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 Nostalgie sanglante [PV Tilika]

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Onitsuki Akkisanbi
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MessageSujet: Nostalgie sanglante [PV Tilika]   Dim 19 Avr 2009, 22:40

[J’ai remanié ce post pour qui soit la suite de mon passage à Konoha]

Kumo, village de brume cachant milles tourments,
Abritant des âmes corrompu et dément,
Tu ne m’hérite que de voir tes hautes tours,
Bruler dans les feux ardant de mon sombre courroux.



La nouvelle que j’avais appris de Taku m’avait dans un premier temps ébranlé, puis m’avais mis dans un colère noire. A quoi bon avoir sacrifié cinq ans de sa vie pour cet enfoiré de Danzou. Comment un être comme lui avait pu devenir Hokage. Refusant de servir cet homme, j’étais partie, précisant à Taku que se retrouverai dans un village au nord, vers le pays de la foudre. Mais ma colère était toujours présente, et le jeune shinobi pu faire rapidement la connaissance Sokou nibi avant que celui-ci l'assomme. Prenant pas le temps de l’achever, je m’envola vers le nord déployant mes quatre ailes de chakra. Au bout d’un certain temps, je tombai de fatigue sur une grand pleine verte avant de reprendre simultanément mon apparence humaine. Je restai un moment allongé par terre, afin de reprendre des forces et calmer mes envies de meurtre, bien que cela semblait impossible. Finalement je finis par me redresser, et pu rapidement constater que mes habit étaient en lambeau sous l’effet corrosif du chakra du Yonbi. Après cette constatation sans importance, je me hissai sur un grand rocher. Le paysage était magnifique, l’herbe verte ondulant au grès du vent tel une mer terrestre. Un doux tapis se déroulant sur... Kumo.

Voilà treize longues années que je n’avais vu mon village natal, ce village qui m’avait conçut pour être une arme. Avant même que je sois né, mon destin avait été tout tracé, j’étais destiné à devenir un réceptacle et à servir le village de la brume toute ma vie. Malheureusement pour eux, certaine création peuvent très vite se retourner contre leur maître. La plaine n’avait pas changé depuis ces longues années ; toujours aussi grandes, interminables. J’en avais un mauvais souvenir puisque la première et la seule fois où j’avais pu la voir c’était lors de ma désertassions. Mon regard se reposa sur la ville. Assis sur le haut d’un roché planté dans la vaste plaine, Je regardais la ville avec une nostalgie sanglante. Mais que me souvenais-je de ce village ? Je me rappelai de cette grande salle blanche où on me forçait à contrôler mon démon à en perdre raison, où on me forçait à obéir et à cloitrer mes sentiments au plus profond de moi, car une arme ne doit pas avoir de pitié, le résultat fut convainquant puisqu’aujourd’hui encore j’étais un être apathique enfermé dans une bulle de verre. Mais je n’avais jamais renoncé à mes sentiments, c’est sans doute à cause de cela que j’en étais ici maintenant. Si je ne savais ressentir, je ne serais jamais mis en colère et n’aurais jamais… Si j’avais accepté de devenir un être sans âme, je serais toujours dans ce village, mes parents seraient toujours en vie, et je serais toujours considéré comme un objet haïs de tous. Étais-je triste d’avoir renoncé à tout cela ? Tss, je souris à ses pensées que je trouvai puériles. Qui voudrait d’une vie comme cela, une vie où tout le monde à peur de vous, qui vous haït ? Même vos propres parents ? Etrangement chez les jinjuuriki, ce n’est pas le Bijuu en lui-même auquel les humains sont effrayés, mais le réceptacle. Lui qui a le courage de porter un démon en lui, il devrait être soutenu, admirait… Que nenni, il est tout au plus considéré comme un monstre, comme s’il en avait décidais lui-même ainsi.

Je me demandais bien ce qu’étaient devenu les gens que j’avais connu jusqu’à mes six ans, les enfants du village par exemple, que j’avais toujours regardé de loin car, comme un troupeau de gazelle, ils s’enfuyaient toujours lorsque le petit être aux yeux verrons que j’étais s’approchait trop d’eux en fauve pacifique. Ils avaient du devenir des shinobi. Tient ? Que ce serait-il passé si je n’avais pas été un réceptacle ? J’aurais été aimé, comme un enfant normal ; j’aurais grandit, comme un enfant normal ; je seraits rentré dans l’école des shinobi, comme un enfant normal ; aurais passé mes grades, comme un shinobi normal ; aurais servis mon village, comme un adulte normal…. Aurait vécu comme un homme normal. Il suffit d’un rien pour que cet équilibre soit rompu, deviez une fois de la route de la normalité et vous sombrerez dans les méandres du rejet. Pourquoi j’étais revenu ici ? Ne dit-on pas que les meurtriers reviennent toujours sur les lieux du crime ? Mon premier meurtre… quel nostalgie. Autrefois j’en avais éprouvé une peur maladive, mais aujourd’hui, en y repensant, je n’avais aucun regret de mes actes. Je se demandai un instant ce qu’était devenu ma maison, mais très vite mes pensées disparurent. Elle devait être abandonnée, qui voudrait vivre dans la maison d’un clan maudit ? D’un clan qui n’existait plus ? J’avais tué le reste du clan Akkisanbi qui se résumé à quatre membres, seul survivant de la dernière guerre. Maudit je vous dis !

