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 L'espoir d'une nouvelle vie

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Kaguya Koma
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MessageSujet: L''espoir d''une nouvelle vie   Jeu 21 Mai 2009, 17:26

==> Viens d’ici

Le voyage était long pour aller de Oto à Kumo. Sur une carte, cela semblait presque à deux pas, mais bon nombre de kilomètres séparaient les deux villages cachés, et Koma le remarqua bien rapidement. Il accepta avec hésitation les demandes de la kunoichi qui l’avait pris sous son aile, refoulant au loin ses doutes et ses craintes envers son propre corps. Rien de grave ne se passa, et cela eut le mérite de le soulager un peu d’un poids trop lourd à porter pour ses frêles épaules. Ils firent beaucoup de chemin, passèrent entre les patrouilles de ninja et continuèrent à pied, encore et encore – surtout la pauvre Raï-san qui le porta une grande partie du voyage. Ce n’est que plus tard qu’il put marcher sur ses deux jambes. Koma se moquait de son épuisement qui ne tarda pas, avec Raï-san c’était plus facile d’avancer que si il avait été tout seul, et puis il se serait sans doute fait prendre par une patrouille avant même d’arriver à la frontière si elle n'avait pas été là.

Ça a duré un bon moment. Une sorte de partie de cache-cache géante avec les ninja d’Oto et avec à la clé, une liberté durement acquise et une fuite réussie. Mettre un pas devant l’autre était à ce moment plus du fruit du réflexe que d’une volonté propre, jusqu’à ce que Raï-san trouve un cheval – ou plutôt ne le vole mais l’enfant l’ignora ça. Le grand animal était noire comme la nuit dans laquelle ils se trouvaient, Koma faisait figure d’avorton à coté de lui. Les chevaux l’avaient toujours fascinés, aussi loin que pouvait remonter sa mémoire, sa première rencontre avec un équidé avait été mêlée de curiosité enfantine et d’admiration. Si grands et impressionnants, si rapides et forts, galopant dans les plaines en groupes unis et solidaires. Mais ce jour là, ça avait été la première fois qu’il montait à cheval. Bien sur il ne montait pas seul, Raï-san était avec lui – bien que l’espace d’un instant il s’était demandé si elle savait monter à cheval, elle, notamment après son cri qui l’avait laissé quelque peu sonné – et ils ont filés dans le vent. Une sensation merveilleuse et vivifiante, la fatigue s’était envolée à l’instant même où l’animal c’était projeté en avant et ses pensées c’étaient évanouies, ne laissant que cet instant unique au premier plan de sa conscience.

La suite du voyage avait commencé à être fatigante mais l’enfant c’était accroché avec une relative bonne humeur enfantine. Ils s’éloignaient de plus en plus de Oto pour son plus grand soulagement, mais bientôt les questions revinrent, plus doucement mais elles restaient tapies, et plus ils approchaient du village de sa sauveuse et plus elles devenaient présentes. Il essayait de les oublier en s’occupant du cheval, qui faisait le plus dure finalement dans toute cette histoire, autant pour lui que pour ne pas inquiéter inutilement Raï-san. Koma avait toujours beaucoup aimé les animaux et ils le lui rendaient bien la plupart du temps. Il faisait confiance à leur jugement et se disait en leur compagnie que finalement, il n’était peut être pas si horrible que ça si ils le laissaient approcher d'eux. Mais la donne changeait avec ses propres congénères.
Ils firent encore de nombreuses haltes avant d’apercevoir les portes du village. Koma en resta bouche bée. Les portes gardées étaient gigantesques et semblaient crépitées comme des éclairs. Il comprit en partie pourquoi on nommait ce pays, le Pays de la Foudre. C’était impressionnant, bien davantage pour ses yeux d’enfant peu habitués à voir ce genre de ‘magie’ qui étaient pourtant légion dans le monde dans lequel il avait atterrit. Ce parallèle avec la nature le rassura malgré la puissance qui émanait de cet endroit.

Ils n’eurent aucun problème pour passer les portes – ils étaient descendus de leur monture – et les gardes qui protégeaient la porte les laissèrent passer après un bref échange. Raï-san l’avertie qu’elle devait passer chez le Raïkage pour son rapport de mission – durant le voyage elle lui avait un peu parlée de Kumo et de ce qu’elle devait faire en priorité. Ils confièrent le cheval à une écurie proche des portes – et Koma s’attarda un peu pour remercier l’animal à grand renfort de caresse – et il suivit la jeune femme dans les rues du village en observant partout avec curiosité. Il se garda bien d’énoncer toutes ses remarques à voix haute. C’était la première fois qu’il rentrait dans un village comme celui-ci. Oto et Kumo étaient radicalement différents, Kumo était plus vivant, agréable et clair…C’était difficile à expliquer avec des mots.
Mais les questions martelaient de nouveau son crâne. Qu’allait il faire ici ? Où irait il ? Il avait déjà beaucoup sollicité Raï-san, et il ne se sentait pas capable de la déranger davantage. La découverte du village passa au second plan dans son esprit.

Il était en pleine introspection lorsqu’elle lui dit de l’attendre ici et qu’elle disparaissait dans le bâtiment le plus important du village. Il s’assit au pied des marches, et sa tête bouillonna pleinement sous les questions sans réponses. La fatigue c’était volatilisée tant elle semblait à présent dérisoire. Il sursauta d’ailleurs lorsque la shinobi revint, le surprenant dans ses pensées. Il offrit un sourire gêné à la jeune femme qui semblait un peu forcé.

« Vous m’avez fait peur. »


Ça, elle aurait put le deviner toute seule, mais l’enfant ne savait à présent plus vraiment comment qualifier leur relation et quoi faire par la suite. Elle l’avait sauvée de Oto et l’avait conduit jusqu’ici malgré les risques pour elle de se faire prendre puisque ralentit par lui, elle avait partagée sa présence et ses ressources…Mais maintenant que le voyage était finit il ne savait que faire. Devait-il la remercier et partir aussi sec alors qu’elle l’avait tant aidée ? Est-ce que des simples remerciements pouvaient exprimer sa gratitude et payer la dette qu’il avait contracté envers elle ?
Il s’était relevé et regardait penaud ses pieds en se demandant ce qu’il devait faire à cet instant précis, et force était de constater qu’il n’en avait aucune espèce d’idée.

