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 [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...

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Ex-Saï
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MessageSujet: [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...   Lun 13 Oct 2008, 01:32




N’importe qui l’aurait dit, il n’y avait rien de plus calme et de plus tranquille que la Montagne. Avec son air vivifiant, son oxygène s’avérant moins présente que dans les champs de blés en prairie, son climat souvent unique et les paysages qu’elle offrait aux rares élus qui avaient le courage de la gravir, la Montagne était en soi un Seigneur admirant la vue au loin et constatant de l’étendue immense des terres qui se jetaient à ses pieds, tel un esclave aux pieds du Maître. Oui, la Montagne était la maîtresse des hauteurs terrestres. Elle ne se laissait jamais dominer et pouvait déposer son regard sur toute chose s’approchant d’elle, le défiant de l’escalader et de se soumettre à ses épreuves. Elle ne craignait pas les pâles maigrichons qui venaient sur elle, lui marchant dessus avec les fourmis qui leur servaient de pieds ; comme elle se moquait éperdument des caravanes et des convois qui tentaient avec grand mal de surmonter cette étape difficile sur leur chemin de route. Et s’amusant afin de pouvoir rire et laisser un vent sarcastique souffler dans ses crevasses, elle plaçait parfois une pierre plus pointue qui blesserait le pied du voyageur, ou bien déclencherait une avalanche rocheuse qui irait broyer les carrioles, lui apportant un peu plus d’animation une fois dans sa vie. En Hiver, son orgueil la faisait s’emparer d’un manteau blanc à la fourrure épaisse et fraîche, dont elle ne se débarrasserait que tard dans l’année pour pouvoir se réchauffer aux rayons du Dieu Soleil, Apollon. La Montagne pouvait parfois être bien cruelle et égoïste. Mais comment être autrement, lorsqu’elle restait seule et sans visiteur. Sans personne pour l’admirer et contempler sa beauté unique. Et peu à peu, la jalousie des champs et des villages paisibles la rendait plus difficile.
Le Mont Sakura, bien que plus paisible, était certainement le plus jaloux et le plus impulsif de ces monts qui arboraient de près le Village Caché de la Feuille. Certes, il était élevé, et était l’un des plus difficiles à gravir ; il aimait narguer ceux qui venaient souvent s’y entraîner et respectait avec dédain ceux qui y parvenaient. Mais la Nature l’avait dépourvu d’une chevelure verdoyante et feuillue. Aucune plante ne poussait sur cet environnement rocailleux, et le vent est la seule chose qui venait perturber ce mont ardu et trop fier pour se faire accueillant aux hommes. Cette jalousie le rendait d’autant plus mauvais, alors qu’il s’élevait toujours plus haut, mettant au défi chaque misérable homme qui s’entêterait à le gravir pour pouvoir profiter de son panorama et de son terrain d‘entraînement tout ce qu’il y avait de plus favorable pour tout type d’entraînement. Et ceux qui étaient les bienheureux élus avaient déjà pu le constater. Il avait déjà fait de fameuses rencontres, acceptant que certains hommes et Shinobis qu’il jugeait dignes : l’un de ceux-là avaient été le Copy Ninja Kakashi Hatake, qui était parvenu à le grimper avec une seule main et ses jambes, en tant qu’exercice du matin. La chose l’avait impressionné et amusé, et il l’avait accepté en ces lieux. Le suivant avait été le jeune Uchiha Sasuke qui l’avait abordé pour aller apprendre avec son Senseï le redoutable Chidori, technique unique avec des Sharingans qui faisaient toute sa Puissance. Le troisième avait d’ailleurs été un jeune garçon bien étrange mais à l’aura trop terrifiante pour que Mont Sakura s’interpose devant lui pour l’empêcher de grimper. Lorsque l’Homme possédait autour de lui une aura aussi machiavélique et guerrière, la Nature connaissait l’ordre à suivre : pour préserver son existence, cédez lui le passage sans trop d’exigences… .

Cependant, en ce jour, Mont Sakura s’ennuyait profondément. Et rêvait de projeter un rocher tout entier à cet oiseau de malheur qui piaillait toute la journée près de son sommet. Il n’avait pas autre chose à foutre que de le déranger ? Le premier jour, c’était un agréable petit moineau. Le deuxième jour, c’était un oiseau, tout ce qu’il y avait d’ordinaire. Mais le troisième jour, ça commençait à n’être qu’un bâtard de pigeon qui l’emmerdait plus qu’autre chose. Furieuse, la masse rocheuse préféré poser son regard sur le sol. Ho !
Là, à ses pieds. Un petit homme, vêtu de noir et au visage bien pâle. Cette teinture faciale serait-elle dû à l’impression qu’il lui faisait ? Vite, bombons le torse ! Il est temps de faire le fier face à un humain plus que ridicule qui croit qu’un nain peut soulever une montagne avec sa barbe ! De son côté, le jeune homme âgé d’à peine 15 ans portait son regard noir comme le gouffre le plus profond qui soit sur les hauteurs de ce Mont. Le rendez-vous était là-haut. Il se devait donc de s’y rendre. Si cela allait être difficile à faire ? Si le paysage en vaudrait la peine ? Si la journée allait être bonne ? Saï n’avait pas pour habitude de réfléchir à tous ces clichés inutiles et barbant. Lui n’avait qu’une seule et unique chose en tête : le Devoir. Il était ANBU « NE », élève de Danzô-Sama et le meilleur élément de la Racine en cette heure. Son Art séjournait dans le Sumiton. Et il était peintre. Et aujourd’hui, il avait rendez-vous. Pour une partie de plaisir ? Non, il avait bel et bien rendez-vous pour devenir plus fort. Une volonté personnelle ? Un but à atteindre. Pas particulièrement. Si ce n’est son devoir de Protéger le Village. Et pour cela, notre adolescent avait besoin de plus de force et de techniques. Il avait soigneusement étudié les personnes envers qui il pourrait se tourner. Mais maintenant, il avait idée de qui il devait rencontrer. Et après avoir fixé un meeting qui avait été accepté par le Juunin spécial, ancien ANBU lui-même, il s’était contenté d’acquiescer sans sourire ou soulagement, rassemblant ses affaires et se rendant vers le Mont Myouboku. Il fallait se rendre au sommet. Bien. C’était parti. Débusquant un rouleau de sa sacoche qu’il déroula brusquement et posant ses fesses sur une pierre, il sortit un pinceau aux poils de cheval et au crin bien soyeux, décochant une cartouche d’encre. Trempant son pinceau, il ne tarda pas à commencer son œuvre, qui fut achevé en quelques secondes. Les ailes ouvertes, le regard fier et dirigé vers le ciel, ses plumes déployées et brillantes, l’animal qu’il venait de dessiner était très bien. Effectuant un signe du Bœuf, il ne fallut qu’une faible quantité de chakra pour que la feuille s’agite et se trouve éprise de remous étranges.




Et sous les yeux ébahis de la Montagne qui n’avait encore jamais vu cela, le jeune Saï sautait sur l’aigle qui venait de s’arracher au rouleau pour reprendre vie et s’élever dans le ciel, grimpant en un rien de temps la façade rocheuse de cette montagne. En un battement d’ailes, le jeune ANBU de la Racine se retrouvait en haut de la falaise, posant pie à terre et observant déjà les lieux. En un clin d’œil, le Mont comprit ; lui aussi faisait partie de ceux qu’il ne valait mieux pas interrompre : son regard le disait. Ce n’était même pas de la haine ou de la fureur. Mais plutôt une absence de tout. Pas de vie, pas de sentiments apparents. Un véritable monstre sans cœur. Il était temps de se taire et d’observer.

De son côté, Saï étudiait les lieux. Un endroit calme, où l’on pourrait s’entraîner pour n’être dérangé par personne. C’était l’idéal. Mais il manquait encore quelque chose. Ou plutôt quelqu’un. En effet, comment apprendre une technique lorsque le Senseï était encore en retard… .




Vous êtes encore en retard… Kakashi Sempaï …


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Ikazu Raiken
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MessageSujet: Re: [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...   Mar 14 Oct 2008, 00:30

Les fumées chaudes nimbant la surface placide des eaux de l’Onsen appelaient à la quiétude et au repos.
Les Onsens de Konoha restaient des lieux de détente idéaux pour de fourbus Ninja et il n’était pas rare de voir notre brave Kakashi-Sensei s’y rendre de temps à autres. Le train de vie quotidien du jeune et fringant Shinobi en aurait déjà exténué plus d’un, mais le Juunin Spécial s’en accommodait bien depuis des années et son endurance n’était plus à faire. De retour d’une mission houleuse qui l’avait vu se confronter à un marionnettiste un peu trop imbu de sa personne, le Ninja Copieur s’en était délivré son paquet à la section d’interrogatoire, ne manquant pas de saluer son compère Ibiki et le questionnant sur la nouvelle recette de soupe au poisson mise au point par le petit restaurant où les Juunins de la Feuille avaient pour habitude de se retrouver en petit comité. Sa curiosité satisfaite, l’Eclair Blanc était allé faire son rapport de mission et se vit enfin affirmé qu’il était en permission en cette après-midi. C’est donc avec son attitude détendue habituelle que le Ninja au Sharingan avait passé la majeure partie de son temps à déambuler dans les rues de son Village, achetant quelques offrandes pour Obito qu’il s’empressa d’aller déposer sur sa tombe avant de se recueillir une paire d’heure. Son acte aussi spirituel que mélancolique effectué, Kakashi s’était mis en quête d’un lieu de villégiature pour reposer son corps et satisfaire sa soif de lignes en dévorant le reste de son ouvrage favoris, Icha Icha Paradaisu.

