis en panne d'inspi. Kuro, je te laisse te défouler à cette annonce. ==>]
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Dim 19 Juil 2009, 00:04

Finalement, le sort décida que je ne serais pas seule, visiblement arrivée tout simplement en avance. Personne n'avait fait de blague, il fallait juste prendre son mal en patience, et respirer un bon coup histoire d'apaiser la fureur qui avait enivré mes sens quelques instants auparavant. Quelque chose arrivait, ce qui eut pour effet de me faire redresser la tête. Un loup... Avec un serpent en écharpe. A cette vision, je levai ma main droite dans les airs, et m'abattit une forte claque dans la figure. "Zen Raï, zen..." Bordel, c'était quoi ça encore ? Le come back de la ferme célébrité version horreur ? La blague, je songeai sérieusement à devenir ermite et aller passer mes journées à discuter avec des brins d'herbe. Je fis un mouvement en arrière, glissant sur le sol poussiéreux et sale. Ce n'était pas le loup qui me gênait, mais le serpent. J'en avais une phobie, et si je ne pouvais pas l'éliminer, il fallait que je parte dans un autre endroit. Allez savoir pourquoi... Une saloperie de bestiole qui n'a pas sa place sur cette planète, et qui n'était qu'une forme hideuse à mes yeux. Soudain, le canidé reprit forme humaine. Un simple henge ? Et allait-ce être de même pour l'animal à sang froid ? Ou était-ce juste une foutue chose dénuée de conscience ? Mais ce type... Il lui parlait ? Master ? Qu'est ce que c'était encore que toutes ses conneries ? J'ignorai encore l'existence du Kuchiyose, et ma prise de conscience se fit à cet instant, bien que j'en apprenne véritablement le sens que plus tard.

Tiens, le serpent prit une forme humaine. Une forme qui ne me plut absolument pas... "Toi !" Mon ton était forgé dans la colère, c'était à cause de cette sale gamine que je m'étais retrouvée dans un état si pitoyable. Même si toute sa troupe d'ahuris m'avait fait comprendre qu'ils agissaient suivant des ordres, cela ne me faisait rien. C'était elle, c'était eux. Lorsqu'elle hurla mon nom, mon sang se glaça d'effroi. Je ne pouvais pas me lever pour lui coller mon pied dans la poire, mais je ne pouvais pas non plus user de genjutsu, elle aurait vite fait de s'en défaire. Je pris donc une profonde inspiration, m'apprêtant à recracher de tout mon souffle les flammes de l'enfer sur elle, et offrir à tous une brochette de gamine -ou de serpent ?-. Road fut coupée dans son élan, par un autre homme que je n'avais guère vu venir. Rapide, très rapide... Ce qui me marqua sur le coup, ce furent ses cheveux blancs. Le plus important était qu'elle avait été stoppée, et je pus me détendre un petit peu plus, bien que le nouveau venu me faisait froid dans le dos. Je soufflai doucement, laissant quelques petites flammes passer la bannière de mes lèvres à seulement une poignée de centimètres, avant de disparaitre en fumée. Dragon. Il y avait un loup, un serpent, j'inaugurais le dragon, et l'autre, il allait nous sortir quoi ? La sirène de son beau teint pâle ?

Mais je stoppai mes pensées lorsqu'il fit preuve d'une sorte de galanterie, d'amabilité ou je ne savais quoi d'autre. Sans un mot, la mâchoire raide, j'attrapai sa main puis m'en aida afin de me replacer sur mes jambes. Pas de geste brusque, et je devrais rester suffisamment stable pour ne pas me la rejouer poupée de porcelaine. Une brise salvatrice ôta toute la brume de mon esprit, dans un élan glacial. Je lui fis un sourire crispé en guise de remerciement, ne sachant pas si je pouvais murmurer un merci ou non. Je me méfiai des gens en cette période, certainement le contrecoup de ma petite mésaventure qui m'avait valu un séjour chez les blouses blanches. La présentation rapide me fit sourire d'une manière un peu plus naturel, rapide, concis, parfait. Ainsi, l'autre type s'appelait Kuro. Et ce serait donc lui mon compagnon de mission ? Tant qu'il ne venait pas avec sa magnifique écharpe en écaille, tout pouvait me convenir... "Nouveau Raikage...?" La suite de sa phrase ne m'avait pas laissé de glace, loin de là. Cette nouvelle me choque quelque peu, pour des raisons bien à moi. Si Kazumi n'était plus là, alors je ne possédais plus aucun lien avec mon passé, si ce n'était le village de Suna -où je ne voulais plus aller, les faux oi-nins m'ayant largement suffis-. Alors, ça y était, tout était fini ? Je n'avais plus qu'à tirer une croix sur le bout de chair que j'étais, puis reconstruire dans l'intégralité ma vie ? Ce que j'avais fait jusque lors, mais toujours avec cette petite lueur d'espoir de comprendre un jour la raison de ce rêve, le pourquoi de ma perte de mémoire, et pourquoi pas retrouver mon passé sans pour autant tout abandonner ici. Mais cela n'avait plus lieu d'être.

Le regard vide, le visage pâle, je me risquai à une question. "Et Kazumi... Que lui est-il arrivé ? Elle a été tuée...?" Cela pouvait sembler provocateur du fait que je puisse ne pas vouloir de cet homme en chef, ce qui était faux, cela ne m'importait que très peu. Je n'étais qu'un ninja, un pion voué à obéir. Ou chose encore plus étrange, une kunochi fraichement arrivée de quelques mois d'un autre village semblant s'inquiéter de l'ancienne personne la plus importante de Kumo. Je fixai le vampire dans les yeux, une lueur d'interrogation luisant au fond de mes rétines. Seul ce dernier signe montrait une certaine détermination, mais le reste de mon visage semblait dépité à l'attente de la réponse, comme la peur de la disparition d'un être jugé comme proche à tout jamais. Le lien. Le seul.
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Kuro
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Dim 19 Juil 2009, 13:10

J’ai une sainte horreur qu’on me donne des ordres. Je crois que c’est purement viscéral, instinctif même, je me braque dès qu’on m’ordonne quelque chose et je fais bien souvent le juste contraire de l’ordre, rien que pour montrer que non, je n’obéirais pas. Takeo a plus ou moins l’habitude de faire avec, je ne lui donne pas vraiment le choix non plus, et je m’amuse davantage avec lui qu’avec tout les autres à le faire tourner en bourrique…Comme sa gamine reptile gluante l’est avec moi en fait. Je ne vais pas aller jusqu'à dire que voir grandes dents me transcenda de joie, mais en tout cas, le fait que sa gamine me lâche la grappe était une très bonne nouvelle. Qu’elle aille jouer avec cette Raï ou qu’elle se fasse embrocher par le premier ninja venu – une invocation devait pouvoir mourir…en toute logique en tout cas – j’en avais rien à cirer tant qu’elle était le plus loin possible de moi. Et elle allait même aller encore plus loin ! La joie ! Finalement mon optimisme et mon souhait fut exaucé !
Bon par Takeo, certes, mais on ne pouvait pas tout avoir dans la vie.
Bras croisés sur le torse, je foudroyais mon « sauveur » du regard. Il avait raison de dire que j’étais de mauvais poil – sans mauvais jeu de mot – et c’est souvent le cas lorsqu’une bestiole me pousse au bas de mon pieu et me traine jusqu’à une telle merde. L’intitulé mission sanglante n’avait pas non plus tous les passes droits, et la gamine m’avais bien refroidit. Je voulais rentrer chez moi après avoir foutu mon poing dans la gueule de ce connard de chef anbu. Tout simplement. Parce que si mission on me donnait, et bien cette mission je ne ferais pas. Je l’ai dis : je n’aime pas qu’on me donne des ordres, et je n’aime pas davantage ramper devant mes supérieurs alors qu’ils me font littéralement chiés. Et si il était pas content, c’était pareil ! Nah ! Parfois je me demandais jusqu’où ça irait cette relation (rajoutez les guillemets please !).
La bicolore avait pour moi autant d’importance qu’une fourmi sous mon pied. Et c’était qu’il était galant l’animal ! ça avait quelque chose de carrément incongru (pour moi)… Et en plus cet abruti après avoir relevé mademoiselle lui demandait d’approcher.

« Je suis pas ton chien. »

Et je suis dans le genre têtu, alors je n’allais pas m’approcher des deux imbéciles plus que maintenant. Peu importais si j’étais un peu loin, je n’étais pas d’humeur à faire des concessions (je crois que je n’étais jamais d’humeur à faire des concessions, mais bon). Monsieur arrivait et il fallait se jeter à ses pieds, non merci, pas pour moi ce genre de truc.
Il continua quand même son speech et je me demandais en réalité ce qui me poussait à rester ici (mise à part mon envie de lui casser la gueule). Et puis pouf… Une information se fraya un chemin jusqu’à la partie consciente de mon cerveau, une information même reprise par la femme qui était dans le même panier que moi visiblement. C’était…C’était…C’était absolument impossible ! C’est vrai quoi ! Takeo le chef anbu de Kumo ne pouvait pas être autre chose que le chef anbu de Kumo (justement !). J’étais totalement stupéfait. Stupéfait et choqué, et ça devait bien se voir sur mon visage.

« C’est une blague ? »

Une mauvaise blague d’ailleurs. Je n’arrivais pas à croire que cela pouvait être vrai. C’est vrai quoi, j’avais toujours eut Takeo comme chef, c’est un fait, mais chef anbu seulement, je savais qu’il y avait quelqu’un d’autre au dessus même si je me fichais éperdument de cette personne. Mais là…C’était carrément autre chose ! Je ne pouvais pas y croire…ou plutôt, je ne voulais pas y croire.