« Je… » Il bredouilla un peu la suite. « Je voulais vous remercier. Pour tout. Sans vous je ne pense pas que j’aurais put quitter Oto. Alors merci… »

Un sourire plein de gratitude couvrit doucement ses lèvres lorsqu’il redressa la tête. C’était bien il l’avait remercié…Et maintenant ? L’enfant se mordit la lèvre. Il ne savait pas vraiment.

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Ilyena Raï
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MessageSujet: Re: L'espoir d'une nouvelle vie   Mer 27 Mai 2009, 01:08

Durant tout le voyage, je ne prononçai rien de bien important, ni énormément de paroles. Si au départ, vu notre élan d'échange lors de notre rencontre on avait pu penser que notre trajet en serait de même, et bien ce n'était pas du tout le cas. Ce n'était pas chose aisée à dos de cheval, et les quelques conversations n'étaient faites que de pluie et de beau temps, et quelques autres broutilles sans grande importance. Je n'appris pas grand chose de plus sur ce jeune garçon, mais sa compagnie était agréable. Un enfant, et toujours cette sensation étrange. Une sensation d'euphorie, comme quelque chose de connu auparavant, et qui laisser une impression de manque dans un coin de mon cœur. La fatigue du voyage me faisait avoir quelques relâchements en certains instants, dans lesquels je pus repenser à la chose étrange qui m'était arrivé dans la forêt. Je ne pensai pas une seule seconde que ce fut un genjutsu provoqué par Koma, c'était.. différent. Ce que j'avais vu m’était familier, sans pour autant l'avoir véritablement connu. Dans un sens, je me croyais illustrée à la base. Il y avait encore tellement de chose à découvrir sur moi, ma vie dans son intégralité. Je risquais fort de rencontrer divers surprises de ce genre, certainement bien plus épicées et amères que la chute qui m'avait valu un mal de dos même quelques heures après -et le fait d'avoir jouer au canasson pendant une journée, puis en chevaucher un par la suite n'arrangeait en rien mon problème-.

Finalement, le village était à vue. Suite à quelques formalités au niveau des portes, nous pûmes passer sans le moindre problème, en déposant le cheval aux écuries proches. J'attendis un peu le temps que Koma lui dise au revoir, mais de toute manière j'avais demandé à ce que l'on me le garde, quitte à payer une légère taxe dessus. Ce n'était pas bien désagréable une balade autre que sur nos jambes... Ensuite, je partis directement au palais du Raikage, et demandai au petit d'attendre bien sagement dehors. Je m'engouffrai dans le bâtiment, puis parti voir l'un des sous-fifres du Kage. Un de ces nombreux grattes papiers pâles comme des culs par le manque de sorties à l'air libre. Ils avaient leur utilité, cloîtrés à la manière de poules dans des boxs, chose intéressante. Je fis rapidement mon compte rendu, puis parlai de la venue d'un nouveau sur Kumo. Les choses furent claires. Je devais m'en porter garante, et m'occuper de lui jusqu'à ce qu'il ai l'âge légal. Si il y avait le moindre coup fourré, qu'il commentait la moindre gaffe, j'en étais directement responsable. Le moindre pas de travers et je m'en prenais plein la gueule. Cool. Mon coté masochiste me fit sourire, attirée par des défis presque impossibles à réaliser. Mais j'avais confiance, je ne ressentais rien de mal dans le jeune garçon. Après, les apparences sont trompeuses et l'erreur est humaine, mais j'en assumerais les conséquences, quitte à devoir payer de ma propre vie pour mes convictions.

Et ce fut d'un pas léger que je ressortis de l'immense bâtisse, en bousculant au passage un petit vieux venu cherché une quelconque main jeune pour ratisser son jardin. Si si, il me râla dessus en déblatérant sa vie, mais qu'est ce que j'en avais à faire moi.. De toute manière, j'étais persuadée que je n'arriverais pas à un âge aussi avancé, tuée bien avant. Et tant mieux, finir aussi ridée qu'une vieille pomme avec la vitalité d'une limace, non merci. Une fois à l'air vif, sous un ciel nuageux qui pour une fois ne crachait pas son venin transparent, je me mis à chercher du regard mon protégé. Ah le voila, pas très loin de l'endroit où je l'avais laissé. Je n'avais pas été longue, puis vint vers lui en posant ma main sur son épaule. Visiblement, je lui fis peur. "Navrée !" répliquai-je avec un grand sourire. Je penchai la tête sur le coté droit par la suite, il semblait un peu.. déboussolé par la suite, encore plus lorsqu'il se releva. Une chose était sure, il ne pouvait pas savoir ce que j'avais en tête. Moi non plus, je ne savais pas ce qu'il pensait. Après tout, peut-être comptait-il aller vivre dehors, essayer de se débrouiller par lui même comme il semblait l'avoir fait depuis son départ de Kiri. Si tel était son choix, je le laisserais faire, en prenant tout de même garde de préserver un œil sur lui, discrètement. J’en étais la garante après tout.

"Mais.. De rien. Enfin... Ce n'était pas très prudent ce que tu as fait, néanmoins je suis pas la mieux placée pour te faire la morale. Alors je n'en dirais pas plus, si ce n'est que t'es quand même un p'tit veinard d'avoir croiser mon chemin".

Sur ces paroles, je lui tapotai amicalement le dos. Rien de bien significatif dans ce geste, si ce n'était pour accentuer mon charriage. Ensuite, je l'invitai à marcher un peu en direction des rues tout en conservant quelques instants mon bras dans son dos. "Tiens, j'habite par là-bas" fit je en indiquant de la main une direction hasardeuse, au delà d'un regroupement de nombreuses personnes sur la place. "A quelques rues. Encore heureux, vu le bordel qu'il y a toujours ici, je ne me serais pas vu dormir à coté de ça." Je ricanai succinctement, l'espace d'une poignée de secondes, comme pour me moquer de l'attroupement d'individus qui me semblait toujours aussi excessif. Parfois, ils me font penser à des troupes de touristes en mal de visite, à s'ébahir sur la place principale du village. "Bon par contre je te préviens, c'est pas le grand luxe chez moi. Mais il fait bon y vivre, c'est mon petit nid quoi. T'auras qu'à squatter mon pieu le temps que je trouve une solution pour aménager un peu autrement, je dormirais sur le canapé. T'inquiète pas, je changerais les draps avant." Qui sait, peut-être que c'était un maniaque né. Puis de toute manière, cela me paraissait normal. J'avais encore de quoi manger dans les placards, pas la peine de sortir. Je ne possédais plus qu'une envie, me vautrer confortablement dans un coin moelleux, la clope à la main à me vider tranquillement l'esprit. Ça y était, le retour au bercail, pas trop tôt.