Droit et le torse légèrement bombé, l’homme à la crinière argentée se présenta au vestiaire alors qu’un vent chaud soufflait les feuilles maronnées dans les allées poussiéreuses de la cité. Accueillis par une charmante hôtesse, Hatake prit son temps pour se dévêtir et c’est en portant toujours son masque sur le bas de son visage qu’il se présenta, une serviette blanche autour de la taille, dans l’un des parcs fleuris bordant les sources chaudes. Se trempant à son aise tout en parcourant les écrits du Légendaire Sannin, le Maitre de Pakkun laissa aller sa sempiternelle attitude lascive vers un sentiment de détente forçant un complet oubli des notions de temps. Son bain chaud terminé, le Ninja à la Mondiale réputation s’installa sur une des tables basse de bambou non loin des bains de vapeur et se fit servir une soupe au miso alors que la charmante hôtesse lui livrait les rouleaux et le nécessaire d’écriture qu’il avait déposé dans son casier.
Si en temps normal le Juunin venait autant en ces lieux pour profiter des eaux chaudes que pour reluquer les plastiques de rêve non loin de son œil, en ce jour il était venu trouver un havre de paix où il faisait bon travailler. Les derniers événements lui avaient prouvés qu’il était encore loin d’avoir atteint son potentiel maximum et c’est donc dans le but de repousser plus loin encore le plafond de ses capacités que le Ninja Copieur se mit à coucher sur le parchemins les théories et simulations qu’il avait imaginés ses derniers temps dans le but de créer une nouvelle technique des plus efficaces …
Mais à mesure que notre Sensei avançait dans son travail, il fut pris d’un étrange malaise, pas de ceux qui viennent après avoir bu une brique de lait à la date de péremption passée, non ! Un étrange sentiment, la désagréable sensation d’avoir quelque chose à faire mais de ne plus se souvenir quoi …

Se fut soudain l’éclair dans les synapses du Ninja, Sai …
Le fringuant jeune homme se redressa d’un bond, le corps luisant d’humidité, il allait une nouvelle fois être en retard ! Ramassant ses effets entre ses bras, le Shinobi à l’œil scrutateur se précipita dans les vestiaires pour se changer en toute hâte et disparut après avoir gracieusement payé son court mais agréable séjour. Sautant de toits en toits, puis de branches en branches une fois le mur d’enceinte du village dépassé, le fils de Sakumo ne mit pas bien longtemps à se retrouver au pied des falaises grises formant les chevilles du mont Sakura. Un court instant interdit, Kakashi finit par hausser les épaules et effectuer quelques étirements. Pliant ses jambes, faisant craquer sa nuque comme ses doigts, il finit par se lancer dans une ascension éclair, cherchant prise sur prises avec une dextérité qui ne laissait plus de place au hasard. Ayant déjà, par le passé, effectuer cette même ascension une main attachée dans le dos, le Sensei d’Uzumaki Naruto gravissait cette imposant édifice naturel avec une aisance qui en restait presque déconcertante. Usant de son Chakra au creux de ses paumes comme sous ses pieds, le Ninja copieur affirmait avec sagesse chacune de ses prises et c’est tel un singe qu’il se mouvait sur la paroi lézardée.
Ses ultimes mouvements assurés, le Juunin posa enfin le pied sur le plateau où rendez vous les Ninjas s’étaient donné. L’ANBU l’attendait … Feignant l’ignorance, Kakashi ouvrit avec une certaine négligence sa sacoche ninja pour en sortit son Roman favoris et alors qu’il saluait Sai d’un lascif mouvement de pignet, dans la lecture d’Icha Icha Paradaisu le Juunin s’était de nouveau plongé.

" Yo Sai-kun !
Désolé pour le retard, je me suis perdu en chemin … "


Un mensonge qui ne tromperait surement pas le pensionnaire de la racine, mais Kakashi avait pris la mauvaise habitude de justifier le moindre de ses retard avec des excuses aussi improbables que variées. Son iris noir parcourant l’ébène des écrits, le Sensei de l’Ancienne Team 7 en profita pour se gratter la nuque avant de tourner vers son nouvel élève d’un jour un regard aussi paresseux que désintéressé. A en juger par son attitude, on aurait pu penser que Kakashi s’ennuyait profondément. Comprenant que l’androgyne ne serait pas du genre à se dérider pendant son court apprentissage, Hatake adopta une posture plus imposante et son aura s’en trouva en une fraction de seconde changée, dégageant plus de respect et de volonté que de paresse et de mollesse …

" Alors … Par quoi allons nous bien pouvoir commencer …
Quel point théorique voulais-tu aborder au fait ? "


Les ultimes paroles sonnèrent comme un profond aveu de désintérêt comme d’oubli, Kakashi n’était pas vraiment du genre à prendre les requêtes des autres à la légère, mais il fallait bien avouer que cette fois il ne se souvenait absolument pas pourquoi Sai avait fait appel à lui. Son unique Œil plissé, son visage dépeignant une expression gênée, qui aurait pu croire qu’en cet instant Kakashi était prêt à enseigner …



[ Post en Carton, désolé mais comme je t'ai expliqué, le précédent a été perdu et j'ai eu la flemme de retapper un pavé ... Mes excuses ! ]
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Ex-Saï
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MessageSujet: Re: [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...   Mer 15 Oct 2008, 02:30

Ayant attendu quelques minutes après avoir fait disparaître son oiseau de compagnie au plumage si pur et aux courbes pourtant si sombres et mystérieuses, le Shinobi qui avait posé pied au sommet de la falaise inspectait maintenant les lieux, cherchant quelque chose qui démontrerait le caractère particulier de ces lieux. En effet, comme les racontars le rapportaient, un lieu de perdition mais mêlé à une atmosphère de quiétude et de paix. Le vent balayait la poussière des rochers endurcis par les âges, et les jetait dans le vide pour que ces dernières aillent se déposer au sol suite à un aller et venu régulier et salvateur pour elles. Cette impression affirmait une position de grandeur et de puissance à quiconque viendrait en ces lieux. Mais il y avait de fortes chances que cela soit rare. Saï avait été désigné comme talentueux et gravir ce rocher en forme de Dent ne lui avait pas été bien difficile. Mais qu’aurait-il fait s’il n’avait pas été en possession de capacités des plus surprenantes ? Quoi qu’il en soit, son regard se posait maintenant sur toute chose animée d’un sursaut quelconque. Ces pierres privées de vie et dont l’ombre pourtant semblait cacher un guerrier farouche. Ce décor si lugubre et désert mais qui dégageait en soi une présence et une force de caractère que l’on ne trouvait parfois même pas chez un homme. C’était la fierté de la montagne qu’il ressentait là… . Et cette montagne, qui s’était pourtant retirée lors de son arrivée, semblait reprendre pied sur son propre terrain, tentant de regagner ses terres lors d’un défi de sévérité et d’obscurité naissante. Et progressivement, le très jeune ANBU ‘NE’ n’était plus seul au sommet de cette masse rocailleuse alors que l’Esprit d’un Samouraï pris dans la pierre lui tenait tête, leurs esprits s’affrontant sur un terrain mental, où celui qui craindrait la colère de l’autre serait le perdant et cèderait les hauteurs célestes au conquérant.

Peut-on envisager que Saï s’était alors prit au jeu ? Non, pas vraiment. Sa réaction passive mais efficace face à un défi de la Nature ne venait pas vraiment de son emportement pour le jeu. Mais plutôt de sa personnalité taciturne et égarée. Son esprit n’avait jamais été calé sur la compétition, mais sur les capacités. Cela allait donc de soi s’il gardait toujours sur lui cet air si vide et absent, comme si rien n’avait d’importance. Bien que quelque chose en ait pour sûr. En effet, pour un Shinobi qui se levait chaque matin dans un seul but, accomplir sa mission à n’importe quel prix, quel intérêt de relever la compétition personnelle alors que le Village l’entraînait de façon irrémédiable et totalitaire dans une lutte intestine et acharnée contre l’efficacité des autres Villages Ninjas qui existaient de par le Monde ? Non, Saï n’était pas un joueur. Il n’était même pas sûr de comprendre l’intérêt du jeu. Après tout, pour s’amuser, rire, plaisanter, et sourire étaient des facteurs cruciaux afin que règne la bonne entente et la joie. C’était ainsi que la chose était expliquée dans l’ « Analyse de la psychologie humaine » par Chen Tawong, spécialiste en la matière. Difficile, voire impossible même, pour un personnage qui était né sans le moindre sentiment ; qui avait grandi dans le but de ne devenir qu’une machine à exécuter les ordres ; qui était maintenant à l’âge de quinze ans contraint à lire des ouvrages pour connaître et pratiquer des exercices de mimes d’émotions. Et la seule chose dont il semblait dôté dorénavant était une imitation grossière bien que beaucoup travaillée d’un sourire que l’on devrait plutôt qualifier de rictus fortement exagéré.
Quoi qu’il en soit, si les lieux désiraient rentrer en conflit avec ce jeune garçon, ile allaient se retrouver heurtés face à un mur. Car il devait être rare de voir quelqu’un qui ne savait pas exprimer un souhait quelconque, formuler une volonté personnelle. La présence même de notre cher ANBU dans un endroit aussi fade et vide de vie ne venait pas d’une recherche personnelle. Il y avait une mission derrière tout cela. Et dans ce sens, Saï tourna doucement la tête vers le Levant pour entrevoir l’ombre de celui qui l’attendait accéder au sommet avec quelques derniers mais menus efforts. Il semblait essoufflé mais n’en perdait pas pour autant ses forces, se redressant et débusquant avec agilité et rapidité un livre aux goûts que nous qualifierons de notre côté comme discutables. Cette chevelure brûlante couleur de vapeur, ce visage dont on ne voyait que si peu de chose, et avant tout cet Œil si malicieusement dissimulé derrière un cache, protection d’un secret aux souvenirs bien lourds mais aux pouvoirs dont il ne fallait jamais sous estimé l’étendue. Sans dire un mot, notre jeune Membre de la Racine se retourna pour faire complètement face à son Sempaï, se remémorant pour quelques secondes le dossier qu’il avait lu sur celui que l’on avait rapidement surnommé dans le Monde le Copy-Ninja. Personnage talentueux, ayant quitté les ANBUs pour se faire plus libre et surtout passer moins de temps en mission, aux dernières nouvelles sa seule équipe avait été l’équipe n°7 qu’il avait formé : Naruto Uzumaki, Sakura Haruno et Sasuke Uchiha. Un jeune imbécile dépourvu d’atouts masculins, une machiavélique au visage angélique et un Déserteur prétentieux d’après ce qu’avait pu en juger notre jeune Saï. Devait-on juger un Senseï selon le devenir de ses élèves ? La chose n’était en tout cas pas à mettre de côté. Mais il ne fallait pas tout y voir. Cependant, les capacités extraordinaires du fameux Kakashi Hatake semblaient ne pas l’emporter davantage dans son Devoir envers le Village Caché de la Feuille, préférant se recueillir dans son sanctuaire privé du Isha-Isha.

L’homme au charisme peu surprenant lui adressa quelques mots d’excuses concernant son retard. Ha oui, c’était le dernier détail : il paraissait détenir en lui une fâcheuse manie de toujours être à la bourre. Trop peu consciencieux de son Devoir, ou flemmard au point d’en faire prendre le risque au Village ? Quel qu’en soit la raison, Saï n’avait pas l’intention de lui poser la question. Mais il allait de soi qu’excuse ou pas, le Mal était fait. Aucune importance pour notre jeune ANBU : seule la mission comptait et quel que soit le sacrifice à agréer, même le temps en personne, il fallait toujours agir au mieux de la mission.
Kakashi Sempaï semblant devenir quelque peu plus sérieux et attentif à la présence du Membre de la Racine, il lui lança une première question qui semblait tout à fait justifiée. Après tout, la demande de rendez-vous s’était faite uniquement sur une requête de la part de l’adolescent, sans davantage d’explications. Mais il ne valait mieux pas attendre et perdre davantage de minutes que venait de le faire le Copy Ninja. Effectuant un pas en avant, et gardant un regard froid et vide d’expression moindre vers le visage blasé et attentif de Kakashi, le garçon s’élança dans sa demande. Un timbre peu emporté qui paraissait davantage démontrer une désinvolture qu’une hâte, mais il ne fallait pas mal interpréter cela. Car même s’il n’avait pas pour habitude de mettre une tonalité enthousiaste dans ses questions ou déclarations, notre jeune ami restait toujours motivé dans son âme. Et peu de choses pouvaient l’arrêter dans ses démarches. Par ailleurs, même s’il était peu doué pour parler lui-même, il avait de grandes capacités à délier les langues ou à les faire taire à jamais. Craignez donc l’inconnu, vous qui pensez faire aisément face à un simple garçon de 15 printemps… .