« Tu te fou de ma gueule hein ? Putain, dis moi que tu te fou de ma gueule… »

Ce serait beaucoup plus simple que d’avaler ce qu’il venait de dire. Je ne m’occupe pas vraiment des affaires du village, mais je n’étais pas fan du changement. Ma main rejoignit mon front pour endiguer un mal de crâne naissant. Je devais avoir une sale gueule – pour ce que j’en avais à foutre. J’aurais put gueuler, hurler, frapper, m’énerver, comme ce qui aurait peut être été le plus naturel vu que je l’étais déjà et pourtant, non. L’annonce m’avait littéralement assommé. Je ne m’y étais pas attendu le moins du monde, et pourtant, c’était plus logique, après tout, Takeo était dans la hiérarchie de ce stupide village, la seconde tête après la Kage.

Finalement, l’énervement n’était peut être pas loin. Ma main se crispa avant de se sérer à m’en faire péter les jointures. Je ne m’approcherais pas, mais je relevai le menton avec mon assurance habituelle en plantant jetant un regard métallique à cet imbécile. Finalement, je m’en foutais. Ouai, c’était mieux comme ça.

« Et qu’est ce que ça peut nous foutre ? Tu nous à fait venir là pour nous annoncer la bonne nouvelle ? Tu veux des compliments et des félicitations ?»
J’eus un ricanement bref. Je n’avais pas l’habitude d’englober une autre personne dans mes états d’âme, mais il faut croire que je ne me sentais pas à aller contre mon instinct. « Tsss, t’as que ça à foutre, Raïkage, que de donner rendez vous à tes subalternes ? Garde ta mission mon gars, c’est sans moi. »

Tout mon corps hurlait une rage froide et méprisante. Méprisante comme cette façon que j’avais eut de le nommer avec ce nouveau titre tout neuf. Je m’en foutais de mettre le nouveau kage à dos, après tout, ce n’était pas nouveau et quand à ce qui était advenu du précédent Raikage, je m’en moquais éperdument. Que cette fille fasse mumuse avec son chef, moi j’allais prendre la large, me barrer de ce village de merde. C’était un bon plan, et c’est dans cette optique que je me retournais pour me barrer de cette plateforme. Tout ça pour ça.

« Tchao. »


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Takeo Kikuta
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Dim 19 Juil 2009, 20:28

A quoi Takeo s'était-il attendu en prononçant ses paroles? Rien de particulier en vérité. Il s'agissait là de rapides présentations pour éviter de gaspiller un temps qu'il ne possédait de toute manière pas. L'intention du Raïkage avait tout d'abord été d'enchainer immédiatement sur le sujet qui l'intéressait, mais les réactions de ses deux subalternes le stoppèrent dans son élan.
Pendant un moment, il ne comprit pas pourquoi Raï et Kuro tiraient ces gueules d'ahuris, et ne pu s'empêcher d'arquer un sourcil de surprise. Après tout, ça faisait prêt d'un mois que Kazumi avait annoncé sa succession et qu'ils se partageaient le pouvoir en vue de ce changement. Maintenant, Kazumi était partie, et il restait le seul maitre de Kumo. Tout le village était au courant. Tout le village, sauf ses deux interlocuteurs visiblement... Raï passait encore: elle avait été passée à tabac par trois de ses invocations pour tester sa loyauté envers Kumo, et avait séjourné à l'hôpital. Mais Kuro, lui, n'avait franchement aucune excuse. La surprise du Vampire se mua presque instantanément en agacement. Il n'avait pas prévu de devoir s'expliquer sur son brusque changement de statut en plus de tout le reste! Il n'avait vraiment pas besoin de ça!
Lorsque les deux shinobi de Kumo se mirent à l'interpeller, l'une se demandant ce qu'il voulait dire, l'autre lui demandant s'il s'agissait d'une blague, Takeo claqua la langue et répliqua presque immédiatement sur un ton exaspéré.

« ... Vous vous fichez de moi? Vous avez dormi dans quelle grotte au cours des dernières semaines?! Ça fait presque un mois que c'est annoncé partout! »

Les sourcils froncés, Takeo foudroya du regard les deux abasourdis, comme pour faire soudain rejaillir cette information de leurs petites têtes. Mais c'était peine perdue: ces deux là n'était vraiment pas au courant. S'était-il trompé en les choisissant? Il ne pouvait pas s'entourer d'imbéciles même pas foutus de lire un journal. Son choix était peut-être à reconsidérer, et pourtant... Pourtant c'était eux qu'il voulait.
Le Raïkage soupira bruyamment en refermant les yeux et en secouant la tête. Leur gueuler dessus ne servirait à rien. Il devait plutôt se grouiller de leur expliquer ce qu'il attendait d'eux, car autrement les conseillers à qui il avait faussé compagnie pour les rejoindre risquaient de le rattraper. Et c'était franchement la dernière chose qu'il souhaitait. Déjà que ces lieux le mettaient de mauvaise humeur, vu le mauvais souvenir qu'il y avait scellé, il se sentait prêt à les massacrer s'il revoyait leurs sales tronches ici.

En rouvrant les yeux, Takeo fut interpellé par l'étrange expression de Raï. Un nuage semblait avoir assombri son visage, mais pour une fois il faisait beau à Kumo. Cette ombre qui venait de l'entourer aurait pu être celle de l'inquiétude, mais le Vampire sentait qu'il y avait un petit quelque chose de plus. Un petit quelque chose qu'il ne parvenait pas à comprendre. Road avait donc peut-être raison sur un point: la kunoichi était plus intéressante que prévu.
Mais il n'était pas là pour l'étudier. Aussi se contenta-t-il de la transpercer avec ses yeux rubis pour la secouer un peu.

« Kazumi est vivante, t'en fais pas. Elle a juste retrouvé une partie de sa mémoire et s'est rappelé qu'elle avait... quelque chose à accomplir. Elle m'a donc laissé les commandes ici pour pouvoir se concentrer sur sa mission. »

Kazumi était largement assez grande pour se débrouiller toute seule: elle utilisait le Taïjutsu comme le Genjutsu, et contrôlait aussi l'élément du Kinton. S'inquiéter pour elle était donc parfaitement de inutile aux yeux de Takeo. Il lui faisait confiance: elle ferait ce qu'elle avait à faire, puis reviendrait à Kumo avec Shao Khan. Le Vampire en était persuadé.

Cependant, maintenant que l'inquiétude de Raï était levée, il restait un autre problème à résoudre pour le nouveau Raïkage: le sac à puces. Kuro était en train de chauffer dans son coin, visiblement sous le choc de la révélation. Takeo se tourna à demi vers lui et plongea ses iris rougeoyantes dans le bleu des siennes. Son regard était droit et une lueur d'énervement y luisait, montrant qu'il n'était pas d'humeur à faire des blagues et qu'il était parfaitement sérieux. Cependant, malgré cet avertissement silencieux, le lycanthrope se mit à jouer son habituel numéro du "jemenfoutiste" et à faire passer le Vampire pour un nobliau qui voulait se faire admirer. Or Takeo n'était absolument pas d'humeur à ça. Il n'avait pas accepté ce poste par plaisir: le poste de Raïkage était tombé comme une calamité de plus dans la pire journée de son existence. Alors que le loup, qui n'était au courant de rien, se permette de cracher une telle merde, c'était de trop.
Plusieurs veines de mirent à palpiter sur les tempes du Kestuki, ne laissant rien présager de bon, mais seule Raï était assez proche pour s'en apercevoir. Lorsque Kuro les envoya tous chier en tournant les talons, il n'eut le temps que de faire deux pas avant que dans son dos explose une aura meurtrière qui était celle du Vampire dans ses plus mauvais jours. A l'instant même où ce chakra malveillant se fit sentir, Takeo se détendit comme un ressort et disparu du côté de Raï pour se retrouver juste derrière le louveteau. Ce fut alors avec une voix étonnement calme et froide que deux mot se faufilèrent entre ses lèvres, presque chuchotés.

« Petit ingrat... »

Sans en dire plus, le Raïkage saisit la tête de Kuro par les cheveux et écrasa violemment son visage contre le sol. En terme de puissance comme de vitesse, le Vampire dominait largement le loup-garou. Celui-ci ferait bien de ne jamais oublier cela lorsqu'il tourna le dos à Takeo.
Tout en maintenant sans retenue de force le visage du gringalet contre le sol, le Ketsuki s'assit sur son dos comme s'il s'agissait d'un coussin (pas confortable). Son aura meurtrière n'avait pourtant pas disparue, et on pouvait sentir rien qu'au regard qu'il posait sur les cheveux noirs de Kuro qu'il hésitait à lui faire encore plus de mal. Il voulait lui donner une leçon, lui remettre les pendules à l'heure. Cela faisait un moment que l'idée lui tournait dans la tête, cette petite réunion lui donnait donc une occasion parfaite.
Sans quitter des yeux le visage de Kuro plaqué contre le sol, Takeo parla d'une voix froide et dénuée de toute colère. Ce qui, en soit, était bien plus inquiétant que s'il avait crié sur le loup pris au piège.

