AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Discussion diplomatique ( PV Arane )

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Dim 07 Sep 2008, 02:23

Le mal de crâne de Kazumi commençait tout juste à se dissiper. Il fallait dire que le bureau de la Raikage n'était pas taillé pour accueillir cinq personnes, et la tête de la jeune femme pas faite pour prendre en charge le niveau sonore qeu cela incluait. Elle inspira profondément, tentant de se détendre, et de mettre ses idées au clair. Car dans l'immédiat, elle avait encore plus à régler que cette histoire de fillette à mettre en famille d'accueil. Arane Tashira. Que ce faisait-il donc à Kumo, si loin de son village ? Kazumi fronça les sourcils, cherchant la raison qui serait la plus plausible à sa venue. Dans l'immédiat, elle ne voyait pas réellement de raison de s'inquiéter. Après tout, lorsqu'il était venu dans le bureau, il semblait pacifique. Cela excluait les soucis majeurs, non ? Du moins elle se plaisait à le penser.

Toutefois, venir de Kiri jusqu'à Kumo nécessitait une longue traversée. La jeune femme avait du mal à envisager que le mizukage ait fait tout ce chemin pour passer le bonjour, ou bien pour le bon plaisir de prendre l'air. Et puis pourquoi n'aurait-il pas fait venir quelqu'un à sa place ? S'il venait lui-même, c'était que ce devait être quelque chose d'important. Kazumi ferma les yeux, comme pour davantage se concentrer. Elle ne savait grand chose ni de Kiri, ni du village de la brume. Sinon ce qui se disait. En plus clair, tout ce qu'elle savait de ce village, elle le savait de sources externes, ou l'avait lu. Elle n'avait jamais visité ce village. Du moins, aussi loin que remontait sa mémoire, autrement dit il n'y a pas relativement longtemps : et oui, c'est à une ex amnésique que nous avons affaire, tout de même...

Elle rouvrit les yeux. Son mal de tête s'était dissipé. Complètement. Elle avait de nouveau les idées claires. Presque. Elle dégagea une de ses mèches de cheveux de jais de son front, geste qui lui était coutumier lorsqu'elle était en proie à une intense réflexion. Elle ne savait pas exactement quand devait revenir le kage de Kiri. Il n'avait pas exactement dit lorsqu'il reviendrait. Kazumi poussa un soupir. Elle aurait peut-être dû considérer sa venue comme prioritaire à l'histoire de cette caravane attaquée. Cependant, elle savait par avance que cette discussion durerait probablement longtemps. Elle savait également que le problème de Tilika pouvait être réglé plus rapidement. Arane l'avait-il mal pris ?

* A vrai dire, la présence de Loki avait l'air de plus le déranger que le fait que je le fasse patienter... *

Cela pourrait la rassurer. Presque. Mais non.
Loki. Allait-il avoir des ennuis ? Kazumi ne le connaissait pas, mais elle serait gênée si c'était le cas. L'oi-nin avait probablement sauvé Tilika. La petite fille lui devait la vie. Et le mizukage n'avait pas l'air enchanté de le voir ici, malgré ses paroles rassurantes avant de quitter le bureau. Kazumi ne connaissait pas non plus Arane, et elle ne savait pas s'il était du genre à être dur avec ses shinobis ou non.

* Je verrai ça de toute façon... Peut-être engagera-t-il de nouveau la conversation sur Loki ? *

Si c'était le cas, cela signifierait certainement que sa venue avait plus d'importance qu'il ne voulait bien l'admettre. Kazumi haussa les épaules. Elle verrait bien.

Son regard se raviva soudain. En attendant la venue du mizukage, elle avait encore beaucoup à faire, et elle n'avait à vrai dire pas le temps de rester à rêvasser les bras croisés sur son bureau. D'abord, il fallait qu'elle réflechisse sérieusement au nouveau tuteur de cette petite. Deuxièmement, il fallait qu'elle boucle les équipes de genins qu'elle était en train de préparer avant l'interruption de Seridan. Elle avait du pain sur la planche.
Revenir en haut Aller en bas
Ex-Arane
Invité



MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Dim 07 Sep 2008, 03:27

Spoiler:
 


Une journée qui se suivait comme tant d’autres… . Parcourant les rues ombragées par d’imposantes bâtisses, toutes presque plus menaçantes par leurs stoïcismes que les autres, il n’y avait mais alors vraiment rien de rassurant à se rendre jusqu’au Temple de la Raïkage, en traversant le Village Caché des Nuages. Petit patelin caché entre les crevasses qu’offraient les montagnes, il était vraiment très étrange de se promener ainsi dans les rues, alors qu’une atmosphère si lourde pesait sur ceux qui traînaient trop dans les rues. Et de surcroît, il fallait avouer que les éclairs accompagnant le tonnerre au loin ne rajoutait rien de rassurant à la situation présente. C’était bien les enfants qui devaient être endurcis dès leurs plus jeunes âges à ne pas craindre les foudres du ciel ! Une ombre presque dansante sur les murs de ciment gris foncé, se faufilant de ruelles en rues, d’avenues en place centrale, traversant le Village sans se soucier de toute cette pesanteur qui étouffait les habitants du Village. Une musique non adaptée à la météo du jour, alors que le Ciel se chargeait d’épais nuages noirs. Marchant tranquillement dans le sol boueux et trempé, ne prenant pas compte de ce qui l’entourait et ne centrant son attention que sur la musique qui était évacué de ses écouteurs dans ses tympans friands de ce genre de mélodie, Arane Tashira marchait avec assurance, ses épaules musclées et larges vaquant de droite à gauche au rythme d’une tonalité agréable et plaisante. Ses cheveux blonds glissant avec amour sur le vent délicat qui venait à contre-courant, il ignorait totalement ce qui pouvait lui faire obstacle, car en ce jour, il n’avait qu’un seul but : protéger Kiri No Kuni. Certains qui auraient lu les aventures de notre ami se seraient-ils doutés qu’il était venu à Kumo No Kuni pour d’adonner à de doux et tendres plaisirs ? Que nenni, chers amis. Car notre Mizukage était bel et bien là dans une seule et unique raison : faire en sorte que les Villages Cachés de la Brume et des Nuages sortent de leurs lits de fumée et tentent de trouver une sortie à leurs Pays qui avaient tellement souffert de part le passé. Se réconfortant dans cette pensée, Arane Tashira continua sa route, sans se détourner de son objectif.
C’était en étudiant l’Histoire du Pays de la Foudre qu’il avait été frappé par la ressemblance qui pouvait oppresser leurs deux Villages. Chacun secoué par de violentes guerres qui n’avaient pris fin que très récemment, tout était à refaire ! Les pays n’étaient plus sûrs, et l’ordre était à instaurer d’urgence. Les équipes à reformer, les Conseils à maîtriser pour ne pas se faire manipuler… les régimes politiques sortant des crises étaient souvent les plus faibles, car ils étaient trop soumis à la pression. Risquant à chaque instant de se faire renversé par des Shinobis trop orgueilleux, ils étaient souvent sujet à dépression et abandonnaient bien vite leurs rôles. D’après les informations d’Arane Tashira, la Raïkage au pouvoir, bien qu’étant une femme qui ne semblait pas être dôté d’un physique de super guerrier, avait eu un mental assez compétitif pour que le pays de la Foudre se redresse de sa position de légume en quelques mois, presque aussi rapidement que Kiri No Kuni après la mise en place de la Biseigneurie. Les deux Villages, bien que ne côtoyant pas, avaient donc un passé presque identique ; peut-être même une raison pour laquelle ce Village n’inquiétait pas le Mizukage. Il avait tellement l’impression d’être dans son Pays, nageant dans son petit nuage de brume fraîche et douce. Il ne prêtait même pas attention à ceux qui le croisaient et arrivait ainsi en peu de temps au Temple. Place où la Seigneur du Village contrôlait les Shinobis et menait son Pays vers un autre Renouveau. Il fallait bien du courage pour endosser ce genre de responsabilités, Arane le savait. Soupirant à repenser aux siennes, il regrettait déjà le moment où il devrait quitter les lieux pour s’en retourner à son Village natal. Et balayant rapidement ces pensées hors de sa tête, il jeta un œil à droite et à gauche….Personne. Anûko et Taiyou n’étaient pas au rendez-vous. Ils devaient certainement s’être attardés ailleurs et le rejoindraient plus tard. Gravissant sans plus attendre les marches imposantes qui le portèrent progressivement vers le haut, notre homme prenait de bonnes respirations, réalisant petit à petit le symbolisme qu’avaient ses pas sur ces marches. Il était venu pour provoquer une avancée internationale pour ce Pays et pour Kiri qui serait sans précédent. Etant conscience de cet effet, il faillit s’arrêter en chemin. Puis ricanant sur sa bêtise, il enjamba les deux dernières larges marches dans un mouvement de hanches et un bon élan, s’engouffrant en peu de temps dans le Temple.
S’adressant à un membre du personnel, il fut rapidement guidé vers le Bureau de la Raïkage, restant agréable et aimable avec chaque personne qu’il croisait. Les saluant et les aidant si besoin si cela pouvait être fait rapidement, c’était inscrit dans sa nature que toute cette bonté dont il faisait preuve sans rien attendre en retour. Mais il faisait tout cela avec bonheur et un certain plaisir à pouvoir venir en aide aux autres et à se rendre utile. C’était bien pour cela qu’il avait accepté l’important rôle politique et militaire qu’il représenterait aujourd’hui à Kumo No Kuni. Parvenant face à la Porte du Bureau, il resta droit, retenant presque sa respiration. Une goutte de sueur perla sur son front, qu’il s’empressa de réduire au silence. Il n’était pas très malin de se mettre à stresser maintenant ; ces négociations se passeraient d’autant mieux que s’il jouait franc jeu, restait honnête et droit, comme il l’avait toujours été. L’employé l’ayant conduit ici frappa deux coups distincts sur la Porte et annonça l’arrivée de ‘Arane Tashira, Seigneur du Sud’, avant que la Porte ne s’ouvre. Et le Mizukage fit pas à l’intérieur.

Tout commencerait alors. Se penchant en avant après avoir fait deux pas à l’intérieur de la salle, le Shinobi en profita pour jeter un coup d’œil à droite et à gauche, repérant un peu la structure et l’aménagement des lieux. Plutôt rustique et simple, sans encombrement d’aucune sorte. Un Bureau, comme d’autres Bureaux. Redressant la tête, ses yeux aux iris gris couleur de neige mêlée d’argent se plongèrent dans les pupilles d’une couleur verte si étincelante qu’il crut observer une émeraude à travers une vitrine. Le regard de la Raïkage était tellement captivant qu’il semblait en oublier le reste. S’émergeant aussi tôt que possible de son hallucination passagère, il fit de nouveau trois en avant et salua de nouveau, un bras replié vers l’intérieur de son ventre.


Honorable Raïkage Hanshu, c’est un immense privilège pour moi d’être reçue par votre auguste personne.

Ne relevant que la tête pour voir la réaction, il analysait plus précisément cette belle et jeune femme qui lui faisait face. Jeune ? Elle détenait une certaine maturité gravée sur son visage, mais elle n’était pas assez âgée que lui ne l’était. Ses longs cheveux couleur d’écorce de pain encadraient un visage doux et agréable à l’œil, bien que présentant de nombreuses petites touches de sérieux et d’anxiété. Il était bel et bien vrai que son profil n’était pas vraiment celui d’une combattante. Mais la Nature aimait être coquine et laisser quelques surprises de côté. Restant debout et conservant la pause, il renchérit sur sa raison de présence en ces lieux, tout en portant une main rapide à ses cheveux, ôtant son casque et laissant ses oreilles libres de toute audition.

Je suis en votre présence au Nom de mon Peuple et du Pays de l’Eau, Mizu No Kuni. Je vous remercie de nous accorder votre Haute attention.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Dim 07 Sep 2008, 17:31

Kazumi n'eut guère le temps de réellement se replonger dans son travail. Elle avait tenté de fouiller dans les archives des dossiers de shinobis du village, mais elle n'avait trouvé nulle part la trace de la petite Tilika. Si elle n'était pas répertoriée dans ces dossiers, il fallait en déduire qu'elle n'était certainement pas originaire de Kumo. Ainsi, trouver des parents qui pourraient l'accueillir s'avérerait probablement bien plus délicat. Peut-être la petite pourrait les informer à ce sujet ? La kunoïchi songea qu'il fallait qu'elle ré interroge Okita au sujet de ses discussions avec l'enfant, la prochaine fois qu'elle le verrait.

A peine eut-elle le temps de songer à cela, que trois coups frappèrent à la porte. Kazumi releva brusquement la tête. Avant que la personne ayant parlé ne prenne la parole, elle tenta de remettre un semblant d'ordre sur son bureau. Il fallait dire que les dossiers des habitants de Kumo représentaient une masse de papiers non négligeables, et qu'il regnait sur le bureau de la Raikage un désordre peu commun. Il y avait beaucoup plus de désordre que d'habitude. Et d'habitude, c'était déjà pas mal.

La jeune femme avait déjà préssenti la personne qui allait être annoncée. Aussi, lorsque le garde annonça : " Arane Tashira, Seigneur du Sud ", Kazumi ne cilla pas. Sans sourciller, elle se leva, et se dirigea vers la porte. Elle n'eut pas le temps de l'atteindre, que déjà celle ci s'ouvrait. Le Mizukage fit enfin son apparition. Avant que ce dernier ne prenne la parole, en une vieille habitude, la kunoïchi le détailla rapidement du regard. Arane Tashira était plutôt mince, mais on lui devinait tout de même une nette musculature. Une chose assez surprenante dans son physique, c'était la couleur de ses cheveux, d'un blanc pâle. C'était en réalité peu commun.

Il la tira de sa réflexion en prenant la parole. Kazumi hocha la tête, et dit avec un sourire :


-" Et c'est un plaisir pour moi de vous recevoir, Arane-san. "

A son tour, Kazumi salua le mizukage en s'inclinant. Relevant la tête, elle écouta la suite de ce qu'il avait à dire. Elle aquiesça en silence.

-" Vous avez effectivement toute mon attention. En vérité, je dois avouer que je suis assez curieuse de savoir la raison de votre présence ici. "

Elle marqua une pause dans ses propos, fixant le mizukage, comme pour guetter une éventuelle réaction de sa part. Elle laissa pendant un moment le silence s'installer. Son sourire réapparut, et elle désigna d'un mouvement ample de la main deux sièges disposés devant le bureau qui servait de lieu de travail à la jeune femme.

-" Mais asseyez-vous donc, je crois bien que nous serions plus à l'aise ainsi... Même si je dois vous accorder que ce bureau n'est pas très en ordre, et n'offre pas une vision des plus agréables... "

Un sourire las se dessina sur son visage lorsque son regard passa sur la montagne de paperasse qui servait d'ornementation au meuble fait de bois massif. Pas une vision des plus agréables... Ah, ça ! C'était le moins qu'on puisse dire... Kazumi se dirigea vers les chaises en question, en espérant avoir le mizukage à sa suite. Avant de s'asseoir, elle se retourna, comme pour vérifier qu'Arane l'avait suivie, et reprit finalement la parole.

