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 Blues, King and I [Libre à tout les alcoolos de Kiri]

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MessageSujet: Blues, King and I [Libre à tout les alcoolos de Kiri]   Lun 04 Aoû 2008, 04:38

hellsing.mp3 - hellsing



Il commençait à se faire sacrément tard au Village de la Brume, pourtant pour quelqu'un, la nuit serait longue, très longue. Surement une des plus longues de toute sa vie. Accoudée à un zinc où se reflétait son visage ennuyé mais toujours souriant, Akujo était pensive, jouant du bout du doigt sur le rebord de son verre. Jusqu'à où pourrait-elle le pousser avant qu'il ne tombe? Jusqu'où pouvait-elle pousser avant que cela ne se brise? Drôle de question, pourtant cet équilibre précaire de comptoir exprimait une douce métaphore sur sa propre situation. Jusqu'à où l'on pouvait pousser avant que cela ne se brise? Et si l'on commet "l'erreur", ne peut-on pas recoller, est-ce déjà la fin de la partie? C'était bien compliqué comme position, rêve et ambition. La belle rousse soupira avant de finir son verre de Sake. Le gars à côté d'elle était rond comme une queue de pelle, et murmurait comme un idiot en faisant des bulles dans son verre d'alcool. La télévision suspendue au dessus du bar diffusait encore et toujours le même programme idiot qui ne captait l'attention de la jeune femme qu'en fond sonore. Il fallait dire qu'elle faisait un peu tâche, ou alors, pas du tout... Akujo avait plutôt l'air d'une de ces charmantes entraineuses qui vous propose une discussion contre quelques verres avant de vous ruiner pour quelques sourires. Pourtant, c'était bel et bien une cliente. Et une habituée en plus.

La vie était si ennuyeuse quand on se contente de bêtement suivre le cours du fleuve, quand on va dans le même sens que les autres poissons rouges sans intelligence qui peuple un village. Alors quitte à être un poisson, autant se la jouer saumon. Existence brève mais ô combien intense. Seulement n'est pas saumon qui veut. Akujo n'avait pas pipé mot de la soirée, depuis qu'elle était entrée, autrement que pour commander. Elle aurait aimé être un gros poisson au fond de l'eau, souriant car se tenant dans un endroit où le pêcheur ne pourrait pas l'atteindre. Mais ce n'était pas le cas, et son sens de la stratégie ne lui permettait pas de se sortir de toutes les difficultés. Ce soir, comme rarement, la rousse se sentait coincée. Elle n'avait pas la vie qu'elle désirait, exécutante sans nom qui faisait croire que détruire des cadavres était sa seule source de plaisir. Il faut être soit idiot, soit particulièrement bien dressé pour avoir ce seul loisir et plaisir.


"Patron, encore un."


"Force pas trop Shuin-chan."


Akujo se contenta de sourire, et le tour fut joué. Un sourire d'ange suffisait à captiver les petites gens, les hommes du peuple, qui ne pouvaient rien lui refuser. Mais contre son nouvel adversaire, son arme naturelle préféré, à savoir son charme, était sans aucune utilité. Mais elle aurait été une piètre Kunoichi si elle n'avait pas eut d'autre arme sous le coude. C'était ce qui la différenciant surement d'une banale "salope ambitieuse". Souvent, tendre les fesses avec le sourire et avaler ne suffit pas. Dans la plupart des cas. Akujo, Shimashima, Shuin, autant de noms que d'arme, et ses dents étaient aussi aiguisées que des Kunais. Si elles pouvaient pousser d'ailleurs, il y avait fort à parier qu'elles racleraient le sol depuis bien longtemps. Cette idée la fit rire aux anges, tout en joliesse, les yeux mi-clos, alors que le patron lui resservait un verre de Sake. Alors qu'elle posa ses lèvres sur le verre, et aspira un peu de liquide, son esprit fut un instant engourdi par l'alcool au goût fort et velouté. Des idées... elle en avait plein la tête. Peut-être trop même, et cherchait la plus réalisable. Parfois, l'alcool la menait à des conclusions aussi étonnantes qu'intéressantes. Encore un peu de Sake, et la voici parti vers son fol espoir, son rêve sans limites, plissant les yeux. Le patron la connaissait, et savait qu'elle avait l'étrange marotte de boire son Sake avec des glaçons. Akujo aimait le bruit de ces derniers contre le verre, comme une mélodie apaisante qui l'aidait à réfléchir.Tapotant de ses doigts fins sur le zinc, la jeune femme ferma les yeux et fredonna faiblement une petite mélodie, alors que l'alcool affluant dans ses veines colorait ses joues d'un rouge purement artificiel, lui donnant un air mignon, et bien moins vénéneux. Il n'empêche que même légèrement grisée, une mante religieuse conserve la même nature. Ou plutôt une Veuve noire, qui tissait dans sa tête une toile d'intrigue complexe, jouant avec l'araignée qu'elle avait au plafond.