« Sache, Kuro, que ce n'est pas pour te confier une simple mission que je suis venu ici. Tu devrais normalement déjà être au courant, mais je vais tout de même te le dire pour en être certain: j'ai dissout l'ANBU de Kumo. Cela signifie que tu n'as plus aucune assignation dans le village, aucun grade, aucune autorisation. Ce n'est même pas sur que les gardes te laissent sortir du village si tu te présentes aux portes. Moi, soucieux de ton sort, je me suis démerdé pour créer une nouvelle unité spéciale qui te t'offrirait encore plus de liberté que l'ANBU si tu daignais la rejoindre, et voilà comment tu me remercies... Vraiment... Je me demande pourquoi je me donne autant de mal pour toi... »

Les yeux rubis du Vampire étaient vides d'émotion alors que ses mots franchissaient ses lèvres. Ni mépris, ni colère, ni gentillesse. Il n'éprouvait de toute manière aucun de ces sentiments envers le lycanthrope. Il voulait juste le faire grandir un peu, lui montrer ce que ça signifiait vraiment, de "vivre". L'empêcher de se comporter aussi puérilement 99% de son temps éveillé serait déjà un grand pas en avant.
Sans lâcher sa proie, le Vampire tourna la tête vers Raï qui assistait à la scène là où il l'avait laissé. Sa voix ne changea pas, restant froide et indifférente, mais un observateur aguerris aurait pu remarquer la petite lueur de douceur qui s'était glissée dans son regard: il savait que la kunoichi était moins têtue que la boule de poils, et qu'elle était plus blessée que lui actuellement.

« Cette histoire te concerne aussi Raï. Mes invocations m'ont rapporté les détails de leur combat contre toi, et je dois dire que tes capacités et ta détermination m'ont impressionné. Si tu es d'accord, je voudrais toi aussi t'intégrer à ce groupe spécial que je suis en train de former. »

Étrangement, en observant Takeo plaquer le lycan contre de sol et en même temps faire une proposition à Raï, on pouvait tout à fait s'imaginer ce que l'expression "vendre son âme au diable" signifiait. Toujours entouré de son aura meurtrière, bien que largement plus dissipée qu'au moment de son assaut, le Vampire gardait ses yeux d'un rouge sang plantés de ceux de Raï. Proposer un tel poste à un étrangère toute fraiche arrivée au village n'allait pas plaire à ses conseillers, mais le Raïkage pouvait passer outre leur avis. C'était là l'un des grands avantages de cette nouvelle unité: elle ne répondait qu'aux ordres du seul Raïkage, et pouvait passer outre les décisions du conseil.
Mais avant de plus détailler son idée, Takeo voulait voir la réaction de ses deux "élus". Surtout celle de l'impulsif qui lui servait de coussin.
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Lun 20 Juil 2009, 01:52

Vivre dans une grotte ? Non, certainement pas, surtout pour une claustrophobe. Mais dans une chambre d'hôpital empestant l'odeur de malades et médicaments en tout genre, oui. En voyant le regard que me lança le nouveau Raikage, je ne pus que lui faire un sourire de pingouin constipé. Vu la tronche qu'il tirait, il ne valait mieux pas en rajouter. De toute manière, avec toutes les pensées qui véhiculaient au sein de ma pauvre tête, je n'en avais guère l'imagination. Je ne pus réprimer un long soupire à l'entente du fait que l'ancienne Raikage était encore en vie, cela me soulagea d'un certain poids. J'avais beau ne presque pas la connaître, pour ne pas dire tout ignorer à son propos, j'y étais en quelques sortes attachée. Mon passé vagabondait ailleurs, et elle avait retrouvé la mémoire ? Ce trouvait-elle dans le même cas que moi ? Non, je m'étais dit que tout cela était terminé, bien que la pilule était désormais difficile à avaler étant donné que je pouvais plus faire marche arrière. J'acquiesçai doucement de la tête à ses paroles, puis releva mon regard par dessus l'épaule du vampire, en direction de l'autre homme. Qu'est ce qu'il nous faisait celui là ? La gamine avait besoin de pousser sa petite gueulante en nous chiant une dizaine de pendules ? En tout cas, la nouvelle semblait le marquer bien plus que moi...

Mais avant que je ne puisse ramener ma gueule une fois de plus quand il ne le fallait pas, Takeo disparut de mon champ de vision pour se retrouver un peu plus loin. Rapide, une fois de plus. Je me sentais comme cagouille à coté de ce type, impossible de le surpasser dans ce domaine là. Rester à voir les autres, mais s'il était à présent le dirigeant de ce village, il ne devait pas être le petit pékin du coin issue de sa profonde campagne, avec pour seule compagnie trois vaches et quatre poules. La suite aurait pu me faire éclater de rire, mais je ne retins qu'un petit gloussement dans ma main droite. Et ouais, rire, ça fait mal aux cotes. Mais la situation était si grotesque, l'autre à la tête enflée s'était fait remballé d'une manière si futile qu'il était dur de ne pas relever le comique de l'instant. Mais mon sérieux revint aussi vite qu'il s'était dissipé, le joker avait la frousse en ce moment même. Si ceux que j'avais affronté quelques semaines auparavant m'avaient donné énormément de fil à retordre, celui ci parviendrait à me tuer d'un simple claquement de doigt. A mon sens, il valait mieux mettre le polichinelle au chaud dans sa boite, et rester en kunoichi neutre.

Mon visage se tordit à l'entente d'un mot. Anbu. Il me semblait que cela revenait à peu prêt au même que les oi-nins, sous toute réserve bien entendu. Mais ce qui pouvait me tomber dessus pour me trancher la gorge, cependant seulement en provenance du pays du sable. A l'entente de la suite, il me semblait que ce Kuro était dans une merde bien plus noire que moi. En tant que déserteuse, je n'avais pas une espérance de vie très élevée, d'autant plus que je n'avais pas encore une place assurée dans le village. Juunin peut-être, mais sans grand intérêt. Un pion que l'on pourrait virer à tout moment en cas de nécessité, avec justificatif ou non. Je croisai les bras dans mon dos, puis écoutai avec attention tous les mots déversé par le Raikage. Nouvelle unité ? J'étais bien curieuse de savoir de quoi il pouvait bien s'agir, d'autant plus que nous n'étions pas ici pour une simple mission - mais pour quoi alors ? -. "Invocation ?" Les détails du combat.. La gamine.. Tout s'éclaircissait à présent sur l'identité de ce fameux chef. Soudainement, mon ton devint glacial, et la petite flamme se ranima au fond de mon regard. "Tu veux dire que c'était TOI, le responsable de ce combat ? Putain mais merde, j'suis pas un cobaye à la con pour vos petites expériences débiles." Je voulus m'énerver plus, mais mes yeux dérivèrent sur Kuro l'espace d'un instant, et seul un soupire parvint encore à sortir du fond de ma gorge. D'une, je n'étais pas en état de me battre, de deux, ce type était trop dangereux, c'était mon chef, et un affrontement inutile. Le combat m'avait apprit à réfléchir, un bon point qui surpassait toutes mes blessures.

"Je vois pas ce que je peux bien avoir de si exceptionnel..."

Mon ton était bien plus las, plus bas qu'auparavant. Pourtant, là haut ça tournait à cent à l'heure. Moi qui me disait n'avoir aucune place au sein de ce village, voila qu'on m'en servait une sur un plateau. De toute manière, ne devais-je pas obéissance à mes supérieurs ? S'il ordonnait, il me fallait obéir. Dans certaines mesures, je n'étais pas non plus un clebs, mais faire le minimum était le principal, sans n'avoir besoin de rajouter des couches et des couches de zèle. Mes iris s'étaient mis à fixer le sol pendant mon petit moment d'absence, puis revinrent à se planter dans ceux de mon interlocuteur. "Je ne suis pas contre, de toute manière j'ai juré de protéger et servir ce village." Protège et sert, tels étaient les préceptes que m'avait enseigné l'ermite de mon rêve, et donc ce que ma conscience gardait en son creux. "Mais.. Cela consistera en quoi ? Cette unité spéciale.. Ce sera comme les équipes formées pour les missions ? J'étais bien curieuse d'en savoir plus, rien de tel pour avancer dans la vie. Il me fallait me concentrer sur le futur, et ainsi cesser de vivre dans les chaines de ce foutu passé. Mais je ne voulais plus faire de choix à la va-vite et foncer tête baissée, et de la sorte savoir où j'allais me diriger. Aussi, je ne voulais rien faire qui puisse compromettre la vie de Koma.
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Lun 20 Juil 2009, 13:25