-" Je regrette d'avoir été contrainte de vous faire attendre tout à l'heure. Avez-vous eu le temps de visiter un petit peu Kumo ? "
Revenir en haut Aller en bas
Ex-Arane
Invité



MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Lun 08 Sep 2008, 03:17

Spoiler:
 



La jeune mais ravissante Raïkage s’était levée pour aller à la rencontre de notre cher Arane Tashira, ne le laissant donc pas sur le pas de la porte. Ce qui pour lui était déjà un bon signe. Et par les premières paroles qu’elle lui adressa avec une sympathie et une gentillesse certaines, les doutes et craintes du Seigneur de Kiri No Kuni s’évaporèrent en un rien de temps. Il était en fin de compte très satisfait de pouvoir être en face à face avec cette jeune femme. Après son retour des terres de Mata, et après une journée sensationnelle … Kumo No Kuni était-il donc un Village où seules les femmes semblaient dominer la terre ? Un paradis pour les hommes, s’il pouvait se permettre cette pensée bien coquine. Mais il était hors de question qu’elle aille ailleurs que dans sa propre tête.
Content de voir que c’était bel et bien une douce ambiance qui venait de s’installer dans cette pièce, un sourire plaisant à regarder et tout ce qu’il y avait d’amical se dressa sur ses lèvres. Il se devait d’avouer qu’il trouvait la Raïkage tout à fait charmante et belle à voir. Ses yeux, toujours aussi attirant de par leur couleur si brillante et leur expression si touchante, auraient pu amener la Lune à se rapprocher de la Terre pour qu’elle puisse les contempler d’elle-même. Restant bloqué sur cette vision délicate mais si attendrissante, Arane ne fut rappelé à lui que par la vue d’un silence qui venait de s’installer entre les deux personnages qui se faisaient face. Ils restaient tous deux dans leurs nuages, leurs forces et leurs chakras semblant presque lutter mais parvenant en fin de comte à créer une harmonie comme il ne devait pas y en avoir si souvent que cela dans ce Bureau où la surcharge de travail paraissait si évidente. Mais même si pour une fois cette pièce semblait si calme, rien ne bougeait alors que la rencontre de deux Kages était souvent un évènement peu fréquent pour des Villages. Peut-être était-ce cela qui bloquait à chacun les mots qu’ils souhaitaient exprimer. En effet, que dire lorsque l’on trouvait son égal en puissance, en responsabilités et en sérieux pour la première fois dans sa vie face à soi ? C’était chose peu banale, avouez-le ! Quoi qu’il en soit, même s’il n’y avait aucune raison de le prendre ainsi, Arane Tashira bataillait avec fureur pour pouvoir reprendre la parole et briser le barrage qui s’était créé au niveau de ses lèvres. Passant furtivement sa langue sur ses lèvres et balayant ainsi le blocage qui l’empêchait de parler en ayant asséché ses lèvres, il put enfin prononcer quelques mots distincts.


Je vous remercie de votre accueil et je…

Pas le temps de répondre, car la Raïkage lui offrait déjà de s’asseoir, tout en faisant une note bien triste concernant l’étant de son office administratif. A cela, le Mizukage sourit avec un large plaisir, chose qui cachait une profonde compréhension. Il était également ravi de pouvoir enfin poser son petit popotin et de se reposer les jambes, ayant parcouru tout le Village afin de se rendre en ces lieux. C’était donc avec un hochement de tête en signe de profond remerciement que notre homme, laissant son kimono couleur argent comme la glaise en terre et blanc comme la neige se frotter à son corps et laisser s’échapper des sons bien doux et attendrissants, se dirigea donc aux côtés de la belle Raïkage vers les chaises qui les attendaient avec patience. Ses pas sonnèrent sur le sol, comme il avait l’impression que des poids imposants et lourds étaient accrochés à ses pieds en guise de sandales. Ce n’était pas la fatigue ou la masse de notre Shinobi favori qui faisait cela. Mais ses oreilles entendaient le son de ses propres pas et de ceux de la Dirigeante de ce Village comme ayant une tonalité différente. Le sol était-il si étrange ? Non, il ne s’agissait que de planches de bois. Etait-il soudainement happé par des hallucinations bien étranges ? Il se pinça en cachette et grimaça sous la petite douleur qui se saisit de sa jambe ; il avait mal, ce n’était donc pas un rêve ou autre chose. Et pourtant, ses pas semblaient si bruyants qu’il tenta de les faire plus délicats et plus doux. Mais rien n’y faisait ; il percevait toujours ce même bruit, qui ne semblait pas perturber la Dame du Pays de la Foudre. Et aussi étrange que cela paraisse, alors qu’il voyait cette dernière se retourner, presque au ralenti dans sa direction, il comprit alors pour quelle raison étrange il percevait ses pas de cette manière. Le stress influait sur son esprit et chaque pas lui rappelait une note capitale sur l’action qu’il était en train de faire. Chaque pas le rapprochait des négociations qui le conduirait à demander une alliance entre les deux Villages de Kiri No Kuni et Kumo No Kuni. Et ces pas, il les entendait comme s’il s’agissait de pierres qui construisaient un mur dans l’Histoire de Mizu No Sato. Relevant la tête pour entrevoir un léger sourire accompagné de pupilles pétillantes de vie, il ne put qu’en oublier immédiatement les inquiétudes qu’il ressentait, et rendre la pareille à la Raïkage, en lui adressant l’un des sourires les plus resplendissants qu’il avait en réserve ; chargé en amicalité, en sincérité et en sympathie, il n’y avait rien dans ce sourire qu’il n’aurait pas pu étonner la belle femme qui lui faisait face.
Celle-ci lui demandant quelques informations sur son périple dans le Village Caché des Nuages, le tout encadré par des excuses pour le manque d’accueil dont elle avait fait preuve, elle n’eut pour réponse qu’une main soudainement dressée devant son visage et lui présentant une paume plate et simple, alors que le sourire du Mizukage illuminait ses pensées. Des excuses étaient tout à fait inutiles, car il ne connaissait que trop bien les charges qui imposaient aux Seigneurs de Pays à ne pas pouvoir accorder de temps à chacune des personnes se présentant à elle. Laissant cette main valdinguer sur le côté d’un geste souple et gracieux, invitant donc la Dame du Pays à s’asseoir en même temps que lui, il posa une main habile et expert sur ses katanas, les arrachant à sa ceinture pour les poser à terre avant de prendre place dans le siège qui lui était proposé : en cette salle, pas d’armes à portée, car pas de guerre. C’était bel et bien la paix qu’il était venu chercher en ces lieux. Croisant donc les jambes et mêlant ses bras ensemble dans les manches de son kimono, sa voix ne tarda pas à donner une réponse à chaque question posée.


N’ayez point d’inquiétudes en ce qui concerne le désordre qui incombe sur ces lieux. Après tout, nous partageons la même charge au sein de nos Villages respectifs, et je ne suis que trop bien placé pour savoir que nos Bureaux sont devenus des bibliothèques de rapport sans fin, hahaha.

Il était sincère et honnête, et avouait ainsi qu’il n’était pas bien différent que la Raïkage. Son bureau, toujours en désordre, était constamment source d’inquiétude pour les Shinobis qu’il convoquait ; nager dans cet océan de paperasse leur faisait peur, et il passait souvent des nuits blanches à ranger tous ces documents. Il comprenait donc parfaitement les malheurs qui oppressaient la belle femme à ne pas pouvoir mettre davantage d’ordres ici. En ce qui le concernait, cela ne le choquait pas plus que cela. Le contraire l’aurait choqué, et il aurait douté de l’activité et de la puissance du Village. Par ce désordre ambiant, Kumo No Kuni lui fournissait ici même la preuve qu’il s’agissait bel et bien d’un Village actif et déterminé à suivre sa voie.
Continuant sur ses dires, il enchaîna sur la seconde remarque.


Pour ce qui est de me balader dans Kumo No Kuni, je dois avouer avoir été touché par la grâce et la splendeur de cet endroit. Et je tiens à peser mes mots ! Tut ici n’a fait que me rappeler mon Village natal qui lui ressemble tant, que j’avoues en être presque tomber amoureux. Et de par ce fait, les mieux me manquent beaucoup. Le voyage du retour sera certainement long et je me languis de mes proches qui doivent certainement m’attendre.
J’ai également fait la connaissance d’une ravissante jeune femme qui… nous avons fait bonne connaissance, je dirais. Et j'espère que mes deux hommes en font de même ^^ .
Je tiens, avant que nous n’allions plus loin dans cette conversation, à m’excuser pour mon entrée dans votre réunion hier, ainsi qu’à vous demander de pardonner la présence de l’un de mes hommes dans votre Pays sans raisons apparentes. Je tâcherais de m’assurer que la chose ne se reproduise plus, soyez-en certains. Et je vous prie de croire ma grande honte en vous avouant que je ne connais pas encore votre nom, Noble Raïkage… .


Toujours établir un contact sûr, avec noms, prénoms, et fonctions. Une fois cela fait, il pourrait se diriger subtilement vers les négociations et sa proposition d’alliances. Et une fois arrivé là, les pourparlers seraient lancés !!
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Jeu 11 Sep 2008, 00:36

Le mizukage semblait assez compréhensif en ce qui concernait le désordre sans nom qui régnait sur le bureau de Kazumi. Cette dernière esquissa un semblant de sourire en songeant qu'en tant que kage, il devait effectivement connaître l'enfer de La Paperasse Sans Fin. Elle se sentit légèrement soulagée : ainsi elle n'était pas la salle à transformer son bureau en classeur grandeur nature. Mais tous ces papiers, ça n'est pas humain... Même lorsque la jeune femme se motivait et tentait de ranger son bureau, même avec toute la bonne volonté du monde, elle n'y parvenait pas. La raison n'était pas bien compliquée : lorsqu'elle prenait un papier, au dessus de la masse de paperasse, elle ne réusissait jamais à lui trouver une place mieux adaptée que celle où il se trouvait déjà: Le Bureau. Kazumi avait donc crée l'étagère à paperasse ne trouvant pas sa place dans les tiroirs du bureau. Cependant, lorsqu'elle voulait s'en servir, les retrouver s'avérait ardu... Elle avait donc vite renoncé. Et les papiers saugrenus en tout genre avaient définitivement élu domicile sur son bureau.

* Et puis de toute façon, ça n'est pas que de ma faute... Il faut souligner que cette pièce manque cruellement de rangements, après tout... *

Kazumi se plaisait à penser cela, tout en sachant très bien que rajouter des rangements dans cette pièce ne tenait qu'à elle. Elle était en réalité la seule, et l'unique fautive... Elle se contenta toutefois d'afficher un air entendu, teinté d'une once de gêne, tout en s'asseyant en même temps que le mizukage. Elle écouta ensuite avec attention la réponse d'Arane, qui avait apparemment eu le temps de visiter un peu Kumo no Kuni.

Le mizukage était pour le moins élogieux en parlant du village. La grâce et la splendeur de Kumo... Il était vrai qu'il s'agissait d'un beau village. Et si Kazumi n'y était pas tant habituée, elle aurait probablement fourni au moins autant d'éloges qu'Arane. Mais en y vivant, tout cela lui semblait si banal... Pourtant, elle n'était pas sans savoir qu'à son Réveil, elle n'avait jamais trouvé le village si beau. Si vivant. Elle l'avait tant désiré pendant ces quatre mois "fictifs" qu'elle n'avait jamais autant aimé Kumo qu'à son Réveil, après avoir cru l'avoir perdu pour toujours. Elle commençait déjà à se réhabituer ?

Arane parlait du voyage du retour. Il serait certainement long, oui. Au moins autant que l'allée. Mais qu'avait-il donc poussé le mizukage à faire ce si long voyage ? Kazumi fronça les sourcils, écoutant la suite des propos du kage. Un de ses hommes ? La jeune femme en vint à se demander s'il parlait de Loki, ou bien des hommes qu'il avait sus-cités, qui l'accompagnaient ? Pourquoi serait-il passé du pluriel au singulier, s'il s'agissait de ses compagnons de route ? Ce fut en réalité la chose qui fit douter la jeune femme. Elle s'apprêtait à répondre, lorsque les dernières paroles d'Arane lui firent l'effet d'un coup de poing à l'estomac. Son nom ! Mais quelle cruche ! Elle ne s'était même pas présentée ! Elle en venait même à oublier les plus élémentaires des convenances ! Se maudissant intérieurement, elle lui lança un regard d'excuse tout en parlant.


-" Je suis désolée, je vous ai réservé un bien piètre accueil, j'en ai même oublié de me présenter... Je suis Kazumi Inochi... "Elle sembla hésiter, comme si elle n'était pas certaine qu'il soit nécessaire de préciser la suite, avant de finalement ajouter tout de même :-" Kage de Kumo no Kuni... "

Elle marqua une pause, et eut comme l'air de réfléchir à la suite de ses paroles. Elle eut pendant un petit moment le regard perdu dans le vague, avant que ses yeux émeraudes ne se ravivent soudainement. Elle releva la tête, planta son regard dans celui d'Arane, et sans perdre son sourire, reprit finalement la parole.

-" Lorsque vous évoquez la présence d'hommes de Kiri sur le territoire de Kumo, je ne sais pas réellement si vous faites référence à Loki, ou bien aux hommes qui vous accompagnent. Si vous parlez de l'Oi-nin, loin de nous importuner, sa présence a sauvé la vie d'une fillette, bien que je vous en ais déjà informé lorsque vous avez croisé celui-ci dans mon bureau. Et si vous parlez des personnes vous accompagnant... Et bien la raison de leur présence me semble bien assez apparente. "

Cette fois ci, elle laissa un très long silence s'installer. Ils parlaient, c'était bien beau, mais... Elle ne savait encore rien de la raison de la venue de son homologue du Sud. Elle commençait à réellement se poser des questions, et elle sentait son inquiétude désormais dissipée revenir à grands pas. Elle hésita : valait-il mieux être plus directe ? Elle saurait probablement beaucoup plus rapidement les choses, ainsi. Mais peut-être fallait-il ne pas brusquer les choses, d'abord faire connaissance. Après une longue hésitation, elle se décida enfin à reprendre la parole.

-" Je me doute bien que le voyage de l'allée a dû être long, et pénible. Aussi, dois-je avouer que j'ai du mal à m'imaginer que vous avez fait tout ce chemin pour visiter le pays, non ?

Elle marqua une nouvelle pause, interrogeant le mizukage du regard. Sa voix était dès lors un peu plus douce.

