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 Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru

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MessageSujet: Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru   Mar 21 Avr 2009, 12:55

L’ordre de mission tomba quand j’eu fini mon petit déjeuner.
Encore une fois, touts les soucis et les emerdements étaient annoncés après mon réveil, quand j’étais paré mentalement à affronter une journée super chiante. A chaque fois, les ordres de mission tombaient et me prenaient à contre pieds en m’annonçant que je devais partir là ou là, bouleversant mes plans du tout au tout. A force, je n’avais plus l’occasion de m’installer dans ma routine qui me permettait de vagabonder au lieu de travailler. En y réfléchissant, je n’étais pas malheureux dans ma condition de Juunin préposé à l’organisation et à l’entretien des liens diplomatiques. Certes j’étais souvent bloqué dans des bureaux exigus à remplir des tonnes de paperasse, mais au moins j’avais des horaires fixes et je pouvais me soustraire à mes obligations sans que personne ne s’en aperçoive pour aller flâner à l’extérieur. Ca s’était la belle vie, et je m’en rendais compte seulement avec le recul. Car c’est en n‘ayant plus l’occasion de faire ce que l’on fait habituellement qu’on se rend compte que notre vie n’est pas aussi merdique, qu’il y a des bons côtés à toute chose. Enfin bon… Le fait est que aujourd’hui encore, Tsunade sollicitait mon aide pour des tâches encore ingrates qui m’éloigneraient du village encore quelques jours. Où devrais-je aller ? Combien de temps cela allait-il me prendre ? Cinq, six, sept jours ? Combien de nuits blanches, combien de repas sautés, combien de kilomètres à parcourir ? Rien que le fait d’y penser me donnait la flemme. Je pensais à ne pas ramasser l’ordre de mission qui trônait depuis plus d’un quart d’heure sur la table. Le parchemin et moi nous confrontions mentalement. Alors que j’avalais mes céréales en silence, la mine renfrognée, le rouleau se dressait à cinquante centimètres face à moi. Il était là, fier, beau, droit, puissant, ce petit présomptueux savait que j’allais céder et que j’allais l’ouvrir car je n’avais pas le choix. Il le savait et son sourire de papier devait s’agrandir si seulement il avait eu une bouche. Quelle plaie ! Je le fusillais du regard, ronchonnais, jurais, mais rien n’y fit. Il ne cédait pas, n’avait pas peur, non, insensible à mes intimidations, il restait droit comme un I. J’allais donc m’aplatir devant l’autorité de l’HoKage, j’allais l’ouvrir ce maudit parchemin, mais cela me faisait chier au plus haut point.


Une heure plus tard, je me retrouvais au bas de mon immeuble, vêtus de mon équipement traditionnel. J’étais quelque peu soulagé. En effet, le parchemin m’avait révélé que c’était une mission de rang C qui m’attendait, une mission de looser quoi. Mais cela ne me dérangeait pas plus que cela. Enfin, si, l’idée d’aller faire le travail d’un Genin m’insupportait, mais disons que je relativisais, je préférais ça plutôt que de partir à la chasse au nuke-nin pendant deux semaines non stop. Au moins, je savais que dès ce soir, j’allais pioncer dans mon lit. Et puis je fus quelque peu interpellé par l’ordre de mission. Il disait :


Citation :
Plusieurs rapports indiquent une recrudescence de vols à la tire et autres larcins au sein du village. Il s'agirait de divers pickpockets et leurs cibles sont avant tout le marché (nourriture et argent) et l'académie (armes d'entraînement et livres divers). Votre mission est d'enquêter à ce sujet, de dénicher les coupables, et de mettre fin à cette série de vols qui n'en finissent plus

J’avais entendu parler de cette recrudescence de vols au village. Enfin, j’entendais surtout Madame Imôru gueuler à qui voulait l’entendre qu’elle s’était fait piquer deux ou trois broutilles sans importance, mais pour elle s’était la fin du monde et elle m’avait harcelé chaque fois qu’elle me voyait en me demandant de régler le problème, comme si j’étais le seul shinobi du village à pouvoir mettre un terme à l’affaire.
Enfin, maintenant j’allais être obligé d'arrêter les voleurs. Seulement, je n’avais pratiquement aucune indication concernant eux. Combien étaient-ils ? Comment opéraient-ils ? Grâce à l’ordre de mission, j’apprenais que ces voyous –car il était évident qu’ils n’étaient pas plus âgés que moi- sévissaient en centre ville, au marché et à l’académie. Si de la nourriture et de l’argent étaient volés, cela signifiait que c’était leur principal moyen de subsistance et que les intentions n’étaient pas foncièrement mauvaises, sinon leur butin aurait été plus gros et plus onéreux. Cependant, le fait qu’ils volaient des armes d’entraînements et des livres restait pour moi une interrogation : quel était leur but ? Etaient-ce des intellos-voyous ? Je laissais cela de côté, ça n’avait pas une grande importance. La mission risquait d’être assez facile. Si vraiment le vol était leur moyen de subsistance, je n’aurais pas de mal à les appâter.
Je vérifiais mon équipement : tout était parfait. Nous approchions les onze heures du matin, le moment où le marché battait son plein. J’avais prévus plusieurs approches, la première étant la plus probable à cette heure si où il y avait foule au centre ville. C’est là où j’avais le plus de chance de les choper en flag’. Je joignis mes mains en un taô commun à chaque ninja, et je murmurais une incantation :


« Henge ! »

Dans un nuage de fumée, je pris l’apparence d’un jeune gars de quatorze ans environs, blondinet, avec quelques kilos en trop et une expression hautaine sur le visage. Voilà quel allait être mon personnage pour la suite des opérations : un sale garnement qui se fera bien remarquer. Ca, c’était le premier truc à faire, ensuite, j’avais autre chose à transformer. J’avais posé au sol un paquet assez volumineux qui contenait de mystérieux objets. Avec un sourire, je fis le même signe que précédemment et le résultat fut tout autre : un porte-monnaie. Voilà, j’étais prêt. Je pris l’objet et le calais dans la poche de derrière de mon pantalon. Je rabaissais le blouson de mon personnage d’emprunt par-dessus pour ne pas qu’il soit visible. Enfin, je me dirigeais vers le lieu que j’avais choisi.


J’y arrivais après vingt minutes de marches : chez Ichiraku. J’avais choisi cet endroit pour deux raisons : d’abord, j’étais en centre ville, mais légèrement excentré, de façon à ce que la foule y soit moins dense en cas de course poursuite et puis ensuite, je devais connaître le propriétaire des lieux pour expliquer en partie le comportement hautain de mon personnage. En effet, la première chose que je fis en arrivant, ce fut de plaquer cinq ryôs sur la table en criant à la manière de Naruto :


« EH ! TOI ! Le papy là ! Sers-moi un bol de râmen ! J’ai pas le temps d’attendre tebayo ! »

J’avoue que j’inspirais pas mal de mon ami mais je n’avais pas d’autre source d’inspiration pour caractériser un casse-couilles de nature. Entre les billets, j’avais d’abord, en sortant de chez moi, pris le temps d’écrire une petite note à Ichiraku, mentionnant qui j’étais et le pourquoi de ma transformation, pour ne pas qu’il s’offusque et vire du stand de râmens le petit con que j’étais en train de jouer. J’espérais qu’il comprenait. Il hocha la tête en prenant l’argent, sans piper mot. Il se retourna et découvrit le papier. Je priais pour qu’il ne fasse pas d’histoires. Il se retourna, un sourire en coin sur son visage :



« Bien, attendez là, ca va arriver… »

Je soupirais intérieurement : ouf, c’était passé. Je défis ma veste et la plaçais près de moi, dévoilant mon portefeuille à la vue de tous. Dans la poche de mon pantalon, aidé par ma posture sur le tabouret, l’objet était ici comme négligemment rangé par ce gamin prétentieux qui n’avait rien à faire de ces quelques ryôs. La ruse reposait en cela. Je savais que la célérité et la discrétion d’un pickpocket étaient de redoutables armes et que j’allais être surpris à un moment ou un autre par l’assaut du porte monnaie. C'était là résidait l'importance de ma préparation. Et j’espérais que tout allait marcher comme je l’avais prévu.
J’attendais donc mes râmens en parfait petit blondinet prétentieux qui se respecte, en regardant autour de moi avec l’autorité d’un gosse de riche qui se croit supérieur aux autres clients d’Ichiraku. Cependant, malgré cette apparence, je restais près à bondir à la moindre alerte…


Dernière édition par Nara Shikamaru le Jeu 14 Mai 2009, 19:20, édité 1 fois
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Naïlo
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MessageSujet: Re: Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru   Mar 21 Avr 2009, 14:25

Et zou! Encore une magnifique journée ensoleillée qui débutait pour l'espiègle Naïlo! Ravie de s'être vue réveillée de son sommeil nocturne par un rayon chaleureux de l'astre solaire, telle la main tendue d'un ami qui vous invite à partir à l'aventure, la jeune fille s'était étirée, redressée, puis toilettée et habillée, d'ores et déjà pressée de découvrir les nouvelles péripéties qui l'attendaient aujourd'hui. Après s'être brossé le dents, elle ouvrit l'armoire qui servait à ranger ses tenues et autres accessoires utiles à sa vie de tous les jours. Quel déguisement enfiler? Dans la peau de quel personnage se glisser en cette belle matinée de printemps?