~ Kakashi Sempaï, dans le but d’achever une mission qui ne saurait tarder, il me serait utile de savoir utiliser votre technique de Kuchyiose concernant l’invocation dénommée Pakkun. ~

Simple. Réglée comme des notes sur une partition de piano. La question pouvait paraître simple et ordinaire, ainsi posée. Mais le Shinobi Juunin Très Spécial de Konoha No Kuni savait que certains Shinobis préféraient garder leurs secrets. Que ferait-il si le Copy-Ninja refusait ? La question résonna dans sa tête. Après tout, l’intérêt ne primait-il pas sur la mission … ?
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Ikazu Raiken
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MessageSujet: Re: [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...   Dim 19 Oct 2008, 18:14

Kakashi resta un court instant interdit devant l’incongrue et surprenante demande qui lui était adressée de la part de cet androgyne à l’inexpressif visage. Son œil écarquillé, son mince sourcil argenté arqué vers les strates céleste, le Juunin mit sa courbée légèrement en arrière par rapport à son oreille, mimant un amplificateur sonore avant de poser sa main au devant de son regard à l’unique origine … Son petit tour ne l’avait pas vraiment aidé à mieux saisir la demande de son compagnon de la feuille, aussi le Ninja Copieur entreprit il de se déboucher l’oreille droite en y enfonçant son mince auriculaire tendu qui tourna sur lui-même quelques instants. Cette entreprise là terminée, l’Eclair Blanc reprit sa pose interdite et se fit un devoir de croiser les bras au devant de son torse puissant, son visage semi masqué peignant encore et toujours une moue de surprise et d’étonnement. De surprise, le seuil des émotions visibles dériva vers une expression interrogative comme investigatrice alors que le cœur du Juunin ne souffrait d’aucune pulsation intempestive, en son fort intérieur le Ninja demeurait toujours aussi impassible, mais sa capacité à sur jouer certaines émotions prenait le pas sur les Règles Shinobi imposant une retenue constante aux êtres soumis à ce Code là. Code que le jeune Saï semblait lui appliquer à la lettre …

L’inexpressivité caractérisant la demande de Saï comme l’ensemble des ANBU de la branche ‘Ne ne satisfaisait pas le moins du monde le Shinobi de la feuille, elle l’exaspérait presque et aurait pu, autre fois, lui provoquer quelques hauts le cœur de colère. Les règles sont certes importantes, mais les appliquer sans réfléchir ni même se forger un esprit critique sur leur portée et la confiance en le système les régissant qu’elles imposent, c’était comme confier sa vie à un chien affamé … Suivre les règles à la lettre sans se préoccuper du reste, Kakashi l’eut fait autrefois avec pour seul résultat de perdre un de ses meilleurs amis. Aussi, après avoir vécu la vie qui lui fut imposée par ses choix et ses opinions, Kakashi avait maintenant en horreur les hommes comme les femmes se préoccupant uniquement du respect des règles au delà de la dimension humaine qui les entoure. La demande de Saï restait dés lors pour lui assez sourde … Ce gosse là ne transpirait ni la joie de vivre ni la sympathie qu’exsudent ceux qui ont des êtres chers à protéger et des amis sur qui ils peuvent compter. Pour résumer les choses, Kakashi n’était pas du tout mis en confiance par cet adolescent au teint blafarde et au regard de tueur froid. Hatake n’a jamais accordé son enseignement qu’à ceux qui savaient lire entre les lignes et qui se comportaient plus en protecteurs vigilants qu’en soldats formatés et contraints d’obeir à des ordres imposés. Pour l’heure, Saï ne faisait pas, dans son esprit, parti de la première classe de personnes qu’il aimait à côtoyer.
Ses capacités lui étaient d’ailleurs plus que propre, Kakashi avait mis des mois à mettre sur pied l’escouade canine constituée des meilleurs chiens Ninjas du pays du Feu. La Brigade canidé menée par Pakkun restait une de ses fiertés et un de ses principaux atouts de spécialisation dans le village. L’idée de partager cette compétence qui l’unissait à la nature animale ne lui avait réellement pas effleuré l’esprit, mais en y pensant posément le Ninja Copieur prit conscience que c’était un moyen comme un autre de renforcer les liens l’unissant aux autres feuilles de Konoha. En plus de rendre plus solide encore l’arbre de son Village … Des liens avec Saï, en avait il pour autant ? Celui qui le nommait Senpai, que pouvait-il bien ressentir pour lui, si tant est qu’il puisse ressentir quelque chose …

L’interdiction et l’interrogation poussée de Kakashi le força à s’assoir sur une pierre ronde, sa tenue de shinobi balayée par des poussières virevoltante alors que sa crinière couleur cendre ondulait dans le vent de la montagne. L’unique Iris noir figé sur la peau blanche du jeune homme, Kakashi cherchait à en savoir plus sur cet enfant désireux d’assouvir un besoin de connaissance comme de puissance. Le rapprochement avec son précédent disciple était saisissant. Non seulement au niveau du Physique, mais plus encore sur le modèle de la Psyché, Sai apparaissait aux yeux de Kakashi comme un clone figé de Sasuke. La ressemblance frappait d’autant plus l’unique œil immobile du Sensei dans cet environnement là, cet endroit même où il avait satisfait le désir de puissance du Jeune Uchiha en lui enseignant les Mille Oiseaux dans le seul but de freiner sa course à la puissance et de ne pas céder à l’appel du côté sombre, l’emprise des ombre organisée par le terrible Sannin Orochimaru. Si son échec dans sa tentative de retenir son premier Disciple du côté végétal avait pu apprendre une chose à Kakashi s’était que lorsque le désir de puissance est trop puissant il occulte de nombreuses notions et pousse parfois à faire de terribles choses. Saï se contenterait il d’un refus ? Accepterait il le jugement de Kakashi ou bien irait il chercher plus loin pour assouvir sa soif, se tournerait il vers un cancer qui ronge Konoha de l’intérieur ? Traiterait il plus en profondeur avec Danzou … ?

L’unique œil visible du Ninja roula un instant dans son orbite avant que l’ex ANBU ne souffle pour manifester sa décision finale. Ses mains s’animèrent un court instant, se frappant l’une l’autre en une claque sonore qui fit s’envoler quelques oiseaux couleur des pierres. Les doigts fins du Juunin désancrèrent une des attaches métalliques assurant la fermeture des poches pectorales de sa veste Juunin. Une fraction de seconde plus tard, un rouleau Ninjutsu tomba au creux de la paume d’airain du Ninja Copieur au regard bien plus sévère qu’à l’ordinaire. C’est d’un ton rauque que le fils de Sakumo s’adressa à l’ANBU.

" J’accepte de t’enseigner cette Technique d’invocation.
Mais que les choses soient bien claires, la décision finale ne m’appartiens pas à moi. Assimiler les bases de la technique ne devrait te poser aucun problème, mais en invoquant mes Chiens tu n’auras aucune assurance quand à leur obéissance finale. S’ils décident d’eux même de ne pas t’obeir tu ne pourras rien y changer …
Tiens, Copie ceci sur un de tes propres rouleaux. "


D’un geste aussi nonchalant que lascif, Kakashi lança son rouleau de parchemin à la face bordeaux et aux motifs de feuilles et de nuages en direction de son apprenti du jour. Cette bobine de papier contenait un impressionnant nombre de caractères qu’il était nécessaire de lire et de copier soi même afin de se lier une première fois à la Technique permettant de rompre l’espace pour débusquer les Chiens Ninjas en toutes circonstances et les faire venir à soi. L’Androgyne devrait dans un premier temps copier ce texte sacré sur un rouleau afin de porter sur lui la possibilité d’invocation des membres de la brigade canine. Enfin ? pas de toute la brigade … Kakashi avait pris soin de satisfaire à la demande de Saï et en utilisant ce parchemin là, il ne pourrait invoquer que le leader de la meute canine. Le regard que Kakashi posait sur Saï était quelque peu étrange et surprenant, aussi l’interpellation qui suivit se fit comme une évidence.

" Oï, Saï-Kun ! "

Les doigts enlacés les uns contre les autres, ses coudes posés sur ses genoux figés, Hatake retenait son menton du berceau formé par ses deux mains jointes, son Sharingan encore et toujours masqué par son bandeau. Voilà bien des années que l’Eclair Blanc avait appris à lire dans les attitudes sans user de sa fabuleuse pupille, et celle de Saï le forçait à d’ultimes questions qui appelaient de claires réponses. En temps normal, le fils de Sakumo ne partageait son savoir qu’avec ceux qui étaient de la même trempe, taillés dans la même veine, que lui … Pourtant il ne se revoyait en rien dans ce garçon là. En son fort intérieur, Kakashi espérait que les réponses de l’adolescent le conforteraient dans la confiance qu’il plaçait en lui et qu’elles ne seraient pas comme un couteau nommé obéissance saignant ses espoirs d’humanité chez ce garçon au regard qui criait sang.

" Je ne nie pas ton talent ni tes capacités propres.
Je m’interroge seulement sur la nécessité d’un tel savoir et d’une telle course à la puissance que tu sembles entreprendre. Les Jutsus comme les règles ont leur importance, mais la qualité la plus importante d’un Ninja reste sa faculté à travailler en équipe, à faire confiance aux autres et à faire face à leurs côtés.
Un homme ne devient réellement fort que lorsqu’il a quelque chose de précieux à protéger … Que peux-tu bien vouloir protéger, toi ? "


Tout était dis sur un ton qui n’engageait que l’investigation à défaut de la passion.

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Ex-Saï
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MessageSujet: Re: [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...   Sam 25 Oct 2008, 01:45




Les paroles de Kakashi Sempaï coulaient dans les airs comme de l’eau sur un torrent tranquille. Son air tranquille, apaisé voire presque rassurant, démontrait une profonde et respectable maîtrise de soi de cet important personnage, qui avait tant œuvré pour le Bien du Village. Bien que ses tendances soient encore discutables et que ses habitudes ne soient que rarement conformes aux exigences du Code Shinobi que notre jeune adolescent respectait à la lettre près, il avait malgré tout ce don de rendre toute situation encore posée et discutable qui émanait de lui comme une énergie positive, compensant ainsi avec son œil gauche privé de la Lumière salvatrice du Soleil. Oui, il détenait une certaine fluidité dans ses réactions et un esprit assez vivace pour que nombreux soient ceux qui l’envient et le jalousent. Saï ? Non… il ne connaissait même pas le terme de jalousie. Où plutôt, il ne connaissait mais n’était pas capable d’en saisir l’utilité réelle. Pourquoi convoiter ce que quelqu’un a, alors que l’on peut détenir autre chose de son côté ? Pourquoi l’homme devait-il s’efforcer à envier autrui pour ses biens et ne pas se contenter des siens ? Tant de choses énigmatiques qui resteraient certainement à jamais sourdes dans l’esprit de notre androgyne de Konoha No Kuni. Tout à l’opposé de Kakashi Sempaï, qui était une feuille de l’Arbre de Konoha virevoltant dans le vent et se laissant porter par le vent pour présenter une danse sublime, Saï était l’Ecorce qui protégeait le Village et se contentait d’être ce qu’il était devenu : rigide, froid, et le support de toute autre vie lorsque les haches s’abattaient sur le tronc du Vieux Chêne. Mais malgré toute cette différence, ce gouffre qui les séparait bien contraire à leurs origines natales, Saï ne regrettait rien. Et ne jalousait personne. Cela n’avait aucun lien avec la mission… .