Music d'ambiance

Je n’ai jamais prêté oreille attentive à ce qu’il se passait dans le village. Tant que les changements ne me touchaient pas directement, et bien, je m’en foutais grave de ce qui se passait ici. Et le Kage ne me concernait pas directement. Enfin il me concernait un petit peu maintenant mais ça n’avait plus d’importance. J’aurais du rester dans ma grotte, et je ne parlais pas du lieu où j’habitais à Kumo, mais d’une vraie grotte. Je serais sans doute mieux dehors, réellement libre de mes mouvements et de mes actions. Je me demande bien ce qui m’avais retenu jusque là ici, mais dans tous les cas ce petit événement me remettait sur le droit chemin. Mais la colère continuait de me faire frissonner et mon esprit voulait mettre le plus de distance entre eux et moi. Je me fichais des conséquences de mes actes, je les connaissais bien mais elles me paraissaient beaucoup plus attirantes que le fait de rester ici.
Enfin ça c’est ce que j’aurais aimé faire immédiatement. Mais je me mettais le doigt dans l’œil jusqu’au coude si je pensais que j’allais pouvoir me barrer sans soucie aucun. C’était reculé pour mieux sauté comme dira l’autre.
Je connais Takeo – enfin professionnellement parlant dirons nous. Depuis le temps que je l’ai pour supérieur, je peux dire que je connais assez bien ses réactions mais je n’avais jamais réellement testé ses limites, et je venais de la découvrir d’une manière on ne peu plus brusque. Je sais qu’il est plus fort que moi, je suis un loup autant qu’un humain, j’ai un instinct assez développé pour savoir qui est plus fort que moi bien que ça ne me fasse pas particulièrement plaisir et que ça ne m’empêchais pas de me mettre dans la merde jusqu’au cou – c’était la partie humaine qui poussait là dedans. Dans tout les cas, Takeo n’allait pas me laisser me barrer aussi facilement et sa décharge d’énergie m’arrêta net. Courir ne servait à rien face à un adversaire plus fort et j’étais un prédateur aussi. Je ne lui ferais pas la satisfaction de fuir comme une proie prise au piège, jamais.
Il était derrière moi après un bref instant de latence, aussi dangereux qu’une lame affutée, visiblement mon petit speech ne lui avait pas bien plus. Quel dommage. Une partie de moi en était fier, l’autre hurlait mon affront suicidaire.
Je n’émis pas le moindre son lorsque ma tête rejoignit fort violement le sol sous la colère de Takeo. Je n’allais pas lui faire se plaisir. Je ne me débâtis pas. Déjà pour la simple et bonne raison que j’avais aucune envie de me ridiculiser plus que ça à frétiller comme un vers de terre par terre. L’humiliation était déjà suffisante pas besoin d’en rajouter plus. Et la seconde raison était que je n’en avais aucune envie. C’était comme si toute la colère et l’aura de Takeo avait aspiré mes forces.
Je ne me suis jamais senti aussi divisé. Ma fierté et mon instinct de solitaire m’aurait poussé à le bouger de mon dos sur lequel il s’était assit comme sur un coussin – sauf qu’avec le peu de viande que j’avais, je ne devais pas être bien confortable – mais de l’autre…Je savais qu’il fallait que j’encaisse en silence sans en rajouter.
Mes doigts se crispèrent sur la terre et j’en oubliai bien vite le pouffement de cette pétasse de bicolore. On va dire que j’avais autre chose de plus urgent à penser que du ridicule de ma situation.
Je ne voulais pas l’écouter, lui obéir ou me laisser faire. Qu’il me laisse si j’étais un tel ingrat ! Pourquoi !? Pourquoi est ce qu’il s’acharnait à vouloir me passer un collier autour du cou comme un brave toutou !?

Je n’avais plus aucune affectation dans ce village…Et bien tant mieux ! Ce serait plus simple de me barrer – comme si j’utilisais les portes pour partir du village quand bon me semblait ! Qu’il pouvait être niais – et il n’aurait plus de souci à se faire pour le saleté de monstre que j’étais. J’irais voir ailleurs et il serait content, enfin libéré de la charge que j’étais ! Il n’avait aucune raison d’être soucieux de mon sort, je menais ma vie comme je le souhaitais !

« Je me le demande aussi…Après tout je suis un tel ingrat… »

Murmurais je, incapable de garder cette interrogation pour moi. Je me sentais las. Le regard voilé et le visage plus neutre, cela devait me donner quelques années de moins, comme d’habitude. Je ferais toujours plus jeune que mon âge.
Mais je ne comprenais pas cet intérêt. Je suis quelqu’un de difficilement supportable, je le sais et c’est mon rôle ici et ma façon d’être qui plus est. Alors pourquoi est ce qu’il s’accrochait à moi comme une tique sur un chien ?
Et je n’étais pas le seul à le penser, vu que Raï semblait aussi surprise que moi de cette proposition bizarre.
Comment devais-je réagir ? Qu’est ce que je devais faire ?
Je préférais lorsque la situation se contentait d’être un simple combat à mort, je savais quoi faire au moins, et je ne me sentais pas si divisé par deux raisons opposés. Mon instinct me poussait à faire quelque chose que ma raison refusait tout net.

« Je te déteste. »

Je voulais qu’il me laisse, qu’il m’abandonne simplement et m’oubli une bonne fois pour toute. Je ne voulais plus penser à cette question, cet intérêt et cet être qui sans le savoir me mettait au bord du gouffre. Je le détestais pour sa présence à coté de moi, pour la place que je lui refusais, pour la division qu’il provoquait en moi, pour ce sentiment de trahison qui m’avais fait mal un instant et pour tant d’autre chose que je ne pourrais pas répertorier.

Cette femme avait jurée de protéger ce village, mais moi pas. Ce n’était pas le village que je voulais protéger, d’ailleurs, je ne voulais rien protéger d’autre que ma propre vie, le reste n’avait aucune importance pour moi. J’étais toujours ici parce que tel était mon envie, parce que je m’amusais bien malgré tout dans cet endroit si répugnant. Mais là, à cet instant, ce n’était pas ça qui me pousserait à rester. Pas cette fois. Cet endroit n’était pas mon village.
Je me transformais, adoptant ma forme de loup noir que j’avais prise lorsque j’étais arrivé ici. Je retins un grognement à cause de ma position peu agréable sous cette forme ci mais Takeo aurait le plaisir de voir ma transformation de près. Ah Ah…Je jouais un jeu dangereux avec moi-même, alors je n’étais pas d’humeur à rire. Sous cette forme, mon instinct hurlait plus fort encore…J’étais fou. Totalement cinglé.

« Et c’est quoi cette unité au juste ? »

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Takeo Kikuta
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Mer 26 Aoû 2009, 02:15

Pourquoi?
Ils se demandaient pourquoi?
La réponse n'était-elle pas évidente?
Ou bien était-ce leur esprit qui était trop étroit pour la trouver?

La réaction froide et tranchante de Raï à l'évocation des "amis" de Takeo aurait pu faire empirer l'humeur de ce dernier, mais miraculeusement il n'en fut rien. Ce fut même l'effet inverse : le Raïkage se contenta de hausser un sourcil en adoptant un air faussement vexé. Lui, il trouvait que ses Cobras avaient été étonnement gentils avec Raï. Et puis il n'y pouvait rien si ses invocations étaient des dégénérés à écailles amateurs de viande saignante. Gérer de tels psychopathes n'était pas à la portée de tout le monde: il aurait bien voulu l'y voir, l'utilisatrice de Genjutsu, à sa place! Certains invocateurs terminaient dans l'estomac de leurs bestioles après tout... Heureusement, avant que le Vampire ne réponde d'un ton sec à cette intervention, la kunoichi s'était déjà calmée et semblait accaparée par autre chose.
Cet autre chose s'avéra être le doute, comme le montrèrent ses mots. Takeo entendit la jeune femme se demander à elle même ce qu'elle pouvait avoir de bien exceptionnel, alors que sous ses fesses Kuro grognait, comme à son habitude, à quel point il haïssait son supérieur. Leurs paroles firent naitre un sourire amusé sur le visage du Vampire. Oui, il s'amusait à les voir s'interroger sur ce qui leur arrivait, car il connaissait chacun des doutes qui les traversait en ce moment. Cela faisait longtemps maintenant qu'il avait cerné la mentalité du loup, il savait donc pertinemment que Kuro détestait par principe ce qu'il ne comprenait pas. Et actuellement, le lycan ne comprenait ni la raison des changements qui s'opéraient présentement dans sa vie, ni la raison de l'attachement du Raïkage pour lui. Quant à Raï, même s'il ne la connaissait qu'à travers les yeux de ses Cobras, il avait pu l'observer alors qu'elle était confrontée à ses démons, et c'était amplement suffisant pour prévoir ses réactions et pensées. La kunoichi, actuellement, ne pensait qu'à son statut de déserteuse qui la mettait en danger elle ainsi que l'enfant sur qui elle veillait, et qui l'empêchait de s'adapter complètement à la vie de Kumo. De plus, elle ne se souvenait plus de son passé à Suna, d'après ce que lui avait raconté Kazumi. Elle avait donc de quoi se poser des questions sur la brusque promotion que lui offrait le Vampire...
Quelques explications s'imposaient dans une telle situation.
Takeo commença par Raï. Son sourire confiant et ô combien irritant sur les lèvres, il se mit à parler en rivant ses yeux rubis dans les siens, paupières à demi closes.

« Tu ne vois peut-être pas "l'exceptionnel" qui est en toi, mais moi je le vois, et c'est tout ce qui compte. »

Raï possédait une force qui lui permettait de se relever et de continuer à se battre, à vivre, peu importait les épreuves qu'elle traversait. Cette force pouvait être appelée "détermination", "désir de vivre", "loyauté", et de bien d'autres manière, mais peu importait son nom pour le Raïkage. C'était cette force que recherchait Takeo, et il savait que la kunoichi la possédait.
Ainsi que le lycan...
Le Vampire sentit entre ses mains son subordonné quitter son apparence humaine pour prendre la forme de l'immense loup noir que tout Kumo lui connaissait. On disait que les vampires et les loup-garous étaient des ennemis naturels, et pourtant cette transformation réjouit elle aussi Takeo au lieu de l'inquiéter. Sentant que le chien fou allait faire des siennes s'il ne le relâchait, le Ketsuki resserra néanmoins sa prise sur sa tête. L'aura meurtrière qui avait quelques secondes plus tôt éclaté dans toute sa force était à présent presque dissipée, mais la force du bras du Raïkage n'avait pas faibli d'un pouce. L'homme au longues canines en forme de croissant de lune se pencha alors vers la tête de l'animal au pelage noir pour lui souffler à l'oreille quelques mots que lui seul pouvait entendre.