"Jour de marché? Hm, non, c'est demain. Les magasins, c'est moins évident d'y dérober quelque chose pour le petit dej'; va falloir que je trouve un passant généreux."

En général, Naïlo profitait des jours de marché pour dérober directement les matières premières nécessaires au bon fonctionnement de son organisme. Mais lorsque, comme aujourd'hui, le marché n'avait pas lieu, elle devait trouver de l'argent avec lequel s'acheter de quoi manger, car voler de la nourriture dans un magasin était bien plus risqué que sur un étal dans un marché bondé.

Fouillant sa garde-robes, notre petite voleuse se demandait toujours quelle tenue porter dans ce genre de cas. Selon les cibles de ses larcins, le déguisement importait parfois plus qu'on n'eut pu le croire. La plupart du temps, un enfant risquait moins de représailles qu'un adulte ou un adolescent, déjà. Et grâce à sa très petite taille et son art du grimage, Naïlo savait se faire passer, de façon plus que crédible, pour un ou une enfant d'à peine une dizaine d'années. Combien de passants attendris n'avait-elle pas déjà abusés sous ces apparences poupines et adorables, au sourire innocent et au regard semblant si pur, encore? Car en plus de manier costumes et maquillages avec habileté, la demoiselle était également excellente actrice. Ainsi, Naïlo demeurait parfaitement inconnue à ce village qui pourtant, l'abritait depuis plus de deux ans, déjà. Les villageois connaissaient Miho, la gentille mais timide jeune fille responsable du nettoyage, du ménage dans l'académie shinobi et ailleurs, toujours prête à rendre service en aidant une personne âgée ou l'autre chez elle, aussi. Ils connaissaient Dhoku, cet adolescent flâneur toujours prêt à jouer des tours pendables aux passants, dans les rues, mais aussi, toujours prêt à défendre les plus faible que lui, raison pour laquelle on lui pardonnait ses petits écarts de conduite. L'on croisait aussi souvent Makoto, ce petit garçon haut comme trois pommes qui faisait les courses pour sa maman malade – que personne n'avait jamais vue par contre. D'autres encore avaient probablement croisé ou même "connu" Naïlo sous bien d'autres identités, mais jamais personne à ce jour n'avait encore fait le rapprochement entre l'un ou l'autre des avatars inventés et utilisés par la jeune clandestine.

"Hum... Mardi après-midi... Les étudiants de la classe deux n'ont pas cours. Y aura des adolescents en ville, probablement chez Ichikaru, j'imagine. Avec un peu de chance, y aura Akimichi Chôji."

Un large sourire aux lèvres, la chipie aux cheveux blancs et au regard étrange - ses pupilles se révélant plus foncées, mais aussi vertes que ses iris – se décida pour un look de jeune femme, belle gosse, un brin provocatrice, juste de quoi déstabiliser un jeune homme en pleine crise de puberté si besoin était. Enfilant soigneusement une perruque parmi une collection aussi impressionnante que celle de ses tenues et autres accessoires, Naïlo se choisit ensuite des lentilles de contact, dissimulant ainsi cheveux blancs et pupilles bizarres derrière une tignasse noire et un regard tout aussi sombre. Un peu de rouge à lèvres, quelques touches d'un maquillage léger par-ci, par-là, et voilà le travail! Restait à enfiler des vêtements adaptés à ce nouveau look, et le tour était joué.

"Bien! Je crois que c'est bon. Cette chemise est parfaite! Avec un short... Fait pas froid de toutes façons. Voyons voir ça..."



Refermant la porte de l'armoire, Naïlo se mira dans la glace qui ornait le meuble, satisfaite. Dans le moindre détail, ce déguisement passait parfaitement. Vérifiant l'ensemble avec soin, se tournant et se retournant sur elle-même, la demoiselle attrapa un petit sac à main de style jeune, en bandouillère, afin d'y dissimuler les quelques ryos qu'elle espérait obtenir ce matin. Elle enfila ensuite une paire de chaussures à semelles largement compensées, afin d'augmenter suffisamment sa taille pour passer pour une jeune fille et non pour une naine, puis sortit de chez elle. Sur le chemin du centre ville, elle réfléchit au dernier détail manquant à ce nouveau rôle: le nom de son personnage. Nogami. Miko Nogami.

Et c'est ainsi qu'après avoir flâné de-ci, de-là dans les quartiers commerciaux de Konoha, Naïlo se dirigea vers son but: Ichikaru. L'heure approchait où les étudiants de la classe deux sortiraient des cours pour leur après-midi de congé, et la jeune femme ne pouvait qu'espérer avoir vu juste en pensant que, comme c'était souvent le cas, plusieurs d'entre tous ces jeunes viendraient manger des ramens ici à midi. Approchant du stand comme si de rien était, elle s'assit presque négligemment sur l'un des tabourets hauts proposés aux clients, posant son petit sac sur ses genoux et fouillant son contenu à la recherche de quelques ryos, sans doute. Et effectivement, elle en sortit une piécette, qui payerait un verre ou deux dans l'attente d'autres piécettes, qu'elle espérait bien voir remplir son porte-monnaie assez que pour s'offrir un repas convenable d'ici la fin du temps de midi. Elle n'avait pas obtenu de petits boulots en suffisance, ce mois-ci, et avait dépensé ses derniers sous pour un assortiment de kunaïs réels, cadeau personnel qu'elle s'était fait après deux ans d'études secrètes en usant de kunaïs d'entraînement chouavés à l'académie. Et ce midi, après trois repas de passés, elle avait bien trop faim que pour attendre davantage. Restait à espérer qu'une proie facile se pointerait vite. Facile et, autant que possible, pas dans le besoin: Naïlo refusait de voler quiconque était en difficulté. Elle avait faim, certes, mais pas au point de vouloir affamer autrui pour satisfaire son propre estomac.

Jetant négligemment un regard à l'adolescent rondelet qui était attablé à sa gauche, Miko Nogami ne remarqua pas immédiatement la bourse qui dépassait de la poche arrière de son pantalon. Quel étrange garçon. Pas dans le sens de bizarre, mais plutôt, dans le sens qu'elle ne pensait pas l'avoir déjà croisé auparavant. Et quelle impolitesse! Même Naruto Uzumaki, qu'elle avait plumé une ou deux fois ici, déjà, ne se montrait pas aussi grossier et bruyant. Quoique, bruyant... Le blond grassouillet qui réclamait ses ramens était-il de Konoha? Ou un touriste de passage peut-être? Ou encore un de ces gosses de riche qu'elle ne pouvait certainement pas connaître, Naïlo préférant de loin suivre les élèves motivés pour observer puis reproduire leurs entraînements que ce genre de personnage, de qui elle ne pensait sincèrement pas pouvoir apprendre grand-chose de positif...? Quoi qu'il en fut, d'emblée, ce personnage ne lui plaisait pas. Une cible idéale, donc, d'autant plus à présent qu'elle avait remarqué son portefeuille...

