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 L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]

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Kaguya Koma
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MessageSujet: L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]   Lun 11 Mai 2009, 00:02

Les battements erratiques de son cœur tambourinant dans sa poitrine. Courir, encore et encore pour s’éloigner tout en sachant tout au fond de nous même que cette course ne servirait à rien et qu’il se ferait rattraper. On ne désertait pas un village ninja, mais lui, il n’était pas un ninja et n’avais pas demandé à l’être ! Surtout pas dans ce lieu si étrange et malsain qui lui faisait si peur. Kimbly-san l’avait rassuré, lui avait murmuré des mots que son cœur d’enfant avait désiré entendre, mais entre ses chuchotis apaisant, la vérité l’avait heurté de plein fouet.
Il ne voulait pas blesser les autres et c’est précisément ce qu’on lui demandait ici. On lui demandait de le faire pour protéger cet endroit qui l’effrayait et l’emprisonnait et dans lequel il se retrouvait, malgré le nombre de personne l’entourant, seul. Seul et accablé, mal à l’aise et effrayé.
C’est finalement une affaire sordide qui l’avait fait fuir une bonne fois pour toute de cet endroit qui avait finit de l’effrayer. Un de ses camarades de l’académie c’était fait tuer par un autre enfant. Comme ça, sans remord ni état d’âme, juste parce qu’il n’était pas assez fort et qu’en cela, il n’avait pas sa place. Si être fort était de tuer sans culpabilité et sans comprendre ce que ce geste signifiait réellement, alors lui, il préférait être faible et fuir. Et cela, même si les mots de Kimbly-san le blessaient, même si il savait que sa fuite ne changerait rien, il ne pouvait pas rester à regarder ce massacre impuissant. Cela signifierait qu’il était d’accord avec ça, et c’était faux ! Lui, il partageait les croyances de Guji ! Il croyait en la vie…

Il ne voulait pas.
Il ne voulait pas y retourner, puisque là bas, il ne se sentait pas à sa place. Quelques larmes roulèrent sur ses joues alors qu’il continuait toujours sa course erratique à travers les chemins sinueux du pays de Oto. Il espérait qu’il réussirait à partir, que ses jambes faibles réussissent à le porter assez loin pour qu’il soit à l’abri de cet endroit terrifiant. Un faible espoir. Mais le destin est cruel et le monde des hommes l’es tout autant.
Le chemin continuait, à sa droite s'étendait des rizières à perte de vue qu'il avait admiré avec émerveillement à son arrivé alors que de l'autre coté du chemin s'étendait une forêt qu'il hésita un instant a prendre mais avant qu'il ne réalise sa pensée, quelque chose le perturba sur le chemin de terre.
L’enfant s’arrêta net lorsqu’il vit au devant du chemin qu’il parcourait un homme qui se dirigeait vers lui. La plaque de métal représentant son appartenance au village du son brilla un instant. Son cœur rata plusieurs battements alors que ses yeux s’agrandirent d’effroi.
Non.
La respiration saccadée par sa précédente course, les jambes vacillantes, l’enfant recula de plusieurs pas, secouant la tête de droite à gauche en se mordant la lèvre.
Pas déjà. Il ne voulait pas. L’autre s’approcha à pas égale, supérieur autant par son expérience de ninja que par son âge d’adulte. Koma n’avait aucune chance et il le savait. Dans ce genre de cas, il aurait souhaité apprendre une chose qui lui soit utile pour éviter un ennemi, même si il doutait que la différence de niveau certaine entre eux change la donne au final.

« Laissez moi ! Je ne suis pas un ninja moi ! »
Hurla l’enfant en baissant la tête, accablé avec le vain espoir que cette personne partirait en l’écoutant, qu’il le comprendrait.
Mais ça ne suffit pas. Il était malgré lui, un peu trop précieux pour qu’on se permette de le laisser fuir le village au serpent et ce chuunin n’était pas assez stupide pour laissé s’échapper une tel proie.

« Tu ne peux pas quitter un village qui t’as accepté en son sein. C’est une loi primordiale chez les shinobi. »

Il s’approchait, attrapa le poignet de l’enfant fermement alors que celui-ci essayait en vain de faire relâcher cette poigne de fer. Il ne voulait en aucun cas repartir là bas mais la peur ne l’aiderait pas à s’enfuir, tout comme cette volonté farouche mais tendant plus dans le désespoir qu’autre chose.

« Lâchez moi ! Je ne veux pas !Je ne suis pas un ninja moi... S’il vous plait ! Pitié ! »


Malgré son souffle se raréfiant dans sa poitrine, malgré sa course, il essayait, hurlait à moitié en espérant qu’il réponde à sa supplique. Il inspira une grande goulée d’air, alors que malgré lui, ses yeux le piquaient. C’était faible. Il était faible mais…Que pouvait il faire d’autre ?
Mais le shinobi ne l’écouta pas et força l’enfant à suivre sa trace, le trainant par le poignet avec une facilité déconcertante.

« S’il vous plait… ! »


Sa voix devenait désespérée, comme le désespoir qu’il l’attendrait si il retournait dans ce village.
Survivre, à quoi bon ?
Changer…

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Ilyena Raï
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MessageSujet: Re: L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]   Lun 11 Mai 2009, 01:51

Spoiler:
 


"Putaiiiiiiiin.... J'en ai marreuh"

Et oui... Je me lamentais sur mon sort, personne n'était pas pour m'écouter après tout.. A part.. Des grains de riz à pertes de vue. Magnifique, j'étais sûre qu'on allait pouvoir parler pendant des heures avec ces chers féculents. Des grosses barres, des histoires à dormir debout, tout ça quoi. Voila que je me mettais à délirer. C'était bien la dernière fois que j'acceptais de faire une escorte comme celle-ci. Très sympa certes, mais le retour seule au travers de je ne savais combien de pays n'était pas forcément plaisant. Je ne rêvais que d'une chose, arriver chez moi, me poser tranquillement dans un fauteuil avec une clope dans la main droite, un verre de téquila dans l'autre, et me laisser bercer dans quelques songes mélodieux. A la place de cela, il fallait que je me tape je ne savais combien de dizaines de kilomètres, un nombre intéressant en tout cas. Sales pingres de marchands de mes deux que j'avais pas... Même pas foutus de me refiler un de leurs chevaux, juste pour pouvoir rentrer plus vite. Même pas un remerciement, à croire qu'ils prenaient tous les ninjas pour des personnes vénales. Bon en même temps c'est pas faux, quel abruti irait faire tout ce trajet pour un simple sourire en merci ? Il me restait encore pas mal de jours devant moi à marcher ainsi sans relâche... En plus me balancer dans des endroits comme celui-ci.. Je voulais bien ne pas passer inaperçue, mais il y avait des limites à tout. Il aurait vraiment fallut que j'ai de la chance pour qu'on ne remarque pas une touffe bicolore dépasser de ces champs.

Alors que je continuais ma traversée idyllique, un son parvint à mes oreilles. Quelqu'un qui gueulait comme un cochon en train d'être égorgé. Quoi que, je pensais plus à un singe se faisant épilé. Bref, ma curiosité était trop grande, bien que souvent il vaut mieux pas voir plus loin que son derrière pour avoir la paix. Je faisais de mon mieux pour m'approcher sans me faire remarquer... Pas facile me direz-vous, mais j'avais eu une idée de génie. Mettre un manteau de couleur marron, très long, et surtout avec une capuche. Cette dernière sur ma tête, couvrant l'intégralité de mes cheveux. C'était parfait, mais à peine le temps de faire trois pas que je dus me jeter à terre -vive les air-bags avant-. Et ce qui devait arriver arriva. Je vis un pauvre gosse se faire trainer par une espèce de grand dadé, à voir son bandeau il valait surement mieux pour moi de ne pas me faire griller. Je suivis le tout des yeux, me disant qu'une fois qu'ils seraient partis, je continuerais tranquillement mon chemin comme si ne rien était... Mais quelque chose en moi me bouleversait, la vue de ce gamin qui se débattait comme pas permis et qui criait. Comme si des lames d'acier venaient se planter dans mon cœur, qu'un puissant instinct maternel prenait peu à peu possession de mon esprit. Je me cognai à plusieurs reprise la tête sur le sol, pour essayer de comprendre. Mais non, je ne pouvais lutter contre cette emprise incompréhensible, puis me mis debout, une petite veine battant à vive allure sur ma tempe droite.