Notre jeune ANBU ‘NE’ restait froid et simple, fixant Kakashi de ses pupilles aussi noires que l’Ombre qui s’étendait de nos jours sur le Monde Ninja, analysant son comportement. Il en savait beaucoup sur lui, et tout ce à quoi il venait de penser résumait en général l’impression que notre Copy Ninja lui donnait. Dans son historique, deux choses avaient interpellées l’attention de Saï dans sa lecture en cours de mémoire et de programmation mémorielle. La première était que son enfance aurait été idéale au recrutement d’un nouveau Membre de la Racine ; devenu taciturne et refermé sur lui-même après le sacrifice de son père dont les agissements avaient été en inadéquation avec ceux du Village, il était sans pitié et ne voyait que l’importance d’une mission dans une expédition. Un profil idéal pour un vrai Shinobi du Village Caché de la Feuille. Mais cette feuille, qui semblait avoir été capable de créer un brasier par elle-même avait un jour perdu tout son intérêt, et s’était par ailleurs alourdie, devenant trop lourde pour pouvoir voler. Après avoir quitté la branche des ANBUs, cet homme remarquable qu’avait été le membre du Clan Hatake n’était devenu qu’un simple Juunin malgré tant d’autres, avec une réputation certes plus grande et un niveau bien plus élevé que celui d’un Shinobi ordinaire. Mais rien de plus. Cet enchaînement de circonstances et d’évènements sur le fameux et très célèbre Kakashi avait alors éveillé la curiosité de Saï, qui s’était alors renseigné avec plus d’acharnement sur le comportement humain. Ce qui le poussait à abandonner. A changer. A vouloir survivre. A ne jamais désespérer. Ce qui avait fait de Kakashi Sempaï le Kakashi Sempaï qu’il avait présentement sous les yeux. Et malgré toutes ses recherches qui l’avaient menés à une connaissance aigue des relations humaines et du comportement mystérieux de ces derniers, il n’y avait appris que deux choses : les humains qui se laissaient dominer par leurs sentiments et par leurs défaites sombraient que trop souvent dans la mélancolie et la faiblesse, mettant alors tout ce qui les entourait en danger ; avoir des émotions ou des vœux personnels était donc quelque chose à éviter. La seconde était que bien malgré son curriculum vitae exceptionnel et ses capacités hors du commun, le personnage qu’il avait face à lui n’était rien de plus qu’un homme finalement. Et en le rencontrant là pour l’une des premières fois, il n’avait suscité aucune sensation particulière. Pas d’enthousiasme, pas de chaleur interne. Rien de ce qu’il avait pu lire dans ces livres sur les relations en société. Juste de l’indifférence et un paysage aussi blanc que les toiles sur lesquels il peignait, dans son esprit néanmoins clairvoyant et attentif.
Le Juunin au Sharingan posait son auguste fessier sur un rocher à proximité et adopta une attitude que Saï reconnut comme un comportement qu’il avait récemment appris dans l’un de ses livres. De l’ennui ? ou encore de la gêne ? En soi, quelle importance. Saï n’était en rien touché par ce genre de réaction. Et il savait parfaitement qu’il n’avait pas tendance à inspirer la complaisance ou la sympathie, bien qu’il s’exerçait chaque jour à sourire de manière décente et agréable. Sans vraiment dire quoi que ce soit, une série courte et rapide de signes fut réalisée et laissa apparaître un rouleau nouveau aux iris couleur ébène de notre jeune garçon. L’attrapant à l’envoyée de son Senseï du jour (^^), il porta une oreille attentive aux remarques de son Sempaï et se contenta de baisser légèrement le torse, en signe de remerciement envers l’homme qui semblait accepter de le prendre sous son aile. Puis il s’éloigna… .

Ne cherchant pas vraiment l’intimité mais plutôt la tranquillité, il avait lui aussi trouvé un rocher un brin plus plat où il ne tarda pas à s’asseoir à son tour, suivant donc les instructions qui lui avaient été données. Posant ses jambes en tailleur, gardant sur son visage à la peau si pâle une expression de simplicité et de nonchalance extrême, ses doigts glissèrent avec une touche étrange de délicatesse venant de sa part, et dégrafèrent les attaches du rouleau, le dépliant avec soin et légèreté. Il était important de prendre soin des affaires des autres, Saï l’avait appris lors d’un cours sur « Les agissements sociaux et leurs bienfaits ». Il était donc sage de ne pas abîmer ce rouleau d’invocation qui devait certainement avoir une importance rare. Les écrits lui apparurent avec une progression lente dont il était l’auteur, et le déposant sur ses genoux, il s’agita avec plus de rapidité et de précision en s’emparant d’un rouleau de cours relativement long et de son matériel, s’empressant de recopier avec soin et dextérité chaque symbole et chaque détail. Il ne devait rien manquer, et cela devait faire partie de l’apprentissage pour que Kakashi Sempaï l’exige.
Il continuait son art, exprimant ce qu’il aurait espéré être des sentiments, des émotions, à travers son ouvrage. Mais non, rien ne sortait, mis à part cet épais trait noir qui zigzaguait dans tous les sens, glissant sur le parchemin comme de l’eau sur les plumes d’un canard. Sans sourire, sans frémir à l’idée d’obtenir bientôt une nouvelle technique. Mais il releva la tête à l’interjection de Kakashi Hatake.


" Oï, Saï-Kun ! "



" Je ne nie pas ton talent ni tes capacités propres.
Je m’interroge seulement sur la nécessité d’un tel savoir et d’une telle course à la puissance que tu sembles entreprendre. Les Jutsus comme les règles ont leur importance, mais la qualité la plus importante d’un Ninja reste sa faculté à travailler en équipe, à faire confiance aux autres et à faire face à leurs côtés.
Un homme ne devient réellement fort que lorsqu’il a quelque chose de précieux à protéger … Que peux-tu bien vouloir protéger, toi ? "


Saï resta là, à l’observer et à ne rien dire. Fallait-il répondre ? Certes, la chose aurait été préférable. Mais restait maintenant l’opposition entre son Devoir et les Informations que lui requérait le Juunin de Konoha. Etait-il autorisé à répondre à une telle question ? Ne risquait-il pas d’en dévoiler trop, alors que la Branche de l’ANBU dont Saï faisait partie avait placé sa devise dans son sérieux et son silence sans faille ? Laissant son esprit analytique faire des siennes une nouvelle fois, Saï se donna le temps de réfléchir sans pour autant quitter son interlocuteur des yeux. Ce dernier attendait-il vraiment une réponse ? Son comportement posé et lassé semblait bien plus ennuyé de cette situation que par sa propre question. Mais il restait un Shinobi de Konoha No Kuni, qui avait prouvé ses capacités pendant de nombreuses années à protéger le Pays du Feu. Cependant, il ne fallait pas en dire trop. La nécessité de cette invocation pour une mission proche devait rester secrète et discrète. Affichant un sourire à son goût aimable mais que tous auraient pu apercevoir comme brièvement forcé, note jeune adolescent laissa une voix jeune et frêle émerger de son corps, sur un ton en aucun cas provocateur mais chargé de désillusions et de manque d’intérêts dans ce qu’il disait… .

Ma mission est de protéger Konoha, n’est ce pas ?



Dernière édition par Saï le Mar 25 Nov 2008, 03:27, édité 1 fois
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Ikazu Raiken
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MessageSujet: Re: [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...   Mar 28 Oct 2008, 19:04

Hatake ne se débarrassa pas le moins du monde de son attitude lascive couplée à sa position d’examinateur dans les instants qui suivirent son interventions verbale à l’encontre de son élève du jour. Son unique pupille noire, émergeant d’entre ses paupières plissées, n’avait de cesse de poser un regard investigateur sur le facies froid et neutre de l’adolescent à l’épiderme couleur crème en face de lui. L’attitude posée et ralentie de ce dernier suite aux déclarations ne notre Juunin commençait à sérieusement agacer Kakashi. En temps normal, ses paroles auraient du déboucher sur une vive réponse engendrant une discutions fondamentale sur les droits et les devoirs des Shinobis de la feuille, mais Sai ne semblait pas prêt à lâcher son expression indifférente et coupée du monde pour entrer dans le jeu initié par le Ninja Copieur. L’ANBU agaçait le Sensei dans ses attitudes et sa lenteur à donner des réponses, comme si il pesait intérieurement le pour et le contre de chacun des mots qui allaient sortir de sa bouche afin que ceux-ci aient un impact aussi souhaité qu’efficace. Ce petit gars cachait définitivement pas mal de chose et Kakashi ne le porterait pas dans son cœur dans l’état actuel des choses. Aussi le sourire forcé, comme l’indiqua brièvement un frémissement de la commissure des lèvres et des traits plus creusés que la normale venant de quelqu’un qui n’avait visiblement pas l’habitude de faire s’échapper ses sentiments, força t’il l’Eclair Blanc à répondre par une expression bienveillante. Sourire sur les lèvres et sous le masque, sourcils légèrement relevés en signe d’approbation et paupières closes pour signifier son contentement. Saï lui répondait clairement en peignant son visage d’une expression à l’air de dire Je t’emmerde, alors notre Sensei entra dans le jeu lui aussi … Sa était donc de protéger Konoha … Décidément ce gosse avait été bien formé !

" Oui … C’est tout à fait cela, Sai-Kun … "

~¤ Mais tu me mens … ¤~


Pensa alors le maitre des chiens Ninjas.
Ayant lui-même fait ses classes dans l’ANBU avant que Sai ne soit capable de se servir d’un pot pour se vider, Kakashi connaissait nombre des us et coutumes qu’employait notre jeune ami en sa présence, il lisait presque dans ses attitudes comme dans un livre et il était clair qu’en cet instant, Saï ne voulait pas tout dire et donc ce moquait de lui. Cet adolescent là était clairement le type d’Elève que Kakashi se faisait un devoir de refouler en temps normal. Il ne méritait vraiment pas de suivre son enseignement et encore moins un enseignement de Ninjutsu qui pourrait, peut être, plus tard se retourner contre lui. Il en avait fait la terrible expérience il y a de cela trois ans maintenant.
Pourtant, en cet instant, Kakahsi s’autorisa à transmettre son savoir en matière de Kuchiyose au disciple de Danzou. Non pas qu’il laissait ses convictions s’évaporer dans l’air frais de cette montagne, mais car cette technique n’avait rien à voir avec le Ninjutsu classique. Tout d’abord, elle permettrait à Saï de n’invoquer que Pakkun et Hatake savait plus que personne que cet adorable petit chiot était doté d’un caractère bien trempé et d’un sens de la dévotion comme du jugement assez peu commun. Aussi, si jamais l’ANBU invoquait Pakkun à des fins malsaines ou allant à l’encontre de ses convictions, le canidé n’hésiterait pas un instant à envoyer paitre l’adolescent et à le laisser en plan … Car là résidait une des plus grandes faiblesses de cette technique Spatio-temporelle du Ninjutsu. Autre point important qui faisait pencher la balance en faveur de la demande du gamin, c’était qu’avec Pakkun à ses côtés, Kakashi pourrait avoir un Œil sur Saï et son évolution dans le monde des Shinobis. Le Kuchiyose n’étant pas le genre de technique que l’on utilise avec son seul consentement, à la différence du Chidori par exemple, Kakashi n’avait maintenant pas d’argument à opposer à l’apprentissage du Jeune Homme. Il faisait même avec celui d’une pierre deux coups tout en s’assurant une certaine sécurité.
Poussant un long soupir en attendant que l’adolescent tout de noir vêtu en ait fini de son exercice de Copie, Kakashi sortit de sa besace son livre fétiche, Icha Icha Paradaisu, et reprit son propre exercice de lecture avec un certain plaisir. C’est alors qu’il tournait une page qu’il jugea bon de commencer le rituel pour son jeune élève et s’en alla vers des explications théoriques sur les formalités à remplir afin d’être adopter par la lignée de Pakkun.