Un verre siroté tranquillement, puis un second, tandis que quelques autres adolescents arrivaient tour à tour à l'échoppe de nouille la plus renommée du village de la Feuille, puis, Naïlo passa à l'action. Plusieurs garçons et filles se pressaient au comptoir, et le gros blond semblait distrait pour quelques minutes, absorbé qu'il semblait l'être dans une observation détaillée d'un des jeunes présents, pourtant discret, lui. Saisissant ce qu'elle pensait être sa chance, Naïlo approcha sa main, son bras passant entre les clients avec agilité, ses doigts saisissant ensuite avec adresse et délicatesse l'objet de sa convoitise: le portefeuille à peine retenu par la poche de son propriétaire...
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MessageSujet: Re: Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru   Mar 21 Avr 2009, 19:19

« Eh Baka ! Bouge de là ! Tu vois pas qu’tes au milieu ? »

D’un geste je menaçais un gosse qui s’approchait trop près de mon périmètre de sécurité. Mon gros moi était juché sur son tabouret, une lueur hautaine empreinte sur le visage. J’écartais touts ceux qui s’avançaient vers le comptoir trop près de moi a grands coups de cris, d’injures et de gestes circulaires. On aurait dit que j’inspirais la crainte à mon air de bébé ours mal léché car aucun n’osa se rebeller, Ichiraku lui-même étant dans la combine, j’étais devenu pour un temps le roi indétrônable du comptoir. Mon bol n’arrivait pas et je continuais à chahuter. Cela était nécessaire pour que touts les regards se portent vers moi et que ma cible potentielle puisse remarquer le porte monnaie. C’était en cela que mon choix de jouer un personnage bruyant et, somme toute, ne laissant personne indifférent, tant par le physique que par le comportement, était purement judicieux : je pouvais donc mobiliser l’attention de tous en jouant sur le fil de la bonne tenue tout en conservant cette immunité qu’avaient les gosses. Le patron des lieux marchait avec moi, je n’avais rien à craindre concernant un rappel à la discipline de sa part. Je devais continuer mon manège. Et puis il fallait avouer que c’était assez jouissif de martyriser mon monde pour la bonne cause. Moi qui avais passé tant de temps à l’académie en tant que Chuunin en charge de ces maudits gamins, j’avais une bonne excuse pour leur en faire chier un minimum. Aussi, lorsque je reconnaissais ceux qui m’avaient donnés du fil à retordre sans que je ne puisse rien, je leur donnais quelques bourrades pour bien marquer le coup, à grands cris de joie. Eh quoi ! Bien que Juunin, j’avais encore seize ans et des pulsions de gamins. Il fallait comprendre a quel point c’était bon de prendre ma revanche, une revanche que je n’aurais jamais eu l’occasion de prendre sans cette couverture. Je m’imposais donc ma toute puissance en ces lieux. Je voulais que tout le monde me regarde, et je faisais en sorte que ça arrive. Pour une fois, être le centre de l’attraction n’était pas si chiant, je comprenais mieux pourquoi Naruto était si débile des fois, en cherchant l’approbation de tous. Il en faisait certes trop, mais quand la nécessité l’impose, c’est un moyen comme les autres d’arriver à l’objectif fixé.

Plus sérieusement, je tentais d’analyser ma situation et les gens qui m’entouraient. Seulement, je ne pouvais pas prendre connaissance de touts les personnes présentes. Les jeunes s’agglutinaient chez Ichiraku comme des corbeaux sur un cadavre… Hum, c’est pas un peu macabre ça ? Non, disons qu’ils étaient attirés par les râmens comme des abeilles par du sucre. Voilà qui est mieux ! Au début, lorsqu’il n’y avait guère de monde, j’arrivais à analyser l’apparence de chacun, établissant des probabilités sur la vraie motivation d’un tel ou d’un autre. Le petit gars qui était assis là-bas, ne semblait pas méchant, tout timide qu’il était, il mangeait son bol sans lever les yeux. Ce ne pouvait être lui. Puis il y avait en fille au fond, à l’autre extrémité du comptoir, elle, elle semblait un peu nunuche et elle sirotait ses verres avec une passivité folle : le genre de filles qui te montrent la force du sexe féminin quoi. Rien dans la tête, tout dans les nichons. Quoi qu’elle semblait un peu jeune elle, avec ses semelles hypra compensées. Enfin bon, pas le profil non plus pour un pickpocket, sérieusement, comment essayer de voler avec un sac pareil ? Elle attirait trop l’attention, et puis comment fuir un danger avec de telles chaussures ? Sérieusement, elle n’était pas crédible, à part si elle était une novice, mais ce n’était pas le cas de ma cible. Il y avait deux autres jeunes plus un homme plus vieux que j’avais inspecté tout en continuant mon manège. Mais sans action de leur part, je ne pouvais rien déduire de concret. Mais ensuite, une foule de gamins était arrivé, sûrement tout droit sortie de l’académie. Là, je ne pouvais plus rien maîtriser mais seulement compter sur ma ruse.



Ichiraku m’emmena le bol de râmen que j’avais commandé comme si de rien n’était. C’était le moment de faire un coup d’éclat. Je devais encore me faire remarquer car ma cible ne s’était pas encore manifestée. J’allais remballer le patron et son bol en prétextant à grands cris que ce n’était pas ce que j’avais remarqué. Cependant, alors que j’allais me lever pour râler, mon piège se referma.
Le porte monnaie fut retiré de ma poche.



Mes sens en alerte m’avertirent de suite que mon opération avait fonctionné. En effet, j’avais tout prévus depuis le départ. Quand j’avais usé du Henge pour me transformer en ce petit morveux gueulard, je m’étais muni d’un objet que j’avais travesti à ma suite. C’était le paquet volumineux que j’avais mené avec moi. En fait, avant de sortir de chez moi, j’avais pris le temps de remplir une sorte de sacoche que je me coltinais depuis un moment. Je l’avais bourrée d’une clochette et de toute sorte d’objets encombrants qui pouvaient faire du bruit : des billes, des couverts en métal ou autres. J’avais préparé mon coup de façon à ce que mon jutsu s’arrête dès que le contact avec mon corps soit rompus : ainsi, le portefeuille se reprenait sa forme initiale et tout son contenu se déverserait au sol, m’indiquant que quelqu’un avait tenté de me soutirer mon bien. De plus, ma cible serait surprise par cette ruse, bien que d’un piètre niveau. Elle aurait toute les chances de marcher.
Ce fut donc le bruit de ces objets déversés au sol qui m’indiqua que ma cible était dans les parages. Je me retournais donc d’un bond ; un laps de temps très court s’était écoulé et je me rendis compte, comme tout un chacun l’aurait fait, du coupable, étant donne que je m’étais évertué à établir une sorte de périmètre autour de moi. C’était cette fille aux talons compensés. Un regard et j’en fus convaincu : dans une telle situation, un Juunin ne pouvait être dupé. La fuite était-elle possible ? Oui.
Mais je en devais pas la laisser faire, je devais faire la différence grâce à mes capacités. Aussitôt, sans perdre une seconde, je joignis mes mains pour former le célèbre signe qui annonçait la venue de mon jutsu héréditaire. Mon ombre se détacha aussitôt, et plongea à pleine vitesse sur celle de la voleuse.



Je souris un instant. Elle ne pouvait, comme une simple civile, jamais contrer ma technique à cette distance et sans savoir que je l’utiliserai. Elle était faite. Aussi, avec un petit sourire, j’annonçais tout en dissipant mon henge :


« Kage Mane réussi… »

Je lui laissais un instant pour assimiler quelle était sa position. J’étais fier de cette capture car la traque fut bien brève : j’avais agis juste et proprement. Je tournais la tête vers la foule qui regardait l’action et je levais la main pour dissiper leur attention (chose que la voleuse fit aussi), sur mon visage se peignait un agacement sans faille dû au fait que je devais sortir de là et livrer la fille aux autorités :

« Bougez de là, y’a plus rien à voir ! »

Sans autre explication, je m’avancais, tout comme ma prisonière, puis je marchais sur le côté pour me dégager de la foule. Tous se poussèrent sur notre passage. Enfin à l’écart, je la regardais de haut en bas. C’était la fin d’une belle petite aventure pour elle, elle devait le savoir. Cependant je voulais en savoir plus, aussi, je lui demandais :

« Quelque chose à dire pour ta défense ? »
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Naïlo
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MessageSujet: Re: Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru   Mer 22 Avr 2009, 12:36

Tout semblait se dérouler comme prévu. Le gros blond faisait tellement de bruit à lui seul que chaque individu alentour ne pouvait fixer son attention que sur lui ou au contraire, éviter de lui prêter attention, justement. Personne ne pensait à surveiller l'énorme portefeuille dépassant de sa poche de pantalon, encore moins à remarquer la main baladeuse, agile, silencieuse et rapide, qui venait s'en emparer. Du moins le pensait-elle. Car si personne ne la remarqua, tout changea lorsque le portefeuille quitta la poche de l'adolescent. Se disloquant soudain en divers objets bruyants s'éparpillant au sol dans un fracas auquel Naïlo ne s'attendait certes pas, le piège attira tous les regards, toutes les attentions, et la voleuse, tout aussi surprise que les autres, mit un moment avant de comprendre ce qui se passait. Une malheureuse fraction de seconde en trop, et la voilà prise au piège par le kage mane.