Elle, l'orpheline de Suna, qui avait vu mourir son père sous les boeufs, elle qui n'avait jamais rien eut, et à qui on avait tout prit... jusqu'au nom. Elle qui n'avait pas d'amis, pas d'amour, pas d'attaches... elle qui était une ombre, un simple rouage anonyme... elle avait des rêves insensés plein la tête. Peut-être était ce grâce à cela qu'Akujo parvenait à survivre. Peut-être que, contrairement aux apparences, elle n'avait pas choisi de devenir Kunoichi, Oi-Nin, et habitante de Kiri.


"Ha ha, c'est n'importe quoi..."

"Quoi?"
S'étonna le patron de la soliloquie de sa cliente.

"Rien, je m'apitoye sur mon sort, c'est bien plus simple que de tenter de le changer."

"Tu reveux un Sake? Tu veux en parler?"


"pauvre idiot", pensa Akujo en hochant la tête à la proposition du patron, prenant un air de biche traqué. Les hommes sont si faibles, se sentant toujours l'obligation se protéger les femmes. Pauvre pantin, pensait la rousse, en faisant mine d'avoir le regard mélancolique, posant sa joue sur sa main, le coude posé sur le bar.

"L'homme qui m'intéresse est inaccessible."

"Ho, le cœur d'une aussi jolie créature est pris et ce n'est pas réciproque?"

"Non pas vraiment, alors je cherche comment je pourrais... atteindre son cœur, tu saisis?"


"Pauvre petite, j'espère que tu va trouver."

La rousse se rassit décemment sur son tabouret, remerciant le patron du chef, tout en pensant qu'il n'était qu'un gros con qui ne savait que dire des généralités ou tenter de la séduire à l'arrache. "Atteindre son cœur", oui certes, au sens propre. Lui faire une lettre d'amour peut-être. Et cette lettre ce serait un Senbon en plein dans le cœur. Ha ce qu'il est doux de rêver. Akujo sourit encore comme une grande malade d'amour, un sourire triste aux lèvres, le regard perdu dans son verre. Futile considération, seule la politique mènerait à quelque chose dans ce drôle de jeu. Elle saisit le nouveau verre offert et replongea son esprit dans les méandres de l'alcool. Des clopinettes, des cacahouètes dans lun petit récipient, comme celle à côté de son verre, voilà ce que valaient les Shinobi d'ici. La Brume n'avait au goût de la rousse plus rien de sanglante, et il fallait quelque chose pour réveiller l'âme vraie des guerriers de Kiri, celle faite pour la guerre. Où étaient donc les Démons de Kiri?

Déconfiture, il y allait bientôt y avoir un gros pépin de toute évidence.