Mais alors que je venais tout juste de cesser de parler, un dernier doute me submergea l'esprit. Je m'arrêtai au beau milieu d'un flux piétonnier, me faisant copieusement insultée par la personne derrière moi qui manqua de me rentrer dedans. J'aurais bien répliqué, mais il ne valait mieux pas effrayer Koma vu ma personnalité un peu... Bordélique. Et sans gêne surtout. Autant le laisser s'habituer peu à peu, du moins s'il le voulait. Il y avait bien assez de l'apparence du Joker... Je le fixai soudainement dans les yeux, puis articula quelques mots supplémentaires.

"Enfin... C'est si tu veux que tu viens squatter chez moi. Je ne t'ai pas demandé après tout, libre à toi.. Mais moi, sache que ça ne me gêne pas. Au contraire."
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Kaguya Koma
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MessageSujet: Re: L'espoir d'une nouvelle vie   Ven 29 Mai 2009, 22:42

Que faire et que dire. C’étaient les deux questions qui, pour l’instant, prenaient le plus de place dans son esprit. Rattachés à ses questions, il y en avait d’autres, et d’autres encore accompagné de scénarii divers et variés mis en branle par son imagination d’enfant naïf mais moins innocent maintenant. Il en avait vu des choses, plus qu’il n’aurait jamais souhaité voir lorsqu’il avait mit, par malchance, un pied dans un monde qu’il pensait bien loin de lui. Mais il était dedans de la tête au pied et tout son corps lui rappelait cette appartenance hérité.
L’enfant se sentit embarrassé face à la fausse réprimande de la jeune femme, mais son visage se ferma bien vite lorsqu’il se souvint de la raison de sa si rapide et imprudente fuite. Il ferma les yeux et endigua le souvenir de toutes ses forces et le geste de Raï-san l’aida grandement. Il frissonna – et la température n’avait rien à voir avec celui-ci – à cause de se reflexe bien implanter en lui qui lui faisait éviter les contacts avec les autres. Il n’aimait plus qu’on le touche, ayant encore trop peur de ses propres réactions. Il avait toujours conservés, autant que faire ce peu, une certaine distance avec les autres, même si dans le cas de la shinobi, cela avait été bien plus complexe au vu des événements.
Encore une fois, il s’était ferré lui-même son propre hameçon de pensées noires dans la bouche, mais les paroles de la jeune femme le tirèrent de cet état de végétation avancé avec une facilité déconcertante. Il suffisait juste d’occuper son esprit à d’autres questions ou d’autres observations pour qu’il regarde, curieux, et se désintéresse un temps de ses soucis. Raï-san parvenait toujours à l’occuper un tant soit peu, elle parlait beaucoup, pas toujours pour dire quelque chose de réellement capitale comme avait l’habitude de le faire les adultes qu’il avait connu à Oto, mais ça ne le dérangeait pas. Au contraire, il aimait cette caractéristique chez elle. Il y avait une vie derrière ses mots anodins, de la chaleur que les paroles des shinobi n’avaient pas, et sa façon de vivre si dynamique était communicative. Il appréciait ce qu’elle dégageait même si il savait également plus ou moins parfaitement qu’elle était également une ninja et ce que cela signifiait. Il avait finit par savoir que ceux avec le plus grand sourire n’étaient pas forcément ceux qui rechignait le plus à la mort…
Bien au contraire, lui soufflait la petite voix tapit au fond de lui, celle de l’enfant terre à terre qui avait vu disparaître une partie de son innocence.

L’enfant observa donc la direction approximative que lui montrait la jeune femme en essayant – en vain – d’imaginer dans quel genre d’endroit elle pouvait vivre. Son sourire revint sur ses lèvres, se laissant un peu emporter par le monde semblant si chatoyant de sa guide puis la surprise le fit disparaître. Il la suivi plus par un certain automatisme qu’autre chose puisque son esprit tournait et retournait ses précédentes paroles comme si il cherchait le mensonge dissimulé derrière celles-ci. Il ne comprenait pas. En fait, il avait beaucoup de mal à suivre le raisonnement de la jeune femme, comme si elle passait du coq à l’âne avec comme seul lien les joignant le fait qu’ils soient deux animaux qu’on trouverait dans une ferme.
Il voulut dire quelque chose mais sa voix se déroba au dernier moment et l’abandonna lâchement. Il ne savait même plus quels sentiments l’étreignaient à cet instant, mais ils se mélangeaient tous les uns aux autres.
De la surprise. De l’espoir. De la peur. De l’incompréhension. De l’envie et de l’abus. Il pouvait entendre les battements de son cœur entre ses deux oreilles.

Son regard confus se riva sur le visage de la jeune femme qui s’était à présent arrêté face à lui pour lui signifie une dernière chose. Ça ne la gênait pas. Mais…Pourquoi ? Il se mordit la lèvre et laissa son regard dériver sur le sol, endiguant ce qu’il ne comprenait pas, ou tout du moins, essayant de le faire. Il se fit malmener par un passant mais il l’ignora.

« Pourquoi ? »

Sa voix était faible, noué par l’étau formé par sa gorge.
« Je ne comprends pas, pourquoi est ce que vous faites tout ça pour moi ? »
continua t’il, sa voix prenant un peu plus d’assurance tout en restant paradoxalement faible et vacillante, chamboulés par les émotions qui s’emparait de lui. Il releva son visage confus vers elle.
« Vous n’avez sauvé à Oto, si vous n’étiez pas apparut, les dieux seules savent ce qui auraient put advenir. Alors pourquoi ? Pourquoi êtes vous si gentille alors que je n’ai rien pour vous rendre la pareille ? »

Il se descendait en flèche lui-même, mais il cherchait à comprendre, aussi insensé que cela puisse être pour lui. Il n’était rien. Rien qu’un monstre de foire dangereux pour les autres qui avait décidé de fuir un pays semblant plus dangereux que lui – ou qui aurait souhaité utilisé sa dangerosité contre les autres. Ce n’était pas de la paranoïa, il faisait confiance en Raï-san, mais c’était contre lui : pourquoi s’encombrer d’un enfant comme lui ?