*Qu... Que...?!*

Naïlo n'avait rien vu venir. A ce jour, jamais personne n'avait réussi à lui mettre la main dessus, et le temps nécessaire à ce qu'elle réalise sa situation suffit amplement au Nara pour lui ôter tout espoir de fuite. Sans comprendre ce qui lui arrivait, la jeune fille sentit un de ses bras se lever sans qu'elle ne puisse rien faire contre, comme si elle ne maîtrisait plus son propre corps. Telle une marionnette, elle se mit en marche à la suite de Shikamaru, qui venait de dissiper son henge, en direction d'une ruelle plus calme et à l'abri des oreilles et regards indiscrets. Alors, tout se fit clair dans son esprit. Et contre toute attente, elle ne sembla pas paniquer. Pensive, perplexe, puis, carrément souriante malgré une gêne apparente, elle ne tenta même plus de résister au kage mane. Naïlo savait bien que c'était inutile... Elle avait souvent observé Shikamaru s'entraîner, tout comme la plupart des shinobis du village, et connaissait assez bien les caractéristiques de leurs techniques favorites, à chacun.

Ce qu'elle avait à dire pour sa défense? Drôle de question. N'était-ce pas en prison ou devant un juge quelconque qu'elle devrait répondre à ce genre d'interrogation? A moins que les lois de Konoha ne permettent à un jounin comme Shikamaru de traiter directement et lui-même ce genre de cas? A dire vrai, Naïlo connaissait beaucoup de choses sur beaucoup de monde, après ces deux années de vie secrète au village de la Feuille, à espionner, observer, apprendre de ces observations... Mais elle ne connaissait pas toutes les lois du village dans leurs moindres détails, et beaucoup de choses lui échappaient encore, elle en avait bien conscience. Bonne perdante, et dotée d'un positivisme à toute épreuve ou presque, la jeune fille sourit à son chasseur, de ce sourire gêné de celui qui s'est fait prendre la main dans le sac, mais qui ne le prend pas trop mal. Sans doute s'imaginait-elle avoir droit à la prison, à présent, pas à une sentence plus grave. Après tout, les gens de ce village ne semblaient pas craindre une justice exagérée, et ils n'allaient pas mettre une simple voleuse à la potence, si? On ne condamnerait pas à la peine capitale une jeune fille qui n'avait fait que dérober quelques ryos de temps en temps, de la nourriture pour survivre, et divers objets et bouquins lui permettant d'en apprendre davantage sur l'art du métier de shinobi, se disait-elle...

*Ah! Mais j'y pense! Est-ce qu'il sait que tous ces vols sont de moi...? Sans doute pas! Enfin... Méfiance, il est très malin, très, très malin. Mais à la façon dont il me regarde depuis le début, je n'ai pas l'impression qu'il sache. Il doit penser qu'il a attrapé l'un des voleurs, sans se douter que tous ne font qu'un...*

Effectivement, ce détail devait lui avoir échappé. Mais qui s'en serait douté? Elle était très adroite, et l'art du grimage, du déguisement comme celui de jouer divers rôles n'avaient aucun secret pour elle. Son déguisement actuel ne laissait en rien présager sa véritable apparence et identité, d'ailleurs. Mais Naïlo connaissant l'impressionnante capacité de réflexion de Shikamaru, elle ne douta pas un instant qu'il devine ou se doute d'une chose qui était des plus évidentes: cette apparence était trop facilement repérable pour qu'une jeune fille comme ça puisse être la coupable de tous les larcins déplorés depuis deux ans. On se serait souvenu d'elle, on aurait dressé un portrait robot, n'importe quoi, mais on l'aurait repérée bien plus tôt. Donc, il restait deux options à Shikamaru: soit il n'avait capturé qu'une novice parmi tous les voleurs que l'on pensait y avoir en réalité, soit elle s'était déguisée pour l'occasion. Dans tous les cas, il restait à choper ses compagnons pickpocket. Mais les livrerait-elle à la justice? A première vue, tout cela, elle ne s'en souciait guère pour le moment...

"Pour ma défense, je ne sais pas. Rien, sans doute... Par contre, je tiens à vous féliciter, Nara-sama. J'avoue, vous m'avez bien eue! Je ne m'y attendais pas du tout!!!"

Et elle éclata de rire. Pas un rire moqueur ou provocateur, non: elle riait d'elle-même, de la situation, de la vie, en somme. Un rire gai, franc, qui donnait envie de rire aussi, comme si la demoiselle ne voyait là qu'un tour pendable que lui jouait la Vie en échange de tous ceux qu'elle prenait plaisir à faire. A quoi bon s'angoisser, se mettre en colère ou tenter de fuir? Elle savait qu'échapper au henge lui serait impossible, du moins dans les cinq premières minutes que durerait le jutsu, pour ce qu'elle avait pu en apprendre. De plus, le niveau de Shikamaru dépassant de loin le sien, elle préférait rester sagement là que de risquer de le mener à son repaire et tout perdre. Lui laisser croire qu'il n'avait capturé qu'un des voleurs parmi plusieurs l'amusait, aussi. S'il tentait de tendre le même piège à ses compagnons inexistants, ce serait amusant! Passerait-il des heures sous henge aussi grotesque que celui de tout à l'heure, à tendre des pièges à un ennemi qui n'existait pas? A cette simple idée, gaie, gamine et sincèrement amusée, Naïlo pouffa entre deux éclats de rire plus franc. Décidément, quelle drôle de journée que voilà!
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MessageSujet: Re: Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru   Mer 22 Avr 2009, 15:42

Je dévisageais ma captive des pieds à la tête.
J’étais tombé sur un drôle de spécimen, c’était le genre de truc qui ne pouvait arriver qu’à moi ! Elle n’était pas très grande, cheveux noir de jais, longs, répondants parfaitement avec les profonds ténèbres de ses yeux. Ses traits fins, presque enfantins étaient masqués par une couche superficielle de maquillage et ses lèvres étaient soulignées de rouge. Elle ne semblait pas encore formée au point de vue rondeurs, du moins, elle devait en être encore au stade du rembourrage de soutif. Je ne savais pourquoi mais je ne me sentais pas à l’aise avec cette personne, je ne la comprenais pas tout à fait. Du fait de son allure générale, elle ne semblait pas poussée à faire les poches des passants pour vivre, enfin, elle n’était pas sans ressources puisque toutes ces affaires n’étaient pas celles d’une mendiante ou autre personne ayant recourt au vol comme moyen de subsistance. Non, elle était propre sur elle et ce maquillage marquait une volonté de paraître belle. Donc soit elle volait par simple cleptomanie, soit elle était contrainte de voler par un tiers ou sinon il existait une explication que je ne pouvais envisager avec les éléments à ma disposition. Cependant, sa manière d’être me semblait louche. Enfin, elle venait d’être capturée par un Juunin qui allait mettre fin à ses activités et qui allait la livrer à la justice mais cela ne semblait pas l’atteindre : soit elle s’en foutait, soit elle ne réalisait pas encore la précarité de sa situation. Il était évident que c’était sur ce point que je devais jouer pour tirer quelque chose d’elle. Si elle faisait parti d’une bande de voleurs, je devais tous les faire tomber un par un, et vu a la vitesse où le premier maillons s’était livré à moi, je n’avais guère de souci à me faire concernant la durée de l’enquête. Je lisais dans ses yeux une certaine expérience de la vie, comme si elle avait vécue plus que son apparence pouvait le laisser voir, mais allait-elle résister mentalement à ce que je comptais lui faire subir ? La pression psychologique que je comptais parmi mes cartes à jouer allait sûrement la briser si j’avais à aller jusqu’à recourir à ce joker. Ce ne serait qu’un cas de dernier recours, et une figure d’intimidation.