-" Disons que je me demande ce qui a bien pu motiver votre venue... Votre venue à vous, et non celle d'un messager... "

Après tout, quelque chose qui nécessitait la venue du Kage en personne, il y avait de quoi s'inquiéter, ou tout du moins se poser des questions, non ? Elle fronça légèrement les sourcils, attendant la réponse d'Arane...
Revenir en haut Aller en bas
Ex-Arane
Invité



MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Jeu 11 Sep 2008, 03:19

Spoiler:
 



Les paroles de la Raïkage, qui restait calme et paisible sur sa chaise, bien que nettement dérangée par le désordre ambiant, étaient fluides et pleines d’assurances. Elle prenait chaque mot d’Arane au sérieux, sachant quand s’impliquer et quels détails prendre au vol. Sa voix, claire et tranquille, faisait preuve du sérieux qu’elle mettait dans l’exercice de sa tâche, même si son visage se teint d’une splendide couleur rosée lorsqu’elle réalisa son erreur de ne point s’être présentée. Accordant à Arane Tashira ses plus plates excuses et se présentant donc à son tour, ce dernier ne put s’empêcher de laisser s’échapper un rire amusé et délicat. Quelle formalité ! Certes, les deux personnages présents dans cette pièce avaient chacun une grande importance et un poids politique et militaire rattaché à leurs personnes on ne peut plus imposant. Mais était-ce vraiment une raison pour être aussi civile et inquiet ? Le Mizukage venait d’un Village où l’Histoire avait agité de nombreuses fois le pays dans la torpeur, et depuis les âges, ce genre de respect que l’on devait accorder à son prochain par soucis protocolaire n’était plus vraiment d’actualité. Après tout, même si le rôle d’Arane était de protéger le Village Caché de la Brume, sa devise n’était-elle pas ‘Tant que ma Musique Jouera, Mon Village Vivra’ ? Preuve irréfutable qu’il vivait sa vie aléatoirement, se laissant porter par les bienfaits ou les problèmes de la vie de tous les jours ? Se prendre donc au sérieux, alors qu’il était rare pour eux de croiser quelqu’un ayant les mêmes fonctions et surtout la même puissance, n’était pas forcément nécessaire. Pourquoi ne pas laisser aller les choses, sans pour autant devenir aussi familier ? Cette pensée avait provoqué le petit rire, doux et à tonalité sympathique, qui venait d’émerger de ses lèvres. S’arrêtant de rigoler en s’excusant, ne souhaitant pas que cela soit mal prit, il tendit une main avec la paume présentée en direction de la Raïkage, la tête penchée, pendant qu’il se calmait, respirant tranquillement, pour reprendre une posture normale et fixer Kazumi Inochi de ses yeux de cristal des montagnes.
Il préférait que la conversation qui allait suivre se fasse de façon paisible et amicale. Pour lui, il y avait certes quelque barrière qui étaient de rigueur, mais si certaines étaient accompagnées de fils de fer barbelés, d’autres étaient faites d’un bois moisi et effrité par les années, barrières qu’il était donc temps de mettre à même le sol. Se permettant de prendre la parole avant que la Raïkage n’aille plus loin dans ses propos, il afficha un sourire simple mais charmeur, qui faisait à la fois foi de sa gentillesse mais également de sa sincérité.


Je vous en pris – Kazumi-Chan, et si vous le permettez – il est si rare que des personnes comme nous se rencontrent dans ce Bas-Monde. Peut-être pourrions nous oublier le formalisme ? Appelez moi Arane, et ne vous excusez plus pour quoi que ce soit. Même si la discussion qui va suivre est d’une grande importance, je ne tiens pas à ce qu’un rideau de fer diplomatique se dresse entre nous.

Après avoir prononcé ces paroles qu’il considérait comme sages et capitales, il fit un signe de la main pour rendre la parole à son hôtesse, et croisa les doigts, posant sa tête au dessus, le dos légèrement courbé pour bien analyser les propos de la Raïkage en réponse. Il venait déjà de marquer un premier point ; car dans chaque conservation, l’important était d’installer une situation calme et détendue, où chaque protagoniste ne verrait en face de lui que son égal. En invitant la belle jeune femme face à lui à le considérer, en gros et en clair, comme étant un ami venu lui rendre visite, il marquait un point dans ses bonnes intentions de vouloir tisser des liens avec ce fort beau Village. Mais il était temps maintenant de passer à la suite.
Restant sérieux et gardant une ouïe fine à tous les arguments avancés par la Dirigeante du Village Caché des Nuages, certains points parurent s’éclaircir en lui. La présence du Oi-Nin Loki en était un point frappant. En effet, pour Arane Tashira, qui s’était rendu dans ce noble Village afin de conclure une alliance entre les deux partis, rencontrer l’un de ses propres hommes chez l’étranger sans que sa présence n’ait à voir avec une mission quelconque, cela avait eu assez de quoi l’étonner. Et le pire était bel et bien de ne pas connaître les raisons de sa présence en ces lieux ! Après tout, il avait vu un bref instant l’un de ses hommes en compagnie de la Raïkage et entouré d’hommes du Pays. Qu’avait-il donc fait ? Un attentant ? Un Crime quelconque ? Ou pire, serait-ce une trahison envers le Village ? Quoi qu’il en soit, apprendre qu’il était venu en aide au Pays et qu’il était parvenu à sauver une jeune fille… quel soulagement profond ! Ce cas sortait enfin de ses inquiétudes ! Et il était soulagé de voir que ce qu’avait fait Loki serait un bon point entre les relations qu’entretenaient le Village. Après tout, même s’il était hors de question qu’il utilise cet incident comme argument pour faire peser la négociation, cela faisait déjà un lien serein et clairement amical entre les deux Villages. Et s’il ne parvenait à pas fonder cette alliance qui lui semblait primordiale, il aurait au moins pu se lier d’amitié avec des membres du Village. Néanmoins, il était temps qu’il pense à autre chose. De plus, il osait espérer que Loki serait désormais sur la piste de sa cible, car cette dernière semblait être entré dans ce Pays. Ce serait déjà un bon point pour les Oi-Nins. Et cela rappela un détail important qu’il devrait régler avec la Raïkage ici présente, dans les heures qui suivraient.
Lorsque Kazumi Inochi aborda la question des ‘hommes’ qui avaient accompagnés Arane Tashira, ce dernier n’eut qu’un mot qui lui vint en tête. ‘Et Merde !’. Même s’il ne changea pas de pose et gardait toute son attention sur les propos et éléments que la Kage apportait sur la table, il était maintenant presque rouge de honte de ne pas décliner et de présenter les personnes qui l’avaient accompagnées en tant que conseillers et gardes du corps. Il n’y avait plus qu’à espérer que cela n’aurait provoqué aucun désagrément, et que les deux hommes seraient assez sages et intelligents pour pouvoir rester calmes et réservés quant à leurs présences dans le Village. D’un autre côté, c’était bel et bien pour cette raison qu’il les avait choisi. Et il savait qu’ils avaient sa confiance ; ils ne trahiraient pas ses idéaux et ses projets. Et sur cette petite touche pensive et personnelle, le Mizukage écarta le problème en une fraction de seconde.

Mais l’heure n’en était plus aux petits soucis qu’avaient engendrés les diverses interventions des Shinobis de Kiri No Kuni dans le paisible Village de Kumo. Ayant mise les choses à plat et telles qu’elles étaient, c’était maintenant avec beaucoup de fermeté, de sérieux et d’impatience que Kazumi Inochi, Raïkage du Village, semblait attendre l’explication d’Arane Tashira. Ce dernier, sachant qu’il n’était pas moment pour que sa langue fourche ou sorte une ânerie plus grosse que lui, prit du recul dans sa chaise, et respira un grand coup, sans vraiment s’accorder le luxe d’être discret. Posant un regard sincère mais qui perdait de la gentillesse précédemment exposée, on pouvait voir maintenant une autre lueur brûler dans les pupilles de notre Shinobis préféré : la conviction et la détermination d’un Homme qui comptait bien agir pour la Sécurité de Son Village. Se lançant sans plus attendre, il commença par établir certains faits.


Si je me suis rendu en ces temps durs dans ce charmant Pays de la Foudre, c’est parce que je jugeais l’affaire comme étant assez importante pour ne pas vous insulter par la présence d’un simple émissaire.

Je suis venu vers vous, car les temps se font durs. La situation de nos deux Villages, bien que s’étant redressés, reste celle de deux Villages ressortant de périodes de crises, dont on voit toujours les séquelles. D’un point de vue économique, ce n’est que très légèrement que nous parvenons à subsister aux yeux du Monde, et notre puissance militaire se fait difficile à réinstaurer convenablement. Bien que la Paix soit faite dans le Monde Shinobi, la rivalité entre les Pays Majeurs n’en a pas cessé pour autant. On ne peut pas vraiment parler de paix, mais plus de consensus de fin de guerre. C’est donc une atmosphère bien lourde et pesante qui se développe au dessus de nos têtes. Et nous savons tous deux que par les temps qui courent, les plus faibles restent dévorés par les plus forts.
J’ai pu étudier l’Histoire de votre Pays. Et ai su reconnaître que malgré nos divergences, nos deux Pays ont connus des situations bien similaires. La ressemblance frappante entre eux, que ce soit au niveau de l’ambiance qui y règne ou sur un point architectural, tout semble coïncider pour démontrer que Kiri et Kumo ont partagé un destin que peu envient.

Je suis venu en tant que Mizukage, Dirigeant du Village du Brouillard, et comme représentant de ma Patrie pour vous proposer une alliance entre nos deux Nations. Alliance qui, je l’espère, nous procurera un nouvel élan aussi bien économique que militaire et politique, et qui réaffirmera la solidarité des Shinobis entre eux, que ce soit ceux des Montagnes du Nord ou ceux de la Mer du Sud.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Lun 15 Sep 2008, 00:16

Kazumi... Chan ? Cela laissa la jeune femme perplexe un petit moment. -chan n'était-il pas un suffixe qui s'accordait à des enfants, la plupart du temps ? D'ailleurs, elle ne se souvenait pas de s'être faite appeler ainsi après ses onze ou douze ans. fallait-il noter que dans sa jeunesse, peu de personnes lui parlaient tout court; mais tout de même ! Non, décidement, Kazumi-CHAN, ça lui faisait bizarre. Elle ne put s'empêcher de froncer les sourcils, perdant un peu le fil de ce que dit Arane par la suite. Elle nota juste qu'il souhaitait qu'elle supprime le -san. Encore un peu sous le choc de ce suffixe pour le moins étrange, elle se contenta d'acquiescer avec une mine légèrement surprise.

Fait que remarque tout de même la jeune femme, c'était que le mizukage ne semblait pas être décidé à lui parler du cas de Loki. Pas plus que ce qu'il avait déjà fait en tout cas. Kazumi haussa un sourcil. Bon, ou mauvais signe ? Après une courte hésitation, elle choisit de penser qu'il s'agissait d'une bonne chose. Si ce sujet lui tenait réellement à cœur, il aurait au contraire tenu a le réaborder ici de manière plus profonde, non ? Peut-être pensait-elle cela parce qu'elle aimerait bien qu'il en soit ainsi, songea-t-il. Avant de songer, que peut-être, elle songeait trop.

Kazumi écouta avec attention tout ce que disait le mizukage. Ainsi, il ne voulait pas l'insulter par la venue d'un émissaire... La pression que ressentait la jeune femme s'accentua dès lors. Pour qu'il tienne de tels propos, la situation devait réellement être grave. Pourtant, si c'était si grave, la mine d'Arane aurait certainement dû paraître moins decontractée, non ? Probablement aurait-il perdu moins de temps à papoter ? En signe de réflexion, elle croisa les bras, et se contenta d'attendre la suite des paroles du jeune homme. Après tout, ne le saurait-il pas bien assez tôt ?

Deux villages ressortant de périodes de crise... Kazumi hocha vaguement la tête en silence, comme pour inciter le kage à poursuivre. Si Kumo semblait s'être redressé, et bien avoir guéri de ses blessures, le conflit avec Konoha ne semblait que trop présent dans les esprits des habitants du village, qui avaient à cette époque là perdu famille, amis, foyers... Kumo ressortait d'une période bien sombre. Ça n'était pas le moment de s'attirer des ennuis avec quelconque village.

Une atmosphère lourde et pesante... Kazumi décroisa les bras, et son regard s'était fait énigmatique. Atmosphère lourde et pesante, hein ? Mais en y réfléchissant davantage, n'avait-ce pas toujours été le cas ? Son regard s'assombrit. Ou plutôt, s'avait toujours été le cas de Kumo. En réalité, en ce moment même était à peu près la seule période de son existence où le village avait été à peu près tranquille. Kumo et Konoha n'étaient plus en guère, leurs relations s'amélioraient. Les tensions avec Suna avaient disparu, et ce grâce à Shao. De ces faits, le village de la foudre n'avait plus ces deux pays alliés à dos.
C'était à peu près la période la plus calme de toute l'histoire de Kumo.
Elle continua toutefois d'écouter avec attention ce que racontait Arane, ne voyant pas très bien où il voulait en venir pour l'instant.

Kiri et Kumo, partagé par un même destin ? Un destin peu enviable alors, effectivement, songea Kazumi avec une pointe d'amertume. Cependant, même après toutes ces paroles, la Raikage n'avait pas réellement saisi ce qu'elle proposer Arane. Aussi, lorsque ce dernier parla d'alliance, la jeune femme ouvrit de grands yeux. Elle réfléchit le plus rapidement possible. Une alliance, avec Kiri ? Kazumi entreprit alors de faire quelque chose qu'elle faisait très souvent : penser "dans l'autre sens". Autrement dit, dans le cas présent, se mettre à la place d'Arane.

Pourquoi Arane proposait-il cette alliance ? Quel serait l'intérêt de Kiri dans cette alliance ? Kumo était en pleine reconstruction de ses forces. Vraiment pas un très bon allié.


-" J'ai un peu de mal à saisir l'intérêt de Kiri dans cette alliance... Kumo reconstruit lentement ses forces, et comme allié stratégique, on trouve mieux. Cependant... "

Elle marqua une pause à ce moment là, comme si elle réfléchissait à ce qu'elle allait dire. En réalité, elle savait très exactement ce qu'elle voulait dire, mais elle ne savait pas comment y mettre la forme. Elle s'accorda quelques secondes d'intense, mais rapide réflexion ( histoire de ne pas faire trop durer le suspens non plus, hein, bon, elle n'est pas si sadique que ça Kazumi tout de même... ), elle reprit finalement la parole.

-" J'aimerais que vous m'éclairiez sur les termes de l'alliance que vous souhaitez... Je suppose que par là, vous entendez de toute évidence un pacte de non-agression... "

Elle laissa un silence, mais qui avait une signification bien évidente. Elle choisit de le retranscrire sous formes de paroles tout de même.

-" Mais encore ? "
Revenir en haut Aller en bas
Ex-Arane
Invité



MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Lun 15 Sep 2008, 19:07

Spoiler:
 



La raison de la présence du Mizukage de Kiri No Kuni, qui venait à l’instant d’être justifiée par cette proposition d’alliance, semblait laissé notre Raïkage pantois. Et même si Arane l’avait remarqué, il n’en avait pas pour autant ralenti le flux de paroles. Il savait que c’était maintenant que la véritable lutte allait commencer ; marquer des points pour démontrer que son idée était faite sur une base de bonne volonté de et désir d’amitié avec ce Village Caché des Nuages ; de prouver qu’il y avait de forts intérêts à ce que les deux Villages s’allient entre eux. Et la surprise de la Raïkage, symbolisée par des yeux qui venaient de changer de lueur, n’était que plus propice pour que Arane Tashira tente de la persuader. Que cette conversation prenne tu temps ou pas, peu importe. Que les deux partis haussent le ton, sans intérêt. Si les deux Villages parvenaient à s’unir et à se rassembler, ce serait là un progrès considérable qu’il fêterait certainement en allant consommant ave avidité le saké d’une autre taverne accompagné de Mata Hari.