Me levant de mon roché, je remarquai deux ombres passer la porte de Kumo. Tient ? M’avait-on remarqué ? Vu la direction que les deux juunin prenaient, oui. Je fis un petit coucou provocateur aux deux shinobis et partie vers la droite vers la partie du champ où étaient dressées d’immenses pierres avec lesquelles on pouvait aisément slalomer. Comme prévu les deux juunin me suivirent. Après avoir joué à cache-cache avec eux, je sautai sur un des plus hauts dolmens et les regardai avec un petit sourire aussi gamin que faux. Lorsque l'un d'eux s'approcha de moi, je l'interpellai : "Oh ! Mais que voix-je ? Ne serais-tu pas Tetsuya Ashikoto ?"
L’un des deux juunin se retourna vers moi, les yeux écarquillé de surprise. L’autre était encore en train de me chercher. Alors que mon interlocuteur restait autant choqué que de marbre, je sautai de mon piédestal pour atterrir devant lui avec mon éternelle petit sourire. Le shinobi, cherchant ses mots, finit par lancer : "C… comment savez-vous mon nom ?
- Oh ! Tu ne me reconnais pas ? Cela m’attriste au plus au point…
- …
- Je suis Akkisanbi !
- Hein ? Kitsuke ? Mais… on te croyait disparut lors de ta dernière mission !... Et attend t’étais pas blond ?
- … Qui t’as dis que j’étais Kitsuke ?
- Ben à part toi, toute ta famille à été tué par l’ancien jinjuuriki que l’on a tué par la suite.
- Ah ? Et c’est officiel ?
- Bah oui, enfin c’est ce qu’on nous a dis il y a treize ans, j’avais que dix ans en ce temps là.
- Ah… donc officiellement je suis mort ? C’est cool ça ! Franchement ça fait plaisir…
- Hein attend… tu… cet œil rouge… non…"

Testsuya sauta en arrière, brandissant un kunaï, passant d’un air posé d’avoir retrouvé un soi-disant ami, à un air terrifié. Je répondis d'un air las à sa réaction : "Tsss, Tu viens juste de capter ?
- Tu es se monstre d’Onitsuki !
- … Toujours à juger les gens avant même de les connaitre à ce que je voix, vous n’avez pas changé… et c’est pour cela… que je vous DÉTESTE !!"

Je brandis ma faux pour l’abattre sur un shinobi abasourdit de voir un « fantôme », mais l’autre juunin apparut, bloquant l’attaque. Les deux regards se croisèrent avant que les deux armes se rejettent et que les deux hommes reprennent une position de défense et d’attaque, puis je lança : "Tient ! Et voilà Kishyu Motoku !
- Comment ?...
- Fait attention ! C’est Akkisanbi Onitsuki !
- Comment ? Le monstre ?
- … Toujours aussi fin dans les appellations. Mais comme vous me traitez de monstre, je vais me faire un plaisir de jouer se rôle jusqu’au bout."

J’affichai un sourire presque démoniaque, si bien que les deux juunin n’étaient plus sûr de le remporter. L’un d’eux fonça sur moi, kunaï en main, mais j’esquivai sans peine et lui fis un croche pied afin qui tombe, avant de m’assoir sur lui, bloquant tout mouvement. D’un geste vif j’attrapai le kunaï et le lançai sur l’autre shinobi, l’arme vint se planter dans son habit avant de le clouer contre un rocher. Avant qu’il ne se dégage, Oni attrapa un autre kunaï et bloquant l’autre manche, rendant immobile son adversaire. "Tintintin ! Et beh ! On fuit une vieille connaissance ?, dis-je d'un air amusé.
- Laisse-nous partir ! On t’a rien fait !
- Hum… de un tu te trompe, m’appeler et me regarder en monstre, j’ai jamais pu le supporter. Et puis j’aime bien voir la peur sur les yeux de mes victimes…
- Et alors ! Oui t’es un monstre ! Vu ce que t’as fait à tes propre parents ! Retrouvés démembrés au quatre coin de la pièce.
- Humm… le démembrement c’est tout un art ! Tu veux que je te montre ?
- Hein ?"

A peine ces mots furent dis, que j’attrapa un kunaï ainsi qu’un bras de Kishyu sur lequel j’étais assis. Puis, sous un ton de recette de cuisine, je commençai : "Bon tout d’abords tu prends le membre…
- Que… Arrête ça !!
- Tu coupe les tendons avec un objet tranchant. Enfin autrefois j’avais fais si ça avec les dents, mais là je ne suis pas dans une position confortable pour le faire.
- Aaaaaaaaaaaarrghhh !!
- A bah oui ça fait mal ! Mais cris encore une fois et je t’arrache la mâchoire. Ensuite tu prends le bras, et tu tire d’un coup sec, normalement l’os se déboite et tout se déchire."

J’attrapai le bras mutilé de son « fauteuil » et l’arrachai dans un craquement sinistre et un horrible déchirement de chair, le tout accompagné par un long cri d’agonie. Et comme promis, en tant que bon sadique, je me retournai vers le visage de Kishyu, mis ma main dans sa bouche et rapidement, arracha sa mâchoire que je lançais au loin dans une giclé de sang. Je regardai ensuite Tetsuya, cloué au mur, tremblant comme une feuille les larmes aux yeux pendant que son ami agonisait milles tourment en se vidant de son sang. "J’avais prévenu pour la mâchoire, maintenant tu ne risque plus de te la déboiter en hurlant, soit optimiste !
- Tu n’es qu’un taré ! T’as pas de cœur ou quoi ?!!
- Oh ! On m’a élevé comme ça ! « Une arme n’a pas de sentiment, une arme n’est faite que pour tuer, elle n’a pas de pitié ». Des mots que j’entendais tout les jours… donc te plains pas envers moi, mais à tes supérieurs ! Tient au fait ! T’avais les yeux fermés là ! T’as du mal voir comment en démembre un bras, t’inquiète, je te remontre avec l’autre ! Je suis sympa hein ?"

Après un long moment d’agonie où je s’amusais artistiquement à découper un corps en vie, sa victime finie par en perdre raison. Alors qu’il n’était plus que tronc, je me levai et attrapai sa faux dans le but de lui trancher la tête.
"ARRÊTE CA !!
- Quoi ? Tu veux qu’il vive dans cet état ? Est-ce de la pitié ou de l’égoïsme ? Si j’étais sadique je le laisserai en vie, avec ses 90% de chance qu’il meurt dans l’agonie. Tu voix je ne suis pas si horrible."