"Connard..."

J'ignorai si ma voix avait porté à ce point, ou alors si ce fut ma silhouette qui lui fit tourner la tête, mais l'autre shinobi m'avait repéré. Il eut l'air surpris sur le coup, entre le petit qui gesticulait dans tous les sens, et moi qui était droite comme un I, le visage entièrement plongé dans la pénombre de ma capuche tel un moine. Dans la seconde qui suivit, je fis quelques signe, puis lança mon genjutsu sur les deux personnes. Nehan Shouja no jutsu, ou le temple du nirvana, de quoi leur offrir une bonne nuit de sommeil. Peu après, les deux étaient à terre, plongés dans un profond songe. Je m'avançai à pas de loup, ne sait-on jamais, la comédie ça existe. C'était bon, les deux profondément endormis. Le seul petit danger était que l'autre ninja se réveille, puis mette au courant l'opinion commune de mon intervention... Il ne me restait plus qu'une solution, bien que je ne l'aimais pas du tout. Tout en m'assurant que l'autre ne se réveillerait pas, je l'attrapai par le col, puis le balança un peu plus loin dans l'eau des rizières, en m'assurant une nouvelle fois que personne ne se trouvait aux alentours. Sadique comme manière de crever, noyer. Mais au moins, il ne sentirait rien, et aurait le temps de gonfler comme un vulgaire ballon de baudruche avant qu'on le retrouve. Ou alors il terminerait en steak haché lors du passage d'une machine pour recueillir tout le riz. Amen.

Ce fut sur cette dernière pensée que je me penchai sur l'enfant reposant au creux des bras de Morphée, puis le prit dans mes bras. Plus loin régnait une sorte de forêt, parfaite pour me renseigner un peu plus sur lui. Après tout, je n'allais pas non plus emporter un calvaire jusque chez moi non ? Chacun sa merde, il faut marcher dans la vie pour avancer ! Je me mis à courir jusqu'à l'océan vert, et m'enfonça largement dedans, me dirigeant en de grandes enjambées hors de ce pays. Un quart d'heure s'écoula ainsi, jusqu'à ce que je me décide de faire un arrêt sur la branche d'un grand chêne, posée assez haut dans le conifère. J'allongeai le petit sur le bout de bois, puis adoptai la position du penseur. Qu'est ce que je pouvais bien faire à présent ? Je ne pouvais pas le laisser ainsi, tout seul, il était si jeune... Quoi qu'il en soit, je verrai bien de mes propres yeux la suite, peut-être même le ramènerais-je dans ma demeure, ou alors partirait-il en courant dans les jupons de sa mère. Et si..... Si l'autre était son frère...

"... Hin... hin hin hin hin..."

Je n'y avais pas pensé au départ, trop énervée par cette vision. Quoi que vu les paroles qu'il avait beulé, ce n'était surement pas le cas.. Du moins je l'espérais, il allait sérieusement falloir que je pense un jour à m'acheter un cerveau plutôt que des clopes. Ça pourrait être utile, pour réfléchir aussi de temps en temps. Enfin, sur l'instant présent, il n'y avait qu'une manière de le savoir, je ne pouvais guère le devenir par moi-même. Je posai ma main droite sur le dos du gamin, puis m'arrangea pour perturber le flux de son chakra, et ainsi provoquer un Kai qui annulerait l'effet de mon attaque. Bon, il était vraiment en équilibre, j'espérais qu'il ne bougerait pas trop, histoire de ne pas ressembler à une crêpe tout en bas. Une baudruche, une crêpe, pourquoi pas une gaufre en fin de journée aussi ?! "Hé petit, réveille toi !" Ma voix n'était ni agressive, ni douce. Neutre, suffisamment forte pour qu'il ouvre ce qui lui servait d'yeux. Moi assise à califourchon sur la branche, mes deux mains aux aguets -l'une prête à lui obstruer la bouche si il lui prenait la subite pulsion de gueule comme pas permis, et l'autre pour le rattraper si jamais il faisait mine de basculer dans le vide-, j'étais prête à assister au réveil du petit prince, ainsi qu'à lui demander ce qu'il lui arrivait une fois assez éveillé et calme pour me répondre.


(Navrée pour le post.. XD. Voila, tu pourras prendre en compte que s'il gueule ou tombe, elle le rattrape et le repose sur la branche, et que s'il est disposé à répondre, elle l'interroge sur le pourquoi du comment avant qu'elle le sauve x).)
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Kaguya Koma
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MessageSujet: Re: L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]   Lun 11 Mai 2009, 11:33

Lutter. Lutter pour fuir cet endroit avec lequel il aurait souhaité n’avoir aucun lien. Mais il en avait un. Un lien qui coulait dans ses veines et composait son corps entier : le sang d’un clan massacré et disparut qui bouillait dans les plus sanglante bataille avec délice. Seul ce lien du sang subsistait entre eux. Un lien incassable, inviolable et irrévocable.
Mais il se battait contre ce lien. Ou plutôt, essayait de le fuir avec la plus grande hargne. Il le savait au fond que ça ne changerait rien au fait qu’il soit né Kaguya, il ne pouvait même pas cacher son appartenance à ce clan pour ceux qui connaissait un peu les différents clans ninja.
Et lui, il ne voulait impliquer personne dans son combat. Mais il y avait toujours des personnes qui l’aidait, consciemment ou non.

Il avait beau ce démener contre le chuunin, rien n’y faisait. Il le retenait avec une facilité déconcertante et l’enfant avait l’impression d’essayer de briser à main nu une montagne. Ce qui ne l’empêcha pas de continuer, trébuchant sur les pierres du chemin inégal alors que son traqueur restait sourd à ses appels, ses demandes et sa lutte. Si il y retournait, qui sait ce qu’on ferrait de lui, et il était pratiquement persuadé qu’être un enfant ne constituerait pas un plaidoyer recevable. Ça avait été son unique chance et il l’avait bêtement gâchée en s’enfuyant à l’arrache, sans pensée à aucun plan, trop pressé de fuir cette vérité qui l’horrifiait.
Il se sentait stupide. Stupide, mais le désespoir le rendait plus combatif – pour l’instant. Pendant une très courte seconde, Koma aurait souhaité pouvoir utiliser les pouvoirs de son clan. Un instant qui sembla durer une éternité et qui le fit cesser de se battre contre la poigne de fer de son assaillant. L’enfant se mordit violement la lèvre en essayant d’enfouir au plus profond de lui cette détestable pensée. Il s’était toujours battu contre son professeur de l’académie justement pour qu’il ne l’utilise jamais, trop effrayé par la perspective de savoir que son corps tout entier n’était qu’une arme faite pour le combat, alors pensée que cette arme qu’il était pourrait lui être utile était…désagréable.
Fuir ou affronter la vie…

Il n’alla jamais plus loin dans son raisonnement, puisque le shinobi d’Oto cessa de trainer le petit être qu’il était. Koma l’observa surpris en ce demandant si finalement il ne l’avait pas écouté, mais le regard du ninja, porté vers une silhouette drapé de marron rendit l’explication peu crédible. L’enfant la regarda aussi au lieu de profiter de cet instant d’inattention pour fuir mais cela s’avérerait inutile. La poigne de l’homme n’avait pas desserré au contraire, mais bientôt celle-ci se fit plus lâche jusqu’à disparaître totalement. Il ne savait pas si c’était parce que l’homme l’avait vraiment lâché ou parce qu’il c’était endormit avant, mais dès qu’il vit ses plumes blanches descendre du ciel, ses yeux se fermèrent presque immédiatement.