Une fois la parole rendue, il s’attendit à une réponse ou à une question de la part de Kazumi Inochi, question qui ne tarda pas à se présenter à ses oreilles. En effet, il aurait été que trop facile que celle-ci se lève et déclare solennellement et fièrement que tout était dans les règles et qu’elle acceptait avec grand plaisir. Et c’était donc avec patience que notre Shinobi attendait de voir sa réaction. Réaction qui fut on ne peut plus logique. Pourquoi ce Village… et quels intérêts avaient-ils à y gagner. Il était vrai que la proposition avait de quoi être étonnante puisque c’était l’une des premières prises de contacts entre les deux Pays. Assez surprenant de rencontrer un Pays pour la première fois, il fallait également que ce dernier propose une alliance dès la première réunion. Oui, le choc qu’avait dû ressentir la belle Raïkage était on ne peut plus compréhensible. Mais Arane Tashira restait confiant ; car même si son interlocutrice ne parvenait pas encore à voir les intérêts d’une telle alliance, lui les voyait clairement, comme de l’eau sur de la pierre. Il y avait pensé pendant tout son voyage, imaginant les inconvénients et les bénéfices d’une alliance avec une terre qui lui était séparé par un océan entier. Et il connaissait maintenant tous les intérêts qu’il avait à formuler cette alliance dans ses prochains objectifs. Pour un meilleur avenir entre les deux Pays et pour les deux Pays, il ne voyait pas vraiment ce qui pourrait être préférable à ce qu’il allait proposer.
S’éclaircissant la gorge le plus discrètement possible, il porta une ouïe attentive aux déclarations et suggestions de la Dirigeante du Village du Pays de la Foudre. Un simple pacte de non-agression ? Certainement pas ! Ce genre de projets était voué à l’échec, et il savait parfaitement. Pourquoi ? Parce que Kiri No Kuni en avait signé deux, les deux qui avaient tous deux précédés les Grandes Guerres Shinobis qui avaient déboulées sur ce Monde, comme une avalanche qu’un premier sang aurait réveillé. Non, un pacte de non-agression ne faisait qu’assurer l’absence d’hostilités entre deux pays… jusqu’à ce qu’un Pays en décide autrement. Ce genre de procédure était maintenant dépassé, le Mizukage ne le savait que trop bien après avoir étudié l’histoire de son Pays. Et ce qu’il venait offrir à ce peuple montagnard était un lien bien plus fort… . Un lien qu’il allait s’efforcer à créer, en y mettant le meilleur de lui-même. Profitant du fin et délicat silence qui venait de s’installer sur un matelas de nuages, il redressa la tête, croisant les bras pour que ses mains aillent se cacher dans ses manches, et ses yeux d’un gris-bleu brillant d’honnêteté et de sincérité se portèrent sur le beau visage de la belle créature qu’il avait face à lui. Sa voix prit alors possession d’une partie de l’espace sonore, chaude et chaleureuse, forte de surcroît par sa détermination.


Les intérêts de Kiri No Kuni n’en sont que bien plus grands que vous ne l’imaginez. Si nous partons du principe du MED (Militaire-Economique-Diplomatique), nous sommes tous deux à la tête de Pays en général isolés car à un extrême des territoires de ce Monde. Kiri étant une île, il n’y a que très peu de personnes souhaitant aller à sa rencontre. De plus, notre état militaire et économique est jusque là resté en suspens à cause de grands bouleversements, même si Mizu No Sato a vaguement pu retrouver un léger essor.
Si nous regardons en fonction des Pays. Il n’y a pas vraiment d’intérêts pour notre Nation à s’allier à un Pays tel que Iwa No Kuni ou encore Kaze No Sato, le Pays du Vent, car ce sont des contrées éloignées, où nous mettrions trop de temps à rejoindre nos forces en cas de problèmes. Le Village que certains nomment Oto No Kuni est une terre fantôme, un pays que nous ne savons même pas où placer sur une carte de notre Monde hélas. Et pour finir… on ne peut pas vraiment dire que nos relations avec Konoha soient des plus propices… .


Cette dernière phrase avait été dite avec une grimace sur le visage. En effet, il était vrai que depuis la dernière Grande Guerre Shinobi, la situation entre le Pays du Feu et le Pays de l’Eau s’étaient nettement dégradés. Comment aussi justifier le fait que Mizu No Sato s’était alors allié avec Riku No Sato, le Pays de la Terre et Iwa No Kuni ? A cette époque, le but principal avait été de vaincre le Village Caché de la Feuille, et le Tsukikage avait vu en Kiri une base arrière qui aurait pu attaquer par surprise Konoha lorsqu’une bonne occasion se présenterait. Malheureusement, l’assaut qui avait été mené par le Sandaïme Mizukage avait été voué à l’échec et dès lors, les relations entre les deux pays s’étaient envolées en fumée comme de la vapeur, mélange d’Eau et de Feu. Action par ailleurs poursuivie par le Yondaïme Mizukage, qui avait voulu agrandir l’Empire de l’Île, comme il le disait si bien. A l’époque du début de la guerre, notre Arane Tashira n’avait que seize ans. Et même s’il n’avait alors rien compris des raisons de cette Guerre, il avait bel et bien prit en compte les résultats et les séquelles que le Pays avait subis de tous ces échecs et de cette Guerre monstrueuse. Non ; ce qu’il voulait désormais, c’était éviter à jamais que ce genre de schéma se reproduise une fois de plus. Mais hélas, le Pays de Konoha No Kuni ne semblait alors plus vraiment ouvert aux négociations. Et ce n’était pas lui qui aurait osé faire le premier pas dans ce sens, il avait honte de l’avouer. Quoi qu’il en soit, et par une vue claire et simple du Monde Shinobi, il ne restait plus que quelques pays, comme Yuki No Sato ou Taki No Sato, petits pays sans grande puissance, avec qui notre cher Mizukage aurait pu s’allier. C’était d’ailleurs presque déjà le cas, car un pacte commercial très important avait déjà été signé avec le Pays de la Neige. Mais c’était bien d’un Village Majeur dont Kiri avait désormais besoin, afin d’améliorer les relations avec le Monde Extérieur.
Et c’était également dans ce cadre que le Leader de Kiri s’était rendu dans cette contrée. Certes, la traversée par la mer demandait du temps ; entre deux à trois semaines en général. Plus en améliorant quelques dernières technologies. Mais c’était le Village le mieux désigné pour pouvoir combler Kiri dans ses manques. Sans doute que cela pourrait être véridique dans les deux cas. Il renchérit le dialogue en poursuivant ses réponses.


Je ne souhaite pas un simple pacte de non-agression, formule que je laisse volontiers aux détracteurs de la notion de Paix. Ce que je suis venu chercher en ces lieux si calmes, c’est un engagement clair et concret de nos deux Pays. Pour une amélioration économique, commerciale, militaire et diplomatique.
C’est pour commencer la proposition de passage de nos hommes sur nos terres communes lorsque certaines missions l’imposent, exemple de notre Oi-Nin que vous avez pu apercevoir en ces terres. Et qui pourchassait un Déserteur que nous avons repéré il y a peu dans le Pays de la Foudre. Sans parler, bien évidemment, d’une aide militaire immédiate en cas de besoin d’aide ou d’attaque sur votre Village ou sur le Notre. Car je crois savoir que tout comme nous, vous avez été touché par la vague d’assaut d’une Organisation appelée l’Akatsuki, il y a quelques mois.
Cela inclut également une alliance et une stratégie économique et commerciale commune, où nous pourrons privilégier le commerce par la Grande Mer et les bénéfices que cela nous apportera. De nombreux marchands seraient prêts dans mon Pays à faire fructifier leurs affaires avec vous, ce qui pourrait grandement améliorer nos conditions et le niveau de vie des habitants de nos deux Contrées.
J’y rajouterais volontiers le partage d’informations, ce qui nous permettra de mettre en commun nos efforts contre la fraude, la récidive et l’injustice. Sans parler de la Chasse sur les Déserteurs et de la Lutte contre les Organisations extérieures que nous avons cités, chose sur laquelle mon Pays s’est spécialisée. Tout cela allant dans un seul et unique but : la sauvegarde et la sécurité de mon Pays natal.


L’ensemble des arguments avait été grossièrement avancé, présentant les grands intérêts que pourraient partager les Villages de Kiri No Kuni et de Kumo No Kuni. Il n’y avait pas vraiment autre chose à proposer, mais si la Raïkage était prête à y jeter un coup d’œil sérieux et avisé, il saurait développer ses idées et stratégies entre les Villages pour que cet accord soit aussi solide qu’une montagne.
Il préféra faire comprendre un point par-dessus tout.


Si je viens devant vous avec cette offre, c’est bien parce que je sais que nos deux Pays en ont besoin, et que ce serait un plaisir et un honneur de pouvoir contracter une pareille alliance avec le Village Caché des Nuages. je sais que nos deux Pays pourront largement bénéficier de cette réussite, et je suis intimement persuadé que c'est là un but que vous cherchez bien à atteindre... .
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Ven 14 Nov 2008, 23:18

Kazumi écouta ce qu'avait Arane à dire sans sourciller. Vu de ce point de vue, une alliance avec Kiri semblait judicieuse ; mais pourtant, plus le mizukage parlait, plus la jeune femme était convaincue qu'elle ne pouvait pas prendre elle-même cette décision. Sa mine s'assombrit lorsqu'elle se perdit dans ses pensées, et son regard s'éteignit quelque peu. Dans moins de quelques heures, si le shinobi à qui elle avait confié la mission d'aller chercher Mata avait réussi à la trouver, la personne qui deviendrait peut-être la nouvelle Raikage allait arriver dans le bureau. Kazumi ne pouvait pas lui imposer cette alliance. Et si elle refusait ... ? Le visage de la kunoïchi de renfrogna encore davantage. Elle préférait... ne pas y penser pour l'instant. Elle choisit de se reconcentrer sur le fil des paroles d'Arane.

Ce bref moment d'égarement était probablement passé inaperçu, car à ce moment précis, le mizukage sembla à son tour perdu dans ses pensées, après avoir évoqué la situation diplomatique avec le village caché de la feuille. Il y eut un court moment de silence, avant qu'il ne reprenne la parole. Apparement, il ne souhaitait pas un simple pacte de non-agression, mais bien une alliance pure et simple. Cependant, Kazumi eut une grande surprise dans le discours d'Arane. Elle ouvrit de grands yeux ronds.

Ainsi, l'attaque du village par l'Akatsuki était de notoriété publique ? Cela avait-il donc fait le tour des pays ninjas ? Qui avait bien pu répandre la nouvelle ? L'Akatsuki lui-même ? En tout cas, la date des évènements n'était pas bien précise dans les rumeurs, visiblement, étant donné que l'attaque remontait à moins d'un mois. Elle tenta de ne pas laisser paraître son étonnement, mais désormais, un air légèrement buté apparut sur son visage.

Arane était très convaincant. Il avait dû beaucoup réfléchir à tous les arguments qu'il avait avancé, car il semblait bien sur de lui, et tous ses dires étaient très réfléchis. Mais voilà, à présent, Kazumi s'en voulait presque de l'avoir fait autant parler pour lui dire à présent qu'elle ne pouvait pas vraiment ni accepter ni refuser cette offre d'alliance. Et puis, Arane pourrait-il attendre que Mata arrive ? Takeo serait-il assez rapide ? Mais Kazumi ne savait même pas si la kunoïchi accepterait. Elle laissa le silence s'installer, prenant garde de bien choisir ses mots.


-" Et bien... Vos arguments sont sans nuls doutes convaincants. Mais pourtant... Je crains ne pas pouvoir vous répondre. Dans l'immédiat en tout cas. "

Elle marqua une pause dans ses propos, réfléchissant rapidement. Etait-il sage de l'informer du possible changement de Raikage ? Dans l'hypothèse où Mata refuserait, elle ne souhaitait pas particulièrement que la nouvelle se répande à travers tout le pays. Mais Kazumi ne lui devait-elle pas une explication ? A force de tergiverser, lorsqu'elle reprit la parole, elle n'était pas réellement satisfaite de la réponse qu'elle lui fournissait.

-" A vrai dire, il est euh... fort possible que cela... ne relève plus de mon domaine, très bientôt... Et prenant cela en considération, je ne peux pas répondre moi même à votre offre... Je suis désolée de vous avoir fait tant parler pour arriver à cette réponse, mais je crains ne rien pouvoir faire pour le moment... "

Elle marqua une pause, ne sachant pas très bien comment poursuivre. Ce qu'elle baragouinait ne devait pas avoir grand sens pour le mizukage qui devait être furieux d'avoir dit tout ça pour rien. C'est donc assez maladroitement qu'elle reprit :

-" Mais si rien ne presse... peut-être pourriez-vous attendre un peu ? Le temps que je... consulte la personne concernée ? "

Non, aucun sens. Une personne concernée par cette alliance auquelle la Raikage aurait besoin de se référer ? Ne savait-elle pas diriger son village au point qu'elle était obligée de demander leur avis à des conseillers à chaque décision ? Pour quoi était-elle en train de passer ?

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Ex-Arane
Invité



MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Mar 25 Nov 2008, 15:22





Le Mizukage avait avancé une grande partie de ses arguments. Il y avait deux raisons à cette stratégie politique. Même trois. Il avait tout d’abord voulu capter l’attention toute particulière de la Raïkage afin d’être sûr qu’elle perçoive de façon claire et précise chacun des arguments qui allaient suivre. Par la suite, il se devait de donner un maximum d’arguments afin de ne présenter cette proposition d’alliance que sous le signe d’une bénédiction sans nom et dont les Dieux eux-mêmes auraient l’honneur d’être les témoins. Proposant une aide financière, commerciale, et militaire en cas d’attaque, peu de Villages étaient prêts à s’investir de telle façon dans le Monde extérieur, sans attendre de grandes contreparties. Il allait de soi que Arane Tashira en avait déjà prévu et qu’il attendait évidemment quelques échanges enter les deux Nations afin de que sa terre natale prospère tout autant que le Pays de la Foudre. Mais il préférait avancer ces arguments plus tard, voulant pour commencer savoir si les idéologies et idéaux qu’il avait jusque là engagés sur une voie de paix et de fraternité étaient bien acceptés et accusés par le Seigneur de ces terres. De son côté, il y avait tout à espérer que cette alliance puisse être mise en place, et le plus rapidement possible serait le mieux. La récente mission sur laquelle il avait envoyé deux de ses meilleurs hommes, afin de calmer la situation au Port de Katuga qui avait été pris par de nombreuses insurrections, avait fini par un massacre d’une grande partie de la population meurtrière et enragée de la petit ville portuaire, bien que le Seigneur de Kiri avait été attristé de ce fait ; mais il devait avant tout penser à l’intégralité de son peuple, car il savait fort bien que sans attrait et avec la fin du commerce, ce serait la fin d’un redressement économique global du pays. En tant que Leadership et Seigneur du Pays de l’Eau, il se devait certes de penser en termes de Protecteur du Pays et Défenseur de ses concitoyens, mais aussi comme point important d’un point de vue social et économique. Il devait donc s’empresser de relancer un commerce affluent et important pour redonner vie à cette cité presque détruite par les récents évènements. Il était rare que des gens soient friands de ville à l’odeur de sang séché et au passé aussi peu glorieux. Mais si Arane Tashira, Mizukage de Kiri, avait bien vu et étudié la société humaine, il savait que la plus petite source d’argent qui pouvait être exploitée et attirer les intérêts commerciaux et industriels était un argument bien suffisant pour certains de traverser des pays à feu et à sang afin de trouver la possibilité d’une nouvelle vie. Par le biais de cette alliance et en permettant de relancer le commerce maritime sur la Grande Mer, le Mizukage savait qu’il marquait là un point aussi important pour Kumo No Kuni qui s’enrichirait que pour Kiri No Kuni qui survivrait de la crise dont il venait de sortir, mais dans les cicatrices restaient cachées derrière des pansements de premier soin.