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MessageSujet: Re: L'espoir d'une nouvelle vie   Lun 08 Juin 2009, 00:19

Mes yeux s'agrandirent lorsque je vis Koma se faire bousculer devant moi, par ce connard de passant qui ne lui adressa pas le moindre petit pardon. Genre c'était normal de pousser un gamin aussi frêle, pour qui il se prenait l'espère d'armoire à glace. Mon poing droit se resserra dans la poche de mon manteau, discrètement. Je fixais l'homme qui s'éloignait sans bouger, je n'avais pas le droit d'agir de toute manière. On ne tabassait pas les gens pour une petite bousculade -enfin... pas toujours-, et dans le cas contraire on risquait quelques ennuis. Enfin, la voix du petit me fit redescende sur Terre. Une phrase simple, un mot même. Mais tout semblait si clair en cette si brève intervention, comme si tout en lui reposait sur cette question. Pourquoi. Ben. Parce que. La suite me fit sourire, je n'eus pas envie de me justifier pour le moment. A dire vrai, je ne le savais pas moi-même. Je lui étais venue en aide, et tout s'était déroulé "naturellement". Je n'en connaissais guère les causes, mais le fait d'aider un enfant de son acabit paraissait à mes yeux comme la chose la plus importante en ce bas monde. Seule une personne cruelle l'aurait laissé ainsi, tiré contre son gré dans un village où même les vautours préféraient ne pas y rester longtemps.

La suite de ses dires me firent comme un pincement au cœur. C'était bien vrai, peut-être se serait-il fait tuer, ou alors torturé pour son acte. On n'essaie pas de s'enfuir d'un village sans conséquence. Maintenant qu'il l'avait fait, la donne était encore pire. Mais inutile de l'alarmer pour aujourd'hui, on passerait cette affaire là sous silence. Il fallait que je garde un œil sur lui, m'assurer que tout aille pour le mieux pour lui. Par ailleurs, il allait également falloir que je surveille mes arrières, je doutais fort que le plongeon de leur shinobi plairait, ou encore mon aide à l'escapade de ce petit. "Tu pourrais faire n'importe quoi avec des "si"... N'y pense pas, ce n'est pas arrivé. Je t'ai sauvé et voila, pour le moment tu es tiré d'affaire, et je vais faire en sorte que ça le reste tant que tu le voudras. Après je ne te force pas à rester, mais je pense que ce serait mieux pour toi..." Encore ce pourquoi. En soi, je le savais, mais pas sous toutes ses coutures. "Je vais t'expliquer en marchant si tu le veux bien. Je te laisse faire ton choix. Regarde." Sur ces propos, je fermai les yeux. "Voila, je ne te vois plus. Tu fais ce que tu veux, je vais chez moi. Suis moi si tu le souhaites, autrement je rentrerais seule en passant pour folle à parler dans le vide." Folle.. Je devais déjà envoyer cette image de moi-même dans l'esprit des autres du seul fait de mon allure.

Je me mis donc à avancer de nouveau, paupières closes en tachant de ne pas bousculer quelqu'un. En combat, il ne faut pas compter uniquement sur ses yeux. Il faut sentir les alentours, prêter attention aux moindres bruits. A mon idée, les aveugles étaient en un sens sacrément avantagés, ce n'était pas un peu de brume ou de sable dans les yeux qui les rendent totalement vulnérables. Avec mon apprentissage du genjutsu, j'avais apprit que bon nombre de chose pouvait nous arriver du fait des illusions, et mieux valait avoir plusieurs cartes en main. "Enfin.. Pourquoi, je ne sais pas. Une pulsion tout simplement je pense. Je t'ai sauvé la vie, et j'ai agis de mon plein gré, je ne te demande donc rien en échange. En t'arrachant des mains de ton assaillant, j'ai pris une part de responsabilité, d'autant plus que je me suis portée garante de toi au sein de ce village." Je me stoppai brutalement de parler, pour la simple et bonne raison qu'une épaule heurta violemment la mienne. Abrutie, qu'il me cria celui à la voix très efféminée. Peuh, regarde toi même où tu marches. "Je disais donc, je compte m'assurer de ta protection, et aussi que tu ne fasses rien de gênant pour Kumo. Pour ça je te fais confiance, ne me donne pas de raison d'avoir tord. Bref, pourquoi donc, par envie tout simplement. Il n'y a pas que des personnes avides de sang dans ce bas monde, heureusement. Et puis si gentille, je n'ai rien fait de bien extraordinaire. Te proposer un toit pour dormir, ce n'est pas grand chose. Je pense."

Je me mis à sourire, seule. Il n'y avait rien de malsain dans le fait de vouloir l'aider, je n'avais aucune idée derrière la tête. Juste cette espèce d'instinct maternel qui avait fait ce qui était en train de se produire, et rien de plus. Je ne voulais pas en faire un esclave enchainé au fond de sa cellule ou encore un petit soldat parfait, juste qu'il vive sa vie comme il l'entendait. Mais ça, il ne pouvait pas forcément savoir, et aurait vraiment raison de douter. Après tout, si notre confiance nous aveugle, seule la mort pourrait encore nous accueillir. Je lui faisais confiance moi-même, avec cependant un peu de réserve. Cela pouvait tout aussi bien être un piège, mais je serais certainement rapidement fixée sur ses intentions.
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Kaguya Koma
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MessageSujet: Re: L'espoir d'une nouvelle vie   Mer 10 Juin 2009, 20:48