"Le monde est triste sans imagination." Soliloqua Akujo avec un sourire triste.
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Tokui Keii
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MessageSujet: Re: Blues, King and I [Libre à tout les alcoolos de Kiri]   Mer 06 Aoû 2008, 04:18

L’alcool. Une boisson qui ne servait à rien mise à part à fuir la réalité un certain temps, toujours trop court pour ceux qui utilisaient ce moyen là. Une fuite, rien qu’une illusion éphémère, une chimère…Ou alors un amusement, un passe temps, un intérêt. Mais pour lui, ça n’était pas ça. A vrai dire, ça n’était rien. Pas une habitude, une simple envie du moment. Il avait envie de boire, alors il allait le faire, purement et simplement. Il y a des fois où il valait mieux ne pas se poser de question et avancer tout droit comme un pantin. Mettre son cerveau en veille quelques temps n’étaient pas en soit une mauvaise chose pour lui…

C’était donc dans cette optique que Loki se dirigeait vers un bar qu’il connaissait pour y avoir mit les pieds quelques fois. Alors ses pas le transportait vers cet endroit pour décompresser, sans doute pour oublier quel jour on était, ce qui s’était passé à cette même date plusieurs années plus tôt. En gros, le jeune homme n’était pas d’humeur à s’enfermer dans se qu’on appelait communément appartement – voir clapier à lapin – et n’était pas plus d’humeur à faire autre chose d’ailleurs, alors l’option « je me bourre un peu la gueule » était venu en tête de liste de ce qu’il avait envie de faire, histoire de retarder au maximum l’échéance. Quelle échéance ? Ça, ça ne regardait que lui.

Pour l’instant, seul le bar dans lequel il venait d’entrer avait une quelconque importance. Il ne s’occupa à peine de la disposition des meubles et de la topographie de l’endroit, il connaissait déjà les sorties et seul un rapide coup d’œil circulaire lui permit de voir un peu le style de personne présente. Une odeur de tabac flottait dans l’air, persistante, mais ça ne le fit pas faire demi tour non plus. Pour ce qu’il en avait à faire, cette odeur, il fallait s’en accommoder comme à peu près tout. Le prix à payer pour être tranquille pour siroter un verre et ruminer ses sombres pensées ?

Visiblement non. Lorsqu’il s’approcha du comptoir, une voix lui fit détourner la tête, unique dans son timbre et un peu trop connue selon lui. La malchance avait elle décidé de s’acharner sur lui pendant un certain nombre d’année avant de lui faire le plaisir de martyriser un autre être ?
Et bien non, cette personne, cette femme accoudée au comptoir comme une réelle habituée, il la connaissait bien. Trop sans doute puisqu’elle était sa « partenaire » de mission. Il ne la voyait pas assez lors de ses longues traques, il devait en plus la retrouver partout où lui menaient ses pas ? Il commençait à se dire que ses « envies » le faisaient un peu trop tourner autour de cette femme fatale. Ce qui était loin de lui plaire.

Plusieurs solutions se présentaient à lui. Partir simplement en faisant comme si de rien était….ou rester et faire comme si de rien n’était. Que de perspective réjouissante. Néanmoins, son esprit logique et rationnelle ayant visiblement quitté la partie de son cerveau où il était d’habitude, notre bon Oi-nin choisit la seconde option : rester. Après tout, fuir pour une femme – ou n’importe qui d’autre d’ailleurs – restait un tant soit peu exagéré. Et puis les chances qu’elle le remarque devait avoisiner les une chance sur deux – mais bizarrement, il sentait venir la panne sèche de sa bonne étoile au abonné très absente…Elle devait faire grève, qui sait ? Peut être que les bonnes étoiles avaient un syndicat…Ce que l’ironie pouvait être rafraîchissante…Mais c’était sans doute pas ça qui allait le rendre invisible ou tromper les sens de notre Araignée. Allons bon, advienne que pourra.