Quoi qu’il soit décidé, il était sûr que cette discussion allait certainement entraîner un changement sans précédent dans la face Est du Monde Shinobi. Si le traité était signé, une relation de confiance et d’entraide pourrait voir le jour et mettrait en route un développement sans précédent dans l’Orient. Dans le sens opposé, ce serait une ombre nouvelle qui se dresserait sur l’Est, menaçant les deux pays d’une guerre possible, mais en tout cas d’une méfiance certaine et d’un rejet de l’un et de l’autre. C’était bel et bien un point décisif qui se jouait sur cette rencontre entre les deux grandes puissances du jour.
En clair, et pour faire simple, la nouvelle tomba comme un glaçon dans une cuve de lave en fusion. Même pas le temps de toucher au but, il était déjà évaporé ; vous aurez donc ainsi une belle image des ambitions d’Arane Tashira sur ce traité lorsque la voix gênée et retenue de la Raïkage fit son entrée sur cette nouvelle page. Un refus ? Ses propositions n’étaient donc pas possibles ? Il y avait de quoi avoir un choc, bien que notre homme tentait de le dissimuler autant que possible. Se courbant légèrement dans son fauteuil, cachant ainsi un poids énorme qui s’affaissait sur ses épaules et son dos, il préférait ne rien dire et voir quelles seraient les explications de Kazumi Inochi. Mais dans son esprit, tout était confus et tout tentait vainement de reprendre une place précise et fixe, une tempête arrachant avec une grande douleur les anciens rêves de paix et de prospérité pour montrer la réalité : une terre rase et fauchée où rien n’avait encore poussé après l’hiver. Mais peu à peu, il reprit conscience et se recentra sur la discussion. Ce n’était pas une question d’argument mais d’administration. Il n’était donc pas celui à mettre en cause. Quelque part, cela le rassura de savoir qu’il n’avait pas « merdé » sur le plan diplomatique. Il avait voulu éviter le côté grandiose et festif de la rencontre enter deux superpuissances et était passé outre ce genre de réunion trop impressionnante et si peu utile. Au début, il avait craint que cette façon d’agir soit mal perçue, en particulier le manque de l’annoncement de son arrivée, qui était presque surprise, il se devait de l’avouer. Mais visiblement, la cause n’en était pas là. Et se redressant pour faire face à la jeune personne tout en croisant les jambes et les doigts, son regard se fit plus sévère et plus attentif, son visage marquant les traits d’un homme qui était maintenant prêt à tout entendre, même les pires critiques.

Après avoir entendu les idées de la Seigneur du Village, il comprenait bien que la situation n’était pas aisée. Certes, il se devait d’accomplir cette mission et de réussir. Aussi bien pour lui, car cela aurait forgé une nouvelle partie de son caractère. Mais aussi pour son Pays, qui attendait beaucoup de cet accord avec le Pays de la Foudre. Cependant, il était évident que sur l’heure, le Mizukage n’avait pas grand-chose à rajouter sur la présente conversation. Il avait donné ses arguments, mais visiblement pas à la bonne personne. Allait-il devoir les présenter derechef face à un chef diplomatique du Village, qui saurait lui prendre une décision ? La chose risquait de l’ennuyer ; mais il n’en fallait rien dire. Il venait de le dire, ce voyage aurait forgé un nouveau caractère. Et bien que ce n’ait pas été sa nature, il se devait d’être patient, et il le savait. S’il se devait de le faire, il le ferait donc.

Restait donc la réponse à une question toute simple.


~~ Je comprends parfaitement votre situation, et je dois avouer que cela ne m’étonne en rien. Mon Village a lui aussi souvent été soumis à ce genre de problèmes et je veux bien croire qu’ils ne sont pas simples à régler. Mais à qui devrais-je alors m’adresser afin de mettre un terme à cette affaire importante ? ~~

Il ne le gueulait pas sur les toits, mais pour lui, cette affaire diplomatique commençait à tarder. Cela faisait presque deux semaines qu’il avait quitté son Village, et il se devait de rentrer car beaucoup de choses seraient à régler après cette étape de vacances en pays étranger. Abandonner son poste de Kage avait de quoi mettre en danger le pays. Et il avait une mauvaise intuition… . Un pressentiment qui lui annonçait le début d’une ère noire.



Revenir en haut Aller en bas
Takeo Kikuta
Rokudaime Raikage
avatar

Nombre de messages : 149
Age : 26
Village : Kumo no Kuni
Date d'inscription : 03/06/2008

Fiche Ninja
PV:
500/500  (500/500)
PC:
545/545  (545/545)

MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Jeu 11 Déc 2008, 22:23

Le Paratonnerre Arrow

Il pleuvait dehors.
Mais ça n'avait plus aucune importance.
Takeo marchait, ou plutôt titubait, le long de la pente descendant des sommets de Kumo. Le sol était imbibé d'eau, fourbe et glissant, mais le shinobi parvenait à maintenir un précaire équilibre entre son corps sans force et cette terre boueuse. Dans son esprit, c'était une toute autre histoire. Le mot "équilibre" semblait ne plus exister. Il était comme un vieux bâtiment ébranlé qui tanguait d'un côté, puis de l'autre, tout en se désagrégeant. Depuis qu'il avait détourné son regard d'Elle, il sentait quelque chose le ronger de l'intérieur, à la manière d'un cancer, et à présent, quelques pas plus loin seulement, il découvrait la fragilité de son esprit mis en péril par ce mal inconnu. Un remède? Il n'en voyait plus aucun. Le seul qui existait lui était à présent inaccessible. La seule solution qu'il avait trouvé, c'était serrer désespérément le gant noir qu'il tenait dans sa main. Pour lui transmettre à lui, inutile objet inanimé, cette douleur mêlée de dégout.
La tête vide, il sentit pourtant la présence de la jeune femme dans son dos, le rattrapant. Mais même ce bruit qu'il avait si souvent guetté ces derniers mois ne parvenait à reconstruire ce qui avait été brisé. Le seul espoir qui lui restait, c'était de sauver ce qui pouvait encore l'être. Ne pas finir entièrement détruit. De toute façon, que pouvait-il encore y avoir à détruire en lui? Il ne restait rien.
Et il se trompait...

Les yeux bruns de celle qui lui avait saisi le poignet étaient dévorants, mais ne reflétaient rien. Ce regard-là était la pire des mises à mort.
Paralysé, Takeo sentit le parapluie noir de Road retourner entre ses doigts, avec tout ce qu'il signifiait. Elle ne voulait pas de sa protection, elle ne voulait pas de sa présence, et encore moins de ses souvenirs. Sans porter attention au coup de grâce qu'elle venait de donner, la kunoichi repris sa route descendant la montagne, avec pour mot d'adieu cette phrase qui au final ne signifiait rien de plus qu'un "Tu n'as rien à faire avec moi".
Il y avait en cette femme un puits d'ombre insondable qui happait tout ce qui s'en approchait un peu trop. Cette fois, c'était Takeo qui venait d'en faire l'expérience. Il aurait voulut dire qu'il souffrait une nouvelle fois, mais ça aurait été un mensonge. En vérité, il ne sentait plus rien. Le Vide. Rien n'avait été brisé, mais tout avait disparu. Simplement. Et cette sensation-là était bien la pire.
C'était donc cela, "être anéanti"?

Après être resté un moment immobile, le Vampire s'écroula a genoux, lâchant ce qu'il tenait dans la main et regardant fixement le sol.
Il aurait voulu qu'elle disparaisse.
Il aurait voulu qu'elle n'ait jamais existé.
Il aurait voulu pouvoir la détruire à son tour.
Un cri à peine humain put se faire entendre ce jour-là dans les montagnes de Kumo, enragé et déchainé.

Ce fut la douleur qui fit reprendre ses esprits à Takeo. Son poing droit, déganté, était en sang. La roche sous ses pieds avait été fracassée en plusieurs points, à mains nues. Peut-être s'était-il cassé quelque quelque chose. Un doigt. Deux. Ca n'avait aucune importance. Cette douleur n'était que minime face au ce qui lui lacérait l'âme à présent.
Se relevant comme il pouvait, Takeo entrepris de remettre son gant sur sa blessure et récupéra le parapluie qui avait roulé un peu plus bas. Ses jambes le trahissaient, elles semblaient en coton, mais ça serait suffisant. Quittant le sentier pour bondir à toute vitesse vers Kumo, se heurtant sans même s'en rendre compte aux branches des arbres qui meurtrissaient ses membres et ses vêtements. A quoi pensait-il? A rien. Rien du tout. Son corps agissait tout seul, obéissant à son ancien vœu de ne plus jamais rester inactif lorsque le malheur s'abattait. Penser, il en aurait le temps plus tard, lorsque ça serait terminé. Mais jusque là il devait continuer d'avancer, pour connaitre la fin de l'histoire...

Finalement il arriva en vue du temple de Raikage. Loin de ralentir à son approche, le Vampire maintint son allure pour franchir d'une traite le mur d'enceinte par le haut. Il l'avait fait naturellement, mais en vérité il avait de la chance. Les shinobi qui gardaient les alentours connaissaient le chef de l'Anbu et n'intervenaient pas lors de ses passages éclairs. A sa place, n'importe qui aurait finit immobilisé. Mais ce droit d'entrée spécial ne l'intéressait pas dans l'état dans lequel il se trouvait pour le moment. Takeo finit par repérer les fenêtres du bureau de la Raikage plusieurs étages plus hauts. Sans hésitation aucune il la rejoint en quelques saut successif. Passer par l'entrée principale, devoir s'annoncer, croiser tous ceux qui étaient ici pour un rendez-vous avec Kazumi... Son humeur n'y prêtait pas. Aujourd'hui, il entrerait d'une manière bien moins protocolaire.
Takeo jeta un rapide coup d'œil à l'intérieur. Kazumi était là, en discussion avec un type portant un kimono blanc et noir, et avec les cheveux aussi blancs que les siens. Sauf que les siens ne devaient pas vraiment être beaux à voir après une telle journée. Le Chef de l'Anbu ne savait pas s'il s'agissait d'un rendez-vous important ou pas, il ne savait pas non plus ce qu'ils étaient en train de se dire. Et à vrai dire il s'en foutait. Le Vampire pouvait entrer quand il voulait dans ce bureau. Et par où il voulait aussi...

Le shinobi frappa une seule fois à la fenêtre pour signaler sa présence à celle qu'il secondait depuis déjà un moment. Par la même occasion, il se rendit compte que la fenêtre n'était pas fermée. Bien sur... Kazumi détestait la chaleur. Et les orages à Kumo étaient véritablement écrasants. Sans doute cherchait-elle à pouvoir s'aérer dés qu'elle le voulait en ne les verrouillant pas. Ce n'était pas très prudent, mais ça ressemblait bien à la Raikage.
Sans attendre aucune invitation, Takeo poussa le carreau et se glissa à l'intérieur de bureau. Depuis là où il était entré il se retrouvait derrière Kazumi, un peu à sa droite, dans un coin de la pièce. Tout trempé, gelé, le Vampire ressemblait à une version géante du parapluie d’ébène fermé qu’il tenait dans sa main. Mais cela lui donnait un avantage, d’être trempé… On ne distinguait pas la tâche un peu plus sombre qui se formait au niveau de son poing. L’Anbu referma la fenêtre derrière lui pour ne pas plus mouiller le bureau de Kazumi. Il s’appuya ensuite sur la première chose qui lui passa sous la main, une armoire dans le cas présent, pour tenter de reprendre le contrôle de son corps après tout ce qui s’était passé. Ignorant purement et simplement l’inconnu qui était ici vraisemblablement pour un rendez-vous, il s’adressa directement à Kazumi d’une voix malade et avec un brin d’hostilité gratuite.

« Désolé de te déranger… Je l’ai trouvé. Mais pas sur qu’elle vienne en fin de compte… »

Takeo leva les yeux vers Kazumi pour croiser un instant son regard émeraude, juste pour savoir comment elle allait réagir à cette annonce, mais détourna vite le regardet posa sa main sur son front. Il ne voulait pas croiser le regard de quelque d’autre trop longtemps. Il n’était pas capable de contrôler les émotions de son regard pour l’instant, et ce n’était pas le moment de dévoiler au monde la tempête qui s’emparait de lui, petit à petit.
Il y a des jours où l’on ne voudrait pas s’être levé.
Il y en a d’autres où l’on ne voudrait même pas être né.
Revenir en haut Aller en bas
http://sanctuary-no-teki.forumsactifs.com/dossiers-de-kumo-f172/
Mata Hari
Juunin de Kumo
avatar

Nombre de messages : 216
Age : 33
Village : Kumo no kuni
Date d'inscription : 23/06/2008

Fiche Ninja
PV:
335/335  (335/335)
PC:
630/765  (630/765)

MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Sam 20 Déc 2008, 04:35

Ses belles prunelles avaient observées l’anbu qui s’enfuyait à présent. Il était certain que l’impact qu’avait provoqué le geste de Mata avec ce parapluie sur le cœur de Takeo était une chose à présent inguérissable. Elle pouvait sentir l’aura de dégout, de violence et de tristesse qui s’échappait du jeune homme à son encontre et sur ses lèvres se traçait un sourire à peine visible de satisfaction. Pour être aussi cruelle avec lui Mata avait ses raisons, elle devait le faire passer par la souffrance, se faire même haïr par l’un des meilleurs éléments du village car dans son esprit elle savait que c’était le mieux à faire pour lui, que de cette manière il ne finirait pas comme les autres…
Le dos qui se dessina encore quelques instant devant ses yeux lui paru si loin après qu’elle y est déposé avec affection ses doigts gelés, elle se sentait seule mais cela ne lui semblait pas douloureux car après tout il s’agissait d’une solitude qu’elle venait de choisir, qu’elle avait choisi et qu’elle choisirait dès qu’elle le devrait.

La pluie continuait de tomber sur ses longs cheveux, des gouttes d’eau qui s’affalaient avec violence contre son corps comme pour la punir du mauvais traitement qu’elle osait faire subir à ceux qui l’entouraient, ceux qui se risquaient à s’approcher de la belle poupée de Kumo qui était si attirante superficiellement et encore plus en profondeur. Finalement ce que contenait cette marionnette aux attraits féminins, la terra incognito.
Finalement l’eau tambourinant se fit plus douce, annonçant clairement que sa rage se calmait. De ses pieds mouillés elle foulait habilement le sol sans ne laisser aucun bruit s’échapper de ses pas sur les graviers.