" Bien … Ce que tu viens de copier n’est autre que le contrat nécessaire à l’invocation de la brigade Canine. Dans ton cas, il n’est pas complet et ne te permettra, dans un premier temps, que d’invoquer Pakkun, comme tu me l’as demandé.
La partie inférieure droite du contrat reste à remplir comme une signature qui va te lier à mes chiens. Tu vas y écrire ton nom avec ton propre sang et en dessous tu laisseras les empreintes des cinq doigts de la main avec laquelle tu auras signé, toujours avec ton sang. "


Feuilletant son livre avec une attention plus grande encore que celle qu’il fournissait à l’explication théorique de la technique, Kakashi marqua un temps d’arrêt durant lequel il se remémora sa propre signature du contrat et l’épreuve qui en avait découlé pour être accepté par la lignée. Un petit rire nerveux naquit dans la gorge serrée du fils de Sakumo, pensant que Saï aurait bientôt à l’effectuer et qu’il y aurait, pour notre Sensei, une bonne occasion de rire. Toussant quelque peu, Hatake retourna vers ses explication, sans faire attention au fait que Saï ait fini ou non de remplir les conditions préalablement exposées.

" Lorsque tu veux faire appel à Pakkun, c’est relativement simple.
Il te faudra préalablement du sang sur la main avec laquelle tu as fait le rituel, ensuite c’est à toi de trouver la dose de Chakra idéale à Malaxer et pour finir tu appose ta main ensanglantée pour faire apparaitre Pakkun. Ah oui, pas besoin de te saigner complètement, quelques gouttes suffisent …
Les Mudras à effectuer sont : Sanglier, Chien, Coq, Singe, Mouton.
Tu devrais essayer. "


Le Juunin finit par adresser un clin d’œil d’encouragement à son étudiant d’un instant. Il était relativement impatient de voir si le contrôle qu’exerçait l’adolescent sur le Chakra était suffisant pour réussir du premier coup, mais son niveau dans la hiérarchie du village semblait à lui seul indiquer qu’il n’aurait de toute façon aucun mal à faire sienne la Technique d’invocation. Pour mieux apprécier le spectacle, Kakashi en referma même son roman grivois …
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Ex-Saï
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MessageSujet: Re: [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...   Sam 01 Nov 2008, 02:47




Saï restait là, immobile et sérieux. Sa voix, timbre monocorde tels les derniers mots d’un mourrant qui s’évanouissait sur la route des Enfers, il s’était contenté de lancer une réponse, où plutôt la réponse qui lui avait paru être la plus logique. Il était né sans émotions… sans le moindre sentiment. Une fois qu’il avait été repéré par Danzô-Sama, il avait été élevé et on lui avait enseigné tous les Arts capables de défendre le Village : du Ninjutsu artistique pour la protection de Konoha par la peinture, au Taïjutsu et l’attaque au nom du Village par son sabre, il lui avait été imprégné dans sa peau même les notions les plus élémentaires, mais également les plus complexes, du Devoir d’un Shinobi. Ne cherchant ni la renommée, et encore moins le mérite, il n’y avait dans la vie de notre jeune garçon qu’une simple cause qu’il s’était toujours contenté d’appliquer à la lettre. Lutte au nom du Village. Bats toi au nom du Village. Tues au nom du Village. Meurs au nom du Village. Pourquoi diable aller au-delà de cette limite autrefois imposée par contrat et par engagement à tout homme qui décidait de mettre sa vie au service de la Justice et de la Sauvegarde du Pays. Saï n’avait pas fait ce choix. Chaque chose lui avait été mis d’office sous les yeux, comme une nouvelle règle Shinobi à apprendre, sans qu’il n’ait à comprendre ou à élaborer une logique opposée. Le nom même qu’il portait, ce nom de code « Saï » accompagné par un matricule dont les premiers chiffres démontraient son appartenance à la Racine, cette Branche secondaire chez les ANBUs, lui avait été apposé sans même qu’il ne sache pourquoi. Et pour cet adolescent, qui s’était endigué dans les fondements Ninjas sans jamais les remettre en question, quelle autre réponse pouvait exister à part la protection du Village Caché de la Feuille avant toute chose ?
Sur cette réponse, bien qu’un long silence semblait suivre, Kakashi Hatake tenta de ranimer le feu encendré de la conversation en lui confirmant sa réponse d’un sourire dissimulé et d’un air satisfait. Etait-ce concret ? Ou ne s’agissait-il que d’un masque, comme celui qui recouvrait sans cesse la partie basse de ce visage qui était maintenant énigmatique pour tous. Que cela cachait-il ? Une cicatrice ? Des dents de lapin ? Des lèvres immondes ? Pour être franc … Saï s’en moquait éperdument. Non pas qu’il s’en moquait à la vérité, mais cela n’avait pas lieu d’être su ou d’être demandé. Chacun pouvait être comme il l’entendait. Cacher son visage était une stratégie souvent utilisée dans les missions difficiles et délicates, missions qu’avait dû de nombreuses fois arpenté notre Copy Ninja à la pupille plus précieuse que des trésors entiers. Et même si la raison n’était pas là, il n’y avait rien dans la mission présente de notre jeune Shinobi qui requiert une réponse immédiate à ce mystère du Village. Lui était là dans le cadre de la préparation d’une mission ; il allait bientôt devoir mener une expédition délicate qui allait requérir toutes ses capacités et son talent. En plus de risques de combats et de lutte à mort, il allait s’agir d’une traque importante et décisive. Il allait donc falloir cette invocation canine au plus tôt et pour cela, aucun besoin de connaître la nature et les penchants multiples et étranges de son Senseï du jour. Et sans vraiment porter d’intérêt sur ce sourire agréable et sympathique que lui offrait le Shinobi balafré, Saï sans le moindre sourire ou sans la moindre réponse en retour reporta son regard sur le croquis qu’il venait d’effectuer et sur l’original. Aucun signe n’avait été omis ; tout semblait dans les normes. De la satisfaction ? Non, presque même de la lassitude. A supposer que Saï sache vraiment ce que c’était, bien qu’il avait déjà longuement étudié ce sujet précis. Mais il n’éprouvait pas le moindre plaisir à voir que son talent inné pour le dessin et la peinture était excellent. Il se contentait de fait de recopier ce qu’il voyait et de suivre les instructions données. Pas de plaisir, pas de récompenses. Pas de prestige, car tant d’influence … .

Sourire puis soupir. Le célèbre Kakashi cachait-il son jeu ? S’il était pour l’instant satisfait des avancées qu’avait fait notre jeune ami, pourquoi donc soupirer, comme si l’ennui venait de le quérir ? Etait-il blasé de cette rencontre et de cet entraînement où il n’aurait absolument rien à faire ? La chose aurait été compréhensible. Après tout, il n’avait qu’à donner des explications et à regarder le très jeune ANBU effectuer la manœuvre. Mais la conduite de soi et le respect d’autrui ne lui aurait-il pas normalement commandé de garder toute pensée personnelle profondément dans son corps et son cœur et non de les faire ressortir à l’extérieur, comme l’un des livres de notre cher Saï le lui avait si bien dit ? N’était-il pas de règle de tenter de cacher son ennui et sa mélancolie afin de ne pas froisser l’autre, de ne pas le blesser ? Bien sûr que cela n’avait eu aucun effet sur le jeunot de la Racine, quoi que cela ait titillé son esprit analytique sur le comportement humain et ses réactions face à diverses situations. Mais en rien cela n’avait eu un effet particulier sur lui. Il l’aurait bien souhaité pourtant, … connaître cette sensation que d’être déçu d’ennuyer quelqu’un, de le décevoir ou de ne pas aller dans le sens de ses attentes. Bien sûr, il avait pu longuement voir cela sur le visage bandé et borgne de son vieux Maître Danzô-Sama. Mais lui n’avait jamais pu ressentir pareille émotion. Une telle sensation qui l’aurait aidé dans ses relations avec autrui… .
Le Senseï à la coiffure aussi ardente et belliqueuse que l’esprit vif de son détenteur enchaîna le cours sur une explication théorique et précise de la situation. La signature par le Sang et les empreintes étaient la base élémentaire d’une reconnaissance. Depuis des siècles, les hommes s’identifiaient par une signature qui leur était propre ou des empreintes digitales qui restaient unique pour chacun. Lui savait que cela porterait une lourde signification en ce jour. Car il allait livrer là une information que très peu de personnes détenaient. En effet, chaque point détaillé et précis de la vie d’un ANBU « NE » était quelque chose de jalousement conservé pour soi, que seuls les membres de la Racine pouvaient se permettre de voir, et encore, avec un large nombre de passe-droits. Ces empreintes, dont il était donc le seul à connaître les courbes et les lignes en tout sens, ainsi que les très hauts responsables de la Racine de Konoha No Kuni, il allait devoir les livrer là pour une nouvelle technique. Cela avait-il de l’importance ? Se mordant le doigt et léchant de la pointe de son pinceau les quelques gouttes de sang qui allaient en grossissant à vue d’œil, il laissa ce dernier virevolter sur le contrat qu’il venait de créer de toute pièce, y apposant une signature qu’il n’avait jusque là jamais eu. Et bien que cela fut effectué de façon rapide, il s’immobilisa soudainement.