Même si on aurait crut que notre chasseur de déserteur était planté au milieu du bar pendant 30 minutes au moins, cela était loin d’être le cas, puisque – en quelque sorte – il était passé en mode automatique. J’avance et je réfléchis en même temps, une technique très au point que connaissaient beaucoup de personnes, surtout dans le milieu. Il se dirigea vers le bout du comptoir, avisant la place contre le mur et la trouvant à son goût – paranoïa ou simple plaisir de pouvoir essayer d’être discret…Il fallait avouer que comme toujours, Loki faisait dans le très discret…Il était sur qu’avec une épée comme la sienne, la furtivité était sa principale qualité en milieu urbain. Mais le jour ou notre bon ami n’aura plus sa fidèle Fafnir sur le dos, les ninja seront des saints – quoi, certain avait été canonisé ?

L’oi-nin se rendit dans son coin bravement, stoïquement, déposant son impressionnante épée contre le mur à environ 10 cm de sa main droite – précis hein ? -(là où était le mur pour ceux qui n’aurait pas tout compris) une fois arrivé à destination (toujours…n’allez pas croire que cela faisait 30 ans qu’il était rentré…soyons logique hein). Il s’assit sur le tabouret et attendit que le barman arrive – ce qui ne dura pas bien longtemps – demandant ce que voulait notre Oi-nin.
Ici la plupart des personnes présentes buvaient deux choses différentes pour deux catégories d’homme distinctes. D’un coté ceux qui voulaient se bourrer la gueule avec simplicité et rapidité, ceux là prenaient de l’alcool fort…Du saké souvent. Les autres, ceux qui faisait semblant de vouloir se bourrer la gueule, il prenait des trucs plus doux, histoire de durer plus longtemps – rendement au long terme en somme…Au final, la plupart finiraient avec un mal de crâne carabiné voir un passage obligatoire au toilette – ou pas – pour dégueler. Et lui il était dans quel catégorie ?


« Du saké s’il vous plait. »

Dans la première, bien évidement. Bon, il tenait bien l’alcool et connaissait ses limites…Normal sans doute. Mais parfois un écart, ça allait vire. Une petite bouteille en terre cuite accompagnée de son verre apparurent devant notre shinobi qui ne s’intéressa à rien d’autre qu’au liquide transparent que l’homme lui avait servit. Son bras droit non ganté (exceptionnellement ses gants étaient passés à la trappe…ou plutôt dans sa poche) sur le comptoir, il attrapa le verre de sa main libre (la gauche) pour le porter à ses lèvres, goûtant une gorgée du saké pas mauvais. De toute manière, même du mauvais, il l’aurait sans doute but…La chaleur du liquide se répandit dans sa gorge, brûlant au passage tout ce qui était organique, mais lui procurant un réel sentiment de bien être. Les alcooliques devaient tous être des sortes de masochistes…

Yeah, The World Is Wonderful…


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MessageSujet: Re: Blues, King and I [Libre à tout les alcoolos de Kiri]   Sam 09 Aoû 2008, 23:42

Akujo sentait que l'alcool la menait inexorablement vers une rêverie torpide mais apaisante. Etait-ce elle qui s'enivrait où le Sake qui l'enivrait? Quelle drôle de question fort inutile, digne de la plus grande philosophie de comptoir avec trois grammes dans le sang. Les yeux mi-clos, comme deux miroir d'eau verte entre ses tempes, elle rêva de lui. Il dansait dans la paume de sa main, comme une marionnette. Il dansait, sans savoir qu'un jour elle le froisserait comme un chagrin. La rousse mima l'action de sa fourbe victoire en refermant le poing sur l'image fantasmagorique de cet homme, alors que son sourire s'élargissait, recouvrant tout son visage, comme seuls les enfants savent le faire. Un rêve d'enfant, celui d'une orpheline de Suna qui ne possédait plus d'identité autre que celle d'un masque blanc sur un nom sans relief. Le rêve pour lequel elle tuerait sans remord la moindre personne qui entraverait sa route. Lorsque la jeune femme rouvrit doucement la main, alors que le Barman allait servir un homme non loin d'elle, elle put constater qu'elle avait à ce point serré le poing que ses ongles durs et longs avaient griffé la peau de sa paume, créant de petits sillons rougeâtres ressemblant à des griffures sanglantes. Elle l'avait dans la peau, cet homme, ce rêve. Elle les avait au fond d'elle, bien au fond de ses tripes.