D’un geste à la fois souple et sec, je fis tournoyer ma faux qui trancha net la nuque de mon jouet ; sa tête roula sur le côté et une giclé de sang vint peindre les dolmens dans un magnifique art abstrait. Puis je me dirigeai vers mon autre victime, que je trouvais bien plus appétissante que l’autre. Alors qu’il se débattait à en perdre haleine, je plantai un kunaï dans son épaule ; cela eux l’effet de le calmer d’un coup.
"Tu as peur ?
- … Je me demande juste quel village à pu vouloir de toi !
- Hum… autrefois ce fut Konoha, c’est eux qui m’ont formé en shinobi.
- Que… autrefois ?
- Après j’ai passé entre quatre et cinq ans à l’Akatsuki et aujourd’hui je suis nukenin. Mais bon, en quoi cela peut interesser un futur defun ?
- Qu...AAARGGHH !"

Je venais d’enfoncer ma main dans la poitrine de ma victime, enlaçant doucement de mes doigts le coeur encore palpitant du shinobi. C’était doux et agréablement chaux. Je trouvais ça tellement agréable.
" Tient ! Tu sens mes doigts là ? Vu t’as tête horrifié je me dis que oui, uhuh !
- T’es qu’un taré !
- Hum… "

J’arrachai son cœur en même temps que le cri de ma proie, et le porta à la bouche pour mordre dedans, me délectant de chaque bouchés. La sensation de sentir le sang et la chair encore chaude couler dans ma gorge avait presque quelque chose d’excitant. Je regardai mon adversaire agonisant avec un regard presque pervers avant d’afficher un sourire d’ange aux lèvres ensanglantées par le sang d’un autre.
"Tu savais qu’on peut vivre au moins dix minutes sans un cœur avant de mourir par manque d’oxygène ?
- Ca… nni… bale…
- Ah non ! Je ne suis pas un cannibale ! Tu l’as dis toi-même ! Je suis un monstre, toi, un humain. Les cannibales mangent ses semblables, je mange un humain là, pas un monstre, je mange donc pas mes semblables, je ne suis donc pas un cannibale ! CQFD…. Oh merde il est mort…. Pfff ce n’est pas amusant ça…"

Soudain j’entendis un bruit. J’engloutis vite fait le reste de mon repas et m’essuyai précairement la bouche avec le bras, prenant en même temps ma faux. Puis rapidement sautai sur un rocher avant de me trouver nez à nez avec…

"Oh ! Une petite sourie qui s’est perdu !"


Dernière édition par Onitsuki Akkisanbi le Mer 23 Déc 2009, 05:08, édité 3 fois
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Moana Tilika
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MessageSujet: Re: Nostalgie sanglante [PV Tilika]   Mar 21 Avr 2009, 19:39

*Je le déteste! Je veux pas! Je veux pas rester là-bas avec lui!*

*Tili-chan, sois raisonnable! Moi non plus je ne l'aime pas, pas du tout même! Mais tu n'as pas le choix... Je serais bien incapable de te fournir le logement décent, la nourriture régulière, les vêtements, l'éducation dont tu as besoin, et encore moins cet entraînement que tu souhaites suivre, moi! Qui veillera sur toi, ta santé et ta croissance, si on s'en va? Tu n'as que six ans. Seule, dehors, enfin, même avec moi... Dans le vaste monde, tu n'as aucune chance!*

La petite fille avançait d'un pas presque rageur. Suivie par une espèce de petit agneau blanc, tout ce qui aurait pu passer comme banal, sauf que ce dernier portait un grelot doré à une oreille et semblait tenter de la retenir. Mais la fillette marchait, encore et encore, les yeux rougis autant que son petit visage rond sous la colère qui l'habitait. La bestiole avait attrapé un pan de sa robe entre ses dents et tirait en vain en arrière pour la retenir d'aller plus loin vers l'inconnu. Les mots qu'ils s'échangeaient passaient directement d'un esprit à l'autre et restaient donc inaudible à quiconque assisterait à la scène, la gamine et sa petite invocation étant liées par un lien télépathique leur permettant de communiquer en privé et plus aisément. Plus aisément, car Tilika ne pouvait parler, privée de voix depuis sa naissance. Elle avait appris très tôt à lire et à écrire pour compenser ce handicap, mais certaines situations rendaient ce moyen de communication plutôt encombrant, lent et peu évident. Quant au langage des signes... Les personnes capables de le comprendre se comptaient sur les doigts de la main de par le monde des shinobis.

Stoppant soudain net sa course, l'enfant s'était retournée face à la peluche de laine, la fusillant de son regard sombre. Soit elle murmurait, soit elle ne parlait que par le biais de ce regard, car si quelqu'un s'était trouvé alentours, il n'aurait rien entendu. La conversation muette entre les deux individus miniatures n'était pourtant pas spécialement calme et discrète, mais presque orageuse. Étrange dialogue qu'était celui-là!

*Six ans ET DEMI! Et je serai mieux seule que avec LUI! Je m'en fiche de mourir, je veux pas rester! Et d'ailleurs je mourrai pas! Je me laiss'rai pas faire!!!*

La lâchant subitement, Kiny la fusilla à son tour du regard, les grands yeux couleur ciel de l'agneau s'étant soudain considérablement assombri. D'un coup de tête, il bouscula la petite fille, la faisant tomber sur le derrière, dans l'herbe de cette plaine qu'ils pensaient déserte.

*Ne dis pas des choses pareilles! Si tu meurs, ta maman sera morte pour rien! Tu n'en n'as pas le droit!*

Un silence, long, troublé uniquement par le vent et l'annonce d'un orage dans quelques heures dans le ciel gris de Kumo, s'installa entre les deux protagonistes de cette curieuse altercation. Silence dont eux seuls avaient conscience, du moins, et qui se vit interrompre par un cri déchirant, suivi d'autres ensuite. Quoi qu'il fut en train de se passer non loin de là, c'était quelque chose que l'enfant comme son espèce de peluche préféraient sans doute ne pas voir... Partageant alors un regard surpris et angoissé à la fois, Tilika et Kiny en oublièrent leur dispute et, se relevant, la fillette se rapprocha de l'agneau et le prit dans ses bras comme s'il s'agissait effectivement d'une peluche, rôle que son petit compagnon avait l'habitude de jouer régulièrement.