« Je vais te dire pourquoi je te veux dans ce groupe Kuro. Contrairement à bien des personnes dans ce village, je te fais confiance. Je me fous que tu trouves ça stupide de ma part ou que ce ne soit pas réciproque, car c'est un fait... Il te faudra t'y habituer.
Le monde change Kuro, et que tu le veuilles ou non, que tu t'en rendes compte ou non, tu changeras avec lui. Autant faire en sorte que ça se passe sans désagréments non?
Maintenant, arrête de faire ton gamin et reste au moins pour écouter ce que j'ai à dire. »


La dernière phrase avait été dite à voix haute, car Raï avait le droit de savoir que le moment était enfin venu: ils allaient savoir ce qu'était ce groupe spécial que Takeo était en train de former. Le Raïkage se redressa, desserra sa prise, puis relâcha finalement Kuro en se relevant. "Inconscient", diriez-vous de lui. Mais ne venait-il pas de dire qu'il accordait sa confiance à Kuro? Quelle preuve plus tangible pouvait-il fournir que de le relâcher alors qu'il frôlait la crise de nerfs quelques instants plus tôt? De plus, il savait que ses mots portant simples auraient, sur le Monstre de Kumo, l'effet du plus puissant des calmants.
Le Vampire, avec un sourire en coin, plia et déplia plusieurs fois les doigts de sa main afin de les décrisper après ce brusque effort à froid, puis fit quelques pas pour s'éloigner de Kuro et avoir les deux protagonistes dans son champ de vision. Ses inquiétants yeux rouges allèrent de l'un à l'autre des ninjas, jaugeant leurs réactions, puis finalement Takeo se décida à mettre fin à leur attente et à entrer dans le vif du sujet.

« L'unité que je suis en train de former de sera composée de six membres, les "Raïu", et sera directement placée sous mes ordres. Chacun de vous se verra attribuer un numéro en fonction de sa puissance au combat. Plus votre numéro sera proche de zéro, plus votre influence sur les membres du groupe sera importante. Les missions qui vous seront confiées seront assez semblables à ce qu'elles étaient à l'ANBU: des missions difficiles, secrètes pour certaines, nécessitant force et maitrise, mais très bien récompensée. Cependant, contrairement à l'ANBU, vous évoluerez à visage découvert, à la manière du groupe des sept Épéistes de Kiri. Vous devrez aussi, parfois, me servir de gardes du corps. Inutile toutefois de jouer la nounous 24h sur 24. Si je suis en danger et que j'ai besoin de votre présence, je vous avertirai... ainsi. »

Toujours avec son sourire en coin, le Raïkage leva sa main vers le ciel dégagé de cette banale journée de Kumo. Plusieurs pulsions de chakra vinrent alors troubler l'air autour d'eux et s'élever en tourbillonnant vers les cieux, qui se couvrirent presque instantanément de lourds nuages noirs d'orage. Les menaçants volutes s'étendirent au-dessus d'eux, jusqu'à ce qu'ils finissent par recouvrir tout Kumo et ses alentours. Takeo finit par abaisser sa main, satisfait, mais les nuages ne disparurent pas, eux.
Plus repérable comme signal, tu meurs.
Au-dessus d'eux, le tonnerre gronda, proche et menaçant, mais aucune goutte d'eau ne se sépara de la voute ténébreuse. Le Vampire apprécia son œuvre durant quelques secondes, puis se focalisa de nouveau sur ses deux prochaines recrues.

« Vous vous demandez certainement pourquoi j'ai choisis de vous intégrer à ce groupe, vous, alors que ce village grouille de gentils shinobi conditionnés prêts à suivre aveuglément les paroles de leur Kage. Je vais vous le dire. Vous deux, vous n'êtes pas des shinobi ordinaires: vous êtes considéré comme des monstres, des êtres à part, spéciaux. A cause de cela, on vous regarde différemment lorsque vous marchez dans les rues du village. Mon choix sera critiqué par beaucoup à cause de cela, mais comme vous allez bientôt vous en apercevoir j'ai l'intention d'être tout sauf un Raïkage ordinaire. Alors, pour seconder un tel Raïkage, il faut forcément des shinobi tout sauf ordinaires... Vous êtes avec moi? »

Le sourire de Takeo s'élargit, dévoilant ses crocs de vampire qui en avaient effrayé plus d'un. Il croisa ensuite les bras, montrant qu'il n'en dirait pas plus avant d'avoir eu leurs impressions. La manière de recruter du nouveau Raïkage n'était certes pas conventionnelle, mais c'était la sienne, rien qu'à lui. Alors il s'en fichaient.
Ils avaient voulu savoir pourquoi?
Maintenant ils savaient pourquoi.

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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Jeu 27 Aoû 2009, 01:11

    Mes paupières se clorent l'espace d'un instant, avant de se relever pour laisser paraitre l'air le plus incrédule qui soit sur mon visage. Ah bon il voyait quelque chose en moi ? J'ignorai que le descendant de Dame Irma était parmi nous, c'était peut-être une bonne nouvelle. Mon air abruti ne dura que l'espace de quelques secondes, le temps n'était pas aux mimiques idiotes dont j'avais coutume de faire preuve. J'étais blessée par sa faute, et il était mon supérieur, donc je n'avais rien à dire. De plus d'après mes pensées, je n'avais plus le choix de ma propre vie, elle était entre les mains de cet individu, déserteuse de mon état. Je ne pouvais que lui offrir obéissance, et rien d'autre. Bien sur, je ne comptais pas devenir un petit toutou qui viendrait remuer la queue à chaque fois qu'il sifflerait, je conservais toujours cette sorte de fierté en moi -qui était toujours présente malgré mon état relativement pitoyable-. Mes yeux dérivèrent sur Kuro, qui devint soudainement une toute autre personne, pour ne pas dire créature. C'était donc lui, le loup que je voyais gambader de temps à autre dans les rues du village. J'ignorai s'il fallait que j'en sois rassurée ou non, et j'haussai les épaules pour toute réaction. Le Raikage nous avait choisi nous, ce n'était plus des personnes qu'il voyait comme exceptionnel dans son équipe spéciale, c'était la foire...

    Les Raïu... Son offre me semblait tout à fait intéressante, après tout je n'avais rien à perdre quelque soit l'unité dans laquelle je pouvais me trouver. Je n'avais pas d'attachement avec des juunins ou autre spécifiques, et là était ma chance de me trouver une véritable place dans la hiérarchie de ce village. Tous les jours, je craignais de devoir faire mes bagages avec Koma, enfin façon de parler... Je me doutais bien que l'on ne me demanderait pas de partir avec un grand sourire dans le cas échéant, mais que la méthode serait bien plus brusque que tout ce que l'on pourrait imaginer. Il le valait mieux de toute manière, jamais je n'acceptais de partir d'ici sur un coup de tête. Je m'éloignai d'un pas en sentant les onces de chakra s'introduire dans les lieux, puis mes yeux dérivèrent vers le ciel. Des nuages arrivèrent vite, laissant place à un temps menaçant gonflé d'éclair... Et je relevai un sourcil face à cela. Joli certes, mais bon. S’il est dans ses appartements, comment il fait ? En plus niveau discrétion, on repassera, et vu le nombre d'orage qu'il y avait à Kumo, l'idée pouvait être ingénieuse mais.. Un peu trop farfelue à mon goût. Je n'avais pas envie de rappliquer en courant à chaque entente du moindre petit grondement céleste. "Sans ne vouloir vous offenser, heu..." Je marquai une pause, incapable de dire comment il fallait que je l'appelle. Maitre ? Takeo ? Chef..? "... monsieur, ceci est très esthétique, mais pour la pratique... Un simple bipeur ou un moyen plus discret pourrait être plus à envisager ne croyez-vous pas ?" Mon ton s'était fait quelque hésitant, mais n'avait rien d'agressif ou de moqueur. Ce n'était là qu'une suggestion.