La jeune femme se stoppa d’un seul coup, oreilles aux aguets tandis que lui parvenait un cri déchirant mais presque imperceptible que seul son cœur endormi parvint à reconnaitre inconsciemment comme étant celui de Takeo. L’avait-elle autant brisé pour qu’il réagisse ainsi? Les hommes étaient futiles, peut-être même faibles car l’amour ne servait à rien si ce n’est à offrir une opportunité à l’ennemi de s’attaquer à quelque chose d’impossible à protéger avec efficacité.
Ses yeux après avoir fixés l’endroit d’où pouvait ce son, se remirent à observer de droite à gauche avec nonchalance. Et son pas repris.


Elle arriva près du temps habituellement presque infranchissable, là les portes s’ouvrirent presque toutes seules à son arrivé comme si elle était hautement attendue et plus particulièrement avec impatiente. Elle repensa aux dires du général anbu n’y désselant rien de particulier qui puisse l’éclairer sur le sujet dont voulait l’entretenir Kazumi-sama. Oui ces temps-ci elle nourrissait l’idée de s’enfuir mais personne ne le savait, personne n’avait pu à l’heure qu’il était aller lui répétait et puis à première vu cela faisait longtemps qu’elle était demandée.
Encore et toujours ses portes qui s’ouvraient seules à son passage sans qu’aucun des gardes après l’avoir observée ne lui pipent un seul mot.

Mata bien vite devant le bureau, peut-être même trop vite à son goût tout comme les évènements qui se succédaient avec trop peu d’intermèdes d’une longueur convenable. Elle frappa à la porte, entendant quelques chuchotis. Sitôt que la porte fût entrouverte elle pu sentir dans l’air l’odeur de la pluie mais surtout de deux hommes qui ne lui étaient pas inconnus. Un sourire s’afficha sur ses lèvres rosées et nacrées tandis qu’elle poussait la porte et que son visage rencontrait celui de la raikage.

« Inochi-sama? »

Sa bouche et son expression ne la trahissait pas, on ne pouvait qu’avoir l’impression qu’elle était à présent ravie de se retrouver en la présence de Kazumi. Ses yeux furetèrent très légèrement et rapidement à travers le bureau et en reconnaissait les deux hommes qui s’y tenaient son sourire s’intensifia avec une certaine malignité qui lui donnait un petit air charmant et charmeur. Comme c’était amusant de retrouver en même temps et dans un même lieu deux de ses amants…
Elle ponctua sa première interrogation qui suggérait qu’elle se demandait pourquoi on l’avait convié d’une formule de politesse qui la rendait irréprochable comme à son habitude. Actrice de son propre rôle.

« Vous m’avez demandé? »


Revenir en haut Aller en bas
http://sanctuary-no-teki.forumsactifs.com/dossiers-de-kumo-f172/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Lun 22 Déc 2008, 03:53

Kiri avait été soumis à ce genre de problème ? Réellement ? Kazumi haussa un sourcil. A qui pourrait-il s'adresser, demandait-il... Dans l'immédiat, à personne, et c'était précisément le problème. Car si l'actuelle Raikage voyait Mata Hari comme la personne qui pourrait lui succéder au mieux, elle ne pouvait en aucun cas assurer qu'elle accepterait de prendre en charge les responsabilités de kage. La mine de la jeune femme s'assombrit. Elle allait formuler ses pensées à voix haute, lorsque quelque chose attira son attention.

Un bruit. Oh, des bruits, il y en avait beaucoup, certes. Tout d'abord, le bruit de l'orage qui se déchainait au dehors. Ensuite, le bruit des discussions qui venaient de l'autre côté de la porte. Il y avait évidement aussi le son de la voix d'Arane, ou le bruit de sa respiration. Mais le bruit qu'elle percevait venait de dehors. Du côté de la fenêtre. Et la pluie n'y était pour rien. Lorsqu'elle fit volte face pour en voir la nature... elle se retrouva face à Takeo, qui tapait à la fenêtre, et qui semblait trouver anodin d'entrer dans un bureau par la fenêtre un jour de grandes bourrasques. Dans le classement des entrées bizarroïdes, il occupait une bonne place. A cette pensée, Kazumi eut le souvenir fugace d'Arès, un adolescent passablement énervant qui, lui, était entré dans le bureau par le conduit d'aération. La jeune femme chassa ces souvenirs de son esprit, pour se concentrer sur la situation présente.
Takeo pénétra dans le bureau, y répandant allègrement de l'eau un peu partout. Kazumi qui n'était pas très maniaque, loin s'en fait, se moquait éperdument que son bureau soit en ordre ou dérangé, propre ou sale, sec ou mouillé. Mais cela ne l'empêchait pas de se demander ce qui lui valait une entrée si peu ordinaire de la part du chef de l'Anbu. Elle ne jugea toutefois pas nécessaire de le questionner ; elle savait bien que Takeo lui dirait en temps et en heure ce qu'il avait à dire.

Son esprit accaparé par l'incongruité de cette entrée, Kazumi mit d'abord un certain temps à comprendre de quoi parlait le shinobi. Puis, plus lentement qu'elle ne l'aurait souhaité, les souvenirs lui revinrent. Elle avait confié au chef Anbu la tâche de trouver Mata Hari, et de lui dire que la Raikage la cherchait. Oui, ce devait être cela, songea la jeune femme. Les mystérieux "l'" et "elle" désignaient probablement Mata.


-" Pas sur qu'elle vienne ? Qu'est ce que tu veux dire, Takeo ? "

Pas sur qu'elle vienne ? Mais pourtant, il le fallait bien, qu'elle vienne ! En cet instant plus que jamais ! Kazumi fronça les sourcils à cette annonce. Elle poursuivit alors à mi-voix, parlant davantage pour elle-même que pour les deux autres personnes présentes.

-" Ce serait ennuyeux... Il faut absolument que je puisse la voir... "

Mais il fallait croire que Takeo se trompait. Car Mata avait effectivement l'intention de venir. Et pas plus tard que dans la minute même. Des frappements à la porte retentirent. Kazumi fit volte face. Elle laissa s'écouler une seconde de réflexion, avant de lancer un bref : " Entrez ! ".

La première pensée de la jeune femme fut qu'elle n'aurait jamais imaginé que Mata puisse arriver à un moment aussi propice. La seconde fut, après réflexion, qu'il n'était pas réellement pratique qu'elle arrive maintenant, au milieu de trois personnes, de lui annoncer qu'elle envisageait de lui céder sa place de Raikage.


-" Mata-san ! Oui, précisément, vous tombez très bien. "

Kazumi détourna son regard, pour lancer un coup d'œil furtif aux deux autres personnes présentes. Elle essaya de capter le regard de Takeo. En vain. Détournait-il volontairement les yeux de la sorte ? Son attention se porta alors sur le mizukage. De toute manière, elle ne pouvait pas lui répondre elle-même. En tout cas, pas avant d'avoir parlé à Mata. Donc il allait falloir, dans l'immédiat, remettre cette discussion à plus tard. Pas à beaucoup plus tard. Kazumi comptait... Faire vite.

-" Arane-san ? Voulez-vous bien m'accorder quelques minutes ? "

Mais en réalité, sans attendre de réponse, elle reporta toute son attention à Mata Hari. Son regard émeraude s'attarda quelques secondes dans celui de la jeune femme. Puis elle reprit la parole.

-" J'espère que vous me pardonnerez d'être aussi directe. Je vais me trouver... dans l'obligation de quitter mes fonctions de Raikage. "

Elle marqua une pause, comme pour mesurer l'effet produit par ses paroles. Sur Mata, d'abord, mais aussi sur Takeo, et même sur Arane. Elle reprit la parole.

-" Mais l'équilibre du village est la chose qui me tient le plus à cœur. Il lui faut absolument un nouveau kage au plus vite. Mata-san, vous devez devenir la nouvelle Raikage. "

Il était difficile de faire plus concis. Plus rapide. Le regard de la jeune femme resta fiché dans celui de celle qui allait peut-être être la nouvelle Raikage.
Revenir en haut Aller en bas
Ex-Arane
Invité



MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Mer 24 Déc 2008, 04:06


Spoiler:
 



Un moment de solitude et de silence dans cette salle, alors que la dernière question du Mizukage paraissait presque chargée d’ennui et de désagrément. Bien qu’il n’avait absolument aucune raison d’en vouloir à la présente Raïkage du Village, il était quelque exaspéré de devoir remettre cette discussion à plus tard et avec une autre personne. En effet, quoi de plus gênant que d’avoir fait subir cette épreuve à une personne qui n’était pas du tout concernée par ses propos, et surtout, quoi de plus embêtant que de devoir aller maintenant persuader quelqu’un d’autre qui pourrait probablement être bien moins sympathique et agréable avec lui, pouvant rejeter et réfuter tous ses arguments. Il était allé confiant aux devants de Kazumi-Sama, ayant déjà entendu des mots et paroles circuler à son sujet, en marchant dans le Village Caché des Nuages. Une femme svelte et douce qui pouvait s’avérer avec une forte personnalité et mentalité. Une figure digne d’un Dirigeant de Village. Cependant, il savait que la dureté dont les Kages pouvaient parfois faire preuve d’apaisement, et que ceux qui aimaient et consacraient leurs vies à une dévotion totale et accomplie pour le Peuple étaient de bonnes personnes, prêtes à écouter et analyser chaque proposition qu’on leur adressait. Ainsi donc, ce brusque changement de personne, et de surcroît qui ne serait probablement pas un Kage, risquait de mettre en péril la conversation et la création de ce lien inestimable qu’espérait créer Arane Tashira. Alors que jusque là, la réussite de sa mission reposait sur ses arguments et sur son implication personnelle dans cette histoire, il allait devoir maintenant parier davantage sur la chance et le hasard. Choses sur lesquels il avait horreur de reposer, car induisait trop de possibilités diverses et variées, qui pouvaient tout aussi bien conduire ses idéaux avec brio que les broyer dans le néant et réduire à zéro ses attentes et espoirs. Il fallait avouer que la dernière fois où il avait laissé l’avenir se jouer sur le hasard, il l’avait chèrement payé et avait compris qu’il valait mieux reposer sur ses propres ressources et capacités que sur un quelconque acte de la Providence. C’était d’ailleurs bien la même chose avec l’Etat. La politique du « laisser-aller » avait montré ses échecs lors de nombreuses crises, montrant bien que l’Etat Providence n’était que trop faible comparé à l’Etat Nation, théorie que la plupart des Grands Pays avait maintenant développé et mis en place afin d’assurer la stabilité de leur régime politique. Cependant, et bien malgré toutes les stratégies et volontés du Monde, il arrivait que ces états soient bouleversés et transformés par la volonté d’une seule et simple personne… . Comme cela allait l’être pour le Mizukage et son futur interlocuteur si ce dernier venait à refuser cette proposition d’alliance. Comme cela allait être le cas pour le Pays de la Foudre, sans que l’invité d’outre-mer ne le sache encore… . Quoi qu’il en soit, il semblait presque assuré que le reste de la journée allait être riche en mouvement et émotions. Comme il aurait préféré rester dans les bras de la splendide jeune femme avec qui il avait passé la soirée la veille. Il allait amèrement regretter de ne pas être resté là-bas, en paix, pour se livrer en pâture aux obligations administratives et aux fonctions diplomatiques.
Restait donc à savoir quoi faire. Et bien malgré la question, la Seigneurie de Kumo No Kuni ne semblait pas encore pouvoir… ou vouloir ? répondre à cette question. Arane la soupçonna d’avoir laissé son esprit aller nager dans des eaux un peu plus claires que celles qui bordaient le fleuve de la responsabilité la plus lourde de tout un Village. Après tout, avait-on souvent du temps pour rêvasser et penser à soi ? Il était véridique que lorsque l’on se retrouvait au sommet de l’échelle hiérarchique, il fallait en gros s’occuper de tout. Heureusement que les Shinobis du Village étaient là pour faire les missions eux-mêmes. Et observant cette femme au teint attendrissant et à l’allure noble, il préféra ne pas aller de l’avant et n’oser la déranger dans ces lointaines pensées, si rares pour des personnes à qui leurs propres vies ne leur appartenaient pas. Et puis, pou lui aussi, un peu de repos ne serait pas refusé. Il repensait aux hommes qui l’avaient accompagnés ici. Ils ne feraient pas de casse, ils s’agissaient de braves gars. Il adressait aussi une pensée sentimentale, caresse et manque à son Village qu’il n’avait pas vu depuis déjà plusieurs jours. En fin de compte, il n’était pas vraiment voyageur.

Il fut rappelé de ses rêves par l’intervention d’un homme à l’apparence des plus mystiques et mystérieuses, au panache tout aussi surprenant que son arrivée … par la fenêtre. Voila quelque chose sur laquelle il serait bien permis de rire s’il n’avait pas été dans cette situation. Non pas que la situation était ridicule, mais qu’elle était originale. A cause de son lourd passé belliqueux, le Bureau du Mizukage était relativement sombre et n’avait que deux courtes fenêtres à travers lesquels on ne pouvait presque pas passer la tête. Encore un aspect qui semblait représenter l’emprisonnement d’un Seigneur de Pays ou de Village. Mais il sourit à l’entrée de ce nouveau personnage dans son histoire ; il lui paraissait bien étranger et particulier. Et avec ce même sourire qu’il avait arboré à la présence de Takeo, les jambes croisées dans sa chaise à coudes, sa tête reposant à moitié sur son poing accoudé sur un accoudoir, il fit un bref signe de tête, pour montrer sa sympathie et son enthousiasme à rencontrer quelqu’un de nouveau en ces lieux. L’homme avait une allure et une aura qui laissait entrevoir un grand guerrier du Village. Et Arane Tashira ne doutait pas qu’il devait s’agir de quelqu’un d’important. Mais il restait presque uniquement concentré sur ce style et cette coiffure d’un blanc couleur ivoire, qui s’opposait à ses cheveux de lions au jaune doré des blés d’été. Hiver contre Eté… quelle étrange réunion que celle-ci, vraiment. Messes basses et paroles vide de compréhension pour le Mizukage, la porte ouverte dans son dos sembla révéler davantage la raison de l’homme en ces lieux. Se tournant de moitié, il regretta presque de l’avoir fait. Mata Hari !! Nom de gue ! Que faisait-elle ici ?? Il l’adorait, certes ; mais cela ne comportait-il pas trop de risques dans la présente situation ? D’autant qu’il ne lui avait pas révélé la raison de sa présence au Village Caché des Nuages… . Aïe aïe aïe. Voila pourquoi il ne faut jamais reposer sur la chance. Cependant, il restait sur le visage de la douce fée d’hier soir l’absence d’une quelconque pensée. Aurait-elle passé l’éponge sur le sujet ? …
Une fois la dernière personne requise dans cette pièce qui devenait de plus en plus peuplée à chaque seconde, la discussion sembla soudainement s’orienter dans un autre sujet. Et sans tourner son regard vers les deux personnages qui avaient fait irruption sur cette pièce de théâtre, Arane avait bêtement appliqué sa main droite sur son menton, le saisissant entre son pouce et son index, et restant ainsi accoudé à ne prêter qu’une vague attention à la conversation qui se déroulait dans son dos. Il savait que cela n’avait probablement aucun lien direct avec lui. Mais il conservait quelques brides de conversation dans sa tête. Sans même qu’il ne le réalise, la Raïkage se tenait soudainement prêt de lui, posant presque une main sur son épaule pour lui demander quelques minutes de son attention.