C’était là la première fois qu’il réalisait quelque chose qui le définissait en tant que personne sans que cela ne soit un ordre. Le bras restant en l’air, son visage toujours inexpressif, c’est bien l’absence de son dans sa gorge qui l’empêcha d’exprimer un certain ébahissement devant le geste qu’il venait d’accomplir. Son cœur s’en était immobilisé, comme le reste de son corps, et ses pupilles autrefois fixes et silencieuses témoignaient cette fois du plus grand étonnement qu’il ait connu à ce jour, aussi peu nombreux avaient-il été. Tournant son regard vers sa main gauche, il en admira la paume gantée sans dire un mot. Il venait de créer une nouvelle caractéristique de son identité ; il avait forgé une nouvelle partie de son personnage. Mais cette fois-ci était bien différente des autres. Qu’avait-il donc fait de si prodigieux, si ce n’est appliquer un peu de sang sur un rouleau de papier ? Et pourquoi cela avait-il un pareil effet sur lui ? Il ne parvenait pas à le comprendre. Mais il restait néanmoins totalement figé, sans mot piper ou geste articuler, son regard plongeant dans de lointains souvenirs qui n’existaient pas … .
Revenant à lui, et se remettant de cet instant de faiblesse qui l’avait complètement déstabilisé, il ferma puis rouvrit ses paupières pour se concentrer sur le restes de sa tâche. Trempant derechef sa plume dans le liquide corporel, il dessina avec soin et précision cinq ronds pleins sur ses doigts, les imbibant ainsi de ce liquide, de cette hémoglobine si précieuse à la vitalité d’un corps humain. Sans rien dire, il apposa sa main sur le rouleau et resta là, sérieux et attentionné à ce qu’il faisait, laissant le temps au papier de faire union avec ses doigts, de savourer chaque parcelle de peau qui déposait sur lui cette texture rougeâtre et à l’odeur si mystérieuse. Puis retirant sa main avec soin, il contempla le travail avec la même indifférence. Il avait soigneusement effectué les tâches qui lui avaient été confié. Tournant son visage blanc et calme vers le Shinobi de Konoha, ce dernier lui donna les dernières indications qui lui permettraient de mettre en pratique cette nouvelle technique dont il venait de préparer le terrain. Avoir un peu de son propre sang sur la main divine. Bien savoir doser son chakra. Effectuer les signes d’invocation, puis aplanir sa main sur un objet stable et solide, pour mettre à l’invocation d’apparaître. Dit comme cela, la chose semblait aisée. Et elle était loin d’être hors de portée des compétences de notre adolescent au visage angélique. Ce dernier, hochant de tête, se contenta d’agréer à ces paroles conseillères.


Aï ...

Retirant ses gants et les déposant avec soin dans sa sacoche, il se tint debout ayant mis son rouleau un peu à l’écart. Restant calme et réservé, ses yeux fermés et l’air apaisé, il faisait appel à ses forces personnelles, à son chakra, à sa concentration. Tout son corps se trouvait dans cette technique.
Il croisa soudainement les mains, et de son pouce ensanglanté, tira un trait net et saignant sur sa paume gauche. Entamant rapidement et avec une grande adresse et précision les signes qui lui avaient été demandés, il plia légèrement les jambes pour frapper la terre de sa paume gauche. Un léger nuage de fumée se souleva.




Ninpô ... Kuchiyose ...


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Ikazu Raiken
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MessageSujet: Re: [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...   Dim 02 Nov 2008, 16:35

L’attitude de Sai aurait pu combler n’importe quel professeur lambda, mais elle n’emplissait nullement le cœur de Kakashi d’une sensation de satisfaction. A dire vrai, l’air poli et coincé que se donnait Sai avait le don d’irriter, de muette façon, le professeur d’un jour. Son air de parfait petit élève modèle ne jouait pas en sa faveur et plus le soleil poursuivait sa course, plus Hatake déduisait un manque évident de relationnel et de communication avec celui qui bénéficiait de son enseignement. C’était bien simple, pas un seul mot plus haut que l’autre n’était sorti de la bouche au sourire factice, pas une remarque ni même une demande d’information qui aurait pu témoigner d’une certaine ouverture sur le monde et un désir de connaissance autre que purement théorique. Sai ne transpirait pas le relationnel, c’était le moins que l’on puisse dire … Cet adolescent là était semblable à une tombe de marbre, symbole éternel de triste et de mutisme, lisse et ans aucune aspérité, sans anicroche qui aurait pu lui permettre de développer une intéressante personnalité … Pour l’heure, cet entrainement présentait à Kakashi un jeune ANBU Ne aussi vide qu’une bouteille de Scotch après le passage d’Asuma ! Comment ce gamin pouvait il se mutiler lui-même sans qu’une seule expression de douleur ne peigne son visage, ne serais ce que pour un court instant ? L’Eclair Blanc avait devant lui le fruit d’une stricte sélection basée sur l’absence totale d’échange et un respect des règles imposé par de rudes années de soumission et de brimade, l’avatar d’une génération bridée et totalement privée de jeunesse comme de vie pour subvenir aux besoins militaires de la Nation du Feu et satisfaire les rêves d’un vieil aigris pour qui le mot protection différait énormément du sens commun … Quel gâchis !

Il était, cependant, tristement intéressant de constater que ces méthodes de formatage et de sélection donnaient des résultats intéressant du point de vue des seuls objectifs. Le Talent de Sai n’était pas que de la poudre aux yeux et son sens de l’assimilation était aussi grand que celui des purs génies. C’est bien simple, Kakashi n’avait pas connu un tel talent dans les arts de l’assimilation Ninjutsu depuis qu’il avait pris en charge le jeune Sasuke Uchiha, avec le résultat que l’on connait … L’apprentissage du Chidori n’avait pourtant rien à voir avec une bête assimilation du Kuchiyose, mais d’autres élèves mettaient des heures voir même des jours à retenir les bases de cette technique spatio-temporelle du Ninjutsu. Sai démontrait une maitrise de son Chakra qui équivalait presque à celle de ses émotions comme de ses sentiments. L’œil analytique du Ninja Copieur ne décela aucune faille dans la composition des signes et nul doute que si notre homme avait usé du Sharingan il aurait pu constater que son disciple usait de l’exacte quantité de Chakra nécessaire au rituel. Une application parfaite et précise. Sai n’avait pas qu’un regard de tueur, il était aussi porteur de la prescision des chirurgiens, cet élément là pourrait bien un jour devenir une des pièces maitresses de Konoha, à n’en pas douter … L’apposition de la paume au sol se fit de concert avec la prononciation de quatre syllabes détachées. Quand apparut un nuage de fumée accompagné d’un bruit de bouteille que l’on débouche, Kakashi arqua légèrement un sourcil, écarquillant son unique œil visible pour affiner sa vision et constater par lui-même la réussite ou non de cette technique. Il fut forcé de réprimer un petit rire nerveux à l’apparition d’un chien à la jaquette bleu, porteur d’un bandeau frontal de Konoha et se voyant affublé d’une épaisse écharpe autour de son cou. Le poil court et brun de ce roquet de Pakkun semblait frissonnant et sa truffe humide témoignait à elle seule de l’état de santé du plus performant pisteur au sein de la brigade canine. Désolé pour son compagnon, Kakashi sentit lui-même qu’il était temps de rompre le silence et s’adressa donc à son chien Ninja de son habituelle voix endormie.

" Yo !
Alors Pakkun, toujours enrhumé ? "


Pour seule réponse, le Chien fut pris d’une violente série d’inspirations avant de relâcher son surplus microbien en un éternuement particulièrement sonore dirigé vers Sai. S’essuyant la truffe d’un revers de patte, le canidé se contenta d’écarquiller les yeux pour analyser son invocateur avant de renifler d’une sonore manière. Intrigué, le petit chien finit par se dresser d’une sensible manière sur ses pattes arrière pour s’approcher avec prudence de Sai et renifla d’autant plus l’air ambiant. Prenant une mine dégoutée comme déconfite, le Chien traqueur s’en retourna à sa position assise, non sans éternuer une ultime fois en direction de son nouveau maitre. Se posant finalement sur ses quatre pattes, le Chien trotta un brin en direction de Kakashi et finit par s’assoir devant celui-ci, le saluant d’une patte levée avant de désigner sa truffe humide. Comprenant son besoin, Hatake sortit de sa poche un mouchoir de toile blanche qu’il positionna au creux de sa main et présenta à son petit compagnon. Ce dernier vint s’y moucher dans un grand bruit avant de remercier son maitre en s’essuyant le museau, il finit par enfin desserrer ses mâchoires alors que notre Sensei agitait le mouchoir grandement humidifié dans l’air vivifiant de la montagne.

" Ah !! Merci Kakashi, je n’en pouvais plus !!! "

" Oh … Mais de rien mon petit Pakkun … "

" Dis donc, c’est qui cette face de crème là ? "


Par ce désignatif peu commun, Pakkun voulait surement désigner Sai et son épiderme d’albinos. Souriant sous son masque, Kakashi vint flatter le sommet du crane canin d’une agréable caresse avant de quitter sa position lascive et fatiguée pour une posture plus sérieuse, signifiant à elle seule qu’il était temps de couper court à un bon nombre de plaisanteries. Comment arriver à inscrire dans le cerveau de son petit compagnon qu’il allait maintenant devoir obéir à un second maitre, sachant que ce chien était aussi caractériellement désagréable que Gai n’était demandeur de défis … La situation allait peut être exigé un effort conjoint de la part des deux hommes en présence, mais curieusement Kakashi ne sentait pas Sai comme un médiateur en puissance. Les négociations allaient pouvoir commencer …

" Il se nomme Sai-Kun et c’est également lui qui vient de t’invoquer … "

" Nani ? Ce gosse ??
Qu’une telle face d’abrutis puisse m’invoquer est tout simplement inacceptable Kakashi !! "


Le visage de Kakashi, précédemment bon vivant et souriant se mua en une mine déconfite … Quel détestable caractère ! Il lui suffit pourtant d’un unique regard vers les yeux vitreux de l’agent canin pour que celui-ci ne comprenne que c’était un ordre et qu’il n’avait pas vraiment son mot à dire sur les décisions de partage technique imposé par son maitre. C’est en grommelant que Pakkun s’en retourna en dandinant vers celui qui pouvait nouvellement le faire apparaitre en tout temps et en tout lieux. Sautant sur une pierre ronde, le petit chien adopta finalement une position assise avant de planter son regard dans celui de Sai. Qui du chien ou de l’homme serait le réel vainqueur ?

" Salut Gamin !
Si on doit travailler ensemble, je te demanderais de ne pas m’appeler Adorable Petit Chiot, ok ? "


Consterné, Kakashi ne pu s’empêcher de se prendre la tête au creux de la main, mais il restait pourtant assez curieux au devant de la possible réaction de Sai. Pakkun était un révélateur de personnalité bien plus efficace que lui au final …

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Ex-Saï
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MessageSujet: Re: [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...   Lun 03 Nov 2008, 01:51