Plus tard, il saurait surement que cet évanouissement subit était dut à un genjutsu.

Il entendait un appel semblant lointain, voilé par le lourd rideau du sommeil artificiel. Il se concentra sur ce bruit pour s’extirper de son état somnolant, ouvrant un œil puis l’autre, hagard et essayant de faire le point sur sa situation. Celle-ci se résuma dans son esprit par quelques flashs fugitif formant le puzzle incomplet qui l’avait conduit à être ici. Il sursauta en comprenant que la situation en question n’était guère reluisante et qu’il y avait surtout un énorme trou entre le avant et le maintenant.
Son sursaut eut le mérite de le réveillé totalement mais également de le faire légèrement glissé de l’endroit sur lequel il se trouvait. Il écarquilla les yeux en découvrant qu’en dessous de lui c’était le vide et qu’il avait atterrit dans un arbre. Une main l’empêcha de tomber et l’enfant remarqua pour la première fois le visage de la silhouette qu’il avait vu sur la route – était ce vraiment elle ?-. Une femme étrange et bicolore, une moitié rouge et l’autre verte. C’était…incongru. Koma la détailla surpris, ayant presque oublié qu’il se trouvait assit sur la branche d’un arbre à plusieurs mètres de hauteur. Le gamin était intrigué par cette jeune femme…

« Vous…Vous êtes la personne qui était sur la route… ? »


C’était la première question qui avait jaillit de ses lèvres. Il cherchait à comprendre. Où était son geôlier ? Où était-il ? Qui était cette femme ? A présent qu’il était pleinement éveillé, l’enfant avait plus de questions que de réponses qui tournaient dans sa tête et frappait sa boite crânienne avec force et persuasion.

« Je… Je suis parti…Je ne voulais pas y retourner là bas, mais ils disent que je suis un ninja mais c’est faux…Je ne voulais pas rester à Oto alors je me suis enfuis. Et puis y a cet homme qui m’a coupé la route. Il voulait m’y faire revenir…Et puis… y a eut cette personne…»


Il s’embrouillait, parlait rapidement pour dire tout ce qu’il avait en tête mais les paroles sortaient sans réellement être compréhensible dans l’ensemble. A la fin de son monologue, Koma observa le visage de la jeune femme d’un regard remplit de confusion.
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MessageSujet: Re: L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]   Jeu 14 Mai 2009, 20:10

Et bien, heureusement que mes mains étaient à l'affut. En le voyant émerger, sursauter et glisser dangereusement dans la vacuité, j'eus le bon réflexe de le rattraper d'une main qui se voulait ferme, sans pour autant ne lui causer la moindre douleur. Enfin, si ses vêtements avaient été vivants, peut-être auraient-ils émis un cri. Une fois le bonhomme remis à sa place, il me posa une question à laquelle je ne répondis que par un simple sourire. Pour le moment, c'était amplement suffisant, je préférais encore couvrir mes arrières. J'avais beau être devenue beaucoup moins paranoïaque qu'avant, il fallait toujours conserver une petite part de doute en soi, autrement autant se lancer dans la gueule du loup la gorge déployée, prête à être tranchée. Je lui demandais donc ce qu'il avait pu se passer, et il me répondit d'un air absolument trognon. L’entendre parler ainsi, tellement confus… Je me sentis étrange sur le coup, n’ayant toujours aucune idée de ce qui m’avait pris peu auparavant. C'était comme si ce petit être avait le pouvoir de modifier mon comportement. Avec lui, sur le moment, je me sentais incapable de faire l'idiote comme à mon habitude, ou encore de le frapper, même si celui ci se mettait subitement à m'agresser... De toute manière, que pouvait-il bien faire avec sa petite bouille d'angelot ?

"Cette personne... Celle qui était sur la route ?"

Surement bien que oui. Ce fut donc pour cette raison que je me remis à parler presque aussitôt après, sans ne lui laisser le temps d'avoir la moindre réaction. "C'était moi.. Tu avais l'air en bien mauvaise posture, je n'allais tout de même pas te laisser ainsi. Ne t'en fais pas pour l'autre, il est parti. Il ne te causera plus aucun problème, tu n'as pas à t'en faire pour ça." Pour sur, à moins que les mort-vivants existaient dans ces contrées si lointaines de chez moi... La vision que j'avais de ce jeune homme me fit sourire sur le moment. Selon moi, dès lors que nous avions du sang de ninja qui coulait dans nos veines, c'était presque sur qu'un jour où l'autre on finirait par sentir une sorte d'envie d'aventure.. Au tout début, lors de mon arrivée à Kumo, je n'avais aucune intention de reprendre des activités comme celle-ci... Et pourtant, cela fut plus fort que moi. Une envie irrésistible, une pulsion qui prit le dessus sur mon être. Puis le Joker apparut, sans identité propre. Enfin, il était encore jeune. Il avait toute la vie devant lui, et le moment de prendre ses décisions arriverait bien un jour ou l'autre. Il avait déjà fait un choix, difficile surtout lorsque l'on vient d'Oto... "A toi de choisir ta voie... Mais je ne pense pas que..." Tout à coup, sans que je comprenne quoi que ce soit, ma vue s'embrouilla.

Je me trouvai dans une maison qui ressemblait à celle où je m'étais éveillée de mon long rêve. Puis l'instant d'après, c'était une grande prairie, dans laquelle une petite fille courrait, en laissant flotter son rire enfantin derrière elle. L'instant d'après, un visage d'homme. Je ne pouvais en distinguer les traits, seulement les contours. Curieusement, je me sentais flotter durant cette série de flash back. Comme si je me trouvais dans du coton, mais le retour à la réalité fut dur. Très dure, comme la branche d'un arbre en plein milieu de dos. Un cri sortit d'entre mes dents serrées, et je rouvris les yeux, me sentant faillir de nouveau. Et voila que je recommençais une descente, sauf que cette fois ci j'eus le bon réflexe. Attraper rapidement le morceau d'arbre sur lequel je mettais échouée, puis me remettre sur les jambes dessus, avec autant de grâce et l'élégance qu'un chimpanzé aux membres cassés. Je me penchai en arrière pour faire craquer mon dos, et releva la tête, jusqu'à recroiser le regard du petit, à moitié dans le brouillard. "Héééééééé..... héhéhéhéhéhéhé...." Si ce gamin avait peur du vertige, mon spectacle ne devait pas vraiment le mettre d'avantage en confiance... Sans attendre, je mis mes pieds sur le tronc, et marcha jusqu'à sa hauteur, à peu près trois mètres plus haut.

"Herm... héhé... Heu... Écoute, je pense qu'on va plutôt aller s'asseoir en bas.."

Sans même attendre son avis, je le mis sur mon épaule comme un vulgaire sac de patate, puis me hâtai de rejoindre la terre ferme, n'ayant pas envie d'être reprise par cette drôle sensation. Comme si on avait fait défiler quelques images très rapidement dans ma tête, une sorte de flash-back. De plus, je ne connaissais pas les personnes qui m'étaient apparue, mais cela me semblait familier.. Trop familier pour n'être qu'un pur hasard.. "J'ai eu un petit moment d'absence... Fais pas attention, tout va bien..." Ouais, tout. Sauf ma tête et mon dos, simples détails. Je le remis à terre sans un mot de plus, l'air un peu ailleurs. Ce gamin, la sensation d'euphorie en voyant un petit bout de chou comme ça, puis... cette chute sans raisons apparentes... Je ne comprenais pas, à voir plus tard, l'esprit plus frais.. Pour le moment, il n'y avait qu'une chose qui importait.