J’avais donc posé ma question pour en connaître un peu plus sur elle et ses sentiments plus que pour entendre une pseudo-justification de ses actes. Mais il n’en fut rien. Elle ne nia pas les faits. Au contraire, elle me félicita d’une manière étrange, en me nommant ‘Nara-sama’. Certes il n’était pas difficile de rapprocher ma personne à mon clan si l’on est du village, mais le fait est que je n’avais jamais vu cette personne auparavant. J’accordais donc à cette personne l’avantage d’un bon esprit de déduction et d’une certaine connaissance du milieu pour m’avoir reconnus. Mais après coup, je pensais qu’il n’y avait guère de mérite à cela après avoir été la cible de mon attaque. Lorsqu’elle parla, la jeune fille utilisa un ton assez déconcertant ce qui amplifiait mon idée : soit elle n’était pas consciente de sa situation, soit elle s’en foutait. Car elle me parla et me félicita de l’avoir capturé comme lorsqu’on reconnait une défaite au Shogi par exemple, comme si cela n’avait aucune importance et que ça faisait partie du jeu. Du jeu ? Etait-ce réellement un jeu pour elle ? Son rire me fit me pencher sérieusement sur la question. La franchise et la promptitude de sa réaction laissaient entrevoir un peu de vérité chez elle : le vol n’était pas une situation à laquelle elle était soumise, non, elle semblait l’avoir choisi et en éprouver un certain plaisir. Ne pas chercher à se disculper et me féliciter de sa capture révélait tout. Mais alors si elle choisissait cet état de hors la loi pour sa personne, le groupe qu’elle devait composer avec d’autres de ses semblables ne serait qu’un groupement de voyous dans son genre, et non une sorte d’organisation hiérarchisée. Car si cela était le cas, il n’y aurait pas cet esprit de « jeu ». Mais c’était en admettant qu’il y ait un groupe autour d’elle. Pourquoi ne pas envisager qu’elle soit seule à jouer à ce petit jeu ? C’était une piste à prendre en compte, mais je ne pouvais y réfléchir de suite. Je devais en apprendre plus, et ce serait la fille qui allait faire les trois quart du boulot.

Je devais renverser la situation à mon avantage et ne pas la laisser prendre trop d’assurance. Aussi, je la regardais avec mon air de râleur invétéré pour déclarer:




« Ok gamine, si t’as rien de plus à ajouter, j’vais te conduire tout droit aux autorités. »

Je ne la laissais pas en placer une, et je commençais à avancer vers la sortie de la ruelle. L’endroit le plus rapide pour trouver un nid de Juunin compétents était l’académie, cela tombait bien, elle n’était qu’à cent mètres de notre position. Alors que nous avancions au rythme que j’imposais par mon kage mane, je l’informais d’un air détaché, en lançant ma dernière offre :

« Si t’as rien d’autre à me dire, j’connais des gars qui vont te faire parler tu sais… Ils vont connaitre ton identité, chercher ta famille, remuer ton passé et t’en faire voir des vertes et des pas mûres vu l’ampleur que cette histoire de pickpocket à prise. On est pressé d’y mettre un terme. Donc j’te préviens ils vont pas te lâcher jusqu’à ce que tu craches le morceau. Moi, j’aurais plus à répondre de rien, j’aurais fait mon taff… »

J’avais lancé ça dans l’attente d’une réaction, elle devait se douter que les ninjas n’étaient pas des tendres concernant les interrogatoires, avait-elle déjà entendu parler de la section d’Ibiki Morino et des tortures que celui-ci infligeait pour parvenir à ses fins ? Bien entendu, ce n’était pas avec une minable voleuse qu’on allait mobiliser tout ce monde, mais je devais la faire réagir sur son sort…
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MessageSujet: Re: Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru   Mer 22 Avr 2009, 17:58

"Me faire... cracher le morceau...?"

Naïlo avait bien compris sa situation, dans le sens où elle s'attendait effectivement à se retrouver en prison pour ses larcins, à présent qu'on l'avait capturée. Mais l'interroger... sur quoi? Et surtout, comment? Que voulait dire le Nara en lui annonçant si durement que si elle ne lui en disait pas tout de suite davantage, d'autres se chargeraient de la faire parler? Konoha ne semblait pas être un village barbare; pas autant du moins, dans ses pratiques, que ce qu'elle avait pu observer dans d'autres tels que Kiri no kuni... Allait-on la brutaliser juste pour en savoir plus à son sujet, ici?!

"A... attendez! Je ne voulais pas vous énerver! Désolée si je vous ai offensé!!! Je... je ris parce que je me sens bien ridicule, là. C'est de moi que je ris, pas de vous, monsieur Nara!!!"

Bien obligée d'avancer à la suite de Shikamaru, qui s'était mis en marche d'un pas déterminé vers son objectif, la jeune fille n'en menait pas large. Son sourire n'était pas du tout une provocation, et à présent, elle craignait que son interlocuteur ne l'ait pris ainsi. Aller en prison ne lui faisait pas peur. C'était une idée désagréable, mais elle en avait vu d'autres. En revanche, s'attirer la colère d'une personne qu'elle admirait la gênait bien davantage. Tout comme l'idée de se voir maltraiter dans le but qu'elle en dise plus long sur elle et ses activités clandestines, d'ailleurs; Naïlo préférait de loin déballer tout ce qu'ils voudraient savoir sans se faire prier que de se faire brutaliser!

"Quant à cracher le morceau, comme vous dites, pas besoin d'en arriver là! Je me suis faite avoir, je suis bonne perdante, je suis toute prête à répondre à vos questions si vous voulez! Je ne veux pas qu'on me fasse du mal alors que je suis prête à vous dire tout ce que vous pourriez vouloir savoir!!! S'il vous plaît!!!"

Elle avait peur. Forcément; elle qui croquait la vie à pleines dents et riait de tous les mauvais tours qui pouvaient lui arriver, n'avait pas envie de souffrir pour rien! S'il lui suffisait de leur déballer tout ce qu'ils voulaient savoir, elle le ferait sans hésitation aucune! Se retrouver dans une pièce sombre et angoissante, seule avec un ou plusieurs hommes tout aussi peu rassurant et prêts à user de violence envers elle était bien la dernière chose dont Naïlo avait envie! Et bien qu'un léger sourire détendait encore ses lèvres, son regard exprimait très bien l'angoisse qui s'était emparée d'elle, autant que sa voix lorsqu'elle s'adressait à Shikamaru, d'ailleurs.

"Ne peut-on pas simplement s'arrêter et discuter tranquillement de tout ça? Je vous en prie... Je ne voulais faire de mal à personne, je vous le jure! Arrêtez-vous, s... s'il vous plaît! Je ne veux pas..."

Pas quoi, au fond? Elle ne savait plus trop. Peut-être avait-il juste tenté de l'impressionner ou de l'effrayer? Mais s'il était sérieux, et qu'il l'enmenait là dans un endroit et face à des gens moins sympas, qui n'hésiteraient pas à lui faire du mal, pour l'interroger ou même simplement pour la punir de ses actes?! Après tout, Naïlo avait connu des prisons dans lesquelles elle avait passé un certain temps, de sombres cachots pour certains, humides, ou plus confortables que de vivre dehors pour d'autres encore, mais elle était déjà passée entre les mains de shinobis moins respectables et justes que d'autres, aussi, qui n'avaient pas hésité à lui faire subir des choses qu'elle ne voulait revivre pour rien au monde. Pour le peu qu'elle sut de Shikamara Naru, il n'était pas de la trempe de ces derniers, pas du genre à faire volontairement du mal à autrui lorsque c'était inutile. Mais ce qu'elle savait reflétait-il la réalité? Au fond, à observer et espionner les shinobis de ce village comme elle l'avait fait, pouvait-elle réellement se targuer de tous les connaître vraiment? Non. Aussi, même si la jeune fille ne pensait pas ce type capable de ce genre de chose, elle n'en avait pas non plus de certitude, et s'il ne lui faisait rien de plus que de l'amener à ses chefs, lui, rien n'indiquait que d'autres hésiteraient à lui faire du mal.