Alors, la tête alourdie par l'alcool et ses considérations viscérales, la rousse tourna son visage vers la voix familière. Lui. Loki, son partenaire et son arme, rétissante cela dit. Avoir le plus puissant des destrier de guerre était inutile si ce dernier était rebelle au dressage. Et Loki était un cheval peu domestique. A quoi vous sert une lame qui refuse l'autorité de votre bras, même quand elle est maniée par la douceur insidieuse de la manipulation? Akujo n'avait aucun soutien, ni parti. Et c'était bien normal. Cela dit, pour la folie qu'elle entreprenait, seul un homme tel que Loki pouvait se tenir à ses côtés. Kami-sama, elle aurait pu lui offrir tant de choses : pouvoir, argent, redorage de blason de Kiri, affection, sexe... et rien de tout cela ne le toucherait jamais. C'était un Shinobi intègre. S'ils ne sont pas intègres, ils sont lâches. Il n'y avait semble t'il pas d'espoir pour le rêve d'Akujo. Cela dit, la vie était plus amusante si l'on se mettait en danger. C'était le mouvement, c'était la vie. Il fallait au moins essayer. Et si elle mourrait, elle n'aurait plus la capacité de regretter.

Nouvelle technique d'approche. Les mâles du coin semblent insensibles aux appas empoisonnés. Autant ne plus faire la femme fatale. Pour cette raison, la rousse se replongea dans son verre sans apostropher Loki. Pas pour le moment, l'agression direct du parti n'était pas de mise, mais plus un nouveau jeu, une nouvelle pièce de théâtre : "La jeune femme dans son attitude quotidienne". Akujo avala encore une gorgée de Sake, ce qui colora encore un peu plus ses joues rebondies qui d'un coup lui donnait une allure plus bonhomme et jeune, affichant un sourire tranquille et simple bien loin de celui de vipère qu'elle avait affiché à sa première rencontre avec Loki, dans la Forêt Noire. "Dépasser ses limites". Il était temps. Tant pis pour sa vie, celle des gens qu'elle entrainerait, tant pis pour la paix, pour la tranquillité. L'alcool coulant dans ses veines voulait porter son rêve aux nues, faire du sang de ses ennemis son eau de baptême... ou plutôt de sacrement. Akujo était un être qui ne s'épanouissait que dans les choses insensées et gargantuesques, qui avait l'étoffe d'une Leader, d'un guide, ou encore d'un tyran. L'alcool lui donnait autant d'ailes que d'envie de meurtres. Plissant les yeux, elle se souvint avec bonheur de son examen Chuunin... Il ne fallait pas abolir ces luttes à mort qui forges de véritables machines de guerre...

Cette perspective lui redonna du poil de la bête quant au cas Loki. Tout ce qu'elle voulait, elle l'obtenait toujours, par n'importe quel moyen. Et Akujo avait autant envie que besoin de lui. Il serait sien, un jour. La rousse avala cul sec la fin de son verre et commanda un autre Sake, levant son verre vers Loki, la mine calme et simple, comme si elle avait joué la comédie de la femme fatale la première fois et se présentait à présent au jeune homme comme une femme bien plus simple et abordable. Aller, vieille bourrique, pose ton armure un instant, et intéresse toi à autre chose que les automatismes de Shinobi sans âme.


"On trinque? Je m'appelle Shuin. Hatsukoi Shuin, et toi?"

Anonyme, sans noms, éternelles ombres, éternels étrangers à Kiri. Pour cette raison, Akujo se présenta à Loki avec son nom d'emprunt, faisant mine de ne pas le connaître. Ce n'était pas vraiment de la comédie en plus... Car...