    Je me mis à rire lorsqu'il fit l'éloge de nos considérations. Je ne pensais guère faire autant de bruit dans les rues de Kumo, ou même que les gens se rendaient compte de mon passage à ce point. Ceci me fit plaisir, puisque l'effet recherché était là. Me distinguer d'une bande de moutons. Je refis un pas vers le Raikage, en plongeant mon regard dans le sien s'il tournait les yeux vers moi. Je n'étais pas en très bonne forme pour me battre, mais je parvenais toujours à réfléchir. Et à saisir certainement l'opportunité de ma vie. "Ne vous en faites pas, je vais leur prouver que votre choix n'était pas mauvais..." Je prononçai cette simple phrase en guise d'affirmation, sans ne connaitre le choix de Kuro. Alors, je, ou on ? Mon sourcil droit s'arqua à la vue des dents du vampire, chose que je n'avais naguère vue auparavant. Sacrées canines, j'en restais éblouie l'espace de quelques secondes. Finalement, peut-être que s’il voulait une équipe un peu particulière, c’était parce qu’il l’était également… "Et... Les autres sont-ils aussi des cas à part ?" Il me semblait qu'il avait évoqué six membres, et nous n'étions que deux présents.
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Jeu 27 Aoû 2009, 17:43

Assez.
J’en avais assez. Je n’aimai pas cette situation dans laquelle je me trouvai coincé, mis au dos du mur ou plutôt la tête enfoncée dans le sol. Enfin pas enfoncée, quand même, mais bon le principe était là. Et puis Takeo était rageant d’employer ces phrases à moitié sibylline juste pour le plaisir de se montrer important. Enfin, le plus chiant c’était qu’il était toujours sur mon dos et qu’il appuyait même davantage sur ma tête comme si il avait peur que je le morde…
Il avait peut être tord de se méfier.
Enfin c’est ce que j’aurai dit normalement, mais il n’y avait plus grand-chose de normal dans cette situation, alors je laissai passer (pour le moment du moins). Au moins n’était-il pas prêt à m’attaquer sauvagement à coup de je ne sais quoi. C’était mieux que rien. Je n’avais pas vraiment l’envie de me battre à cet instant, je me battais bien assez avec moi-même sans en rajouter un extérieur. Manquerai plus que ça va.
Et puis l’autre se pencha après avoir répondu à l’autre fille pour daigner éclairer les lanternes de son pauvre et ingrat petit coussin que j’étais. Je n’allai pas dire que ma position m’éclatais, bien au contraire, mais le loup préférait se taire pour le moment, je n’étais pas en position de force et pas assez suicidaire pour qu’il en soit autrement.
La confiance, c’était un mot qui ne faisait pas parti de mon vocabulaire. Je ne l’aimai pas, il ne m’aimai pas, et jusqu’à aujourd’hui, c’était bien suffisant pour avancer…Seul. Comme je l’ai toujours fait.
Alors oui, je trouvai se mot stupide et totalement incompréhensible dans ma situation. Je ne faisais confiance à personne et je m’en sortais plutôt bien jusque là. En faisant confiance à personne et en me liant à autant de personne (c'est-à-dire, aucun, si vous avez suivit mon raisonnement), et bien je restais tranquille dans mon coin et je pouvais vivre comme bon me semblai le reste du temps.
Ouai, la confiance c’est stupide, inutile. Ça fait mal, alors moi, je suis bien mieux seul, sans cette chose qu’on ne peut ni voir, ni comprendre et qui n’existe pas. Ça n’existe pas. Ce sentiment n’existe pas, n’existe plus.

« Ça n’est pas réciproque. »

Clair mais chuchoté, pas aussi déterminé que ce que j’aurai aimé lui faire comprendre.
Jamais. Jamais plus.
Plutôt mourir que de faire confiance à une personne. De nouveau.
Que lui me fasse confiance était sa stupidité. Il ne doit pas s’attendre à ce que j’honore cette confiance. Je ne veux pas être attaché aussi stupidement à quelqu’un. Non.
Suivre le monde tout ça, ça n’étais pas pour moi. Je n’aime pas le changement. Bon je n’aime pas grand-chose, OK…J’avais envie de grogner, de griffer et de lui cracher à la figure. Mais je ne le fis pas, déjà parce que je ne pouvais assurément pas le faire dans ma position et que en fait, je ne le voulais pas vraiment. Je grognai simplement. Au moins je pouvais le faire ça.
Mais bon, j’allais rester.

Et ô miracle, monsieur daigna me relâcher et se releva de mon dos. J’en aurai soupiré de soulagement. Je m’étirai en me relevant également, puis je m’ébrouai une fois debout pour me débarrasser des derniers vestiges de Monsieur le Raïkage. Je m’assis en loup, et je remarquai inutilement qu’on formait un joli triangle. Magnifique.
Et le monologue commença. Mais j’étais attentif, pour changer, enfin plus ou moins.
6 membres. Numéros. Comme l’anbu. Garde du corps. Avertir…Garde du corps ? Ola…God, ça me plaisait pas ça.

« Parce que tu peux pas te démmerder tout seul ? T’es Raïkage après tout…»

J’ai l’habitude de jouer avec le feu. Faut croire que la brûlure de tout à l’heure n’avait pas été assez douloureuse pour mon égo. Mais le ton y était beaucoup moins quand même, un peu plus sérieux dirai une personne qui me connaît.
Puis monsieur fit son superbe show. Je levai un sourcil incrédule et en même temps particulièrement blasé. Enfin ça, faut vraiment le déchiffrer sur mon faciès de loup.
L’autre bicolore ne voulait guère offenser son nouveau chef en disant que son truc était vraiment nul, moi par contre, j’en avais rien à foutre de l’offenser ou quoi.

« Ô mais c’est tellement pratique ! Il suffira juste de courir dès que y a un orage qui se profil…c’est tellement Rare les orages au pays de la Foudre…t’as pas autre chose de plus discret ? Genre un spot avec une ombre de chauve souris que tu plaquerais sur les nuages pour nous faire venir ? Ou c’est trop voyant pour toi ? »

J’avais envie de lui taper la tête contre le sol à lui aussi. En plus il était super fier de sa trouvaille le bougre. Je n’en rajoutais pas plus, je pensai que cela suffirait largement pour lui faire comprendre que j’étais dans l’avis de ma…comparse (dirons nous).
Et c’était parce qu’il était un monstre qu’il l’avait choisit. Elle aussi était dans le même cas ? Borf…On s’en fou, ça ne changerai pas ma vie de le savoir. Le mot secondé me restait en travers de la gorge.

« Ça risque d’être drôle… »


Enfin je crois que ça pouvait être clair. Si il me comprenait, il comprendrait également quel était ma réponse.
Je ne savais pas si je le regretterais mais pour le moment, on fera ça.
Pour l’instant.

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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Lun 31 Aoû 2009, 20:34

Des explications... Toujours plus d'explications...
Takeo commençait à avoir la gorge sèche à force de devoir continuellement expliquer ses idées aux autres. Il comprenait à présent pourquoi certains dirigeants endoctrinaient leurs hommes pour les faire obéir aveuglément à leurs directives. Pas de perte de temps, pas d'explications à fournir, pas de division, pas d'opposition... Peut-être ferait-il bien de lobotomiser les habitants de Kumo et de les transformer en légumes obéissant, comme l'avait fait Raïmeï, le Sandaïme, autrefois.
Na. S'il faisait ça, il faudrait dire adieu à l'esprit créatif et tout ce qui lui était lié. Ca serait une trop grande perte pour Kumo.
Et puis surtout, ça coutait cher la lobotomie...

Les réactions de Raï et Kuro firent soupirer de déception le Raïkage. Il ferma les yeux et porta la main droite à son front et secoua la tête: il ne parvenait pas à croire que ses deux nouveaux Raïu pouvaient avoir une vision si étroite, et une si piètre opinion de sa personne. Enfin... Pour Kuro ça ne le surprenait pas vraiment. Et quant à Raï, elle ne connaissait pas encore son supérieur au point de lui accorder sa confiance. C'était compréhensible, d'un certain point de vue, mais ça n'arrangeait pas les affaires du Vampire.
Takeo observa d'un air contrarié les deux futurs Raïu, mais garda le silence. Pendant plusieurs secondes, il chercha le moyen le plus simple d'expliquer les arcanes du Raiton à deux néophytes qui connaissaient à peine leurs propres éléments, avant de lever les yeux vers le ciel et d'y trouver sa réponse. Il reporta ses yeux rubis sur ces shinobi qui lui posaient tant de problèmes et se lança dans des explications qui, il espérait, ne nécessiteraient pas d'approfondissement.

« Vous y connaissez vraiment rien en Raiton hein? D'accord. On va essayé de faire simple.
Vous voyez les nuages au-dessus de nous? Ils sont plus proches du sol que les autres, car il s'agit de l'épicentre du "faux orage". Cet épicentre forme une sorte de noyau où les éclairs et les coups de tonnerre dont bien plus fréquents qu'ailleurs. Les vrais orages ne possèdent pas une telle chose. De plus, un orage factice peut recouvrir l'ensemble du village, mais pas plus. Donc si vous ne voyez pas l'épicentre lors d'un orage, c'est qu'il s'agit d'un vrai, car l'épicentre ne peut être hors de vue. Si vous le voyez, je serai juste en dessous. Et pour précision, je peux former un orage même si je suis à l'intérieur d'un bâtiment, et si j'utilise un vrai orage pour mes techniques, un épicentre se formera au-dessus de ma position.
J'ai pensé à un système plus simple, mais je me connais: jamais je n'appuierai sur un bipeur ou un truc du genre pour appeler à l'aide. En comparaison, l'orage, je suis obligé de le créer si je veux utiliser toutes mes techniques. Donc si vous voyez l'orage, c'est que, un, je suis en combat, et que, deux, la situation est assez grave pour que je doive utiliser toute ma force. De toute manière, il y aura toujours un des six Raïu qui m'accompagnera en permanence. Ne considérez donc pas l'orage comme un signal d'alerte, mais plutôt comme un signal de ralliement pour votre unité, lié à votre nom... »


Takeo laissa sa phrase en suspend, alors qu'une impression étrange l'envahissait. L'impression d'en avoir trop dit, mais aussi celle d'avoir oublié quelque chose... Comment est-ce qu'il devait interpréter ça? Bah... Peu importait.
Le Vampire eut un sourire en coin lorsque Raï s'avança en donnant sa réponse. Son regard croisa le regard de la blessée où, comme il s'y attendait, il put lire sa détermination. Quant à Kuro, le Raïkage n'eut pas à l'observer pour connaitre sa réponse, car le ton de sa dernière phrase l'avait déjà dévoilé. Il ne se trompait pas sur ces deux-là, il en était certain. Quoi qu'on puisse dire sur lui ou sur eux, ils étaient parfaits pour ce qu'il préparait. Parfaits.
Raï posa ensuite la gênante question... S'ils étaient six dans le groupe, qui étaient les quatre autres? La kunoichi avait au moins le mérite de poser les bonnes questions, celles qui méritaient d'être dites, mais cela n'allait pas pour simplifier la tâche de Takeo. En détournant le regard, le Ketsuki se gratta le menton d'un air distrait, alors qu'il répondait d'une voix détachée, comme si ce qu'il disait n'avait pas d'importance.