Après un léger POUP et la dissipation d’un nuage de fumée bien étrange, ce fut face à un animal bien étrange que se trouva notre très jeune Shinobi de Konoha. En effet, pour une invocation qui était censé être celle du Chef de Meute dans le domaine du Kuchiyose Canin, il s’attendait à un chien de taille beaucoup plus impressionnante et au charisme bien plus fort. Mais il n’avait en fait de lui qu’un chien à l’allure de chiot, aux oreilles tombantes et à la truffe plus rouge que noir. Ressemblant à un épagneul nain et arborant comme signes distinctifs un blouson en coton bleu et un foulard faisant office de bandeau frontal à l’enseigne du Village Caché de la Feuille. Ce petit cocker était donc l’une des Invocations que Konoha No Kuni et le Pays du Feu avaient précieusement et jalousement gardées pour eux… . Il y en avait plusieurs de ce type, comme l’Invocation des Singes qui était une spécificité de la famille des Sarutobi. Ainsi donc, Pakkun et ses sbires faisaient partie de cette famille aux strates très fermées. Après tout, il valait qu’il en soit ainsi, car cela limiterait le nombre de personnes pouvant l’invoquer. Et en suivant cette logique sans vraiment le réaliser, le regard de Saï qui avait exprimé un étonnement certain revint à son accoutumée blancheur et mort, vide de sens et de pensée. Il se contentait maintenant d’observer le comportement du Chien qu’il avait invoqué. Il se moquait de se dire qu’il avait réussi. Pour l’instant, il venait de mettre une nouvelle technique dans son répertoire. Une technique qui avait toute son importance. Et il en était juste satisfait. Et même pas assez pour pouvoir émettre un sourire. Ne pas avoir réussi aurait été un signe de faiblesse et de régression. Qu’il parvienne dès le premier coup à accomplir le Kuchiyose signifiait au moins qu’il n’avait pas changé… qu’il n’avait pas changé … .
Restant immobile et patient, notre jeune ami portait son attention sur la relation que les deux personnages entretenaient et payait un certain intérêt à leur conversation. Evidemment, tout cela ne figurait pas sur son visage. Mais cela l’indifférait. Sur l’heure, il se devait d’obtenir davantage d’informations. Et l’animal restait méfiant ; étant venu renifler le jeune ANBU de la Racine afin de connaître son identité, ou tout du moins son odeur, il avait fait une drôle de tête à la fin de cette « analyse » et s’en était retourné à son Maître de base. Visiblement, les deux individus semblaient bien s’entendre. Et la question introductive de Kakashi Sempaï indiquait qu’ils étaient souvent en contact. Sans même parler du coup de main qui prouvait qu’ils savaient faire équipe et veiller sur l’un l’autre. Une chose que saï n’avait pas coutume de faire, sauf lorsqu’il s’agissait d’un ordre… . Entre temps, la conversation dérivait quelque peu entre l’invocateur et l’invoqué. Et bien qu’il soit un peu éloigné, il parvenait à entendre des brides de conversations. Face de crème ? Face d’abruti ? Un vocabulaire bien limité qui aurait sans doute rendu furieux plus d’un invocateur. Mais notre jeune garçon s’en moquait. Ou plutôt, il n’y prêtait aucune attention. Après tout, pourquoi s’y intéresser. Ce n’était certainement pas la première fois qu’on l’insultait et qu’on le tournait à un individu ridicule et nuisible… . Ses ennemis, et ceux qu’il avait souvent réduit à un silence permanent l’avaient fréquemment recouvert de surnoms tous aussi stupides et inutiles les uns que les autres. Face à un tel comportement, Saï avait prit usage de faire abstraction par la règle de trois conseils qu’il avait pu lire dans des livres. Le premier était de laisser les gens s’exprimer car la loi le leur permettait. Dire ce que l’on pensait de quelqu’un, même si cela était faux, n’était pas blâmable bien que peu appréciable. Ensuite, les insultes étaient une marque de faiblesses, qui présentaient plus une force du langage et de la langue qu’une force de l’esprit et de l’intelligence. Pour finir, ne pas relever les attaques était le meilleur moyen d’afficher son mépris et sa totale indifférence face à de telles offenses. Non pas que notre adolescent du Pays du Feu voulait faire profil haut et se montrer supérieur par rapport à ce nouveau compagnon ; mais il ne voyait pas l’intérêt de répondre aux insultes, et ne tenait pas vraiment à faire échouer sa future collaboration. Pour l’heure, il valait donc mieux attendre et réagir lorsqu’il lui serait intimé d’en faire ainsi. Et notre jeune homme resta de marbre, à contempler la scène, et à ne rien dire. Ses grands yeux noirs et pourtant vide de sens ou d’expression regardaient droit devant eux, cherchant vainement un objectif ou quelque chose à contempler au loin… .

Il revint à lui pour observer l’arrivée de Pakkun, qui trottait dans sa direction et vint se poser face à lui. Il semblait que Kakashi Hatake était parvenu à lui faire entendre raison, malgré la résolution du Chien à ne pas venir en aide au Membre de la Racine. Il était même presque surprenant que ce dernier ait mit dans de sa personne pour qu’il accepte. Il ne paraissait pas être du genre à aider les gens dans un entraînement pour qu’ils s’en sortent… . Quelque chose à cacher ? Ou à attendre en retour ? Et après tout, pourquoi s’en méfier. Si cela pouvait accélérer les choses et permettre à Saï d’aller de l’avant, ce serait déjà un bon départ. Baissant légèrement la tête pour observer la créature qui ne lui venait même pas jusqu’aux genoux, Saï prit la décision de tenter une approche amicale, ou au moins neutre, en s’accroupissant, se mettant à une taille moins élevée. En espérant créer un lien… cette chose si difficile à entreprendre lorsque l’on n’en avait jamais créé. Mais quitte à parler à l’animal, autant être face à lui, et non garder une position qui semblerait lui donner un air hautain.
Il fit oreille ouverte pour entendre les dires de Pakkun. L’appellation Gamin ne fit qu’un tour autour de lui, qui lui fit presque un choc. Il n’avait en effet que 15 printemps, mais on lui avait confié tant de missions et de tâches à effectuer qu’il en avait presque oublié l’âge de son corps. Ne répondant en rien, il se contenta de penser que cela apportait déjà un trait original à sa relation avec l’animal. Qu’il ne l’appelle pas « adorable petit chiot » ? A la vérité, il n’avait jamais eu l’intention de le faire. Pour lui, malgré la taille et l’apparence générale de la bestiole, il était évident qu’il avait face à lui un animal d’âge adulte. Et de toute façon, ses sentiments ou même ses imitations aussi bonnes ou mauvaises soient-elles ne lui auraient jamais inspiré de l’appeler ainsi. Quoi qu’il avait lu un ouvrage sur les surnoms et les dialogues en termes familiaux. Il réfléchit quelques secondes à cela… mais … Non. Il valait mieux ne pas tenter l’expérience. Pour l’heure, une réponse simple et sans penchant particulier suffirait.


Saï … Enchanté, Pakkun-Sama.


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Ikazu Raiken
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MessageSujet: Re: [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...   Sam 15 Nov 2008, 15:20

Absolument aucune réaction …
Le flegme affichait par Sai devant l’attitude un brin comique de Pakkun aurait pu en être drôle s’il ne cessait pas d’agacer Kakashi sur la durée. De nature aussi honnête que spontanée et possédant une sensibilité qu’il ne criait pourtant pas sur tous les toits, Hatake se trouvait plus qu’irrité par le froid ambiant dégagé par cet adolescent au vide regard de tueur. Pas un seul instant il n’avait senti un changement dans son activité cardiaque comme dans ses tics et manies, étrangement inhibées par ailleurs, qui aurait bien pu lui indiquer que Sai pouvait bien ressentir les choses. A défaut, il s’était une nouvelle fois trouvé plaqué devant une plaque de marbre aussi non accueillante qu’inexpressive. D’autres se seraient sentis bien plus que mal à l’aise en cet instant, l’Eclair Blanc avait bien cru qu’il pouvait de lui-même changer un brin la psyché de l’ANBU pour l’ouvrir aux sentiments et à son monde alentours, force était de constater que ce n’était qu’un échec de plus, une désillusion confirmée par les non réactions manifestées devant l’aussi mignon qu’espiègle Pakkun. Se grattant la nuque, un air désabusé sur son visage semi-masqué, le Juunin de Konoha pu toutefois constatés que les quelques mots de l’adolescent, le suffixe Sama en particulier, avaient exalté l’ego de Pakkun vers un point de non retour. En effet, le petit chien affichait maintenant un air aussi suffisant que supérieur et se pavanait sur son rocher, la tête haute et la truffe dressée. C’est avec un air satisfait et les babines luisantes que le chef de la brigade canine se tourna vers Kakashi pour lui lancer quelques mots témoignant sa satisfaction personnelle au vu de la situation.

" Mouha ! Kakashi, il est génial ce gosse, je l’adopte !! "

L’air désabusé de notre Sensei se mua bien vite en une moue déconfite alors que ses épaules se laissaient peu à peu tomber ver l’avant de déception comme d’affliction. La mine défaite du Juunin l’obligea à poser son unique pupille vers l’inexpressive silhouette de l’adolescent tout de noir vêtu qui ne manifestait absolument rien … Sasuke affichait au moins de la volonté, lui … La glorieuse parade du petit avatar canin tourna court quand celui-ci fut pris d’une irrévocable envie de se gratter. Ancré sur son rocher en position assise, l’adorable petit chiot s’attelait maintenant à se gratter de toute son âme, décidément Pakkun avait un réel problème avec les puces … Soufflant de désespoir devant sa situation, Kakashi ouvrit de son pouce l’un des poches pectorales de sa veste Shinobi pour en sortit un nécessaire vétérinaire qu’il gardait en réserve au cas où … Ouvrant avec une nonchalance certaine la trousse blanche longiligne, l’Eclair Blanc en extirpa une pipette contenant un liquide jaunâtre. Se rapprochant de Pakkun, ce n’est qu’en cet instant que le Shinobi de la feuille se rendit compte que Sai avait parfaitement réussi son premier Jutsu d’invocation. Les bases en poche, ne restait plus à l’ANBU qu’à utiliser ce sort là dans l’enfer de la guerre et du combat. La formation militaire de Konoha ferait le reste. Ne restait plus pour Kakashi qu’à l’informer des ultimes détails pendant qu’il prenait le leader canin entre ses bras et appliquait sa solution anti-puce au creux des omoplates duveteuses du chien aux tombantes babines.

" Bien Sai-kun !
Tu as acquis les bases de cette technique avec un talent certain, aussi je t’en félicite.
Il ne te reste plus qu’à appliquer ceci sur le terrain, je pense que cela ne te posera toutefois aucun problème, tu es le genre de personne à bien fragmenter tes émotions pour faire fi d’une situation difficile.
Aussi, je considère ton apprentissage comme une réussite ! "


Un sourire de circonstance sur le visage, qui ne traduisait pour autant en rien les émotions réelles de notre Juunin Spécial, Kakashi ferma son œil de satisfaction afin de tenter d’enfin dérider un peu l’ANBU Ne qui lui faisait face, mais cela semblait être un combat perdu d’avance. Aussi, Hatake reporta t’il son attention sur Pakkun, terminant de lui appliquer sa lotion anti-puce et replaçant son gilet bleu de la brigade canine sur ses épaules. Gratifiant le gentil chien de caresses sur le haut du crane, ce dernier fut pris d’une nouvelle quinte de toux et força donc l’Eclair Blanc à sortir un nouveau mouchoir de ses poches, délivrant ainsi le nez bouché de Pakkun après des nuisances sonores des plus désagréables qui emplirent l’air ambiant du sommet du Mont Sakura. Essuyant la truffe humide de son petit compagnon, le fils de Sakumo finit par placer le petit animal sur ses genoux, sortant de son nécessaire de soin canin un collier anti-puce qu’il entreprit de nouer autour du cou potelé tout en délivrant les dernières informations théoriques à celui qui ne serait plus son disciple dans quelques minutes.