Fixant le dos de son geôlier actuel avec anxiété, la petite voleuse espérait qu'il l'écouterait et s'arrêterait pour l'interroger lui-même. Solitaire, il trouvait peut-être vite les autres chiants, et avait sans nul doute bien mieux à faire de sa journée que de traîner avec elle, mais avait-il vraiment un cœur de pierre...? Ou bien, comme l'espérait Naïlo, accepterait-il de l'écouter, de lui laisser sa chance d'échapper à un traitement moins agréable?

"Je n'essayerai pas de fuir. Et de toutes façons vous me rattraperiez sans problème. Je... Je vous en prie."
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MessageSujet: Re: Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru   Mer 22 Avr 2009, 19:41

Lorsque la fille exprima sa première interrogation, je sus que ma ruse avait fonctionné.
J’espérais avoir semé le trouble dans son esprit, avoir, par le biais de mon expression et d’une dureté contrôlée mais inébranlable, agis dans son esprit pour lui signifier que Konoha disposait des armes bien insoupçonnées pour manipuler les êtres humains. Dans ce cas, je voulais faire agir son imagination, cette maîtresse d’erreur et de fausseté qui l’emmènerai à croire que, pour un délit mineur comme le sien, nous allions employer les grands moyens, des moyens inconnus de sa personne. Bien entendu, cela était tout à fait grotesque et avec deux sous de jugeote, on pouvait démêler le faux du vrai en connaissant un tant soit peu les méthodes des ninjas de la feuille. Mais il semblait que ma chère cliente n’était pas de ceux là, et c’est ce qui me permettait de jouer avec ses émotions. J’avançais à grands enjambées, poussant la prisonnière à faire de même, cependant, ses petits membres n’avaient pas le même rythme ni les mêmes foulées que les miennes, obligatoirement, elle se trouvait distancée, mais je veillais à ce que l’écart entre nous deux demeurât faible. Je devais rester au contact, car je devais encore la travailler au corps pour entendre d’elle la vérité sur sa situation. Je l’entendais me parler, me dire que ce n’était pas à cause de moi qu’elle riait, qu’elle ne voulait pas m’offenser. Merde, je n’avais pas prévus que ma réaction eut cette effet, je n’avais pas prit son rire pour moi, au contraire, il avait été révélateur sur une bonne partie de son petit jeu. Mais si tel était le cas, il fallait que je continue à faire comme si tel était le cas, j’allais tenter de baisser d’un ton pour que l’hypothèse d’un énervement dû à son rire se dissipe. Elle m’appela monsieur Nara, décidément, elle était attachée à bien respecter les codes sociaux sans savoir si elle était plus ou moins âgée que moi. Enfin bon…



Je la sentais prête à craquer, déjà, ses supplications la menaient vers la voie que j’avais tracée. Bientôt, j’allais connaître le fin mot de l’histoire et pouvoir aller manger un morceau puis me reposer. Car mine de rien, le temps passait. La petite derrière moi vint alors la où je voulais la mener. Elle me dit que tant qu’à cracher le morceau, il n’était pas la peine d’en arriver à de telles extrémités, j’étais tout à fait d’accord avec elle et je ne comptais de toute façon pas en arriver là. Puis elle reprit cette allusion au jeu, comme tout à l’heure en signifiant le fait qu’elle était bonne perdante. Certes, mais cela ne m’intéressait pas. Ah ! Mais la suite en revanche attira mon attention lorsqu’elle dit qu’elle était prête à dire tout ce que j’avais besoin de savoir sans recourir à une quelconque forme de violence. Enfin ! Nous y étions ! Allais-je m’arrêter ? Non, je continuais à marcher, l’air de rien, sans même lui laisser entendre que j’écoutais ce qu’elle disait. Certes j’avais touché le point sensible, mais je n’étais pas encore arrivé assez lui pour crédibiliser la chose. Il fallait montrer que je ne bluffais pas, ou du moins qu’elle en soit elle-même intimement convaincue. Alors il fallait continuer sur cette voie, en sachant parfaitement qu’elle me mènerait à mes fins.

Au détour d’une rue, l’académie ninja s’offrit à nous. Bien, encore un peu et elle serait ferrée dans la gueule du loup. Je maintenais mon rythme de marche, sans céder nullement à ses demandes. C’était un rôle assez chiant à porter, car elle me cassait les oreilles à me supplier, mais il le fallait, c’était nécessaire. Lorsque nous arrivâmes près du grand bâtiment, la fille lança sa dernière phrase. Elle n’essaierait pas de fuir ? Voulait-elle que je l’interroge moi-même ? Eh bien, demandé si gentiment, je ne pouvais refuser… enfin, façon de parler. Je rompais le Kage Mane et me retournais d’un bloc vers elle. Nous allions voir si, au pied du bâtiment qui aurait pu se révéler être la plus atroce salle de torture du monde pour elle, la petite voleuse allait m’apprendre quelque chose d’intéressant. Nul doute que j’avais l’avantage physique sur elle en cas de fuite. Tout mon manège aboutissait ici : il me fallait la vérité nette. Mais il fallait que je lui accorde cette confidence comme une ultime faveur de ma part. En réalité, c’était mon ultime chance à moi de connaître le fin mot de l’histoire.

Aussi, je pris un air dégagé, comme si la situation ne me touchait pas au final. Il fallait lui montrer que son sort ne m’intéressait guère, que je ‘n’avais aucun intérêt à ne pas la livrer. C’était en cela qu’elle allait ou non me dire ce que je voulais. Mais déjà, j’avais une meilleure idée de la personne : soit elle était lâche et prête à vendre ses amis pour échapper à la torture, soit elle volait en solo. Tout me portait donc à croire la seconde hypothèse. Mais je devais avoir des convictions. Aussi, je lui dis, de façon à lui faire comprendre que cela allait être sa dernière bouée de sauvetage avant l’arrivée des requins :


« Alors dis-moi tout. Qui est tu ? D’où viens-tu ? T’es seule dans tes combine ou d’autres salle gosses t’accompagnent ? Ne me mens pas… »

Les quatre derniers mots étaient lancés ainsi, comme le signe irréfutable que sa fin allait être proche si elle ne répondait pas à mes questions.
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MessageSujet: Re: Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru   Mar 12 Mai 2009, 17:06

"Je..."

Naïlo se mordit la lèvre et se relâcha un peu, à présent que le kage mane ne forçait plus ses gestes et sa tenue. Se laissant presque tomber à terre, la demoiselle se mit en position assise, en partie pour bien faire comprendre à son geôlier qu'elle ne comptait pas tenter de fuir, mais aussi parce qu'elle se sentait soulagée qu'il lui laisse une chance. Une chance qu'elle ne devait pas gâcher... Les mœurs de Konoha concernant les voleurs, elle ne les connaissait pas, ne s'étant à ce jour jamais faite coincer ici, encore. Mais dans d'autres villages, Naïlo avait expérimenté diverses prisons, divers geôliers, et si certaines situations fâcheuses ne l'avaient pas trop affectée, certaines en revanche avaient laissé des marques dans le cœur et l'esprit de la jeune fille, parfois même aussi, sur son corps. Frissonnant à ces souvenirs plutôt désagréables, elle secoua la tête pour se ressaisir, avant de relever son joli minois de brunette vers Shikamaru.

"Alors dis-moi tout. Qui es-tu ? D’où viens-tu ? T’es seule dans tes combines ou d’autres sales gosses t’accompagnent ? Ne me mens pas..."