"Dis moi... Heu... Comment tu t'appelles au fait ? Je pense pas que ça te plairais que je t'appelle machin, ou alors que je te siffle... Tu cherches à t'enfuir d'Oto si j'ai bien saisit... Mais tu as prévenu tes parents au moins...?"
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MessageSujet: Re: L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]   Ven 15 Mai 2009, 15:36

Confus. Le petit garçon l’était particulièrement. Il essayait en vain de relier tous les éléments entre eux, mais n’y parvenait pas, et espérait que cette femme étrange et intrigante ne lui remette la clé de la solution entre les mains pour que le puzzle se forme totalement. Il ne prêtait que peu d’intention au fait qu’il soit à une hauteur vertigineuse, trop dans sa recherche d’explication pour en avoir réellement peur – ou simplement conscience. Il recherchait dans le regard double de son interlocutrice incongrue une réponse, n’importe quoi qui pourrait l’aiguiller alors qu’il reprenait dans son esprit les événements. Il n’y avait que les plumes blanches tombant du ciel qu’il ne savait pas interpréter. Il s’était déjà évanouie, mais là, il n’y avait eut aucune raison qui le fasse étant donné qu’il avait tout de même pris un peu du poil de la bête depuis son arrivé à Oto. Alors peut être que ses rémiges étaient un indice ?...

Finalement, à force de rechercher une réponse, celle-ci se faisait de plus en plus lointaine. Il abandonna dès que la jeune femme se remit à parler, laissant la voix féminine et agréable rompre ses pensées infructueuses. Elle enchaina rapidement et l’enfant suivit avec attention le fil de son discours qui répondait à sa propre question, qu’elle avait jusque là ignorée. C’était de sa faute, il avait parlé tellement rapidement que la jeune femme n’avait put y répondre avant. Koma crispa une de ses mains sur la tronc de l’arbre sur lequel il avait été posé, s’abimant les doigts avec l’écorce sans y prendre garde. Alors c’était bien elle qui l’avait aidé.

« Merci… »

Ce fut le premier mot qui passa ses lèvres, alors que ses épaules se décontractèrent. Il n’avait même pas remarqué qu’il était aussi tendu et ce soudain soulagement l’envahit d’un coup avant de retomber aussi lourdement. Il était parti. L’enfant baissa la tête, ses yeux émeraude s’attardant sans la voir sur la branche de l’arbre. Parti. Le mot avait une signification bien particulière et il le savait. Ce n’était pas le même verbe que l’on utilisait lorsque l’on disait qu’une personne était partie de sa maison pour aller dans une autre et qu’il pourrait revenir. Non. Ce parti que prononçait la jeune femme, c’était celui qui signifiait que plus jamais la personne ne pourrait revenir. C’était partir au même endroit que Guji ou que ses parents. C’était un parti pour toujours.
Cet homme, il ne pourrait plus poser de problème à personne là où il devait être. L’enfant releva la tête, une expression ambiguë sur son visage peinant à exprimer les deux émotions qui le tiraillait : la reconnaissance et la peine. Il faillit exprimer à voix haute ses sentiments mais avant que le premier mot sorte de sa bouche, la jeune femme parla puis…Une drôle d’expression – ou une absence d’expression ? – envahit le visage de sa sauveuse et elle chuta. C’était comme au ralentit.
Koma ouvrit de grands yeux effrayés.

« Madame ! »


Un cri sans doute inutile mais qu’il n’avait put retenir dans sa gorge. Se sachant impuissant, l’enfant crispa davantage sa petite main sur l’écorce de l’arbre puis ferma les yeux violement lorsqu’il entendit le son sourd d’un corps rencontrant un obstacle minéral. Son corps fut parcourut d’un frisson de douleur empathique. L’imagination galopante, il voyait déjà le corps inanimé de la jeune femme plusieurs mètres plus bas, ce qui le fit sursauter lorsqu’il entendit la voix de celle-ci très près de lui.
Aussi sonné que devait l’être la jeune femme, Koma la regarda effaré et pourtant rassuré de savoir qu’elle n’avait rien d’un cadavre. L’imagination était profondément dangereuse parfois. Il l’observa grimper le tronc d’arbre à la verticale, étant à présent certain qu’elle était un ninja. Il avait déjà vu des shinobi d’Oto faire la même chose. Mais comparé à ses autres ninja, Koma ne trouvait pas cette femme effrayante. Il y avait quelque chose de … rassurant chez elle, et il ne se doutait pas que cela devait être dut au fait qu’elle était simplement une femme.
Bouché bé, il se laissa faire lorsqu’elle le largua sur son épaule pour qu’ils rejoignent la terre ferme. Il n’était pas du tout contre, la chute de la shinobi restant marqué dans son esprit. Lorsqu’elle le posa au sol, et malgré ses mot visant à le rassurer, le garçon ne put s’empêcher de demander malgré tout.

« Vous…Vous êtes sur que vous allez bien ? »


L’enfant ne pouvait s’empêcher de réentendre le bruit sourd qui avait accompagné la chute de l’intrigante femme, la mine inquiète en observant le visage absent de son interlocutrice.
Puis aux autres paroles de la jeune femme, le visage du garçon devint plus triste, mélancolique sans pour autant tomber dans un visage ruisselant de larme de chagrin. Koma avait toujours sut qu’il n’avait plus de parent, alors ce n’était plus si triste que ça, juste un peu étrange parfois.

« Je m’appelle Koma …»
Il hésita, déglutit puis enchaina. « Mais je ne viens pas d’Oto en réalité. Je ne me souviens pas de mes parents, on m’a dit qu’ils étaient morts…près du village de Kiri peu de temps après ma naissance… et mon tuteur est…mort…Il y a quelques mois, alors je ne peux plus vraiment prévenir quelqu’un…Il n’y a plus personne à prévenir en fait… » Il baissa un peu la tête s’accablant lui-même de la mort de ses proches.
Pour ses parents il ne pouvait rien dire mais pour Guji, il ne pouvait que se le reprocher. Si il n’avait pas été là…Si il ne l’avait pas protégé…
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MessageSujet: Re: L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]   Dim 17 Mai 2009, 23:07

"Ouais ! T'en fais pas, je vais très bien. J'suis pas une fille en sucre moi, t'inquiète pas pour moi."

Ces paroles agrémentées d'un grand sourire, et je me crus presque convaincante. Non ça n'allait pas très bien, mon dos me faisait mal, et les images mentales que j'avais reçu me laissaient fortement perplexe. "Il n'y paraitra plus rien dans quelques minutes" Achevai-je en me cabrant en arrière, jusqu'à laisser retentir un long craquement d'os. Sacré dos, j'espérai ne pas avoir de côte cassée. Encore, lors d'un combat on peut prendre des coups beaucoup plus violent que cela, mais là... Ce n'était pas pareil, je n'avais eu aucun réflexe pour me protéger et aucune contraction musculaire afin d'essayer d'amortir un temps soit peu le choc. Dure dure la vie... Quant à la réponse à ma question, ce ne fut pas exactement ce à quoi je m'attendais. Mon regard se fit attristé, comme si une enclume de chagrin venait tout juste de me tomber sur la tête et me pourrir mes quelques neurones restants. Moi qui venais tout juste de tuer une personne à peine moins âgée que moi juste pour éviter qu'il ne vienne m'emmerder après avec toute une escadrille, je m'attendrissais sur ce pauvre gamin et la vie qu'il avait vécue jusqu'ici. Je ne connaissais guère son âge, mais ses traits juvéniles trahissaient amplement son enfance.

"Je suis désolée... Sincèrement." Toujours les bonnes questions aux bonnes personnes. De toute manière, il fallait que je sache, je ne pouvais rien faire avec un gamin dont les parents l'attendaient mort d'inquiétude dans leur sombre bâtisse. "Je ne sais pas trop quoi te dire.. Je ne me souviens de rien à part des quelques derniers mois... Sinon, je sais pas si j'ai de la famille, un mari, rien." Mon regard s'était tourné vers la cime des arbres tout en parlant, je prenais à peine conscience de tout cela. C'était difficile de ne rien savoir de soi, de cette personne blonde que j'étais auparavant... Je levai une main pour la poser sur sa tête, et caresser quelque peu ses cheveux. "Je ne vais pas t'embêter avec ça, tu en as assez vu comme ça... T'en fais pas, t'as rien à craindre avec moi. Je sais, c'est ironique, une femme aussi étrange que moi qui te dis ça..." Dur d'obtenir un peu de confiance d'une personne. Je savais de quoi je parlais, c'était la même pour moi. Comment pouvoir se fier à quelqu'un à l'aveugle sans ne jamais être sur qu'il ne vous plantera pas un couteau dans le dos pendant que vous serez retourné ? Il faudrait pouvoir se mettre à la place de l'esprit des gens afin de savoir ce qu'ils pensent, et ainsi être sur de leur sincérité.