« Vous êtes les premiers que je contacte à propos de cette unité. Il y a deux autres personnes que j'aimerais y intégrer, mais elles ne se trouvent pas actuellement à Kumo... Et risquent d'être assez dures à dénicher. Quant au deux derniers, je n'ai pour le moment repéré personne susceptible de convenir... Mais ça viendra. »

Le Raïkage observa une nouvelle fois la réaction de Kuro et Raï, puis leva les yeux vers le ciel. Les nuages sombres ne s'étaient pas encore dissipés, mais à vue de nez cette entrevue semblait quand même avoir duré un petit moment. Pourvu que les membres du conseil n'aient pas retrouvé sa trace et ne viennent fourrer leur nez ici... Il n'avait pas besoin que ces vieux cons apprennent à propos des Raïu, sinon ils allaient encore lui mettre de bâtons dans les roues. Il valait mieux garder cela secret, pour le moment... Il faudrait qu'il pense à avertir les deux Raïu à ce sujet.
Takeo fouilla dans sa veste et sortit deux objets de forme ovale, blancs. Des masques, avec sur chacun d'eux un numéro marqué. D'un geste rapide, le Vampire les lança, l'un vers Raï, l'autre vers Kuro.

« Ces deux masques montrent votre appartenance au groupe des Raïu et portent le numéro qui vous a été attribué. Vous pouvez les décorer, les sculpter, les découper de la manière que vous voulez. Il faut juste que le numéro y apparaisse. Maintenant, si vous avez des questions, c'est le moment. Notre temps est presque écoulé... »

Tic, tac, tic, tac... Le bruit énervant que faisait l'horloge se trouvant des les appartements du Raïkage lui envahit l'esprit alors qu'il terminait ses mots. Plusieurs fois il avait essayé de la décrocher de la jeter par la fenêtre, mais il n'y était jamais arrivé, même en déployant tout sa force.
Le temps. On ne pouvait pas lutter contre lui. Il finissait immanquablement par nous rattraper.
Et c'était pour justement faire respecter cette règle qu'il avait besoin de Raï et Kuro...


Dernière édition par Takeo Kikuta le Sam 05 Sep 2009, 19:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Mar 01 Sep 2009, 21:46

    La réplique que lança Kuro suite à mon intervention à propos de l'orage factice me fit sourire, intérieurement. Je savais de quoi étaient capables les bestioles de mon Raikage, et ne préférais en aucun cas attirer ses foudres envers ma personne. Je n'étais pas en état de me battre, et un nouveau combat pourrait bien m'être fatal cette fois-ci. Par ailleurs, je m'en étais étonnée à l'hôpital, du fait d'être encore en vie. J'avais essuyé un échec cuisant en ne parvenant pas à achever mes soi-disant ennemis, mais Takeo semblait tout de même vouloir me compter parmi ses rangs. Peut-être m'étais-je un peu trompée sur l'organisation des villages, je pensais que la mort était notre destin si nous échouions à un test. Ou alors avais-je confondu d'organisation... Mais là n'était pas la question. L'heure n'était pas aux longues cogitations en solo, perdue dans le long et tumultueux fleuve de mes pensées, mais à l'avenir immédiat. Je devais me concentrer sur cette voix qui me tira de ma transe, cherchant visiblement à nous expliquer les nuances entre un véritable orage et les siens. Ce n'était pas peu dire que je ne connaissais rien en Raiton... Je possédais déjà de grandes difficultés avec mon Katon, alors m'occuper l'esprit avec un élément que je ne maitrisais aucunement. Je ne dis rien, mais pensais bien fort qu'il s'agissait simplement de l'intégralité du Ninjutsu qui me posait problème.

    Je levais les yeux au ciel pour observer ce qu'il voulait désigner, et pus de la sorte constater une certaine différence avec les normaux. Bien, oublier les boules quies pour dormir, première règle. Et aller à la fenêtre à chaque grondement, parce que même si la vision n'était guère identique, le son lui, l'était. Enfin au moins, la chose pratique était que l'on connaitrait de manière presque instantanée notre point de ralliement. Par la suite, je pus apercevoir sur son visage un certain sourire lorsque j'offris ma réponse. Cela semblait le ravir, et j'avais hâte de savoir de quoi il retournerait.. Mais comme on dit, qui vivra verra. Il nous demanderait certainement certaines tâches un peu ardues, des missions à un grade bien plus élevé que ce que j'avais exécuté jusque lors. Alors ainsi, nous étions les premiers à être au courant. Pas mal, cela relevait d'un certain prestige à mes yeux -bien que les deux autres étaient injoignables et les derniers toujours pas trouvés, j'y éprouvais ici une sorte de fierté propre à moi-même- même si je ressentais une certaine honte quant à ma santé actuelle. N'empêche que c'était la classe, nous convenions aux critères du Raikage. Ceci me laissait l'illusion de sortir du lot, et j'allais ainsi peut-être pouvoir récupérer un semblant de dignité envers les autres habitants, et non pas juste laisser l'image d'une bouffonne sans foi ni loi.

    J'attrapai d'un geste vif le masque lancé, et crispai l'espace d'une seconde ma mâchoire. En effet, le mouvement avait légèrement tiré sur une de mes côtes, et s'avérait visiblement être encore un peu tôt pour ce genre d'effort. Mais je n'en montrais rien, plutôt crever que de laisser ma faiblesse couler devant les yeux de tous. J'observai l'item blanc d'un œil observateur, il ressemblait à ceux portés par les anbus et autres shinobis assignées aux chasses. J'avais le numéro trois... Et je le pris comme porte-bonheur, comme un numéro gagnant à une quelconque loterie. "Très bien..." Je n'avais rien d'autre à ajouter, et tout ce que j'avais à demander était épuisé. J'avais envie de rentrer chez moi, de retrouver ce bon vieux foyer confortable bien que pas grand. Alors j'ouvris une fois de plus la bouche, laissant filtrer seulement quelques paroles simples. "Pouvons-nous alors prendre congés ?" Je voulais aller retrouver Koma, et le rassurer de mon état. Après tout, il ne devait pas être tranquille tout seul là-bas, je songeais bien qu'en mon cas s'il venait soudainement à disparaitre, l'appartement me semblerait bien silencieux... Je n'attendais plus que la réponse de Takeo. S'il répondait par l'affirmative, j'exécuterais une courte révérence avant de quitter ces lieux sans demander mon reste. Si c'était le contraire, alors je prolongerais un tantinet mon séjour sur le paratonnerre...
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Jeu 03 Sep 2009, 00:16

Pour l’instant. C’était un mot que j’employai souvent, une phrase que je pensai régulièrement. Je n’aimai pas le changement, et j’avais pris l’habitude de vivre ici, de cette façon particulière, en tant que ninja…Enfin je crois.
En espérant que cela soit vraiment marrant. J’ose l’espéré. Il y avait quelque chose qui me disait que c’était le mieux, l’autre qui n’en était pas vraiment sur. C’était difficile à comprendre et davantage à l’exprimer.
Depuis quand étais-je aussi divisé ?
Partagé entre deux consciences qui se faisaient de plus en plus distincte.
Je ne savais pas (ou plus) et je n’aimai pas spécialement cet état de fait. Mais pour l’instant, je ferai avec, juste pour l’instant parce que je ne voulais pas davantage y réfléchir pour le moment. Alors j’espérais que ça allait être drôle autant que je le pensai.
Takeo était idiot.
Enfin à mes yeux, il l’était (et ce n’était pas nouveau que je le pensai) ; après tout pourquoi diable est ce que je m’intéresserai au raiton ? Bon, pour le coté académique, c’était plutôt basique, à savoir que c’était l’affinité lié à l’électricité, comment l’utiliser ou la façon dont il était utilisé m’était totalement inconnu (pour la simple raison que j’en avais rien à foutre tiens !). Mon affinité était le doton, je savais que le raiton lui était (malheureusement) inférieur en termes d’équivalence pur. A croire que c’était fait exprès… C’était frustrant cette histoire finalement, mais bref.
Enfin son blabla ne m’intéressait pas vraiment. Il était tellement à fond dedans, alors que personnellement, les cours, ça faisait des années que j’y avais pas été et que je ne comptais pas y remettre les pieds. Bon, je dormirai moins con ce soir (ça me rappelai que je dormais très bien avant qu’on ne m’oblige à venir ici…).
Donc en résumant simplement tout son discours : Le raiton avait ses limites en termes de superficie (logique) comparé à un véritable orage et qui ne dépassait pas le village dans le cas de l’autre. Les nuages étaient plus proches du sol et l’épicentre indiquait l’utilisateur, donc Grandes Dents…
Donc à chaque fois qu’il y avait un orage, on devait vérifier si y’avait un épicentre ou non et si c’était le cas, il fallait se la jouer équipe de secours ?
Ça semblait beaucoup moins marrant vu comme ça son histoire. Jouer les nounous c’est pas vraiment ma tasse de thé pas plus que me la jouer en équipe (hum hum…). Un signal de ralliement, c’était pas non plus bien formidable comme idée. Et puis une de ses phrases revint dans ma tête, tourna plusieurs fois jusqu’à enfler de manière importante. J’aimai pas ça. J’allai m’amuser à jouer les girouettes en reprenant ma forme humaine, la mine surprise alors que je fronçai les sourcils d’un air suspect.
Je le sentais pas.