Il ne pouvait savoir qu'elle et les autres voleurs ne faisaient qu'un. Lui mentir ne l'avancerait cependant à rien. S'il l'emprisonnait comme elle le pensait, il remarquerait bien assez tôt que les vols cesseraient et ferait le lien entre elle et les autres. Soit il imaginerait qu'elle les commandait et que sans elle, ils n'agissaient plus, soit il comprendrait qu'elle et ces autres personnages ne faisaient en fait qu'une seule et même personne. Déglutissant, la demoiselle réfléchit à ce qu'elle allait dire. La vérité, certes, mais... Par où commencer? Il posait tant de questions en un seul coup, et c'était la première fois qu'elle dirait la stricte vérité... Pourquoi? Peut-être parce qu'elle ne pouvait s'empêcher d'espérer qu'il lui laisse une chance véritable, ce village auquel elle s'était tant attachée depuis ces deux ans qu'elle y vivait incognito. Au fond, Naïlo se sentait terriblement seule et inutile, et si le fardeau à porter pour sa liberté et son mode de vie demeurait ainsi, elle préférait porter des chaînes et avoir des amis, une famille, des gens sur qui compter et qui compteraient sur elle.

*Réveille-toi, ma grande. T'auras jamais droit à tout ça. Surtout pas dans un bled que t'as pillé, où t'as vécu clandestinement comme ça, et où tu t'es finalement faite chopée... par l'un des shinobis les plus doués du village en plus. Quand bien même parviendrais-je à fuir, il me retrouverait, me rattraperait.*

On ne joue pas au chat et à la souris face à un Nara. Naïlo l'avait bien compris, et comme la souris, c'était elle, mieux valait obtempérer et changer de rôle, à présent. Inspirant un bon coup, elle finit par reprendre la parole, sans se presser, pesant chacun de ses mots, réfléchissant à la meilleure et la plus courte façon de répondre à Shikamaru, qui semblait pressé de se débarrasser d'elle. Naïlo espérait bien donner une réponse satisfaisante au jounin avant qu'il ne se lasse d'elle et ne la fourre dans les bras de shinobis et membres des forces de l'ordre moins sympas que lui...

"Je m'appelle Naïlo. J'ignore si j'ai un nom de famille. On va dire que non. Je ne sais pas vraiment d'où je viens non plus: je vivais dans un cirque avec lequel je voyageais sans arrêt. Mais ce cirque n'étant plus, je faisais route seule jusqu'à ce que je m'arrête à Konoha. Je m'y suis plue, alors j'y suis restée, tout simplement. Quant aux autres voleurs... S'il y en a, je ne les connais pas. J'agis seule, pour ma part."

Elle n'avait pas menti. Il existait sans doute d'autres petits voleurs occasionnels, comme partout ailleurs dans le monde, à Konoha, après tout. Et elle agissait seule. Certes, elle jouait beaucoup de rôles, de personnages différents grâce à son art du déguisement, du grimage et de la comédie, mais ne pas lui révéler ce détail n'était pas un mensonge en soi, et connaître ce détail ne changerait rien, pensait-elle. C'était son jardin secret, après tout, en quelque sorte, ce don qui lui permettait de jouer tous ces rôles, et elle y tenait, l'air de rien. Aussi, comme il n'était pas nécessaire pour elle, dans les circonstances actuelles, de tout révéler de ce côté-là, elle n'en fit rien. Il voulait la réponse à ses questions, et la vérité: elle les lui avait données.

Restait un point essentiel, cependant, à débattre. A présent qu'elle lui avait répondu honnêtement, qu'allait-il se passer? Quelle chance Shikamaru allait-il ou non lui laisser? Hésitante, elle se redressa, se remettant debout face à lui tout en dépoussiérant un peu son short de la main, distraitement, puis, d'un ton un peu craintif, à nouveau, elle conclut:

"Je me doute qu'à présent, j'ai droit à une chambre en taule, enfin, j'imagine, mais... Vous n'avez pas, plutôt, des travaux à me faire faire ou quelque chose du genre pour réparer mon erreur, ici, à Konoha...? Je sais travailler, je... Je sais même faire quelques trucs de ninja! Enfin..."

Elle baissa le regard au sol, mal à l'aise. Après une réponse juste et réfléchie à son interlocuteur, voilà qu'elle se remettait à perdre le contrôle de ses paroles. Mais au fond, ces derniers mots n'étaient-ils pas tout simplement une révélation de ses sentiments pour ce village? Elle n'avait pas peur de mettre la main à la pâte. Elle était tout à fait capable de travailler, plutôt courageuse au fond, et préférait nettement rendre service à Konoha que de moisir dans une cellule à ne rien faire pour payer sa dette. Shikamaru devait l'avoir compris, car tout dans les paroles de la demoiselle et dans le regard qu'elle lança alentour, au village en lui-même, comme si elle craignait de s'en voir expulsée, démontrait son attachement à ce village qui l'avait hébergée malgré lui pendant deux ans. Elle aimait Konoha et désirait y rester... si on le lui permettait, à présent qu'on lui avait mis la main dessus...
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MessageSujet: Re: Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru   Mer 13 Mai 2009, 15:19

Je prenais un petit risque en relâchant ainsi mon Kage Mane. Mais c’était un mal nécessaire. En effet, je devais laissais à mon interlocutrice une sensation de confiance relative, pour qu’elle puisse se livrer à moi. Rester sous l’emprise de ma technique n’était pas la situation la plus confortable pour me livrer ses aveux. Ainsi, je misais tout sur une faille psychologique que nombre d’individus partageaient ; j’espérais qu’elle me serait d’une façon comme une autre, reconnaissante de lui laisser une chance de s’exprimer, ce qui la pousserait à me parler. Je n’avais pas de mot pour désigner cette réaction quasi systématique qu’on les gens de se comporter. Enfin, par ‘les gens ‘, je désignais bien entendus les personnes ayant un cœur et sachant s’en servir, et non toutes les abominations humanoïdes sans sentiments que j’avais dû, avec mes collègues de promotion, affronter. Car il était clair que la jeune fille, avec son air enfantin, n’avait pas un mauvais fond et il aurait été totalement despotique de lui infliger une lourde peine pour ses quelques vols. Elle savait sûrement se servir de son cœur, et c’était pour cela que j’avais effectué mon petit manège.
Mais s’il se révélait que je m’étais trompé – j’en doutais fort- et que la jeune fille se trouvait être une petite peste sans foi ni loi, une tentative de fuite n’était pas à exclure. Cependant, cette hypothèse n’était guère dangereuse car j’avais l’avantage d’être un Juunin et d’avoir largement les capacités physiques de rattraper un civil que je chasserais. Ainsi, je posais les mains sur mes hanches et mon expression se radoucit un peu. Comme si mon masque tombait au fur et à mesure que Nailo se rapprochait de la révélation qu’elle devait me livrer d’une façon ou d’une autre. J’avais l’espoir sans avoir de garantie, que mon petit jeu avait porté ses fruits et qu’elle allait me dire le fin mot de l’histoire à propos de ses amis les voleurs.

Assise depuis quelques secondes face à moi, la jeune fille semblait réfléchir. Un silence relativement long s’installa. Cela fut l’affaire d’une dizaine de secondes, mais dans un face à face les secondes prenaient du temps pour s’écouler. D’autant plus que nous arrivions à l’épilogue de cet entretien. Enfin, elle parla. Elle dit qu’elle s’appelait Nailo, et que son nom de famille lui était inconnu, de même que ses origines qui lui étaient étrangères. Je ne pipais mot, la laissant s’exprimer. Cette fille avait dut avoir un passé difficile et rien que le ton de sa voix, l’imperceptible vibration de sa gorge, laissant entendre comme une idée sou jacente que tout n’avait pas été rose pour elle. Nailo faisait donc partie d’une troupe de saltimbanques qui faisaient route à travers le monde pour un jour disparaitre, laissant la jeune fille seule, sans famille, abandonnée. Alors elle était venue à Konoha, car le village l’avait attiré, comme bon nombre d’autres avant elle. Là encore, je ne dis rien et la laissait continuer, j’étais comme absorbé par ses paroles d’une pureté et d’une vérité hors norme. J’avais l’impression d’être le détenteur d’un secret enfoui depuis des lustres et qui se révélait exclusivement à moi. J’avais presque une certaine compassion pour Nailo. Mais je ne la laissais en aucun cas transparaître sur mon visage. Elle révéla ensuite qu’elle était seule, à sa connaissance, à commettre ces larcins. Voilà quelle avait été la reconversion de cette artiste du cirque.