"Et donc tu es parti d'Oto... Ce n'est pas une chose facile de quitter un village comme celui là, surtout à ton âge..."

Et avec ta faible expérience. Jeune comme tu pouvais l'être Koma, je trouvais cela déjà bien étonnant que tu ai fait autant de chemin... Tu ne devais certainement pas être n'importe qui.. Je songeai à quelque chose sur l'instant, je ne m'étais pas présentée. C'était la moindre des choses après tout, après qu'il m'ai révélé son nom. "Au fait, tu peux m'appeler Raï si tu veux. Je ne donne jamais mon nom en temps ordinaires, puisque c'est le prénom que je portais avant mon amnésie, et que je ne sais rien de cette personne là. Je préfère qu'on m'appelle le Joker, mais après c'est affaire de goût. Appelle moi donc Raï, ça fera peut-être moins bizarre de la part d'un gosse comme toi.." Il n'y avait strictement rien de péjoratif dans ce que je venais de prononcer, je trouvai juste étrange qu'un môme haut comme trois pommes m'interpelle sous le surnom du Joker. Je fini par m'asseoir par terre, les genoux repliés à la verticale et les bras posés dessus. Un long soupire s'échappa d'entre mes lèvres, je ne savais que faire sur le moment. D'un coté je ne voulais pas trop tarder dans ces contrées, et de l'autre il y avait lui. Je ne pouvais pas le laisser tout seul, c'était plus fort que moi. Je songeais bien à l'embarquer avec moi, mais je craignais des ennuis. Pareil, et si il avait inventé toute cette histoire, et qu'il était parti sur un coup de tête. De toute manière, il n'avait pas l'air de mentir... Puis j'avais tué un ninja du pays du riz, je risquais déjà énormément d'ennuis avec cet acte là. Il n'y avait pas eu de témoins, encore heureux.

"Ecoute... Je ne tiens pas forcément à rester trop longtemps dans le coin, ce pays est assez.. dangereux. Plus que les autres à mon goût. Il faut que je retourne chez moi, à Kumo, pour établir mon rapport de mission." Plus je parlais, et plus mes idées s'embrouillaient. Je pouvais toujours proposer de toute manière, je n'avais rien à perdre. Et tant pis ce que j'encourais, je n'étais plus à ça prêt. Je ne savais que faire de ma vie, sans aucun souvenir c'était dur. Bien que j'avais le sentiment que le précédent flash back était un fragment de ma vie, je ne pouvais rien en tirer. Il fallait avancer, et si je pouvais à mon tour aider quelqu'un comme Kumo avait pu le faire avec moi, c'était le bon moment. "Tu peux venir avec moi si tu veux.. Il ne devrait pas y avoir de problèmes là-bas... Si tu as besoin de t'enfuir, tu ne pourras pas rester toute ta vie seul sur les routes. Et si tu as un soucis, je serais là." Je venais tout juste de le rencontrer ce gamin, mais je ressentais comme une irrésistible envie de l'aider, de lui voler au secours. "Enfin, c'est à toi de décider, je ne te force en rien. Si tu préfères continuer ton escapade tout seul, je ne te retiens pas. Ce n'est qu'une proposition, rien de plus, moi ça ne me gêne pas."
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MessageSujet: Re: L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]   Lun 18 Mai 2009, 12:23

Elle essayait de le rassurer sur son état, mais ce n’était pas vraiment ainsi qu’il voyait les choses, lui croyant parfaitement que ce qu’elle disait était vrai sans y soumettre la moindre méfiance. Koma était un enfant qui, même marqué par de nombreuses blessures morales, n’en restait pas moins confiant envers la nature humaine même si il en connaissait ses travers. Lui-même en était un, de travers. Un peu rassuré, il se demandait malgré tout ce qu’il allait faire à présent, ne sachant pas si il était toujours au pays du riz ou si cette femme l’avais emmené plus loin.
Que devait-il faire maintenant ?
Partir.
C’était la seule chose qu’il souhaitait ardemment et qui ne soufflait d’aucun doute à présent. Il préférait ignorer le sort qui était réservé à un déserteur tel qu’il était à présent, même si il ne comprenait pas tout. Pour lui, il ne désertait rien du tout, n’ayant même pas choisit sa présence dans ce village qui le terrifiait à présent. Un village dans lequel on l’avait enchainé de force sans même comprendre qui il était, sans se demander si lui était d’accord pour rester dans cette arène de combat géante qu’était cet endroit.
Il n’en avait pas la force et surtout, pas l’envie. Survivre au prix d’autres vies lui semblait une aberration, peut être même pire que l’aberration qu’il était lui-même. Il ne voulait pas. Lorsqu’il fermait les yeux, il pouvait encore voir la scène du dernier acte qui l’avait poussé à fuir son propre pays, dégoûté de ce qu’il était.

L’enfant rouvrit les paupières, posant son regard sur le tronc de l’arbre qu’ils avaient descendu sans pour autant le voir. Aujourd’hui, il fuyait un autre endroit qui aurait put devenir un foyer…Jusqu’à quand allait il fuir ? Jusqu’où ? Le monde ne semblait pas assez grand tout à coup. Il n’avait aucune idée de l’endroit où il pourrait aller…
L’enfant cligna plusieurs fois des yeux avant de les poser sur celle qui l’avait sauvée, secouant la tête tout doucement à ses paroles en murmurant :

« Ce n’est rien, vous ne pouviez pas savoir. »

Face aux mots d’excuse de celle-ci.
Il ne pouvait pas lui en tenir rigueur et de plus, son histoire à elle n’était pas plus jolie à entendre. Si lui n’avais plus de souvenirs auxquels se raccrocher un peu, il ne savait pas comment il réagirait, comment il vivrait. Il trouva cette femme encore plus forte que ce qu’elle avait laissée transparaitre jusqu’à maintenant.
Et puis elle lui caressa les cheveux.
Le geste si simple le surpris, le figeant totalement alors qu’il regardait cette femme qui le rassurait sur qui elle était. Ne rien craindre d’elle. Il voulait tout simplement croire ses mots et les laisser le guider, comme cette main si chaude qui était le reflet d’une autre. Il sentait pour la première fois depuis des mois de cavalcades un peu de tendresse qui lui avait tant manqué.
C’était juste doux et chaleureux. Une sensation qu’il avait crut effacer de son esprit et qui le rendait simplement normal. Un enfant comme un autre, même si ce n’était qu’un mensonge.
L’enfant lui offrit un sourire teinté de détermination lorsqu’elle parla de sa fuite. Il ne fallait pas croire son petit corps chétif.

« Je cours vite quand il le faut ! »

Même si autant que sa vitesse, c’était le fait qu’il soit partie sans crier gare qui l’avait sans doute le plus aidé…Et surtout. « Et puis sans vous, je n’aurais pas été bien plus loin que les rizières… » Cette fois, c’était un sourire reconnaissant mais timide qui couvrit ses lèvres.