- " Arane-San, voulez-vous bien m’accorder quelques minutes ?"
Maaaaaais des heures s’il le faut, Kazumi-Sama !


Un léger sourire, accompagné par un visage simple. Se redressant sans attendre mais avec une lenteur assez cérémoniale, Arane se retourna vers Kazumi avec ce même sourire, ses yeux d’argents éteint et une main sur la poitrine, se penchant très légèrement en guise de faux départ. Elle avait déjà le dos tourné, mais il l’en pardonnait ; nul doute que la discussion qu’elle allait avoir en cette heure serait certainement plus importante. Se dirigeant vers la même fenêtre d’où était arrivé Takeo Kikuta, il fit un petit signe de tête agréable en direction de ce dernier, et sauta presque par la fenêtre. Parti ? Non, pas vraiment. Il avait remarqué un léger rebord sur lequel il pourrait attendre sans partir trop loin. Tirant la fenêtre pour que le froid ne rentre pas, il posa donc ses fesses sur le rebord et souffla un coup, déjà fatigué par tout ce remue-ménage. S’ils le cherchaient, il serait juste là et n’auraient pas besoin d’aller loin pour reprendre la conversation. Un léger sourire sur ses lèvres et il réajusta son kimono afin de ne pas attraper froid de son côté. Allant chercher dans ses manches son matériel, il eut tôt fait d’allumer sa longue pipe à bois et d’en tirer une petite bouffée. Les jambes ballantes dans le vide, le regard dirigé vers un ciel pleurant à froides larmes cette fois, il admirait ce paysage qui était pourtant si beau malgré ce décor lugubre… . Il lui rappelait son chez soi… . Son chez soi… .


Revenir en haut Aller en bas
Takeo Kikuta
Rokudaime Raikage
avatar

Nombre de messages : 149
Age : 26
Village : Kumo no Kuni
Date d'inscription : 03/06/2008

Fiche Ninja
PV:
500/500  (500/500)
PC:
545/545  (545/545)

MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Mer 31 Déc 2008, 23:16

Etait-ce de l'amour ou de la haine?
Etait-il vraiment utile de le savoir, l'un pouvant si facilement engendrer l'autre?
Cette réponse ne l'intéressait même plus.
A peine conscient de l'endroit où il se trouvait, Takeo restait adossé à l'armoire du bureau de Kazumi. Avec des yeux morts, il fixait le mur en face de lui sans conviction aucune. Les regards que pouvaient lui lancer les deux autres personnes présentes dans la pièce n'y pouvait rien changer. Il était là sans vraiment y être, en somme. Mais dire qu'il était perdu dans ses pensées aurait été un pur mensonge, car des pensées, il n'en avait plus. Son esprit, ou plutôt son ombre d'esprit, était au milieu du grand rien du tout, déjà presque assimilée par ce vide omniprésent qui l'avait pénétré. Alors vous imaginez bien que penser à quoi que ce soit, même à quelque chose d'infime, était devenu pour l'Anbu un tâche bien trop ardue et compliquée. Penser à quoi de toute manière? A la rencontre passée? A la discussion présente? Au futur incertain? Tout cela l'aurait inévitablement ramené vers Elle, la cause. Non. Takeo ne voulait plus penser. Cette torpeur méprisable mais reposante lui convenait parfaitement.

La voix de la Raikage lui parvint néanmoins, lointaine et étouffée. Qu'est-ce qu'il voulait dire? Comme si lui-même le savait...
Sans tourner son regard vers elle, Takeo se contenta d'hausser les épaules d'une manière bien connue signifiant qu'il n'en savait rien et qu'il valait mieux ne pas s'attarder sur ce point. Après tout, c'était de Mata Hari qu'on parlait. Personne ne pouvait savoir ce qui se passait réellement au fond de son joli petit crâne. Ni lui ni personne ne pouvait prédire ses décisions, et c'était là presque tout le problème. Kazumi murmura quelques mots pour elle même, et le Vampire ne put s'empêcher de penser, non sans une certaine animosité injustifiée pour sa supérieure, que si elle voulait absolument voir Mata Hari, elle aurait du partir elle-même à sa recherche au lieu de l'envoyer sans un mot de plus à la recherche de celle qui causerait sa perte.

Quelqu'un frappa à la porte du bureau. Les yeux rubis du Ketsuki quittèrent le mur qu'ils observaient depuis un moment pour se fixer sur la porte, vifs malgré tout. Avait-elle osé...?
Oui. Malheureusement, inévitablement, oui. Elle avait osé venir.
Il y eut une décharge qui parcourue le corps de Takeo de part en part, faisant reparaitre en lui quelque chose qu'il croyait avoir oublié et à laquelle il ne s'attendait pas. La colère. Une aura d'hostilité toute dirigée contre la nouvelle venue entoura bien vite le Chef de l'Anbu, chose qu'il ne dissimula pas le moins du monde. Cette rage amère teintée de douleur, c'était là l'aura d'un fauve blessé. En lui-même, Takeo enrageait et désespérait de la voir ainsi si souriante, si enjouée, après ce qui s'était passé au paratonnerre, après ce regard vide d'humanité qu'elle lui avait offert. L'envie malsaine de la faire disparaitre, de détruire ce sourire misérable le prit de nouveau mais, sans qu'il sache vraiment pourquoi, il ne bougea pas d'un pouce. Même sur son visage, seuls ses traits crispés, ses bras croisés et ce regard foudroyant témoignaient de ce qui l'animait. Il ne cherchait même pas à fuir son regard, certain que même ses yeux ne pourraient faire dévier les siens cette fois-ci.
A cette rage venait se mêler un certain dégout. Un dégout pour cette femme qui ne semblait rien respecter, ou plutôt accepter, mais un dégout aussi pour Kazumi, malgré l'amitié qu'il avait pour elle et tout ce qu'il lui devait. Le Vampire lui en voulait de tomber dans le piège et d'accueillir Mata à bras ouverts. Mais elle ne pouvait pas savoir... Ni ce qui s'était passé, ni ce que cachait réellement le masque de cire de cette jolie poupée.
Friandises ou colonie d'insectes?

Takeo profita de la demande faite par Kazumi à l'homme qui s'entretenait avec elle avant qu'il n'entre par la fenêtre pour détourner son regard de Mata et s'intéresser pour la première fois à l'inconnu. Son nom était visiblement Arane, ce qui ne lui apprenait pas grand chose. Peut-être l'avait-il déjà entendu quelque part, mais il n'était pas prêt à faire l'effort de chercher dans ses souvenirs quelque chose de plus précis. Il était dans la fleur de l'âge, assez mince mais bien bâti, et ses cheveux qui lui avaient semblé blanc à travers la vitre se trouvaient être en réalités d'un blond doré assez clair. Son kimono blanc et noir était assez classique, mais le sabre qu'il portait à la ceinture l'était moins, beaucoup moins. L'œil de forgeron du Vampire eut juste le temps de considérer ce détail curieux que l'homme s'excusait en prenant congé. Celui que Takeo prenait pour un quelconque seigneur local le salua, chose qui ne fut pas réciproque, pour marcher promptement vers... La fenêtre. Et sortir par où Takeo était entré. A peine choqué, le Chef Anbu aurait pu lever les yeux au ciel avec un sourire si son humeur n'avait été aussi sombre. Ce bureau était peut-être le point de rendez-vous de tous les tordus des environs après tout... Qui étais ce gars qui s'amusait à faire des sorties aussi loufoques que les sienne? Pour se permettre une telle chose devant la Raikage, soit il était complètement taré, soit il possédait une confiance en lui surprenante pour quelqu'un qui n'était pas du village...

Le Vampire se désintéressant bien vite de cet autre adepte de la fenêtre-porte pour se concentrer sur ce que Kazumi s'apprêtait à dire. Mais toute la concentration du monde n'aurait pu lui éviter cette mine déconfite qui devint la sienne au fur et à mesure que a jeune femme parlait. Directe, ça elle l'était! Pour la deuxième fois de la journée, on lui annonçait une désertion, et cette fois, il s'agissait non pas de la femme qu'il aimait, mais de celle à qui il avait accordé toute sa confiance.
Putain de journée...
Takeo était refroidit, gelé, abasourdit, et ça ne devait pas s'arrêter là. Il eut l'impression qu'une centaine de sabres le transperçaient lorsque Kazumi demanda à Mata de prendre sa succession.
Ce n'était pas un cauchemar, c'était bien pire.

Un long silence s'installa dans le bureau suite à cette demande qui était presque un ordre. Un silence surpris, choqué, qui offrait à tous l'occasion de peser et penser ce qui avait été dit. Au bout de quelques secondes, ou siècles, le silence fut brisé par le bruit mouillé d'un parapluie tombant mollement sur le sol. Takeo venait de décroiser les bras et portait sa main droite jusqu'à ses yeux pour les couvrir, alors que montait en lui un tremblement qui alla en s'amplifiant. Bientôt, le rire à gorge déployée de Takeo emplit toute la pièce et sans doute pouvait se faire entendre de l'extérieur. Oui, il riait, fort même, tellement qu'on pouvait voir ses canines de monstre. Mais ce rire n'était clairement pas un rire de joie ou de surprise, car l'onde de désespoir qui s'y mêlait était presque palpable.
N'était-ce pas ironique? Quelques minutes plus tôt, Mata Hari lui annonçait qu'elle quittait le village, et à présent on la nommait Raikage. Non, vraiment c'était trop fort!
Quelle surprise! Lui-même, Chef de l'Anbu n'avait été mit au courant de rien, celle en qui il portait sa confiance l'avait même manipulé afin de retrouver Mata. C'était hilarant!
Mieux! Celle qui avait prit un malin plaisir à le briser, à réduire tout son être en miettes et à anéantir ce qu'il restait de lui allait devenir sa supérieure et il allait devoir vivre jour et jour tout proche d'elle. Pas possible!
Tout cela n'était-il pas à pleurer de rire?

Mais ce rire s'évanouit bien vite et disparut dans le néant aussi vite qu'il était apparu. Il ne subsista pas une trace, même pas un tout petit sourire. Rien. Et lorsque sa main se retira de son visage, ce fut pour dévoiler un regard meurtrier adressé Kazumi. Il n'aimait pas d'être mis à l'écart, tout particulièrement lorsque de décisions aussi importantes que celle-ci. A quoi ça lui servait d'être Chef de l'Anbu et dévoué à sa supérieure si c'est pour se retrouver ainsi poignardé dans le dos à un moment aussi critique? C'était inutile. Il était inutile. Ces deux femmes réunies devant lui avaient-elles décidé de le lui faire comprendre par tout les moyens possible?
Takeo expira bruyamment, sans pourtant que l'intensité dans son regard faiblisse. Sa voix se fit de nouveau entendre, froide et furieuse.

« Kazumi... C'est quoi cette connerie? »

Ca au moins c'était bref, et ça voulait vraient tout dire! Grossier? Peut-être l'était-ce un peu, oui. Mais le Vampire n'avait jamais été du genre poli, pourquoi donc aurait-il soudainement changé sous l'effet de la colère?
Mais cette colère avait au moins le mérite de l'avoir secoué un peu: elle l'avait extirpé de son néant passif pour le plonger d nouveau dans cette réalité douloureuse mais humaine dans laquelle il se devait d'être.
Mais la colère n'était pas la solution qu'il recherchait...

Ce fut l'ouïe de Takeo qui le fit se détourner de l'orage qui couvait en lui. Cependant, ce n'était pas un bruit, mais l'absence d'un bruit qui avait attiré son attention. Dans le silence du bureau, le son dominant était celui de la pluie qui tombait au-dehors. Ensuite venaient deux respirations, la sienne, et celle de la Raikage.
Deux souffle, et non pas trois.
Le visage de l'Anbu se détourna de Kazumi pour observer Mata. Celle-ci semblait s'être figée. On aurait pu la croire morte si son cœur n'avait battu si fort. Belle statue de cire, elle se tenait là, immobile, son masque d'amabilité brisé net. Elle n'était pas surprise, elle n'était pas ravie, mais vide de sentiments. Son sourire s'était affaissé, à l'instar de tous ses traits, donnant ainsi l'impression de ne plus jamais pouvoir bouger de nouveau. Ses grand yeux englobaient la pièce, vides d'éclat mais pourtant dévorants. Toute chaleur humaine semblait l'avoir déserté.
Humaine? Non. Elle ne l'était plus. Elle n'était que Néant.
Une brulure de rage désespérée vint bruler la gorge de Takeo lorsque celui-ci se rendit compte qu'il avait en fasse de lui la véritable Mata, celle qui s'était enfermé dans une illusion jusqu'à tout y laisser, celle qui n'avait pas hésité à le briser lorsqu'il avait entravé son but, celle qu'il vait refusé de voir alors qu'elle se trouvait devant lui. Il se savait impuissant à changer cela, tout comme il était impuissant à dissiper les orages. Si seulement il avait ouvert les yeux plus tôt... Rien qu'un peu plus tôt...

Mais il était trop tard à présent. L'effrayant visage de Mata Hari se détourna de la Raikage, ne s'arrêtant qu'un instant sur lui avant de disparaitre par la porte restée ouverte. C'était terminé, bel et bien. Jamais elle ne pourrait revenir ici après avoir dévoilé, même seulement un instant, son véritable être. Ce village entier était maudit pour elle, elle n'y reviendrait plus. Plus jamais.

Takeo dut serrer les dents pour s'empêcher de se jeter à sa suite. Il aurait volontiers aimé dire qu'il souffrait, mais ce n'était plus le cas. C'était à peine s'il sentait un pincement dans son corps, et un immense vide... La jeune femme avait pris soin de rompre tout ce qui les reliait, elle l'avait protégé, en quelque sorte...
Les pas de Mata disparus, seule la pluie se faisait entendre dans le pièce. Le silence, éternel, était pesant mais supportable. On pouvait sentir dans l'air quelque chose de brisé, rompu... Un signe que rien ne serait plus comme avant.
Le Vampire observa ses mains. Elles tremblaient. De rage? De douleur? De folie?
Il était incapable de le dire.
Revenir en haut Aller en bas
http://sanctuary-no-teki.forumsactifs.com/dossiers-de-kumo-f172/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Dim 18 Jan 2009, 22:47

Arane attira l'attention de Kazumi sur lui. Après un regard vers Takeo, il sortit à son tour par la fenêtre ; quoi de plus normal après tout ! Moitié désespérée, moitié amusée, elle songea :

* Je devrais placarder un écriteau, devant la fenêtre : Contrairement aux apparences, ceci n'est PAS une porte d'entrée ! *

Se demandant toutefois où allait bien pouvoir aller le Mizukage en attendant la fin de cette discussion de la plus haute importance, elle se tourna de nouveau vers Mata. Son regard détecta immédiatement quelque chose d'anormal. Elle semblait... Comme figée. Kazumi n'entendit qu'à peine les paroles accusatrices de Takeo. Le regard de Mata dévia de celui de la jeune femme. Si Kazumi ne comprenait pas cette étrange réaction, elle comprenait toutefois que la kunoïchi n'avait pas l'intention de se perdre en effusions de joie. Mais la réalité fut encore au delà de ce qu'elle imaginait : sans le moindre mot, elle fit volte face, et disparut à travers l'embrasure de la porte.