Un instant passa puis elle reprit, avec un naturel repartant au galop. Je sentais sa nature impulsive et enfantine reprendre le dessus. Nailo demanda si, désormais, elle allait aller en prison et s’il n’était pas plutôt possible qu’elle serve les intérêts du village pour racheter ses erreurs. Je laissais échapper un petit sourire. Quelle idée ! Bien entendu qu’elle n’allait pas aller en prison ! Ce genre d’endroit était réservé aux criminels, pas à une petite voleuse. Seulement, il n’y aurait aucune impunité à son égard. Il fallait qu’elle paye. Les travaux d’intérêts généraux étaient souvent la peine infligée pour se genre de délits mineurs. Elle irait quelques temps sous la direction de Chuunin avides de commander des civils pour apprendre une certaine conduite et, ensuite, les instances de Konoha étudieraient le cas de cette jeune fille pour l’accepter dans le village. Je ne me faisais pas de soucis pour elle : la feuille était une terre d’accueil et jamais Tsunade-sama ne laisserait une orpheline sans racine errer à l’extérieur, en proie aux dangers les plus affreux. De plus, la fille avait un talent manifeste pour agir en toute furtivité : après avoir été acceptée dans le village, rien ne l’empêcherait de devenir ninja. D’autant plus qu’elle venait de me révéler qu’elle connaissait « quelques trucs ».
Le temps du silence était fini pour moi.
Alors je poussais un petit soupir avant de lui adresser un petit sourire.




« Ok… Tout est clair. »

Voilà, le fin mot de l’histoire avait été révélé. Cependant, nous n’allions pas nous arrêter là. Je devais finir ma mission. Aussi, je la pris par les épaules et la dirigeais vers le bâtiment pour entrer dans l’académie ninja. Je devais la présenter aux autorités pour qu’elle réponde de ses actes. Je savais pertinemment qu’elle n’encourrait qu’une peine tout à fait mineure, juste de quoi rembourser le mal engendré par ses vols, rien de plus. Aussi, j’étais prêt à plaider en la faveur de ce bout de femme au cas où les choses n’allaient pas dans la direction souhaitée. J’avais même une petite idée personnelle concernant sa peine. Enfin, j’allais suggérer cela plus tard à Tsunade en personne. L’avenir de Nailo était enfin fixé.
Alors que nous marchions à pas lents dans les couleurs vides et lumineux, je lui indiquais d’une voie claie et non hostile comment allaient se dérouler la suite des opérations.


« Bon, j’vais te mettre entre les mains des Juunin de l’académie pendant un moment. Là, ils te reconnaitront comme la personne qui a commis les vols en ville. Tu devrais répéter la même chose qu’à moi et tout se passera sans problèmes. La prison n’est pas pour toi et je sais très bien où tu seras utile alors n’aies crainte de rien… »

Je lui adressais un grand sourire en lui tapant sur l’épaule.

« Fais-moi confiance ! »

Nous étions arrêtés devant une massive porte en bois. Derrière, une grande salle où se réunissaient les instances dirigeantes de l’académie. C’était là où l’on pouvait déposer les requêtes urgentes sans avoir à aller vers d’autres bâtiments situés à l’extrémité de la ville. C’était en quelque sorte un point relais dans l’autorité du village. Je savais qu’à l’intérieur, les ninjas étaient disposés et capables de diriger Nailo. D’autant plus que, dès mon départ, j’allais directement régler les quelques éléments qui dicteraient la prochaine destination de la jeune fille.
Je luis fis signe d’entrer, seule...


« Allez vas-y … On se reverra ! »
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MessageSujet: Re: Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru   Mer 13 Mai 2009, 20:47

Naïlo déglutit, tandis que Shikamaru la poussait à entrer seule dans cette pièce. Il ne l'accompagnerait donc pas? Sans doute ne se doutait-il pas de la confiance et des espoirs secrets qu'avait placé la jeune femme en lui, à lui répondre aussi honnêtement au lieu de mentir ou de garder le silence. Certes, la crainte de vivre un nouvel enfer entre les mains de membres des forces de l'ordre peu scrupuleux avait quelque peu encouragé Naïlo à obtempérer, mais rien ne l'y avait obligé non plus. Elle connaissait quelque peu ce jounin, ce Shikamaru, et au fond, elle l'admirait. Si elle lui avait dit la vérité, c'était surtout parce que, quelque part au fond d'elle, Naïlo espérait malgré tout. Quel espoir exactement, elle n'aurait su le dire elle-même, du moins n'aurait-elle pas pu le définir clairement. Mais elle espérait. Elle voulait croire que malgré sa condition actuelle, cet homme accepterait de lui laisser une chance, sa chance, une voie plus honnête et utile à suivre que son petit chemin actuel, et surtout, une voie plus fréquentée. La solitude ne lui pesait que trop depuis tout ce temps à vivre sans sa troupe, sans ami véritable sinon ceux que s'étaient fait ses avatars. Personne ne la connaissait sous "son véritable moi", ici.

"Bon, j’vais te mettre entre les mains des Juunin de l’académie pendant un moment. Là, ils te reconnaîtront comme la personne qui a commis les vols en ville. Tu devrais répéter la même chose qu’à moi et tout se passera sans problèmes. La prison n’est pas pour toi et je sais très bien où tu seras utile alors n’aies crainte de rien... Fais-moi confiance!"

Lui faire confiance... Et cette tape presque trop amicale pour être vraie, sans parler de ce sourire... Perdue, Naïlo le considérait, sans comprendre. D'abord, il se montrait très dur et intransigeant, menaçant presque, et à présent, il changeait du tout au tout? Pourquoi? Juste parce qu'elle lui avait répondu honnêtement? Au fond, qu'importait? La surprise passée, Naïlo répondit à Shikamaru par un énorme sourire, même si elle n'osait pas vraiment y croire. S'il lui offrait sa confiance et cette chance qu'elle espérait tant, elle s'y accrocherait!

"D'accord! Je vais y aller, et je ferai ce qu'on me dira..."

Ce qu'on lui dirait... "La prison n’est pas pour toi et je sais très bien où tu seras utile alors n’aies crainte de rien..." Oui, mais quoi? Qu'avait-il en tête la concernant? Quel genre de travaux d'intérêt public allait-on lui faire faire dans ce village, et pendant combien de temps? Et après, qu'adviendrait-il d'elle? Replaçant une mèche des longs cheveux noirs et soyeux qu'elle portait aujourd'hui en place derrière son oreille, elle lança un regard en direction de la pièce dans laquelle, apparemment, tout se jouerait pour elle concernant son avenir proche. Une bonne inspiration, et elle y entrerait, suivant les consignes du Nara qui l'avait capturée ce midi. Ce midi... En y pensant, elle n'avait toujours pas mangé, avec ça! Deux jours qu'elle n'avalait que de menus repas, trop menus pour bien remplir son pauvre estomac!

*Bah, j'imagine qu'aux travaux publics, ils me laisseront pas non plus mourir de faim. Allez, chut l'estomac, et go la nouvelle aventure!*

"A bientôt, alors, peut-être, monsieur Nara. Et... merci."

Sur ces derniers mots, elle entra, décidant de laisser entre les mains de Shikamaru son avenir immédiat, lui faisant confiance au même titre que lui semblait lui avoir offert la sienne, en tous cas pour cette fois...
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MessageSujet: Re: Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru   Jeu 09 Sep 2010, 23:16

Ven 15 Mai - 9:02 a écrit:


°¤ Evaluation ¤°

¤¤ Une mission très bien traitée, j'avais du mal à croire que Nailo était bel et bien la vraie coupable >.< !

Des Rps actifs, dynamiques et une mise en abime parfaite de vos personnages. L'ensemble est bien écrit et spontané.

Shikamaru =) je retrouve sans arrêt la même faute et dans tous tes rps >.<' >> touts écrit comme ceci ca n'existe pas Razz >> soit c'est tous, soit tout: voilou Rolling Eyes
Quelques erreurs de conjugaison et d'orthographe, rien de bien grave ¤

Arrow Nailo : 11 points / Shikamaru : 12 points
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MessageSujet: Re: Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru   

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Mission de rang C: La pickpocket et Shikamaru

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