Comme nouveau gage de confiance, la jeune femme lui donna son vrai nom, tout du moins c’est ainsi qu’il le comprit dans les paroles de celle-ci. Joker…C’était un drôle de pseudonyme il trouvait et il haussa un sourcil perplexe mais cependant ravit d’avoir le droit de l’appeler par son prénom : Raï. Mais il ne savait pas si il en avait vraiment le mérite. Il serra ses mains contre lui, de nouveau confronté à un instant de conscience. Elle s’assit après ses paroles, mais lui resta debout, incapable de l’imiter pour il ne savait quel raison obscur.
Cette femme était si gentille avec lui. Même par la suite et même encore davantage. Elle l’avait déjà sauvée de cet homme et de son rapatriement dans ce village même si il occultait consciemment la façon dont elle s’y était prise.
Il y eut un petit rire nerveux lorsqu’elle utilisa le terme dangereux pour définir Oto. Lui qui y avait passé plus de temps qu’il n’aurait souhaité dans cet endroit, le terme dangereux lui semblait un peu léger.
Kumo ?
Il essaya de se souvenir de la carte qu’il avait commencé à apprendre pour éviter de se retrouver dans les mêmes ennuis qu’à son arrivé. C’était un village ninja, mais il n’avait pas a en douter puisque Raï en était une, il était normal qu’elle soit affilé à un des villages cachés. C’était plus au nord d’après ses souvenirs. Il se mordit la lèvre, réfléchissant à toute allure sur ce qu’il devait faire maintenant. Il n’était pas sortit du pays du riz et donc, du territoire de Oto, et son premier souhait était toujours de fuir cet endroit au maximum. Mais l’alternative de se retrouver de nouveau seul sur les routes ne l’enchantait pas plus. Il ne voulait pas revivre ça non plus. Etre seul, encore et toujours sans avoir un endroit où il pourrait se reposer rien qu’un peu, assaillit par sa conscience et ses questions.

« Je sais. »
Il ferma les yeux violement. « Je sais que je ne pourrais pas toujours fuir, mais je ne sais pas quoi faire d’autre. »
C’était la stricte vérité. Son cœur d’enfant voulait se poser, trouver un endroit où il pourrait avoir ce que tout enfant désirait : un foyer. Mais de l’autre sa conscience le poussait à fuir les autres, pour les protéger de lui, de ce qu’il était tout au fond, du monstre tapit. Le pays de l’eau et maintenant le village du son…Sa morale ne pouvait pas lui laisser accepter la proposition de son aîné en lui omettant le pourquoi de cette fuite impossible.
« J’ai fuis le pays de l’eau parce que mon tuteur me l’a demandé sur son lit de mort, alors que c’est à cause de moi si il est mort ! Je porte malheur à tous ceux qui s’approchent un peu de moi… »
L’enfant observa ses mains puis secoua la tête. « Ici, je crois qu’ils veulent juste utiliser mon nom et ma…malédiction pour affronter les autres…Mais je ne veux pas ! »

Il craquait, débitait tout ce à quoi il pensait d’une seule traite sans réellement y prendre garde. Un orphelin avec un Nom, c’était étrange, alors qu’il était censé ne pas connaître ses parents…Il en avait juste assez. Assez de tant réfléchir et de se battre de cette manière semblant si insignifiante. Lui, il n’était pas aussi fort que le pensait Guji.
Fuir une fois de plus, mais pour aller où ? Pour faire quoi ? Ça ne lui donnerait pas une raison de plus.

« Je suis désolé...Je vous fais perdre du temps... Ne vous inquiétez pas, je... ça va aller...»

Mensonge.

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MessageSujet: Re: L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]   Lun 18 Mai 2009, 20:44

Plus je l'écoutais parler, et plus je me demandais si il allait finir par répondre à ma question : voulait-il venir oui ou non à Kumo avec moi ? Je le regardais avec un air impassible, comme nous l'oblige notre condition de ninja. Jusqu'ici je m'étais montrée attendrie, mais ce n'était qu'une grossière erreur de ma part. Il ne fallait pas se laisser subjuguer par ses propres sentiments, on n'était jamais à l'abri d'un quelconque danger. J'avais fini par éliminer l'idée du piège, ou alors ce gamin était un sacré comédien pour son âge, vu qu'il paraissait tellement... sincère. Mais dans ces lieux là, la sécurité se situait plus bas que terre. Il avait l'air tellement démuni et fort à la fois. D'un coté il avait cette hargne pour fuir et parvenir à ses fins, mais de l'autre il y avait tellement de choses qui semblaient traverser sa tête de part en part. Situation difficile pour n'importe qui, mais encore plus quand on est petit... Enfin, c'était ce que je pensais, étant donné que je ne me rappelais en rien mon enfance, et celle de mon rêve avait été inondée d'étoiles. Dans mon esprit, les enfants étaient le synonyme même de la fragilité, bien qu'on cherchait à leur forger un caractère d'acier en les poussant à commettre des actes horribles.

"Mouais..."

Finalement, il n'y avait pas eu la réponse attendue. D'un geste las, j'extirpai un paquet de cigarette de la poche droite de mon long manteau avant d'étreindre un tube de nicotine de mes lèvres, puis de l'allumer à l'aide d'un petit katon. J'en pris une longue bouffée, que je recrachai quelques secondes plus tard hors de mes poumons, sur mon coté droit afin de ne pas enfumer l'angelot aux cheveux de neige. "Pourquoi tu te mets tout sur les épaules... Je ne sais pas quel est ton nom, mais pour une malédiction.. Ba, l'espérance de vie des ninjas n'est pas bien élevée. Moi, je pense plutôt que ton tuteur t'a dit de fuir pour ne pas te faire tuer à ton tour, pas pour ce que tu répands soi-disant sur ton passage." Cruelle destinée que de se croire coupable de tous les malheurs d'autrui. Cela fait bien trop de poids à porter sur ses propres épaules, d'autant plus qu'un simple nom ne cause pas la mort... Il y avait eu des clans ainsi décimais, mais ce n'était en aucun cas l'œuvre de quelques supercheries superstitieuses ou encore du hasard. Tout était orchestré par d'autres personnes à la vengeance facile... Tout ça pour un peu de fric ou de pouvoir supplémentaire, et après ce sont les dernières générations qui en pâtissent.

Maintenant, c'était à lui de faire son choix. Me suivre et accepter mon aide, ou alors continuer de jouer les fortes têtes et partir seul pour terminer de nouveau dans les griffes du loup. "Je ne pense pas que le type de toute à l'heure était seul..." Dis-je tout en continuant de tirer sur ma clope "Ils ont du se rendre compte de ta disparition, et envoyer ce genre de clown à ta recherche. Si ils sont tous aussi nunuches que lui, ça ne devrait pas poser des masses de problèmes. Dans le cas contraire, si. D'une, tu serais ramené au bercail, de deux c'est ma tête au sommet d'une pique, ce que je préfèrerais éviter. Ou alors dans une salle de torture, si des hommes sont à ta recherche et qu'ils trouvent leur copain flottant dans les rizières, ils risquent de pas apprécier la surprise et me le faire payer au centuple." Je terminais mon poison, puis leva bien haut mon mégot, devant le nez du petit. "Et avec l'odeur que ce truc dégage, ils pourraient bien vite arriver ici. En plus, on parle on parle, mais on est audible aussi." Sur ces magnifiques paroles rassurantes, je jetai ma cigarette un peu plus loin, en ayant prit soin de l'éteindre correctement avant. Je me foutais que cette forêt crame, mais je ne voulais pas finir en cochon grillé avec.

A m'écouter parler, j'avais vraiment l'impression de chercher à faire partir en courant Koma. Mais bon, tout ceci n'était que réalité, et il fallait bien trouver les bons arguments afin qu'il se bouge un peu plus. "Enfin, je veux pas trop te faire flipper non plus. Je doute fort du fait qu'ils aient envoyé toute une troupe à ta recherche. Même si tu les intéresse, tu n'es pas assez dangereux pour solliciter la mis en route de plusieurs soldats d'élite. Il reste encore deux alternatives. Soit ce n'était que le fruit d'un heureux hasard, et le corps ne sera pas retrouvé avant au moins demain, en comptant sur le fait que personne ne s'occupera de cette partie des rizières pour aujourd'hui. L'autre, cet homme avait été envoyé seul à ta recherche. Dans ce cas, il n'est pas non plus forcé de te retrouver dans les deux minutes qui suivent. Mais s'il ne revient pas au bout de quelques heures bredouille ou avec toi pour donner son rapport, il risque d'y avoir quelques questions là-bas." Je poussai un bruyant soupire, puis déplia mes jambes tout en me remettant debout. C'était évident, je ne voulais pas le laisser ici. Le pauvre devait être en fuite depuis un sacré bout de temps, pour se retrouver piégé dans un endroit tel qu'Oto... Ah ba ça, il n'aurait pas pu encore mieux tomber.