*Qu'est-ce que c'était...?*

*Je ne sais pas. Mais on ferait mieux de vite rentrer et prévenir quelqu'un au village qu'il se passe quelque chose...*

Rentrer au village; voilà bien la dernière chose dont avait envie la fillette, même en pareilles circonstances. La peur qu'elle pouvait bien ressentir à entendre ces cris et autres sons tout aussi peu rassurants ne parvenait pas à égaler ou surpasser sa colère envers ce tuteur qu'elle haïssait et qu'elle avait décidé de fuir quoi qu'il lui en coûte... une fois de plus. Alors, aussi étrange que cela puisse paraître comme réaction de la part d'une mioche de six ans, elle s'avança vers l'endroit d'où leur parvenaient ces sons, comme un papillon de nuit serait attiré par la lumière envoûtante et pourtant fatale d'un piège à insectes brillant dans la nuit. Affolé, Kiny tenta bien de convaincre Tilika de rebrousser immédiatement chemin et de courir à Kumo appeler à l'aide, mais ce fut en vain. L'enfant ne l'écoutait pas, et, silencieuse comme l'ombre qui collait à ses pas, elle parvint près, de plus en plus près de la zone d'où émergeaient tant de sons inquiétants. Figé, l'agneau n'esquissa plus le moindre mouvement dès lors qu'un personnage des plus effrayants venait d'apparaître sur ce gros rocher, devant eux. La pierre barrait la route à Tilika et dissimulait à son regard enfantin le tableau sanglant qu'avait peint le shinobi perché face à elle, à présent, mais elle pouvait néanmoins deviner aisément que quelque chose d'atroce avait du se produire. En effet, si la vue ne lui permettait pas de voir la scène dissimulée par le rocher, l'odeur du sang flottant dans l'air, tenace, lui donnait presque la nausée. Sans compter le fait que cet homme, là, était couvert d'hémoglobine...

"Oh! Une petite souris qui s’est perdue!"

Une souris? Drôle d'appellation pour Tilika, qui dévisagea alors l'inconnu des pieds à la tête. Loin de crier de terreur face à spectacle aussi angoissant et sanglant, l'enfant, haute comme trois pommes, l'observait. Pas comme un monstre. Simplement avec un mélange de curiosité et d'incompréhension, mêlée à de la peur. Forcément, quel enfant n'aurait pas eu peur devant ce genre de spectacle? Mais malgré ses craintes, la petite Tilika ne fuyait pas, ne poussait aucun hurlement, rien. Elle se contentait d'observer, calmement malgré les sentiments qui pouvaient bien l'animer, serrant juste sa grosse peluche laineuse dans ses bras comme pour la protéger en cas de danger... Qu'allait donc faire le "monstre" face à pareille situation, tant d'innocence, et si jeune en prime, offerte à sa violence s'il le souhaitait, et qui pourtant ne tentait même pas de sauver sa peau, en un geste de fuite qui aurait été des plus naturels? La dévorer, elle aussi? L'effrayer? Tenter un quelconque dialogue avec l'étrange petite "souris"...? Immobile, Tilika n'osait pas esquisser le moindre mouvement, laissant le shinobi couvert de sang et armé décider de la suite des événements, en somme, sans aucun jugement dans son regard. Juste de la crainte et sans doute, beaucoup de questions...

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MessageSujet: Re: Nostalgie sanglante [PV Tilika]   Mer 30 Déc 2009, 03:54

Spoiler:
 

L’atmosphère entre deux personnes qui se regardaient mutuellement, se dévisageaient, se toisaient, était lourde.
Tel deux fauves voulant se sauver mais qui n’arrivaient pas à défèrent leur regard.

Qu’une personne arrive sur mon lieu de crime, cela ne m'étonnait en rien. Mais que ce soit une petite fille... si je n’étais pas encore dans l'excitation du meurtre, j’en serais abasourdis. Malheureusement pour elle, ce ne fut pas le cas. En ce moment, la petite fille qui se trouvait devant moi était tel une sourie entre les pattes joueuses d’un chat sans états d’âme. Je n’attendis guère une quelconque réplique de la part de la gamine, je brandis ma faux et l'abattit sur dans un total silence... Mais le coup n’arriva jamais à sa cible. Le bras tendu et tremblant, la lame courbée frôlant à peine la chaire de la petite fille, j’étais comme figé dans mon élan. D'abords affichant une expression d’étonnement, un léger sentiment de peur se propagea en moi. Etais-je pris dans un jutsu ? Etais-ce cette petite fille ?...
- C’est moi..., résonna une voix sombre et sévère dans mon esprit.
- Sokou !?
- Qu’est-ce qui te prend !? Regarde ce que tu attaque ! Ta folie aurait-elle pris le dessus sur ta raison !? Heureusement que ton sceau s’affaiblit quand tu perds raison. Sinon je n’aurait pu t’arrêter. C’est un enfant !!!
- ...


Que le démon le plus pacifique et rationnel des neufs soit enfermé dans le corps d’un névrosé était quelque chose d’assez étonnant. Comme si les rôles étaient inversé. Mais vous allez me dire que Sokou a tué mes parents ? Oui, mais dans un but de protection. La démone peut devenir bien agressive face à ceux qui s’en prenne à moi. Chose que la fillette au yeux améthyste n’a pas encore fait. La Bijuu libéra son emprise sur moi en même temps que mon arme glissait d’entre mes doigts. Me rendant compte de ma bêtise, je m’effondra, me mettant à genoux avant d’enfouir ma tête dans mes mains. « Bordel mais qu’est-ce que j’ai foutu... », murmurais-je.
Trop d’évènements avaient soudainement changés ma vie. Si bien que j’en avais perdu tout fil au point de faire n’importe quoi. L’Akatsuki, Konoha, une éternelle fuite que me rendit paranoïaque...
Toujours recroquevillé sur moi même, les seuls mots que je pus dire à la petite fille fut : « Je suis désolé... »
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MessageSujet: Re: Nostalgie sanglante [PV Tilika]   Jeu 31 Déc 2009, 01:01