Il l’observait en essayant de trouver dans le visage de la jeune femme, une réponse à sa question. Il ne parvenait pas à comprendre pourquoi elle faisait tant d’effort pour aider un petit gosse comme lui. Elle avait même risquée sa vie pour le sauver de ce retour à Oto ! Elle s’était déjà beaucoup impliquée dans cette histoire et, au fond de lui, il avait peur de l’impliquer davantage. Qui savait ce qu’il lui ferait à elle si certain était mis au courant ? Cette pensée le frappa si soudainement qu’il se sentit hébété avant de paniquer intérieurement. L’enfant se sentit idiot de ne pas l’avoir remarqué plus tôt. Au fond, a cause de sa jeunesse, il avait besoin d’une présence rassurante qui pourrait l’aider même inconsciemment, mais il ne devait pas non plus être un danger pour celle ci. Et il commençait à comprendre que le danger ne venait pas seulement de lui mais également de facteurs extérieurs qu’il ne pouvait pas contrôler. Et il craignait que cela retombe rapidement… L’enfant crispa les poings. Est-ce qu’il était si intéressant ? Est-ce que sa malédiction familiale avait tant d’importance, au fond ?
Il ne voulait pas comprendre cette raison ci, même si il en avait une vague idée.
Finalement ce monde, il était trop différent de celui dans lequel il avait toujours vécu. Différent et beaucoup plus dangereux…ou pas. Il commençait à se poser de nombreuses questions sur ces deux mondes paraissant au premier abord, totalement différent et qui pourtant se ressemblait sur bien des points.

Il redressa sa tête qu’il avait inconsciemment baissé lorsque la jeune femme parla de nouveau. Ils gênaient un peu la circulation des passants, plantés là au milieu de la rue mais ceux-ci finissaient par les éviter de loin. Elle voulait continuer de le protéger…Malgré tout ce qu’elle avait déjà fait pour lui. Raï-san pensait que c’était mieux pour lui, et tout au fond l’enfant aussi était d’accord. Il avait besoin d’une personne qui lui permettrait de garder un repère qu’il n’avait pas eut depuis sa fuite du pays de l’eau. Cette femme représentait un nouveau repère, dans ce village nouveau, qu’il appréciait beaucoup. Mais il la mettait en danger non ? Son cœur et sa raison se battaient de nouveau pour savoir ce qui importait le plus.
Il l’observa fermer les yeux en inclinant sa tête sur le coté dans cette mimique propre au jeune loup qui découvre une curiosité. Un sourire timide mais amusé couvrit ses lèvres face à la réaction de la jeune femme qu’elle ne pourrait pas voir. Il secoua la tête de gauche à droite et ajouta à haute et intelligible voix pour qu’elle l’entende :

« Vous n’êtes pas folle. »


Elle était juste vive et extravagante, ça n’avait pas grand-chose à voir avec la folie dans son esprit. Et puis c’était aussi ce qui la rendait attachante et qui le mettait plus à son aise qu’avec n’importe qui d’autre depuis longtemps. Elle commença à avancer – les yeux toujours fermés – et il hésita un instant. Finalement le gamin trottina derrière elle pour la rattraper. Même si lui il ne la considérait pas comme folle, parler seul pouvait être étrange et puis il ne voulait pas lui manquer à ce point de respect. Ce n’était pas poli ni gentil si il était partie – et il devait s’avouer qu’il n’aurait jamais su où partir. Il marcha en observant le sol tout en jetant de fréquent coup d’œil à la jeune femme qui continuait de marcher les yeux fermés sans rencontrer un quelconque obstacle. Elle devait être très douée à cola mailla. Il l’observa de nouveau lorsqu’elle continua sur sa lancée pour lui expliquer ses raisons. Des raisons qui n’étaient pas clairs mais malgré tout compréhensible. Une pulsion. Simplement. Elle avait agie comme elle le voulait et en cela, il n’avait pas à se sentir coupable et pourtant il l’était. Elle lui avait peut être bien sauvé la vie, et ce n’était pas quelque chose que l’on faisait en claquant simplement des doigts.

« Portée garante ? »

Répéta t’il parce que le mot l’avait surpris. Il ne s’était pas attendu à ce que quelqu’un devait se porter garant de lui au cas où il ferait quelque chose de mal – ce qui dans sa tête était aberrant, il ne ferait jamais du mal juste par plaisir. Mais pourtant il avait déjà transgressé une de ces lois ninja en fuyant Oto, se souvint il malgré lui. Il se mordit la lèvre en se promettant de ne rien faire qui pourrait poser problème à sa sauveuse.
Elle se fit par ailleurs coupée dans son monologue par un homme qui la bouscula dans sa marche en l’insultant. Certaines personnes manquaient vraiment de savoir vivre…

« Vous devriez ouvrir les yeux Raï-san. Je n’ai pas l’intention de m’enfuir... »

Il n’en avait en effet, aucune envie.
Elle continua et il écouta attentivement pour en savoir le plus possible pour éviter que cela retombe sur la jeune femme. Il ne voulait pas lui poser de problème et il ne pouvait pas revenir en arrière pour qu’elle ne devienne pas garante de lui par rapport à son village. Lorsqu’elle termina, l’enfant se sentait un peu mal à l’aise vis-à-vis d’elle mais également déterminé à ne pas lui causer de soucis.

« Merci… »
Murmura t’il avant de continuer d’une voix un peu plus forte. « C’est beaucoup vous savez ce que vous avez et faites pour moi. C’était très différent là bas…Les personnes n’étaient pas comme vous, du moins la plupart de ceux que j’ai croisés. »
Oh, il avait un toit, tout du moins un endroit où dormir au contraire de certains enfants de son âge qui vivaient dans la rue, mais même cela semblait différent ici. Il n’y avait pas de gamin des rues qui volaient pour survivre et se battaient pour la même raison. Se promener à Oto c’était dangereux si on ne savait pas quel coin éviter. Il crispa sa main sur son vêtement. Ils ne s’intéressaient qu’à une chose chez lui les adultes, alors que Raï-san n’avait aucune idée de sa particularité. Et c’était aussi pour ça – sans doute inconsciemment – qu’il c’était attaché à elle. Il redressa la tête vers la jeune femme.