Pendant un instant, ce fut au tour de Kazumi de rester, tétanisée, le regard rivé sur la porte qui venait de voir disparaître la jeune femme. Pourquoi une telle réaction ? Aurait-elle dit quelque chose de mal ? Et quand bien même elle voudrait refuser sa proposition, pourquoi ne prenait-elle même pas la peine de s'expliquer ? Sans même faire attention à ce qu'elle faisait, Kazumi se retourna, pour s'asseoir. Le regard perdu dans le vide, elle lâcha quelques paroles à l'intention de Takeo.


-" Je ne la comprends pas... Pourquoi cette réaction ? J'ai fait quelque chose de mal ? "

Elle parlait à Takeo sans même le regarder. Comment faire ? Si Mata refusait ce post, les possibilités de succession s'en retrouvaient très nettement amoindries. En réalité, Kazumi n'avait pas réellement envisagé qu'elle refuse. Et elle, dans tout ça ? Elle devait quitter Kumo. Elle ne supporterait pas de rester plus longtemps ici à se tourner les pouces alors que Shao ne donnait plus signe de vie depuis maintenant plusieurs semaines.

Dans un premier temps, les pensées trop accaparées par la surprenante réaction de Mata, elle ne pensa même pas que le successeur le plus évident se trouvait dans la même pièce qu'elle. Après tout, Takeo n'était-il pas un, sinon LE meilleur ninja de Kumo ?


-" Takeo... Qu'est-ce que je pourrai bien faire ? Je ne m'attendais pas à ce qu'elle refuse... Il faut pourtant absolument un nouveau raikage... "

Tout cela devait plutôt surprendre Takeo. Car effectivement, lui même ne savait pas les raisons de cette brusque décision de Kazumi, et ce tout nouveau revirement de situation devait être assez dur à digérer.

Kazumi leva enfin les yeux. Et son regard croisa celui de Takeo. Depuis tout à l'heure, elle lui parlait, mais lorsqu'elle croisa son regard, ce fut comme si elle réalisa tout juste sa présence dans le bureau. Son regard de jade s'illumina soudain. Elle resta là à le regarder, l'espace de cinq secondes. Probablement que Takeo avait compris où elle voulait en venir avant même qu'elle ait à prendre la parole...
Revenir en haut Aller en bas
Takeo Kikuta
Rokudaime Raikage
avatar

Nombre de messages : 149
Age : 26
Village : Kumo no Kuni
Date d'inscription : 03/06/2008

Fiche Ninja
PV:
500/500  (500/500)
PC:
545/545  (545/545)

MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Jeu 22 Jan 2009, 01:34

Un instant, il avait souhaité, tant souhaité, que tout cela ne soit qu'un cauchemar.
Cependant, ce ne pouvait pas en être. Il se serait déjà éveillé en criant si ça avait été le cas.

Les mains de Takeo ne cessaient de trembler sans qu'il puisse rien y faire. Leurs contours étaient flous, comme distingués à travers la surface de l'eau. Lui-même se surprenait à respirer difficilement, pris dans un étau implacable qu'il ne pouvait voir. Il tenta alors de serrer les poings pour faire cesser ce mouvement incontrôlable, sans résultats. Tout ce qu'il obtint fut un éclair de douleur, dû aux doigts brisés de sa main droite.
Son corps protestait contre la séparation brutale mais inévitable dont il avait été victime. Il voulait passer la porte du bureau et courir après son rêve à jamais inaccessible. Mais l'esprit et l'âme du Vampire, anesthésiés, ne répondaient pas à cet appel impérieux de leur enveloppe de chair. Ainsi Takeo se retrouvait-il à observer avec des prunelles vides d'éclat les souffrances de son corps, sans pouvoir les comprendre. Sans pouvoir se comprendre. Sans comprendre ce qu'il désirait réellement.

Il fut bien incapable par la suite de dire combien de temps ce silence tendu perdura. Ni lui, ni Kazumi n'étaient en état de parler. Ce fut cependant la Raikage qui reprit la première ses esprits et qui parvint à articuler une phrase à peu prêt intelligible. Takeo distingua ses paroles, mais avec difficulté. Pas tellement qu'il l'entendait mal, mais plutôt qu'il éprouvait des difficultés à se concentrer sur autre chose que ses mains pour le moment. Sans doute était-ce là une sorte d'instinct de préservation. Il savait bien ce qui l'attendait si jamais ses pensées déviaient vers autre chose. Mais les questions de la Raikage résonnaient dans sa tête désormais vide, et leur écho s'amplifiaient. Pouvait-il y répondre? Oui et non. Lui-même se sentait tout à fait ignorant de tout ce qui touchait de prêt ou de loin à l'élue de son cœur. Cependant sa voix s'échappa de sa bouche sans qu'il puisse l'en empêcher, plate et sans intonation aucune. Sa colère d'un peu plus tôt éteinte sous la pluie drue.

« C'est... Qu'elle ne veut pas qu'on la comprenne. Elle avait l'intention de quitter le village... »

Ces mots furent étrangement durs à prononcer pour lui. Ils avaient un gout âcre et acide. Ils lui brulaient la gorge, et l'obstruaient en même temps. L'intense envie de vomir qui le pris à ce moment fut finalement ce qui mit un terme aux agitations de ses mains, pour les faire se poser par réflexe sur son ventre et sa bouche. Sentant la bile lui monter à la bouche, Takeo avala sa salive en prenant soin de ne rien montrer à Kazumi et entreprit de faire le tri dans sa tête. Ou, dans son cas, de la remplir comme il pouvait.
Le Chef de l'Anbu commença par se mordre la lèvre avec ses canines pointues, et ce jusqu'au sang. Il ne voulait pas tomber dans l'abattement. Il voulait continuer de lutter malgré tout, avec ce qu'il avait, avec ce qu'il était. Le gout métallique du sang dans sa bouche suffirait à le garder dans ce monde. Pour le moment du moins.

Ce fut avec un regard un peu plus éveillé que le Vampire se risqua à lever les yeux vers Kazumi. Celle-ci semblait tout aussi désemparée que lui, bien qu'au fond il savait cela impossible. Elle lui parlait, l'interrogeait, mais en vérité elle se parlait à elle-même, ça se sentait. Ce n'était pas le genre de Kazumi de se laisser aller ainsi, Takeo le savait bien. Qu'est-ce qui avait bien pu la mettre dans cet état? ... Peu importait. L'Anbu n'avait plus de curiosité en stock pour se poser la question. Sans doute s'était-elle fait la malle avec tout le reste de ses sentiments et de ses pensées.
La Raikage choisit alors ce moment pour tourner son regard vers lui. Une seconde, ils s'observèrent, puis une lueur s'alluma dans le regard de la kunoichi. Cette petite lumière, même Takeo fut en état de la remarquer, tant elle manquait à son propre regard rubis. Plongé dans le vide de son esprit, il ne comprit pas tout de suite ce qui éveillait ce brusque intérêt de la Raikage pour lui. Le lien fut cependant vite établi lorsqu'il se souvint du tout dernier mot énoncé par Kazumi.

A ce moment, le barrage qui retenait ses pensées au loin se brisa. Tout ce qu'il avait jusqu'ici refoulé, peurs, doutes, colères, désespoirs, envies, se déversèrent en lui en un flot continue qui eut pour effet de lui faire écarquiller les yeux et les lui humidifier d'une eau salée et ô combien soulageante.
Il avait fait une erreur, au commencement. Il n'avait pas pris de décision.
Il avait fait une seconde erreur par la suite. Il ne s'était pas tenu à sa décision.
Il lui manquait toujours quelque chose...

Un instant déboussolé par les pensées qui se bousculaient dans sa tête et par le sang qu'il sentait dans sa bouche, Takeo cligna des yeux avant de se concentrer sur Kazumi. Étrangement, il voyait à présent la scène plus clairement. Son regard plus net se fit pénétrant alors que son véritable être reprenait ce qui était sien. Cette vie.
Une voix que Kazumi connaissait bien, nette et dure, se fit alors entendre pour reprendre le contrôle de la situation qui, jusque là, lui échappait.

« Stop! Avant de faire, penser ou imaginer quoi que ce soit d'autre, tu vas m'expliquer. Pourquoi Kazumi? Qu'est-ce qui te prend?! »

Le Vampire leva la main afin d'illustrer son geste d'arrêt. Il avait bien deviné où voulait en venir la Raikage avec ses grands yeux brillants, mais ça n'expliquait en rien cette brusque décision qu'elle lui avait caché. Alors avant tout, il exigeait des explications. Surtout qu'à présent, ça le concernait. Et tout le reste du village aussi, à l'occasion.
En lui-même, il était loin de ressentir l'assurance qu'il affichait à sa supérieure. Un partie de lui, toujours plus puissante, désirait quitter le bureau de la même manière que Mata Hari pour s'isoler, disparaitre. Mais il refusait d'écouter ce démon qui le tentait. Il ne voulait pas agir comme Elle. Il ne voulait pas faire les même erreurs qu'Elle. Il devait débloquer ce verrou qui l'empêchait de progresser. Il voulait être Lui.
Dehors, la pluie se calmait. Goutte à goutte, le temps s'éclaircissait et la danse de l'eau se taisait pour ne plus être que murmures.
Revenir en haut Aller en bas
http://sanctuary-no-teki.forumsactifs.com/dossiers-de-kumo-f172/
Mata Hari
Juunin de Kumo
avatar

Nombre de messages : 216
Age : 33
Village : Kumo no kuni
Date d'inscription : 23/06/2008

Fiche Ninja
PV:
335/335  (335/335)
PC:
630/765  (630/765)

MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Sam 24 Jan 2009, 04:22

La belle écouta les dernières paroles de Kazumi tandis que sur ses lèvres disparaissaient le sourire tendre et charmeur qu’elle arborait afin de provoquer le jeune Takeo qui était présent lui aussi dans la pièce. Ses yeux s’étaient déposés sur lui après les dires de la Raikage, leurs regards s’étaient croisés durant quelques secondes tandis que son rictus doucereux disparaissait de sa bouche en entendant la voix de l’anbu résonner dans le petit bureau. Sans le savoir il venait de poser la main sur sa carapace en s’opposant avec autant de virulence d’âme à Kazumi. Le visage de Mata se teinta d’un léger rosé qui laissait deviner quelques émotions sous son masque. Un dernier regard à la jeune femme, point un mot et voilà qu’elle se retournait. Ses pas feutrés ne firent pas un seul bruit sur le sol, elle ouvrit la porte avec rapidité et douceur , faisant par la même occasion fit de la refermer sans vraiment le faire.
Voilà que maintenant il restait une légère ouverture entre le bureau et la porte.

Tout d’abord elle marcha avec presque de la férocité dans le couloir avant de finalement s’arrêter. Ses yeux étaient portés sur le sol qui aurait pu devenir sien si elle ne venait pas de sortir de cette façon du bureau et pourtant cela ne lui fit absolument rien. Elle ne voulait pas de tout ce luxe, toutes ses responsabilités, de tous ses gens sous sa gouverne, d’une quelconque importance au sein de son village. La kunoichi ne recherchait qu’une seule chose, la compagnie de sa propre et désirable personne, les autres n’importaient pas tant qu’elle restait ce qu’elle était ou tout du moins faisait semblant d’être.

Cependant, debout dans ce couloir, les yeux rivés par terre, elle détourna toute même son adorable frimousse angélique vers l’endroit d’où elle venait. Ses cheveux tombaient sur son visage, cachant ainsi l’expression qu’elle arborait au moment où la curiosité la piquait au vif.
D’un seul coup tout le chakra qu’elle dégageait sans en avoir conscience arrêta de se propager autour de son corps pour rester caché à l’intérieur de son adorable personne. Et finalement elle se redirigea vers le bureau qu’elle venait de quitter.

Elle remarqua le léger entrebâillement et laissa son sourire malicieux reprendre droit sur son visage poupin. Elle se plaça sur le côté de la porte, le dos collé contre le bois de cette dernière tandis qu’à présent elle écoutait en furtivité le dialogue qui se tramait entre les deux protagonistes. Trois derniers mots d’une phrase lui parvinrent rapidement « quitter le village », elle se doutait bien qu’il devait parler d’elle mais maintenant ce qu’elle ne comprenait pas c’était le calme avec lequel il osait le dire à la Raikage, comme si cela n’était qu’une futilité de bas étage et que ce problème serait rapidement réglé.
Doucement la haine pour un respect aussi minime venait s’emparer de son cœur pour cet homme qui ne devait être qu’un menteur parmi tant d’autre. Tant pis, elle avait l’habitude, il ne serait pas le premier à la décevoir… et dire qu’elle avait imaginé qu’après avoir ainsi provoqué ses sentiments, l’avoir tourmenté avec autant de violence il n’en tirerait pas quelques conclusions intéressantes des raisons qui l’y avait poussé.
Il perdait du terrain, tant pis pour lui, tant mieux pour elle. Elle ne s’encombrerait pas d’un homme aussi peu réfléchi dans la quête de puissance qu’elle allait mener.
Ses dents grincèrent tant qu’elle l’écoutait, puis la voix de Kazumi vint apaiser la violence soudaine dont avait été pris son esprit… elle faillit laisser échapper un rire en imaginant ce que le silence de la jeune Raikage entendait après cette phrase et d’ailleurs Takeo eu bien tôt fait de répondre à ses interrogations avec l’interjection qu’il proféra presque aussitôt.

Lui Raïkage? Qu’elle bonne blague il y avait dans cette idée… Pourtant elle ne s’y opposerait pas, elle ne viendrait pas réclamer les droits qu’elle avait failli avoir. Car il allait devenir son meilleur ennemi… elle reviendrait bien rapidement, plus forte afin de lui offrir une défaite pathétique dont elle jouirait confortablement mais dont elle n’assumerait pas les conséquences.

Sans plus attendre, la belle laissa échapper de sa bouche une brise fine qui laisserait l’odeur de son parfum dans l’air. Il serait le seul à le reconnaitre et à déduire quelque chose. Elle s’échappa alors du couloir sans un bruit, courant sans un bruit comme volant, en dehors de ce palais qu’elle maudissait à présent.


[cadeau de retour pour vous ^^]
Revenir en haut Aller en bas
http://sanctuary-no-teki.forumsactifs.com/dossiers-de-kumo-f172/
PNJ Kiri
Admin
avatar

Nombre de messages : 1167
Village : Kiri 4ever!!!
Date d'inscription : 30/12/2008

MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   Jeu 09 Sep 2010, 20:52

Citation :


°¤ Evaluation ¤°

Un topic important à l'eau .. il aurait fallu faire un résumé histoire de "finir" le sujet .. m'enfin tant pis x/

Un échange assez conséquent en terme de quantité, donc fastidieux au niveau de la relecture. Quelques incompréhensions, des floues ..

La qualité a tout de même été présente

Arrow Kazumi ( 9 points ) / Arane ( 8 points ) / Takeo ( 6 points ) / Mata ( 4 points )
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Discussion diplomatique ( PV Arane )   

Revenir en haut Aller en bas
 

Discussion diplomatique ( PV Arane )

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Naruto Teki Sanctuary :: KumoKumo :: Le Temple du Raikage :: Salle du Trône-