Le prédateur à la bouche encore couverte d'un sang frais plus étalé qu'essuyé proprement avait levé son arme en direction de Tilika, et Kiny en avait pissé sur place, bien qu'il demeura aux côtés de son invocatrice. Les pattes tremblantes, l'agneau semblait complètement terrorisé, contrairement à la petite fille. Elle, en revanche, n'avait pas cillé... Au moment où la faux s'était abattue en sa direction, sa seule réaction fut d'immédiatement s'interposer entre l'arme meurtrière et la minuscule invocation, bras écartés face à l'étranger, la boule de laine dans le dos de la petite fille. Elle analysait très vite les expressions de visage de l'homme en face d'elle... De la folie ou quelque chose du genre, puis de la surprise, et enfin, tandis qu'il stoppait net son geste, la pointe de sa faux à quelques centimètres à peine de son crâne à elle... de la peur. Encore une personne avec un seul corps pour deux personnages...? Tilika ne saisissait pas vraiment la nuance entre schizophrénie, Jichiriuriki et autres soucis de ce genre, mais elle avait capté qu'en ce monde, il existait apparemment des gens possédant deux esprits dans un seul et unique corps. Comme son tuteur. Comme le senseï de ce dernier. Sur le coup de l'arme s'abattant vivement dans sa direction et celle de son ami, Tilika n'avait agi qu'instinctivement, et bien que son vis à vis put lire de la frayeur face à ce geste de sa part, dans le regard améthyste de la gamine, il put aussi y lire une farouche détermination à protéger la peluche qu'elle défendait de son propre corps, ainsi qu'un courage, une témérité ou une folie étonnante. Quel enfant de son âge pouvait ainsi demeurer droite face à lui en pareilles circonstances?! Ne devait-elle pas fuir, aller pleurer dans les jupes de sa mère, pisser dans son pantalon sous l'effet de la terreur?

* C'est qui celui-là?! Pourquoi il nous attaque? Pourquoi il a arrêté son attaque d'ailleurs? Et pourquoi il a du sang autour de la bouche...? *

Fronçant les sourcils, la fillette écarta la peur qui lui tenaillait les entrailles pour se fixer à nouveau sur son analyse du personnage et de la situation. La zone entière empestait le sang... et l'urine, après la frayeur que Kiny venait de subir. Décidément, quel couard, lui! Surtout que finalement, l'étranger n'avait pas frappé. Revenant à ses pensées premières, Tilika se demanda le pourquoi de ce changement de résolutions, et d'expression de visage. Souffrait-il deux esprits dans un seul corps, comme Seridan et Fract, ou Kichigano et Kamenchii? L'un des deux ayant désiré la tuer, lui faire du mal, tandis que l'autre pas? En tous cas, le gars semblait perdu et coupable, sur le moment... Il venait de tomber à genoux, laissant retomber sa faux, et enfouissant son visage entre ses mains.

« Bordel mais qu’est-ce que j’ai foutu... »

Bonne question. Mais n'était-il pas davantage à même d'y répondre que la minuscule demoiselle, devant lui, qui le fixait avec ses grands yeux sombres emplis d'incompréhension et d'interrogations...?

« Je suis désolé... »

Voilà qu'il s'excusait. De plus en plus bizarre. Et puis... Désolé pour quoi? De l'avoir attaquée ainsi? D'avoir dévoilé son problème de dédoublement de personnalité devant une si jeune enfant? D'avoir massacré quelques shinobis kumoïens, là-bas derrière ce gros rocher qui dissimulait l'horrible scène au regard de la petite fille, mais qu'elle devinait de par l'odeur tenace de sang dans l'air? Dans tous les cas, Tilika ne pouvait obtenir aucune réponse si elle ne posait pas de question au préalable. Et rédiger ces dernières sur papier devant ce parfait inconnu à l'air plutôt dangereux lorsque le personnage agressif reprenait le dessus sur l'autre dans ce corps qu'ils semblaient partager tous deux serait pure folie de la part de la petite fille. Pourtant, elle sortit le carnet de sa poche, ainsi que son portemine. Rassurant Kiny d'une ou deux tapes sur la tête, elle lui sourit, comme pour dire « Ça va aller, calme-toi... Tout va bien! », elle reporta ensuite son attention sur son désormais interlocuteur, avant d'entamer sa rédaction, tout en gardant un œil sur lui régulièrement.

- De quoi vous êtes désolé, monsieur? Et vous avez aussi deux personnes dans un seul corps, vous? Pourquoi vous avez voulu me frapper, puis vous ne l'avez pas fait? -

Une chose à la fois. Pour les autres questions, elle verrait en fonction des premières réponses de l'inconnu... pour autant qu'il veuille seulement répondre. Les réponses à ces trois questions-là l'intriguaient déjà beaucoup et répondraient sans doute à d'autres de ses interrogations, d'ailleurs. Arrachant la petite page du bloc note, elle la tendit à l'étranger, le regard plein de perplexité face à lui. Il ne lui faisait pas peur. Il l'intriguait. Pas comme un adulte devant un animal de foire, mais comme un enfant innocent cherchant à comprendre la situation dans laquelle il se trouvait, tout simplement.