« Je ne veux pas vous causer de problèmes Raï-san, alors je ne ferais rien de gênant pour Kumo. »
Sa voix déterminée devint un peu plus faible lorsqu’il continua en baissant la tête sur le sol. « Je ne veux pas vous gêner non plus… »

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Ilyena Raï
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MessageSujet: Re: L'espoir d'une nouvelle vie   Sam 20 Juin 2009, 02:41

Je n'ouvris toujours pas les yeux, cela ne serait exécuté qu'en face de la porte de mon antre. Je savais qu'il était à coté de moi, du simple fait que je me sentais suivie mais aussi de sa voix s'élevant de temps à autre. Je lui laissais libre choix sur le moment, et cogitais tout en avançant. Après tout, le cerveau humain n'a pas vraiment de limites... Dans les prochains jours, il allait falloir garder un œil sur lui, mais je ne pouvais guère me permettre de me la jouer garde rapprochée, et la confiance n'était pas une chose que j'accordais à grand monde dans ce village. Encore que pour cela, encore aurait-il fallut en posséder les connaissances. La seule solution résidait en un clone qui le suivrait discrètement, ainsi au moindre danger ou problème je pourrais en être rapidement avertie et ainsi intervenir en temps et en heure par moi-même. Pour la suite, les paroles de Koma furent rassurantes en un sens. Ressembler à une personne d'Oto, cela me semblait... Fascinant ? Ou alors désastreux ? Bonne question, le sujet était à réfléchir, mais là n'était pas la question. Peut-être qu'en ces lieux je faisais parti des rares exceptions à posséder une âme -bien que mon allure et mes manière d'agir un peu sordides de temps à autre peuvent être relatée comme étant le contraire-.

"La plupart des personnes d'Oto que j'ai pu rencontrer, autrement dit très peu, n'avaient pas grand conscience. Enfin du moins, cela passait en secondaire, tous guidés par leurs pulsions de mort. C'est pratique dans un sens, tu es libre de faire ce que tu veux sans le moindre remord." Ceci dit en passant, la poupée gonflable que j'avais balancé dans la flotte au moment de ma rencontre avec Koma ne m'avait posé aucun problème, et c'était déjà du passé pour mon for intérieur. On a tous nos zones d'ombre... "Mais bon, je préfère conserver une part d'humanité. Je ne pense pas que tu te serais plu là-bas, ça n'a pas l'air d'être ton genre... Je ne te connais que très peu, mais l'impression première dirons-nous. Si tu étais resté à Oto, tu aurais peut-être suivi la même voie que moi, en te créant un faciès ainsi qu'un caractère qui ne t'allais pas... Puis tu aurais fini par t'y habituer, et devenir comme tous les autres." Depuis ma "transformation", mon mental avait évolué de manière étrange. Une sorte de mixte entre ma véritable personnalité perdue, et les nouvelles habitudes auxquelles je m'efforçai de me plier. Puis cela avait fini par dériver, si bien que j'étais devenue une toute autre personne, plus obligée de me forcer pour faire quoi que ce soit. Au gré du temps, au gré du vent, je me sentais aussi libre dans mon corps que dans ma tête..

En entendant la suite des paroles de Koma, je me stoppai puis me tournai vers lui tout en ouvrant de nouveau les yeux, laissant leurs couleurs inquiétantes réapparaitre à la lumière du jour décroissante. "T'en fais pas, y aura pas de problèmes... Et tu ne me gênes pas non plus... Je te l'ai dit, si ça me lourdais de faire ça, je ne l'aurais pas fait. Je marche comme ça moi, tu t'en rendras bien vite compte." D'un geste ferme je plaçai ma main sous son menton, puis le forçai à relever la tête sans forcer afin de ne pas lui causer de douleur. "Capiche ? Et arrête de me vouvoyer, pas la peine de faire autant de formalités avec moi..." Après avoir planté un regard doux dans le sien, je le relâchai, et tournai les talons avant de me remettre en marche, la vue rendue. "Il nous reste une ou deux dizaines de mètres et on y sera." J'espérais qu'il s'y fasse vite s'il prenait la décision de rester sous le même toit. Je n'aimais pas le voir aussi embarrassé alors que je faisais tout ça de bon cœur. Toutefois, c'était une chose compréhensible, surtout à son âge. Enfin j'imaginais, dans mon "rêve" je n'avais pas eu de période comme celle-ci. Toujours étais la blonde de service sans respect ni crainte des autres, incapable de lire le moindre petit panneau indicateur vu son manque d'éducation extrême.

Une fois parvenue devant une entrée de couleur rouge sombre, je m'immobilisai. Mon regard passa sur les murs couleur blanche un peu sale, en proie des intempéries. Enfin chez soi, après quelques semaines à vadrouiller de ci et là des terres lointaines de Kumo. "Nous y voila. Ce n'est pas le grand luxe, mais c'est chez moi." Je sorti une paire de clef d'une de mes poches, et insérai l'une des caroubles de fer dans la serrure. Une fois le cliquetis passé, je poussai la porte, laissant place à une pièce entièrement plongée dans le noir à l'exception du filet de lumière filtrant d'une encoche dans le fond. "C'est pas très grand non plus." Je fis un pas en avant et allumai les lampes internes à l'aide d'un interrupteur mural. Je fis un pas en arrière, et désigna l'entrée de la main à Koma tout en le regardant. "Après toi. Ensuite fais comme chez toi, il y a de quoi boire et manger dans les placards. Et si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite surtout pas à demander."

____________________________________

Description de chez Raï :

Poussez la porte afin de pouvoir nourrir vos yeux l'état des lieux... Deux pièces forment ce grand studio, une grande pièce faisant office de salle de vie, et l'autre assez restreinte qui constitue la salle d'eau, derrière la porte tout au fond de la première pièce. Cette dernière a un aspect des moins reluisants. Pour commencer, le sol est composé d'un vaste plancher de bois, et les murs ne sont que tapisseries blanches sans motifs particuliers, décorés de quelques tableaux ou porters sans envahissement. Pour ce qui est ameublement, pas grand chose à redire... Il n'y a pas énormément de temps que Raï a investi les lieux, et n'as pas prit le temps de s'installer de manière plus approfondie. Sans importance, et cela arrangeait en quelque sorte pour la question de la gestion de l'espace en vu d'un nouvel arrivant. Dans tous les cas, l'endroit était largement assez grand pour deux.

En entrant à votre droite se situe un canapé de cuir accolé au mur, avec deux fauteuils de la même catégorie juste en face, simplement séparés par une table basse de bois. Juste derrière se trouve un lit deux place, la "tête" collée au mur perpendiculaire. En face du lit -de l'autre coté, contre l'autre mur- se trouve une grande armoire avec des vitres au centre laissant apercevoir l'intérieur, dans laquelle sont déposée la plupart des affaires de Raï, que ce soit vêtements ou effets personnels. Un peu plus au fond, laissant un espace d'environ trois mètres, séparant ainsi en quelque sorte la pièce en deux, il y a le coin cuisine. Du coté du mur où se situe le lit se trouve tout le bataillon destiné à faire la bouffe, que ce soit frigo, évier, four... Et de l'autre une table carrée avec trois chaises autour d'elle, le tout en bois. Deux fenêtres ornent les murs coté lit et cuisine. Quelques lampes sont disposées en ces lieux, que ce soit une ampoule accrochée au plafond ou autre. Quelques bougies ornent également l'un des placards, les coupures de courant étant monnaie courante.