"... Je sais qu'on ne se connais pas, mais trinque avec moi aller. Je n'ai vraiment pas envie de boire seule ce soir..."


Car oui, Akujo ne savait rien de Loki, et surement réciproquement, alors autant repartir du tout zéro avec le jeune propriétaire de Fafnir. Et puis comme l'on dit : "La chance sourit aux audacieux".
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Tokui Keii
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MessageSujet: Re: Blues, King and I [Libre à tout les alcoolos de Kiri]   Dim 10 Aoû 2008, 01:25

Repéré, pas repéré par la miss au cheveux rouges…Cette menace – certaine- était à des lieux de sa conscience qu’il préférait pour l’instant embrumé. Bon, il était pas saoul – faut pas pousser quand même il était pas là depuis assez longtemps et ne buvait pas son saké cul sec et verre sur verre…- mais il avait préféré oublier un instant, peut être plus même, cette femme qui l’avait un instant fait regretter son geste premier de venir ici. Maintenant, il ne s’en préoccupait plus. Assit dans son coin, le guerrier sans peur ni reproche n’avait plus une mine s’approchant de celui-ci. Les yeux plongés dans le liquide clair remuant dans son verre plat en terre cuite, on avait l’impression qu’il recherchait une réponse aux mystères de la vie dans l’alcool de riz qui ne lui répondrait jamais d’ailleurs. Contempler son verre était une simple occupation. Au moins le saké était il plus intéressant que la plupart des personnes traînant dans le bar et qui de toute façon, n’approchaient pas de lui à moins d’un mètre – et encore heureux, un accident arrivait tellement vite lorsque l’on parlait de ninja toujours à moitié sur leurs gardes – a moitié à cause de l’alcool.

Réfléchir, penser puis oublier pour reprendre cette boucle sans fin. Penser au passé quelques instants avant d’oublier d’une gorgée de saké qui brûlait l’œsophage mais soulageait la conscience en augmentant la brume de l’esprit. C’était agréable et fort inutile, puisque cela revenait toujours, à un moment ou un autre. C’était ça, d’avoir l’alcool triste, ou tout du moins, pas festif – comme si on pouvait imaginer le shinobi faire des « choses inconsidérées » sous l’emprise de l’alcool (je n’ai pas parlé de Strip tease mais bon… l’idée est là).
Mais bon, tout ça c’était un peu le principe même du bourrage de gueule. Ça servait à rien mais on le faisait et Loki étant homme, ne dérogeait guère à la règle d’être malgré tout, quelqu’un de fort stupide usant de chose totalement inutile. Et oui, aucun homme n’est parfait.

Son absence du monde matérielle dura un certain temps, en réalité il dura le temps exacte où on ne l’approcha pas et où on ne lui parla pas. Il n’avait pas vraiment chronométré le temps passé ici à ruminer dans son coin mais dans tout les cas il se dit idiotement et inutilement qu’elle aurait put attendre encore plus longtemps…Et que ses mauvais pressentiments de pessimiste à la manque étaient infaillible. La prochaine fois il devait penser à calculer combien de temps il y avait entre le moment du pressentiments et lorsque celui-ci devenait réalité…ça ne changerait pas grand-chose, mais ça lui ferait passer le temps à l’occasion. Il but une gorgée du liquide avant de se détourner vers elle. Le regard ambre du jeune homme détailla à peine la demoiselle à ses cotés, l’observant presque par pure politesse. Il fallait le dire, la joie n’illuminait en rien son regard las.

Malgré ses pensées de surface on ne peut plus inintéressantes, notre shinobi restait malgré tout, un shinobi et par cela il analysait un peu le jeu de la demoiselle semblant comme repasser à l’attaque. Au fond, il ne pouvait que louer la détermination de la kunoichi à briser la glace – si l’on pouvait s’exprimer ainsi…Après tout la glace, c’était un peu elle qui l’avait provoquée. Bon depuis cette rencontre sans masque dans la forêt de l’eau avait coulé sous les ponts mais cela ne rendait pas Akujo plus sympathique à ses yeux. Mais la sympathie chez les ninja avait elle une réelle valeur ? Encore une question existentielle qu’il préférait mettre de coter. On travaillait mieux avec une personne qu’on appréciait mais en même temps, il travaillait de la même manière avec n’importe qui. Faculté d’adaptation ou véritable androïde du « boulot » ça n’avait pas de réel attrait.