"Donc... Je réitère ma question de toute à l'heure. Tu veux venir avec moi à Kumo ou non ? Enfin, t'es pas non plus obligé de répondre tout de suite, tout ce que je veux moi, c'est me barrer le plus vite possible de ce pays à la con. Après, je ne te force pas à me suivre. Tu peux aussi bien faire une petite partie du chemin avec moi jusqu'à être sorti du pays du riz, suivre ta voie tout seul maintenant, ou alors venir à Kumo. Comme tu veux, comme je t'ai dit, ça m'est égal."

C'était bien vrai, faire un morceau de chemin avec de la compagnie n'était pas plus mal. En plus avec un môme qui me faisait chaud au cœur, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas ressenti autant de légèreté au fond de mon âme. "Si t'as peur de porter la poisse, t'en fais pas pour moi, je ne crois pas à ces conneries. Et en plus, même si c'était vrai, je ne suis plus à ça près." Je fis un pas vers la direction souhaitée, en tournant le dos à Koma, les yeux aux aguets, à la recherche d'un quelconque ennemi. D'un geste ample, je me retournais de nouveau, puis plongea mon regard dans le sien. "Fais donc ton choix. Mais vite. Je ne dois pas trainer trop longtemps dans les parages, et c'est la même situation pour toi." Oui je, peut-être que cela pouvait paraitre égoïste, mais je ne tenais pas à finir décomposée dans un endroit aussi sordide que celui-ci.



['Tain.. Elle a la langue bien pendue Raï XD ===>]
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MessageSujet: Re: L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]   Mar 19 Mai 2009, 12:44

Il n’y arrivait pas. Tout ça été tellement dure. Un instant le choix semblait logique et simple, et quelques minutes à peine après, il semblait risqué, démesuré. C’était ce qu’il songeait, perdu dans les méandres de sa propre conscience refusant de le lâcher une bonne fois pour toute. Il se refusait lui-même ce qu’il désirait ardemment. Pour tout à chacun, nos désirs sont ce qui nous permettent d’avancer, de dépasser nos limites pour faire tout ce qui est en notre pouvoir pour le réaliser. Mais, si nos désirs, aussi fort soient ils, allaient contre la simple volonté de vivre des autres ?
Les enfants ont cette innocente façon de penser qui les pousse parfois à endurer la pire des souffrances. Pour Koma, chacune des situations de sa vie étaient liés les unes aux autres, formant finalement une gigantesque toile d’araignée dont il était prisonnier. Peut importe par où il pourrait aller, il finirait toujours par se retrouver au point de départ, et le sien restait sa solitude. Il était responsable de chaque événement, de toutes les circonstances qui l’avaient amené ici, et ainsi tout était de sa faute.
Un cercle sans fin dans lequel il se trouvait coincé, lui qui faisait plus confiance aux autres qu’à lui-même. Lui qui ne se considérait pas comme une personne normale et qui aurait le droit de vivre simplement comme les autres. Koma se considérait juste comme un monstre à abattre, un être qui pourrait, sans même le vouloir, se retourner contre les personnes qui lui étaient chers.
Et il souffrait.
A cause d’un nom. A cause d’un don qu’il ne voyait que comme une funeste malédiction.

Et a cause de tout ça, il ne répondait pas clairement à la kunoichi en face de lui, parce que lui-même ne savait que faire. C’était si compliqué au fond de faire un choix qui paraissant pourtant si simple pour un autre !
Quand la fuite cesserait elle enfin ? Quand cette course s’arrêterait ?
Confus, Koma essayait juste de reprendre pied un instant. Ce fut les paroles de Raï-san qui le firent revenir à la réalité qui lui faisait face maintenant. Ses questions, il fallait qu’il les ignore pour l’instant, qu’il les oublis un peu pour aller à l’essentiel, au plus important. Et maintenant, le plus important c’était cette fuite de ce village, de ce pays.
Il écouta dans un silence angoissé les paroles de sa sauveuse, de celle qui prenait le temps de l’avertir un petit peu des risques qu’il encourait et qu’il ne connaissait qu’à moitié.
Les premiers mots qu’elle prononça peu après avoir allumer une cigarette le…soulagèrent. Un petit peu tout du moins. Il savait tout au fond de lui la vraie raison de cette fuite éperdue du pays de l’eau, mais il se la refusait, pensant qu’il ne la méritait pas et qu’il n’avait pas le droit d’être ainsi soulager de lui-même. C’était une façon de penser stupide mais puérile. La façon de penser d’un enfant se sentant coupable et culpabilisant.
Raï-san continua sur sa lancée, cette fois ci en parlant des risques, de la façon de faire des ninja que lui connaissait bien peu finalement. Elle, elle savait parce qu’elle faisait partie depuis longtemps de cette caste et c’est ainsi que le garçon le vit. Même si la façon de le dire était on ne peu plus clair. Koma n’en était qu’à moitié surprit, après tout, il n’avait pas vu Oto comme un village particulièrement accueillant mais bien au contraire. Il était dangereux et des passages à tabac étaient réguliers… L’enfant se souvenait dans les moindres détails de la scène qui l’avait fait fuir. Angoissé, il bafouilla à la jeune femme :

« Je…Je ne veux pas qu’il vous arrive quelque chose. »
Il secoua la tête. C’était sa fuite, il ne se le pardonnerait jamais si quelqu’un mourrait pour lui encore une fois. Il ne le supporterait pas. « C’est de ma faute, pas de la votre » murmura t’il plus doucement mais sans force. Il savait d’instinct que Oto était tout à fait capable de faire ce qu’elle avait dit bien que cela l’horrifiait malgré tout.

Il était certain qu’il ne voulait pas que cette femme soit prise ici. Elle était forte, il n’en avait pas le moindre doute mais les ninja d’Oto l’étaient aussi. Ils étaient nombreux mais elle était seule ici, et il ne servirait pas à grand-chose pour l’aider…L’esprit enfantin du garçon se mit à imaginer toutes sortes de scénarii… La plupart finissait mal. De nouveau plongé dans ses pensées, le gamin redressa de nouveau la tête lorsqu’elle se leva et posa de nouveau sa question.
Kumo.
C’était…Une alternative. Il se mordit la lèvre. Pour l’instant, il pouvait y aller et il pourrait toujours aviser ensuite. Il espérait qu’il aurait l’occasion d’aviser, contrairement à Oto qui l’avait enrôlé de force. Ça lui faisait un peu peur, mais d’un autre coté, il y avait Raï-san. Il posa sa main sur son cœur, là où était dissimulée la lettre de celui qui l’avait emmené à Oto. Il regarda un instant derrière lui, comme si de là où il était, il pouvait voir le village caché dans lequel devait être Kimbly-san. Il ne l’avait pas revu depuis son arrivée dans ce pays. Fuir, ça ne servait à rien, il fallait affronter de face nos problèmes, faire des choix qui pourront revenir nous hanter mais s’y tenir malgré tout. Il ne savait pas si il avait la force de changer le monde, mais il pouvait déjà affronter de face ce qui se présentait à lui.
Oto n’était pas pour lui. Il le savait et n’y serait jamais à sa place, cette mentalité ne lui allant guère.
Il fallait faire des choix, même si on les regretterait un jour.