Pour ce qui est de la salle du fond, il ne s'agit que d'une simple douche, d'un lavabo, de sanitaires, et tout les ustensiles utiles à une salle de bain...
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Kaguya Koma
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MessageSujet: Re: L'espoir d'une nouvelle vie   Lun 22 Juin 2009, 18:21

L’enfant suivait son guide, le regard plus mobile bien qu’essayant de dompter cette attitude qu’il trouvait un peu impoli par rapport à la jeune femme qui lui parlait. Il observait un peu partout pour s’y retrouver dans ce nouveau village autant que par pure curiosité. Cela ne l’empêchait pas d’écouter ce que disait Raï-san qui n’avait d’ailleurs toujours pas ouvert les yeux malgré ce qu’il avait dit. Il se demanda un instant le pourquoi de ce geste avant de renoncer tout aussi rapidement. Même si il la connaissait depuis peu, certaine de ses réactions étaient tout simplement difficile à comprendre. Il espérait juste qu’elle ne se ferait pas mal et c’est pousser par cette intention qu’il observa de nouveau sa sauveuse et devant lui – au lieu de regarder partout – au moins il pourrait la prévenir au cas où un obstacle se dresserait entre elle et sa route. A défaut de pouvoir faire autre chose.
Il écouta la jeune femme, son visage se fermant à la mention du village d’Oto. Il préférait ne pas entendre ce nom même si cela s’avérait puéril autant qu’inutile. Il ne craignait pas un simple nom mais toute une ambiance et une mentalité qui lui faisait froid dans le dos. Comment avait il put y rester tant de temps ? Peut être parce qu’il n’y avait pas eut que du pire et que parfois, quelques bonnes choses s’étaient déroulés bien que trop vagues et surtout pas réellement nombreuses pour que cela l’empêche au final de mettre autant de distance entre lui et ce village. Et ce malgré les répercutions que cela pourrait avoir dans l’avenir sur sa vie et celle de son entourage dont il prenait encore trop peu conscience au jour d’aujourd’hui. Après tout, il venait à peine d’arriver à Kumo et il y avait d’autre chose qui accaparait son intention…Et sa jeunesse et l’innocence qu’il lui restait balayait la question d’un revers de main. Il n’était pas encore ancré dans une routine qui lui permettrait de voir de quoi demain pourrait être fait – et de plus, personne ne pourrait lui dire ce qu’il adviendrait de lui dans le futur.

Sans le moindre remord. C’était tout à fait ça qui planait dans l’esprit de chacun des habitants, ninja voir même parfois simples civils qui pouvaient s’avérer aussi coriace qu’un shinobi. Oh, tout le monde n’était pas non plus ainsi. Mais de ce qu’il avait vu, il y en avait beaucoup. Beaucoup trop à ses yeux…Comme ce camarade qui n’en avait que le nom et guère le lien.
Il baissa la tête à la fin de sa phrase, en proie à des mauvais souvenirs et à une tristesse presque palpable. Et Kimbly-san ? L’une des seules personnes qui l’avait considéré autrement que comme une petite arme vivante mais qui devait obéissance. Même si c’était lui qui l’avait emmené dans ce village, il ne pourrait jamais lui en vouloir pour cela, après tout, il avait fait ce qu’il pensait être le mieux pour lui et l’avait même encouragé par l’intermédiaire de cette lettre qu’il avait gardé.
Koma releva la tête lorsque la kunoichi continua. Il était un peu intrigué par ses paroles. C’était vrai qu’il n’avait pas la même image que la plupart des gens de Oto – même si certaine personne était respectable à leur manière – mais il n’imaginait pourtant pas qu’il se serait un jour habitué et serait devenu comme tous le monde. Il ne voulait guère l’imaginer ainsi car il ne supportait pas de penser qu’un jour, il pourrait s’habituer à faire du mal aux autres avec comme simple excuse qu’on le lui avait demandé. Mais ce n’était pas ça qui l’intriguait.

« La même voie que vous ? »


ça lui semblait, non pas aberrant, mais pas très compréhensible. Cela voulait il dire que Raï-san avait eut le même genre d’expérience que lui et qu’elle avait pris une autre voie comparé à la sienne qui l’avait fait devenir ninja ? – la fuite était une voie comme une autre. Mais elle disait qu’elle avait gardée sa part d’humanité…Il commençait à se poser de nombreuse question sur la jeune femme qui allait devenir sa garante au sein de Kumo.
Elle s’arrêta brutalement en ouvrant les yeux pour le rassurer de nouveau et lui expliquer comment elle marchait – comme elle le disait si bien. Ça ne l’empêchait pas d’être gêner mais au moins, cela le rassurait un peu. Elle continua en plaçant sa main sous son menton pour lui faire relever la tête. Il balbutia plus qu’autre chose le mot « D’accord. ».
Arrêtez de la vouvoyer. Ça n’allait pas être si simple. Il avait l’habitude de tutoyer les enfants de son âge et en dessous, mais les sempaï, il les vouvoyait toujours autant par habitude que par respect. Il le ferait parce que c’était elle qui l’avait demandée, mais il aurait un peu de mal les premier temps.
Il inspira profondément quand elle le relâcha et la suivit de nouveau en ignorant le bousculement de ses pensées dans son crâne. Des pensées qu’il ignora encore plus rapidement lorsque Raï-san s’arrêta devant ce qui sembla être son chez elle. Sa curiosité était de nouveau piquée au vif. Et elle ouvrit.
Il n’y avait pas grand-chose à voir si l’on n’était pas un nyctalope vu que l’entrée était pour le moins plongé dans le noir, mais dès que la lumière fut allumée, il put observer l’endroit du pas de la porte. Une unique grande pièce qui faisait salle de vie et une porte tout au fond dont il ignorait l’utilisation. Le style était assez dépouillé, peu de meuble et d’objets personnels mais Koma avait vécu 11 ans dans un temple, alors le style dépouillé avait régit toute sa vie. Ce n’était peut être pas bien grand pour la jeune femme mais pour un enfant, cela semblait bien suffisant. Il hésita un instant a entrée malgré les paroles de Raï-san. C’était comme si le pas à faire était soudain devenu bien plus grand et que ce qu’il se cachait derrière celui-ci revêtait des aspects inquiétant.
Un endroit ou vivre.
Il entra et le poids de la fatigue accumulée s’écroula sur ses épaules. Il n’avait pas cru être aussi épuisé que ça pourtant… Si il avait à formuler une seule demande, ça serait de se reposer mais il ne savait pas comment l’exprimer à la jeune femme. Koma fit plusieurs pas pour entrer un peu plus, pour que l’on puisse fermer la porte – et non pas se la recevoir dans le coin du nez – et se trouva nez à …dossier avec l’un des fauteuils. Elle disait qu’il ne devait pas hésiter à demander…Ou à faire comme chez lui – cette notion là restait encore difficile dans l’état actuel des choses.
La politesse et même sa simple gêne l’aurait poussé à rester debout et a attendre mais sa fatigue, elle, dépassa ces limites et il s’assit dessus après avoir regardé la jeune femme dans une demande muette pour avoir l’autorisation. Elle ne dit rien, il fut rassuré – comme si elle allait le jeter au bas du fauteuil…
Et puis avec une rapidité digne d’un enfant épuisé par une cavalcade de plusieurs jours dans un pays ennemi et un voyage express jusqu’à un village inconnu…Koma s’endormit.
Qui l’eut cru…