« Ola…c’est quoi cette histoire de gars qui sera toujours avec toi ? »

Je le sentais mal en fait. Très mal.
Je me sentais pas jaloux ou tout autre connerie du genre, non, j’avais peur que ce fameux type soit en réalité un simple roulement, et donc, en toute logique, que je serai obligé de m’occuper aussi de cette tâche.
Ce qui était loin d’être ce que j’appellerai quelque chose de marrant. Ça serait plutôt la mort même.
Et son histoire était un bon gros merdier.
Erf, dans quoi je m’étais embarqué moi ?

Grimaçant, j’essayai de savoir si on devait se sentir fier d’être les premiers à avoir été recrutés ou si les aléas avaient fait que comme on était les seuls, forcément, ont était les premiers. Ouai, je penchai sur la deuxième solution puisque de toute manière, je ne ressentais aucune espèce de fierté dans cette soudaine montée en grade (enfin montée…y’avais aucune montée pour moi juste un changement de nom…).
Ça faisait quatre sur six…

« Mais pourquoi 6 forcément… »

Un simple marmonnement qui venait du fond du cœur (à peu de chose près). C’est vrai quoi. Pourquoi 6 alors qu’il en avait trouvé que quatre ? Elle était où la logique là dedans ? Enfin…En même temps venant de Takeo ce mot ne s’appliquait plus, je le savais depuis longtemps pourtant mais faut croire que j’y étais pas totalement habitué.

Je rattrapai au vol le masque blanc qu’il envoya dans ma direction. Encore un masque. Merde. Je l’observai comme si celui-ci était le truc le plus dégueulasse que j’avais jamais vu de ma vie. J’ai horreur des masques. C’est pas pratique et en plus ça me gène quand je combats, et puis je vois pas pourquoi je tuerai de manière anonyme. Bien au contraire.
6.
Ça me donnait envie de briser ce truc. Le seul sentiment que j’éprouvai à ce moment était un mélange de dégout et d’humiliation. Je lui renvoyai le masque en essayant de canaliser le flux de ma colère. Respirer et inspirer, on dit que c’est efficace. Mon cul ouai.

« Garde le, je le mettrai pas de toute manière, tu devrais le savoir depuis le temps. »

Moi je ne demandai pas l’autorisation de rentrer chez moi.
Parce que j'allai rentrer chez moi aujourd’hui encore, dans ce même clapier à lapin largement suffisant pour y vivre seul. Cette fois ci. Alors je me retournai pour rentrer là bas, observant une dernière fois Takeo avant de répliquer simplement:

« Je ne serai pas un de tes vulgaires pions. »

Il comprendrait.
Et moi je ne me retournai plus.
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Takeo Kikuta
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Dim 06 Sep 2009, 00:38

Takeo s'était longtemps préparé à cette discussion avec Raï et Kuro. Il avait passé plusieurs heures à imaginer leurs possibles réactions, de la crise de nerfs à l'absence d'intérêt, afin de pouvoir les convaincre. Dans l'ensemble, on pouvait dire que les choses s'étaient déroulées comme il l'avait prévu, sauf sur un point: il n'avait pas pensé que les deux shinobi accepteraient aussi vite d'intégrer les rangs des Raïu. Cela l'avait légèrement étonné, mais il n'y avait pas prêté d'importance sur l'instant. A présent qu'il y repensait, cependant, il trouvait la chose véritablement surprenante, compte tenu de leurs antécédents à tous deux. Oui... Surprenante, mais aussi désolante.
Désolante, parce qu'ils avaient si vite accepté une offre qui ne pouvait qu'être traitresse, car le Raïkage ne leur avait pas encore fait part de ses véritables intentions.

Kuro avait brusquement reprit sa forme humaine pour faire (poliment) part de son inquiétude en questionnant Takeo à propos du Raïu sensé rester avec lui en permanence. Le Vampire haussa tout d'abord un sourcil: il ne comprenait la question. Ça voulait dire ce que ça voulait dire: un garde du corps dévoué qui l'accompagnerait en permanence pour veiller à ce qu'on le poignarde pas dans le dos. Ce ne fut que lorsqu'il vit la mine suspicieuse du lycan qu'il comprit: cet idiot avait peur qu'il s'agisse de lui.
Takeo se mit à rire d'une voix d'une voix forte et franche pour se payer un peu la tête de son subordonné. Il lui fallut attendre quelques secondes pour reprendre son souffle avant de lui répondre avec un sourire cynique.

« Ne t'en fais pas Kuro: il ne s'agit que d'une personne et ce n'est pas toi; Je n'ai malheureusement pas assez de place dans mes appartements pour te fabriquer une niche à ta taille. »

Le grognement qu'il reçut en guise de réponse ne fit qu'accentuer son sourire moqueur.
Le loup continua à faire sa mauvaise tête un moment encore, s'évertuant à trouver un mauvais côté à chacun de ses mots précédemment dit afin d'avoir une bonne raison de lui tirer une grimace mécontente. Désespéré, il alla jusqu'à s'interroger sur le nombre des Raïu, six. Bonne question en effet! Takeo resta un instant interdit, se demandant lui-même pourquoi le chiffre 6 s'était imposé à son esprit. Lorsque la réponse lui revint, il se retint de l'énoncer à haute voix, tant elle lui sembla stupide: il y avait 6 chambres à l'étage des appartements du Raïkage, en plus de ceux-ci. Donc, s'il voulait avoir les Raïu sous la main, il en fallait pas plus que six.
Oui, c'était nul comme raison, mais à ce moment-là ça lui avait paru évident.

Raï et Kuro observèrent leurs masques, et découvrirent les numéros qui leur avaient été attribués. La première sembla bien le prendre, alors que le second lui renvoya purement et simplement son cadeau à la figure. Takeo rattrapa le masque avant cela bien sur, et se contenta au ton sec de du loup-garou par un sourire confiant. Il savait que les masques n'étaient pas ses protections préférés, mais celui-ci était légèrement plus important qu'un masque de l'Anbu. De plus, un masque pouvait être utilisé pour protéger autre chose que le corps... Mais bon. Ce n'était pas le moment d'expliquer tout ça à Kuro: le loup s'éloignait déjà. Il confierai cette tâche, ainsi que le masque, à quelqu'un de confiance qui connaissait les points faibles de l'animal, pour le faire craquer.
Il ne sera pas un de ses pions?
C'était un peu tard pour dire ça.

« Tu peux aller de reposer Raï. Tu en as besoin. »

Le Vampire glissa le masque de Kuro dans sa veste et salua la kunoichi de la tête pendant qu'elle s'inclinait, puis se dirigeait vers la pente qui redescendait doucement vers le village et où s'était engagé Kuro.
Takeo, lui, resta encore un moment dans les hauteurs. Il s'avança jusqu'à se retrouver au bord du précipice qui plongeait vers les habitations construites dans la vallée en contrebas, et ses yeux se perdirent dans le paysage. Se laissant bercé par le vent qui soufflait dans ses cheveux et son écharpe, le Vampire laissa tomber le masque de jovialité bougonne qu'il s'évertuait à porter depuis le début de cette rencontre. Son sourire satisfait s'évanouit alors petit à petit dans les airs alors que son regard rubis se faisait de plus en plus dur, de plus en plus froid alors que sa machination lui revenait à l'esprit.

S'il avait crée les Raïu, ce n'était nullement parce qu'il avait besoin de protection. Le Raïkage avait confiance en sa force: il faudrait un adversaire incroyablement puissant ou une véritable armée pour parvenir à la tuer. Restait la thèse de l'assassinat durant son sommeil ou un empoisonnement, mais si lui ne parvenait pas à éviter une telle chose alors une garde rapprochée ne changerait pas tellement la donne.
Non. La raison de l'existence de cette unité était tout autre. Les Raïu étaient pour Takeo une assurance que ses activités secondaires, celles qui ne figuraient pas dans les fonctions d'un Kage, ne seraient pas découvertes. Pour cela, il fallait juste que le "Raïkage" ait une garde rapprochée capable de le protéger en cas de combat. Le reste devrait aller tout seul...

« Et de deux... Plus qu'un et je pourrai passer à la suite. »

Ces mots murmurés dans le vent n'avaient aucun but précis. Il s'agissait juste là d'une constatation destinée à apaisée l'âme tourmentée du Raïkage. Ces Raïu... Chacun d'eux lui rappelaient une partie de lui-même, présente ou passée. Il se sentait proche d'eux, plus que n'importe qui d'autres, et pourtant il les manipulait comme de vulgaires pièces sur un échiquier pour parvenir à ses fins. Était-ce là l'apanage des dirigeants? Si c'était le cas, la chose était désolante.
Désolante, mais pas surprenante.
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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   Lun 13 Sep 2010, 03:51

Citation :


°¤ Evaluation ¤°

Comme promis Rolling Eyes

--

Très bon topic, contente qu'un topic de cette envergure n'ait pas été abandonné, ca change.
Belle performance, en attente de savoir ce qui se trame pour la suite des aventures.
Montée de Grade validée, vous l'avez bien mérité ^^

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MessageSujet: Re: Un tournant décisif pour deux vies   

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Un tournant décisif pour deux vies

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