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Onitsuki Akkisanbi
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MessageSujet: Re: Nostalgie sanglante [PV Tilika]   Jeu 31 Déc 2009, 02:39

Spoiler:
 

Je ne bougeais plus, n’osant lever la tête pour affronter le regard de la petite fille que j’avais faillis tuer dans ma folie. Enfermé dans mon monde, je n’entendais de l'extérieur que de rares bruits de pas, les bêlements d’un agneaux effrayé et des bruits de frottements, comme si elle cherchait quelque chose dans son sac. Que faisait-elle ? Pourquoi ne partait-elle pas ? Pourquoi n’était-elle pas effrayée ? Je sentis qu’elle s’approchait de moi, pour m’attaquer ? Je relevai légèrement la tête et vit qu’elle me tendait un morceau de papier. Je l’attrapai, sans vraiment chercher à comprendre, et le lus en diagonal en restant à terre. Même si je pus lire distinctement, dans une écriture appliquée d’enfant : - De quoi vous êtes désolé, monsieur? Et vous avez aussi deux personnes dans un seul corps, vous? Pourquoi vous avez voulu me frapper, puis vous ne l'avez pas fait? - je ne répondis pas, et replongea ma tête dans mes bras.
- J’en connais un qui veut pas parler, susurra Sokou à ma conscience d’une voix amusée. Tu pourrais lui répondre, elle a déjà du courage pour te parler.
- Qu’est-ce que ça peut lui faire... me suis excusé, elle peut partir maintenant.
- J’aime pas quand tu es comme ça, tu es incompréhensible ! Où est le problème ?
- Laisse-moi tranquille...
- ... Bon je vais répondre à ta place alors ?
- Si tu veux, moi j’ose pas...
- On dirait un enfant...

Soudainement, je relevai lentement la tête pour regarder la petite fille. Mon regard, mon expression avait totalement changé, et pour cause puisque ce n’était plus moi qui contrôlé ma personne. Mes yeux étaient devenues rouges vif, arborant d’étrange symbole dans les pupilles. Mais malgré cette dure couleur, le regard de Sokou était doux et chaleureux, un regard presque maternel envers la petite fille, inspirant la confiance. Elle sourit, un petit sourire amusé, presque enfantin et joueur. La dragonne à plume regarda attentivement les écritures, et reporta ses yeux vers l’enfant.
« Tu est courageuse petite muette, dit-elle d’une voix suave et féminine, totalement différente de la mienne, ce qui pouvait en dérouter plus d’un. Et curieuse... Désolé, mais celui qui a porté la main sur toi n’ose plus te parler, parfois il perd raison et s’attaque à n’importe qui. Mais il a pas mauvais fond. Il voulait juste s’excuser pour t’avoir attaqué, et sans doute fait peur. »

La Bijuu relut une dernière fois les lignes écrites sur la feuille, puis se releva. Rapidement avec un suiton, elle lava ma figure et mes mains. Ensuite, elle rangea ma faux, le pliant et la posant contre le roché. Elle s’inquiéta quelques instant de laisser les traces de mon passages derrière le roché ; mais pour l’instant, on ne pouvait pas s’en occuper. Elle revint donc sur le petite fille.
« Tu as écrit que nous étions deux personne, continua-t-elle. Fréquenterais-tu des personnes comme nous pour l’avoir remarqué aussi vite ? Mais j’espère que tu nous prends pas pour des schizophrènes, qui on un dédoublement de personnalité. Personnellement je le prendrais mal. J’avais un corps avant, mais je l’ai perdu. Maintenant je vis avec celui qui t’as attaqué tout à l’heure. »

Sokou tourna son regard vers le petit mouton qui faisait tinter constamment sa clochette à force de trembler de peur. Elle eut une expression amusé à le vue de ce petit poltron, et trouva cela étrange qu’une invocation- censé protéger son invocateur- puisse être plus effrayé que sa maîtresse. Toute en fixant la bestiole avec un intérêt remplis de curiosité, elle dit : « Il est mignon ton agneau, ça doit être un bonheur de dormir avec... Au fait ! À moi de poser des questions, après tu pourras m’en poser d’autres. Comment t’appelles-tu ? Moi c’est Sokou, et l’autre qui parle plus depuis un moment, c’est Onitsuki. Et puis, qu’est-ce que fait une petite fille comme toi ici ? Tu as pas un tuteur pour te surveiller ? Et s’il t’était arrivé quelque chose, hein ? c’est du n’importe quoi ! »

Ah! Le côté maternel de la femelle Bijuu refaisait surface. L'incompétent pas capables de s’occuper d’un enfant allait recevoir son poings dans la figure si elle le croisait !
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Moana Tilika
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MessageSujet: Re: Nostalgie sanglante [PV Tilika]   Jeu 31 Déc 2009, 18:37

Si l'un des deux personnages habitant ce corps semblait plutôt agressif et peu bavard, le second, en revanche, semblait avoir la langue bien pendue! Mais ce n'était pas là le plus étrange... Était-ce seulement possible, ce que voyait et entendait là Tilika? Le second... ou plutôt, LA seconde possédait une voix féminine! Voir un homme, même s'il était un peu androgyne, parler avec une voix suave et féminine, sur un ton presque maternel en prime, c'était... déroutant. Surtout que des questions, elle n'hésitait pas à en poser, elle. Soku, avait-elle dit s'appeler? Drôle de nom. Mais Tilika l'avait noté. Écoutant les diverses annonces et interrogations de la dame dans ce corps de monsieur, la fillette attendit qu'elle ait fini pour tenter de répondre et d'interroger à son tour, ensuite. Moment qui finit par arriver, tandis que la dénommée Soku s'indignait de voir une si jeune enfant seule hors des grilles protectrices du village. Une de plus...

- Je m'appelle Tilika, madame Sokou. Mon ami s'appelle Kiny, et votre ami Onitsouki lui fait peur. Et j'aime bien être seule ici, j'ai pas peur. Dans le village, les gens m'embêtent. Ici, je suis tranquille, en général. -

Que dire d'autre? Se concentrant, Tilika tentait de se souvenir de tout ce qu'avait raconté ou demandé Soku depuis qu'elle avait pris la parole... « À moi de poser des questions, après tu pourras m’en poser d’autres. » Ne venait-elle pas de répondre à toutes ses questions? Sur le coup, le discours de la Bijuu semblait confus, dans l'esprit de la fillette. Qu'avait-elle dit ou demandé d'autre, encore? Ah, oui, cette histoire de deux personnes dans un seul corps... Elle avait appelé ça schizophrénie... C'était quoi ça encore? Pour Tilika, concevoir que deux esprits pouvaient habiter un seul corps passait encore, mais quant à lui faire comprendre la nuance entre schizophrène et Jinchiriuriki... Il ne fallait pas trop en demander à une gamine si jeune, tout de même! Tout cela la dépassait de loin! Dans son esprit, les choses étaient simples et claires: deux personnes, deux esprits, en somme, dans un seul corps physique, point barre.