« D’accord. »

Sa voix était déterminé, et son ton le surprit presque. Il se tourna vers la jeune femme qui c’était retourné une dernière fois vers lui. Au fond de lui, il faisait confiance à cette femme. Quelque chose lui murmurait qu’il le pouvait, et pour une fois dans sa vie, il voulait être égoïste et ne penser qu’à lui. Qu’à ce qu’il voulait, qu’à ce qu’il ressentait.
« Je viens avec vous à Kumo, Raï-san… »

Même si il ne savait pas ce qui l’attendait là bas, il voulait croire que cela serait mieux qu’ici. Alors peut être qu’il trouverait enfin quelque chose à protéger, quelque chose pour quoi vivre. Alors il avança pour suivre sa nouvelle guide sans un nouveau regard en arrière.
*J’espère que vous ne m’en voudriez pas, Kimbly-san…*

«Merci...de me donner une chance...»


Les enfants ont l’étrange faculté de paraître si fragile et si fort à la fois.

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MessageSujet: Re: L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]   Jeu 21 Mai 2009, 01:13

J'accueillis avec un grand sourire sincère la décision de mon interlocuteur. Ainsi il voulait bien venir avec moi, de ce fait je pourrais savoir s'il courrait un danger ou non. Je le sentais au fond de mon âme, j'aurais eu bien du mal à me défaire d'images aussi atroces les unes que les autres, de tout ce qui aurait pu lui advenir une fois nos chemins séparés. En fin de compte, je n'aurais pas pu le laisser partir ainsi. J'approuvai avec grande curiosité la manière avec laquelle j'avais pu tuer un homme peu de temps auparavant, et vouloir autant prendre soin d'un enfant juste après. Curieux mélange amer qui se produisait au fin fond de mon âme, sans que je ne sache pourquoi. Dans tous les cas, la réponse du petit fut pour moi comme une grande libération, un soulagement rarement connu. "Bien... On a encore un paquet de chemin à faire avant d'y arriver. Mais la priorité reste de partir d'Oto, et rapidement." Je posai une main sur son épaule en lui faisant un clin d'œil, un peu comme pour lui assurer qu'il sortirait d'ici en un seul morceau. "Bon par contre, tu as beau courir vite, je pense courir plus vite que toi... Alors..." Tout en laissant ma phrase en suspend, je passais une main derrière ses genoux, puis l'autre au niveau des bras, puis le souleva d'un bloc. "Alors ça.. Mais... Tu pèses quand même ton poids mine de rien !" chuchotai-je en m'esclaffant à moitié. Je finis donc par le reposer à terre, et à le faire accepter de grimper sur mon dos, après tout plus on s'éloignerait de cet endroit, et mieux ça serait. Une fois qu'il tint bien sur mon dos, et bien accroché de ses bras autour du cou, je me mis à courir dans la direction souhaitée, un peu plus en amont sur les arbres...

La journée fut longue... Très longue... Saleté de marchands pingres et pourtant riches comme Crésus lui-même ! Un petit cheval de rien du tout quoi... Enfin, de toute manière, je l'aurais certainement laissé dans une quelconque ferme avant d'entrer sur le domaine d'Oto. Trop dangereux ce coin là, déjà que ce n'était pas simple d'être discrète au milieu d'étendues de riz, alors inutile d'envenimer les choses avec un canasson. Durant notre escapade, nous effectuâmes plusieurs pauses, pour cause de crampes qui me remontaient le long des bras, des épaules et du dos, mais aussi pour d'autres choses aussi élémentaires que se nourrir. Finalement, étant partis dans la matinée de cette foret luxuriante, ce ne fut que tard dans la nuit que l'apogée de notre fuite s'opéra. Après, nous aurions plus de temps, et surtout plus besoin de fuir ainsi. Sur le chemin, nous eûmes à diverses reprises la nécessité de nous cacher afin de ne pas être repérés, et aller don au delà de graves ennuis, autant pour le petit bout de chou que pour moi. Parfois cachés dans des buissons, allongés à même la boue du sol, ou encore d'assez grands détours à exécuter afin d'éviter quelques ninjas. Une fois à peu près hors de danger, j'avais laissé Koma sur ses jambes, il n'était plus utile de courir à tout va en se prenant trois cent branches en pleine figure à la minute. Pour ne pas trop s'épuiser, nous marchions sans bruit, tout de même exténués par cette interminable escampette. Je marchai le regard vide, la tête dénuée de toute pensée, quand soudain... Un son particulièrement captivant parvint à mes oreilles, langoureux.

"Che...vaux.."

Ce fut le seul mot que j'arrivai à prononcer. Dans les doux rayons lunaires, mon regard passa du statut d'éteint à celui d'illuminé, mes yeux brillaient dans la pénombre. Le rêve ! Des bestioles sur lesquelles on pourrait grimper, et se laisser porter jusqu'à retrouver le village souhaité. Trop pressée d'atteindre ce moment pour ainsi dire orgasmique, et impulsive que j’étais, je repris le petit dans es bras et me mit à filer à toute allure dans la brise soufflant dans les ténèbres, jusqu’à arriver à la source du hennissement entendu. Une petite ferme éloignée de tout, endormie. Trois chevaux étaient présents dans une écurie, et je n'eus qu'à accrocher à l'un d'eux une selle rapidement et silencieusement. Je le fis sortir comme je pus dehors, en prenant garde à ne pas réveiller ses propriétaires. Une fois chose faite, je laissai ma nouvelle connaissance grimper dessus, et me plaça juste derrière, maintenant de la sorte son corps frêle de mes avant bras sous en tenant les rênes. Un coup.. Deux coups.. Satané destrier.. Impossible de le faire avancer, tête de mule. Pas possible, j'avais confondu la bestiole avec un âne dans le noir. Pourtant, les oreilles semblaient de taille conforme. "Bon... Bouche toi les esgourdes..." Je pris une puissante inspiration, et gueulai comme une hystérique en pleine crise.

"HEYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA"

Ouais, ça, au moins ça marche ! Le cheval à la robe noire se mit à filer comme une véritable flèche, si bien que j'eus du mal à tenir sur la selle pendant les quelques premières minutes, le temps qu'il retrouve quelque peu son calme. Je songeais bien au fait que la belle au bois dormant dans la petite maisonnette avait dû être réveillée par mon cri, mais trop tard de toute manière. Tant pis pour elle, il y a des jours avec et d'autre sans hein ! Nous continuèrent ainsi, jusqu'à trouver un endroit où dormir. Une auberge de passage relativement confortable, hors des terres ennemis, coup de chance... Puis nous purent repartir le lendemain, frais comme des harengs après avoir passé une matinée en plein soleil à l'air libre sur un port, en direction de Kumo.


[Petit clin d'œil à Meg =D]

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MessageSujet: Re: L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]   Jeu 09 Sep 2010, 23:44

Citation :

°¤ Evaluation ¤°

¤¤ Ce topic c'est un peu le Yin et le Yang .. le rire et les larmes.
Deux dimensions secondaires qui se marient et constituent une seule et même dimension. Deux styles bien distincts, mais qui sont complémentaires, je pense qu'on vous reverra à Kumo donc ^-^.

Assez étonnée de la fin, Pauvre Kimbly Razz /
Koma =) tu crois pouvoir t'en tirer ainsi ? Ca serait sympa que Kim te court après xD

Hate de voir la petite libellule s'épanouir au pays de la foudre, aux côtés de Rai, ca ne devrait pas poser de problème.

Koma =) J'ai pu observer pas mal de fautes >> des a sans accents, des fautes de conjugaison ( s à la troisième personne au lieu d'un t ), des participes au lieu d'infinitif, quelques fautes d'orthographe pures >> bah alors Rolling Eyes >> Une bonne relecture et ca devrait être bon lors de tes futurs RPs

Arrow Koma : 9 points / Rai : 10 points ( je confirme que sur la fin, elle n'avait pas mal à la langue ? xD )
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MessageSujet: Re: L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]   

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L'appel du désespoir [PV Raï Ilyena]

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