Essayait de démarrer sur de nouvelle base ? Encore une fois la tentative était louable. Mais notre ninja même si il avait but de l’alcool n’était pas non plus assez bourré pour accorder sa confiance à quelqu’un. Après tout, personne n’avait réussit depuis ce qui semblait être une éternité. Shuin…Hatsukoi. Son nom…Semblait il. Ne pas se connaître, trinquer ensemble…c’était un fait, il connaissait peu de chose sur elle…Mais le peu qu’il connaissait ne le portait pas à en apprendre plus. Mais qu’est ce que cela coûtait ? Une petite voix en lui, lui soufflait qu’il pourrait en perdre la vie. Possible. Probable…Mais après tout le danger, ça avait toujours fait parti de sa vie…Depuis ce jour même plusieurs années auparavant.


« Tokui…Tokui Keii. »

Pas de mot superflu. Il ne se permit pas un « enchanté » puisque ce n’était pas vraiment le cas. On ne pouvait pas dire que ces parents avaient fait original en l’appelant « fierté » (en plus d'avoir un nom signifiant honneur...)mais…Peu importait en réalité. Il laissa échapper un petit soupire qui fit trembler le liquide dans son verre. Une fois de plus, il ne voyait pas argumenter sur le fait que si il avait choisit un coin censé être tranquille, ce n’était pas pour boire avec quelqu’un mais…Après tout…on dira que cela briserait la boucle dans laquelle il s’était enfermé.

« Je n’aime pas trinquer…j’ai trop l’habitude de boire seul pour faire ça. »


Bon, on va dire que c’est une mauvaise tentative d’accord. Il n’aimait pas trinquer, c’était un fait. Après tout il n’était pas le genre à se bourrer la gueule en famille ou entre amis – inexistant soit dit en passant – alors avec la première personne apparaissant…On pouvait pas dire que c’était son genre. C’était pas marquer « copain de beuverie » sur son front.
L’Oi-nin porta le breuvage à ses lèvres pour finir le liquide restant puis profita du léger blanc pour se resservir – et songer qu’une certaine quantité de liquide manquait déjà…Ah…Il reposa la bouteille entre lui et la jeune femme comme pour dire « si tu veux sert toi », puis avec un certain étonnement de son subconscient il tourna la tête vers sa partenaire de mission incognito.


« Pourquoi es tu venue vers moi et pas un autre Shuin ? Je ne pense pas être l’homme le plus abordable pour épancher ta soif de compagnie. »

La franchise fait des ravages. Mais elle le savait qu’il était franc, ce n’était pas quelque chose qui changeait et malgré son « départ sur de nouvelle base », on ne pouvait pas dire que Loki y mettait toute la bonne volonté du monde…Même l’alcool ne changeait pas certaine chose…Ou peut être simplement qu’il n’avait pas encore assez but pour.
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MessageSujet: Re: Blues, King and I [Libre à tout les alcoolos de Kiri]   Mar 19 Aoû 2008, 19:35

« Tokui…Tokui Keii. »

Akujo sourit un peu naïvement, fermant les yeux. Son attitude était différente de la veuve noire de la Forêt, sans trop dépareiller. Jouer le total inverse aurait été trop flagrant, aussi se contenta t'elle de paraitre juste plus simple.

"Enchantée de te rencontrer, Tokui-san."