" Dernière chose, avoir signé ce contrat lie les chiens à toi, mais cela va aussi dans l’autre sens.
Tu peux invoquer Pakkun, mais Pakkun peut aussi t’invoquer, il en va de même avec toute la brigade canine et tous les contrats d’invocation en règle générale. C’est ce que l’on appelle le phénomène d’invocation inversée.
Enfin … Personnellement, les Chiens Ninja ne m’ont jamais invoqué … "


" Faut dire qu’on n’a jamais eu l’occasion d’invoquer un adepte de romans cochons dans notreuuuuuargh ! "

" Oups ! "


Kakashi prit un air des plus désolé alors qu’il venait de serrer un peu trop fort le nouveau collier autour du cou du leader de la brigade canine qui lui rendit un regard noir. La mine confuse, notre Juunin s’empressa de dénouer le lien pour offrir un peu de mou confortable à son protégé. Flattant le dessus du crane de son petit protégé en guise de compensation, Hatake lui présenta bien vite des excuses orales que le chien accepta dans un grommellement. Ce fut l’instant que choisi le ventre vide de notre Sensei pour manifester sa famine dans un gargouillement discret … Il était temps de s’en retourner vers Konoha. Redéposant avec délicatesse le petit chien sur le sol avant de ranger son nécessaire de vaccination et de traitement vétérinaire, le Disciple du Yondaime Hokage finit par s’adresser à son compagnon de la feuille de son ton lascif et paresseux retrouvé.

" Ah oui !
En temps normal, les Kuchiyose décident eux même de leur retour … Pas moyen de les réexpédier chez eux plus vite à ma connaissance autrement qu’en leur en donnant l’ordre et qu’ils ne l’acceptent.
Bon ! Ta formation me semble des plus complète …
Une tasse de Thé avec des Dangos et du Natto te feraient-ils plaisir ? "

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Ex-Saï
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MessageSujet: Re: [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...   Mar 25 Nov 2008, 03:27




Un résultat plaisant, mais qui n’avait pas la bénédiction d’un sourire sincère de la part de notre albinos. Le teint toujours aussi clair et le regard presque perdu, tel un adolescent contemplant sans le moindre intérêt ni la plus petite sympathie à la scène de ménage qui s’offrait entre les deux antagonistes. Les pupilles toujours aussi sombres, comme dilatées de toute expression ou volonté, se contentant de fixer d’un air hébété et simplet le comportement de groupe d’un duo qui paraissait s’entendre à merveille, comme on pourrait le dire sur un ton ironique. S’étant redressé après avoir salué l’agent canin, il continuait à tout observer, gardant toujours un air attentif bien que distrait et perdu, et tâchait de s’occuper pendant que les personnages s’entretenaient en privé. Il venait de ramasser le rouleau qu’il avait reproduit, et le roulait avec soin, l’époussetant légèrement pour enlever la poussière qui se trouvait à son dos, le rangeant enfin dans sa sacoche. Il fit craquer son coude gauche, comme pour se décontracter et s’extirper quelques secondes de ce cours d’apprentissage. Un cours bien rapide par ailleurs. Restait-il des choses à revoir ? Ils n’avaient passé qu’une petite heure au sommet du Mont Sakura, et visiblement, et étant donné l’ambiance de la leçon, le cours semblait presque achevé. Ou était-ce ainsi que les jeunes hommes de son âge avaient cours dans le Village Caché de la Feuille ? Lui, qui n’avait toujours été que dans les sous-sols et les forêts touffues du Pays du Feu, n’avait jamais été dans une classe normale avec des élèves bruyants et agités, pris de nombreux amusement ou autre. Il était toujours resté cloîtré dans ces lieux sombres et isolés, entre les livres, les aménagements stoïques et lugubres de ses locaux et les regards sévères et rudes de son Maître et Seigneur ; il n’y avait rien d’autre à faire, si ce n’était élargir ses connaissances, en apprendre plus sur tout et savoir faire évoluer ses capacités aussi bien physiques, mentales ou stratégiques. Notre jeune garçon était sorti de cette antre aux puissances redoutables avec les honneurs et le mérite d’être le meilleur élément de sa promotion, malgré son très jeune âge. Il était parvenu à surpasser de nombreuses années et faisait partie depuis un an déjà des missions d’élimination et d’éradication. Il s’était toujours enterré dans les principes et les lois dictées par cette tanière qui restait constamment dan son ombre. Mais il ne s’en plaignait pas. Il était un Membre de la Racine. Sa vie était service et sang. Il ne savait qu’en penser, ou plutôt que voyait pas pourquoi il devrait y penser. Il se contentait d’effectuer les missions, et de respecter les ordres, n’ayant aucun scrupule à laisser les faibles derrière lui. Avec ce récent apprentissage et l’obtention de cette nouvelle technique, il avait hérité d’un moyen d’avoir un équipier sous la main à tout moment, qui saurait lui être utile et qu’il pourrait exploiter sans vraiment craindre de le perdre au combat, même si cela n’était qu’un simple détail. Mais toute cette réflexion qu’il venait d’avoir ne changeait rien à la situation visuelle : les deux personnages avaient là une véritable relation, celle que l’on entretenait lorsque l’on était ami, ou au moins compagnons et proches. Etait-ce du à une expérience plus longue ? A une éducation dirigée vers une autre strate ou dans un autre but ? Pourquoi, le dénommé Kakashi Hatake avait fait partie de ces troupes que l’on envoyait pour faire le nettoyage derrière les lignes ennemies. Et il était quand même capable de créer des liens avec autrui. Quelle étrangeté… .

Sans vraiment s’en soucier, mais cette pointe épineuse ayant piquée sa curiosité, il laissait ses iris aussi ténébreuse qu’une nuit sans éclair faire des allers et venues entre les deux comédiens de cette pièce de théâtre d’un jour. Le petit chien paraissait trouver une source d’intérêt et de rigolade dans la relation que son premier maître avait avec son nouvel invocateur. Cela voulait-il dire que Kakashi Sempaï ne tenait pas Saï dans son cœur ? Pour quelle raison ? Ce dernier avait pourtant agi conformément à tous les ouvrages qu’il avait pu lire, mêlant règlement et connaissances, donnant des réponses avec sincérité, respect avec démonstration et sympathie avec des sourires qu’il avait longuement travaillé. Bizarre, d’ailleurs, que ce simple mouvement de deux lèvres sur un visage allant animer légèrement les joues soit si compliqué à exécuter… .
Le Senseï au redoutable Sharingan lui adressa la parole une nouvelle fois, lui annonçant une bonne nouvelle : la technique était maintenant achevée et il lui faisait confiance pour savoir appliquer ce Kuchiyose à tout instant lors d’une mission, de quel niveau qu’elle puisse être. Dans le cerveau très élargi mais l’esprit très étroit du jeune ANBU « NE », la phrase qu’il perçut ne fit qu’un tour : il était parvenu à accomplir avec facilité la première étape. Parfait, il allait pouvoir passer à la suite. Bientôt, sa mission prendrait cours et il pourrait la mener à bien. Rien ne changerait. Mais il aurait suivi la voie qu’il lui avait été donné : il aurait élargi sa puissance et son répertoire de technique.
Cependant, le Copy Ninja ne sembla pas s’arrêter là, car d’autres explications suivaient. Tout comme le principal Maître des Techniques pouvait à son tour rappeler à lui son Seigneur et l’invoquer, sous la technique d’invocation inversée. La chose était très intéressante, et Saï avait déjà de nombreuses idées qui lui venaient en tête, et capable d’élaborer de nouvelles stratégies en un rien de temps. Aurait-il le temps de les appliquer ? Quel bien étrange mystère. Après tout, sa vie pouvait s’arrêter au lendemain, mais pourquoi ne pas tenter de profiter un maximum de sa vie pour devenir meilleur et garantir de mieux en mieux sa propre sécurité lors d’une mission. Son esprit s’élargissait-il ? Pensait-il vraiment à sa propre survie en cette heure ? Il resta presque troublé pendant quelques secondes, ses yeux fixant le sol alors que son poing gauche se resserrait comme sous l’emprise de la détermination, sa main droite se transportant doucement vers son visage pour glisser son index entre ses lèvres. Période de réflexion… période de perdition… . Il se laissait porter par cet esprit étranger qui venait de lui proposer de vivre pour lui. Etait-ce un droit auquel il avait vraiment accès ? Ou se devait-il d’effacer toute forme d’hérésie à l’encontre de la Racine, afin de ne pas trahir ses collègues, son Maître… et le Village ? Il ne prêtait plus attention aux allusions salaces de Pakkun-Sama, ni aux réactions du Juunin Spécial. Mais il fut comme ramené à la réalité par l’appel de son enseignant du jour, qui lui suggérait maintenant d’oublier l’entraînement et autre formalité que se devait de suivre un Shinobi, suivant donc la voie de la vie humaine et acceptant de se livrer à un moment de détente et de relaxation, comme à la suite d’une mission difficile. Que répondre, car Saï n’avait encore jamais appliqué ce genre de pratique. Aller boire un verre ? Avec qui, puisque la Racine développait l’individualisme et la survie personnelle plutôt que le holisme. Bref, pourquoi ne pas tenter.


Je vous suis, Kakashi Sempaï.

Une petite touche de sympathie avec un sourire qui semblait presque parfait. Saï commençait-il à s’éveiller ? Etrange, et c’est d’ailleurs ce qu’il aurait dit lui-même. Enfin bon. Il allait maintenant suivre l'un des Shinobis les plus compétents dans Konoha No Kuni, afin d’avoir accès à ce que les gens du peuple appelaient « un rafraîchissement ». Qui sait ? Peut-être une occasion de mettre en pratique ses enseignements sur le relationnel et d’en apprendre plus sur la vie en société … et sur lui-même.




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MessageSujet: Re: [Training] Pour un Compagnon Supplémentaire...   Ven 03 Sep 2010, 19:09

Citation :
~¤ Oï ! ¤~

Un RP au contexte novateur, qui donne naissance un échange intéressant entre des protagonistes pas franchement sur la même longueur d'ondes ! Comme vous le savez par le biais de mes précédentes notations de vos RPs respectifs, votre interprétation de vos personnages respectifs est tout bonnement parfaite et à l'abri de toute critique. Malgré le peu d'ouvertures qu'offrait ce genre d'échange, vous avez sû mener un topic agréable à la lecture, très prenant.

Kakashi, un style toujours aussi plaisant à lire, très riche et développé. La première personne te va excessivement bien, mais tes posts réalisés à la troisième sont très loin d'être dépourvus de qualité pour autant! J'apprécie toujours autant de suivre tes écrits avec ce personnage qui te va très bien. Bien que tu ne l'aies pas depuis si longtemps, tu te fonds dans ton interprétation avec brio, et je suis d'autant plus curieux de garder constamment un oeil sur ta progression avec lui. Bien que tu médises sur la fluctuation de ton inspiration et la qualité générale de tes posts, je suis pour ma part toujours ravi de les lire. Un bon vocabulaire très étendu et bien mis en oeuvre.

Arrow 15 points !

Saï, comme dit précédemment, tu joues ton rôle avec une maestria époustouflante. Je suis bluffé. Il faut dire que tu as l'habitude d'interpréter cet inémotif qui te colle si bien à la peau, et je suis content de voir que tu ne perds pas de ton talent avec lui sur la longueur. Malgré la complexité du jeu d'un individu dépourvu de sentiments, tu t'en tires d'une excellente manière et manipule l'androgyne avec la plus grande dextérité. La seule imperfection que je puisse trouver serait beaucoup de "il"; n'hésite pas à varier les qualificatifs. Wink

Arrow 18 points, acquisition de Pakkun!

Bonne continuation!
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