Mais Soku avait également prétendu posséder un corps bien à elle, avant. Donc, il était possible pour deux personnes partageant un même corps de trouver un corps pour chacune, alors? Ou pas? Car si c'était le cas... Il lui suffirait de trouver un corps dans lequel éjecter Seridan, pour que seul Fract demeure encore dans celui qu'ils partageaient actuellement? Cela pouvait sembler tordu comme idée, mais dans l'esprit simple et naïf de l'enfant, c'était une nouvelle théorie qui prenait le jour, et qu'elle envisageait tout à fait sérieusement, elle...

- Je sais pas ce que c'est, 'skizofrènn', mais je connais plusieurs personnes qui sont à deux dans un seul corps, comme vous et Onitsouki, madame Soku. Ça me fait pas peur. C'est bizarre mais je sais que ça existe, c'est tout. On peut retrouver un corps, quand c'est comme ça, pour avoir chacun le vôtre, un jour? -

Question naïve, mais qui la préoccupait. Ça mis à part, que dire, encore? Ou quelles questions poser d'autre? Derrière elle, Kiny tremblait de tout son être. Il avait grave la pétoche, et l'odeur du sang, qui flottait de manière tenace dans l'air depuis l'arrière de ce rocher, là, lui donnait la nausée et la furieuse envie de s'évanouir sur place. Tilika, elle, se contentait de s'imaginer quel genre de scène sanglante devait se trouver là-bas, hors de son champs de vision. Des assassins, des meurtriers, elle en croisait souvent, dans ses songes. Dans les leurs, plus précisément, même... La fillette ne comptait plus le nombre de fois où elle avait même risqué sa peau, dans ces univers psychiques, face aux cauchemars de certains ou aux pulsions d'autres. Des originaux, des tarés, des psychopathes, des couards subissant autant qu'elle les démons de leurs propres subconscients endormis, Tilika en croisait chaque nuit, quasiment. Sans parler des énergumènes qu'elle fréquentait ou croisait de jour. Kumo regorgeait de cas sociaux et de tarés en tous genres, comme si tout le village n'était en fait qu'un asile de shinobis à l'esprit détraqué. C'était là le quotidien de l'enfant. Pas étonnant, dès lors, que plus rien ne l'effraye ou presque... Et que plus rien ne l'étonne, surtout.

- Et c'est qui ou quoi, que vous avez tué, derrière? Ça sent fort le sang. C'étaient des méchants? Ils voulaient vous faire du mal? -

Trois paragraphes sur la petite feuille quadrillée. Trois lots de réponses aux questions de la Bijuu, suivis des questions de la fillette en échange. Se relisant pour vérifier que rien ne manquait et qu'elle n'avait pas fait de fautes, soucieuse de son orthographe et de la qualité de sa rédaction, Tilika arracha ensuite la page pour la tendre à son interlocutrice, avant d'en attendre les réactions et réponses, ainsi que de nouvelles questions, éventuellement, aussi... Kiny, toujours derrière elle, la suppliait par télépathie, toujours terrifié.

* Allons-nous en! Faut rentrer au village et avertir les shinobis que y a un fou qui a tué des gens ici!!! Faut pas rester là, il est... ou ils sont, j'sais pas, mais c'est dangereux, Tilika!!! *

* Si je fuis, je suis sûre qu'il va s'énerver et attaquer, le monsieur qu'il y a avec la dame. Faut pas fuir, devant un ennemi, faut pas montrer son dos. Plus tu montres que tu as peur, plus il a envie d'attaquer. Et puis, j'ai pas peur, moi. T'as qu'à rentrer, si t'as peur! Rentre chez toi, Kiny. En plus... tu devrais aller te laver, tu sens le pipi. *

Elle sourit, ayant, bien malgré elle, la soudaine envie de pouffer de rire. Vexé, Kiny fronça les sourcils, fit la moue, puis disparut dans un pouf. Qu'elle se débrouille donc! Lui, il ne restait pas là! Il allait chercher du renfort, de l'aide, quelqu'un pour mettre un terme aux actes sanglants de cet étrange et inquiétant personnage, foi de Kiny! Haussant les épaules, la fillette reporta son attention sur ses interlocuteurs 'deux en un', laissant son ami à quatre pattes aller chercher de l'aide s'il pensait vraiment que c'était nécessaire...

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MessageSujet: Re: Nostalgie sanglante [PV Tilika]   Sam 02 Jan 2010, 05:47

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La petite fille ne semblait en rien craintive, au contraire, bien qu’au début nous avons pu sentir en elle une certaine hésitation, celle-ci avait fait vite place à une curiosité enfantine débordante. Sokou fut plutôt amusé de voir cette gamine, demander toujours plus. Pour une muette, elle était bien bavarde. Elle finit par s’assoir, le dos contre le rocher. Et regarda la petite écrire avec ferveur sur son petit carnet ; s’en était presque attendrissant. Lorsqu’elle termina d’écrit et tendit la feuille, Sokou attrapa la feuille et la lui consciencieusement. Soudain, elle se mit à éclater de rire et ce fut qu’une fois calmée qu’elle répondit à l’enfant : «Onitsuki, faire peur ? Hum... Oui sans-doute, je n’ai pas la même perspective du mon “peur” que “vous”... Je dirais plus qu’il est surprenant, ou fou.»