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Ilyena Raï
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MessageSujet: Re: L'espoir d'une nouvelle vie   Ven 26 Juin 2009, 19:49

Une fois l'enfant entré en ma demeure, je lui emboitai le pas afin de me retrouver enfin chez moi. Je finis par fermer la porte derrière moi, enclenchant de la sorte le verrou. Je n'étais pas bien sure que nous n'ayons pas pu être suivis, après tout Oto ne regorge pas uniquement de personnes saines d'esprit. Mais dans un sens, cela m'aurais fortement étonnée, puisque de toute manière nous aurions certainement été attaqués auparavant. En voyant son regard quelques secondes plus tard, je ne lui fis qu'un simple sourire, il était livre de ses actes et gestes. De mon coté, je partis en direction du coin cuisine afin de récupérer de quoi boire, ma gorge était en feu, comparable au désert que j'avais du traverser en venant de Suna. Le village du sable... Sur le coup, je me demandai si quelqu'un avait pu remarquer ma disparition, et de fait si des personnes étaient actuellement à ma recherche. Après tout, je ne savais pas quel rôle j'avais pu occuper dans ces contrées là, mes souvenirs étant absolument effacés sans la moindre exception. J'attrapai sur une étagère une petite bouteille de verre emplie d'un liquide nommé bière, avant de me rendre vers mon canapé. Une fois assise, je relevai les yeux vers Koma afin de lui parler, ce qui me permit de me rendre compte que le petit homme s'était déjà envolé pour un univers tout autre que celui de la réalité.

Je pris quelques gorgées de breuvage interdit, puis sentis à mon tour la lourdeur de mes paupières. Au final, je n'avais que très peu dormis ces derniers temps, restant plus sur mes gardes qu'autre chose. Plus la mission auparavant, une nuit curative n'était pas une chose à exclure pour le moment. Je ne mis pas longtemps à faire comme le gamin. Mes yeux se fermèrent seuls, me laissant en proie à n'importe quel danger immédiat. Je ne sais combien de temps je pus dormir, mais à mon réveil, la nuit était déjà bien là. On était rentrés en fin d'après midi, et minuit n'était plus très loin. Je sentis quelque chose de désagréable sur ma cuisse droite, quelque chose de collant aussi. En baissant la tête, à peine émergée d'un semblant de sommeil pourtant reposant, je ne pus que constater avec un profond mépris pour moi même la bouteille par terre, et l'état de mon pantalon. "Quelle con... J'te jure.." J'avais parlé à voix basse, une chose qui m'étonna profondément sur le coup, et me troubla. Je n'avais pas encore tout à fait émergé, comme si l'escapade avec Koma n'avait été qu'un simple rêve... En laissant mes iris remonter, je pus m'apercevoir que le petit était là, endormi sur le fauteuil. Un sourire s'étira sur mes lèvres, attendrie.

La suite n'a rien de bien intéressant, si ce n'était que le fait que je finis par aller me doucher suite à cet incident de cuisine, puis changeai mes draps avant de porter le petit être dans mon lit. Il y serait bien plus à l'aise, au lieu de se tordre le coup de sa position assise... J'avais revêtu un ensemble noir, de la tête aux pieds, capuche comprise sur le dessus de ma tête. Je n'avais pas l'intention de redormir sur le moment, j'avais besoin de bouger, et quelques heures de sommeil m'étaient suffisantes. J'ignorai quel avait été autrefois mon train de vie, mais j'explosai souvent d'une grande forme, une chance. Je composai quelques signes et fit place à un clone, qui partit s'allonger sur le canapé. Je pouvais partir, et garder un œil sur le petit. De même, s'il se réveillait, je pourrais en être avertie, et il ne se sentirait pas perdu, seul dans un endroit qu'il ne connaissait guère. Je finis par éteindre la lumière, et me glissai dehors dans la nuit fraiche...


(====> RP solo)
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MessageSujet: Re: L'espoir d'une nouvelle vie   Dim 12 Sep 2010, 23:02

Citation :


°¤ Evaluation ¤°

¤ L'un de mes RPs préférés du moment. C'est vraiment sympa de voir que ces deux personnages sont à présent sur le même chemin ou presque, impatiente de lire la suite de leurs aventures.
Le personnage de Rai semble s'apaiser, réfléchir et s'ouvrir à de nouvelles perspectives, la suite risque d'être vraiment intéressante.

Il y a de "l'amour" dans vos textes ce qui rend la lecture encore plus plaisante. Il y a du lourd sur le forum, vos lecteurs sont comblés.

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MessageSujet: Re: L'espoir d'une nouvelle vie   

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L'espoir d'une nouvelle vie

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