Lorsque Sokou disait “vous” elle parlait des humains dans leur globalité. Il était vrai que pour elle, la peur était quelque chose de bien dérisoire, que la seule qu’on pouvait se permettre était la fin de nous-même, et encore, cela pouvait-il toucher un éternel comme elle ? Qu’avaient les humains pour avoir peur de tout, jusqu’au ridicule insecte ? L’homme était un être fascinant. Yonbi reprit : « Tilika, c’est ça ? C’est mignon comme prénom. Je vais renoncer à porter le regard sur ton Kiny par contre, j’ai peur de lui déclencher un arrêt cardiaque. »

C’est dernier furent dis sous le ton de la plaisanterie, mais si, d’une certaine façon, Sokou n’avait pas tord. Le Bijuu ne sentait qu’une aura de peur autour de cette boule de laine, et se demandait pourquoi il était encore là. Sans doute pour protéger sa maîtresse... ou du moins, essayer. A moins qu’il avait sentit qu’elle était loin d’être humaine, après tout les animaux sentent ses choses là, Sokou était bien placé pour le savoir. Elle continua à lire, son petit bout de papier. Tient, encore un persécuté, elle espéra un instant que ce n’était pas pire que moi; parce que j’en ai vu des vertes et des pas mure dans ce village à cause de quelques crétins. Tilika continua à poser des questions, et pour une raison étrange, Sokou aimait bien lui répondre. Qu’est-ce que cela apportait à la petite fille, étais-ce pour comprendre certaine choses qu’elle côtoyait ? Toujours est-il qu’elle finis par reparler de notre double personnalité. Quelque chose à la fois si simple et si complexe. Tilika semblait en fréquenter, des jinjuuriki ou de vrai schizophrènes ? Ça on ne pouvait le deviner, et les gamine ne semblait pas connaitre non plus la réponse. Sokou esquissa un sourire triste lorsque la petite évoqua les corps, toujours les yeux rivés sur le bout de papier, elle répondit : « Si on pouvait fabriquer des corps pour en avoir un chacun, crois-tu qu’il resterait beaucoup de personne comme nous ? Et même si Onitsuki et moi, on a une âme chacun, d’autre en possède une pour deux personnalités, ou personne. Pense-tu que l’on peut vivre avec qu’une moitié de nous même ? Je suppose que les gens que tu connais et qui ont deux personnes dans un corps, ont en une gentille et une méchante, non ? Un peu comme si leurs caractères les plus forts s’étaient séparés. Ils sont différents, mais se complètent, ils ne peuvent pas vivre séparer. Enfin, c’est ce que je pense. Après c’est quelque chose qui me dépasse, et un peu trop compliqué pour toi. »

Avait-elle réussi à satisfaire la curiosité de la petite fille, qui c’est ? Toujours est-elle que Sokou remarqua un petit air gêné dans les yeux de Tilika avant que celle-ci recommence à écrire sur son petit carnet. Son mouton, Kiny, bêlait de plus belle et semblait vouloir s’enfuir avec Tilika. Aux expressions des ces deux là, on avait l’impression qu’ils discutaient. Après tout ce n’étais pas impossible. Sokou vit l’agneau le fixait une dernière fois, malgré ses larmes de trouille qui devait lui brouiller la vue, avant qu’il ne disparaisse dans un nuage de fumée comme les invocation savent si bien faire. Donc il laissait sa maîtresse toute seule ? Ben dites donc... Après tout elle risquait rien, c’est pas nous qui allons torturer une pauvre gamine innocente, sauf s’il elle le cherche. Sokou reporta son regard sur la feuille, et lu les dernière lignes que lui avait donné Tilika. Elle releva un regard embêté. « Hum... Malheureusement, ce n’est pas moi qui peut te répondre, dit-elle. C’est assez compliqué et Onitsuki est bien mieux placé pour te répondre. Je vais donc te laisser, je vais pas tout expliquer non plus, c’est sa vie à lui. Une chose à te dire, ne t’inquiète pas, il mord pas, tout à l’heure il a mis du temps à assimiler que tu n’étais qu’un enfant, depuis le temps qu’on parle, je pense que c’est bien intégré. Bon, j’espère que l’on se reverra, de toute façon, si tu veux me parler, il suffira de le dire à Oni-kun, je t’entends. »

Sokou fermait les yeux quelques instant avant de les rouvrir. Mon regard avait changé avec la personnalité, mes yeux étaient redevenus verrons, un rouge plus foncé et l’autre noir abysse. Lorsque je rouvris les yeux, je vis Tilika, me regarder étrangement et mon regard se baissa instinctivement sur le sol, accompagné d’un silence assez gênant. « Désolé si je t’ai fait peur tout à l’heure, dit-il dans sa barbe. Sa voix était redevenue celle d’un homme, allant mieux avec son apparence, cela va de soi. Contrairement à tout à l’heure où elle était effrayante, elle semblait plus douce, tirant sur un doux grave. J’ai entendu ce que vous disiez... C’est assez compliqué. Mais peut-être comprendras-tu. Bon... on va essayer d’expliquer ça simplement. Imagine, tu dois avoir huit, neuf ans, non ? Bon tu baisse à cinq, six. Tu es née dans ce village, Kumo, t’as pas la vie facile et la seule chose que tu reçois des gamins du villages, c’est des pierre. Pourquoi ? Il y a de multiples raisons, mais aucunes justifient l’acte. Donc ils te martyrisent, mais toi tu n’es pas assez forte pour faire face. Finalement tu fuis ce village, faute de faire mieux, partant avec un irrésistible envi de les gifler tous. Ensuite, tu fais un saut dans le temps, il t’est arrivée plein de choses dans ton voyage et quatorze ans plus tard tu retrouve par hasard devant ton vieux village, avec une vieille rancœur. Et puis la comme par magie ! Tu croise tes vieux potes, si j’ose dire, qui te remette sur le plat le pourquoi tout le monde te détestait. Forcément, la gifle, elle est toujours là, sauf que t’es devenue plus forte en quatorze ans... Je crois que je me suis un peu lâché... Mais ils le méritaient. Après tout je ne faisais que passer, ces eux qui sont venus me chercher, je n’ai fais que me défendre... hum... Bref, voilà ! »

Bien qu’au début, je parlais dans ma barbe, au fur et à mesure de mon discourt, je m’étais ouvert peu à peu, jusqu’à finir par illustrer la conversation avec de grands gestes. Sauf à la fin, on je finis par remettre mes bras autour des genoux, un peu gêné. Mais faisant l’effort de pas cacher ma tête c’est déjà ça !
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MessageSujet: Re: Nostalgie sanglante [PV Tilika]   Dim 03 Jan 2010, 16:21

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