Encore une fois, la rousse sourit avec simplicité. En fait, elle souriait vraiment, entendez qu'elle était contente de croiser son partenaire, même si ce dernier semblait envers elle méfiant et aussi froid qu'un morceau de glace. Alors que le jeune homme lui dit sèchement qu'il ne trinquerait pas avec elle, la Kunoichi ne montra pas son désappoint, se contentant de hausser négligemment les épaules d'un air de dire "ce n'est pas grave", mais dans sa tête il s'agissait plus de "ce n'est pas vraiment important". Elle imagina sans peine qu'elle ne l'intéressait pas et ne l'intéresserait jamais, ce genre d'homme ne changeant presque jamais d'avis quant au jugement qu'il se fait d'une personne. Cependant, la question qu'il lui posa arriva à point nommé, mais sembla à Akujo être une de ces questions loin de toute innocence : Loki était surement persuadé qu'elle tenterait de le tirer dans sa toile pour le manipuler. La rousse le regarda un instant, et rit tout en franchise, d'un rire doux et peu sonore, un rire d'adulte qui ne lui allait pas. Après quelques secondes, l'alcool aidant, son véritable rire, perçant, toujours enfantin et sans retenue, s'exprima avec franchise et naturel. L'alcool l'aidait à rire ainsi avec plus de rapidité, et la jeune femme dut porter la main à sa bouche pour étouffer ce rire trop perçant, trop naturel. Trop comme celui des gosses, qui rient sans réfléchir avec un naturel qu'on perd quand on devient adulte.

« Pourquoi es tu venue vers moi et pas un autre Shuin ? Je ne pense pas être l’homme le plus abordable pour épancher ta soif de compagnie. »

"Par pragmatisme : tu es assis à côté de moi et je suis sociable, alors j'avais envie de boire avec toi. Ton visage me semblait familier, même si on ne s'est jamais vu. Et pour ce soir, je recherchais la solitude plus que la compagnie."


Akujo regarda la bouteille de Sake glisser vers elle comme une invite tacite. Quel bougon ce Loki; au fond, il devait être plus tendre qu'il ne le laissait paraitre. Ou pas. C'était à elle de le découvrir. La rousse sourit tristement en prononçant sa dernière phrase, avant de se taire et regarder sans rien dire son verre de Sake. Délicieux sentiment d'impuissance qui l'habitait ce soir, elle l'arriviste déterminé aux dents qui raclaient le plancher. Il y avait tant d'alternative, tant de plans. Mais ici ou là bas... jamais elle ne serait chez elle. Jamais plus son père ne lui ouvrirait la porte du foyer. Elle était un peu comme ces Nukenin qu'elle pourchassaient et démembraient : sans attache, sans terrain sûr. Et cela allait encore plus loin : sans terre natale. Akujo ne serait jamais chez elle à Kiri. Comme à Suna, son Village d'origine. A l'image de ces orphelins qui créent une famille, elle voulait se créer une terre à elle. Mais l'idée était folle et incongrue. Mais c'était le rêve de Kinu Shimashima. Son visage, même s'il garda une certaine raideur du sourire, semblait triste. La vérité était qu'Akujo l'était, mais son trouble pathologique ne lui permettait pas de le comprendre ou même de réellement l'exprimer. Elle saisit la bouteille et se servit un verre, puis proposa à "Tokuii" de le servir.


"Merci pour le coup."

Encore une fois la rousse ne sembla plus rien avoir de venimeux, le regard baissé comme une douleur, un sourire triste aux lèvres, comme si elle se remémorait quelque chose. Mais la vérité était qu'elle se poussait à penser à son père et à la situation de Kiri qui la faisait souffrir pour arriver à trouver en elle la motricité de visage pour se construire ce sourire triste. Une sorte de mascarade qui, sans qu'elle ne s'en rende compte, reflétait ses véritables sentiments.

"Dis..."

Akujo regarda la bouteille de Sake qu'elle inclina à peine, quelques gouttes tombant sur le comptoir. Elle demanda à son voisin de zinc, d'une voix sérieuse :

"... Quand j'ai bu j'ai parfois le sentiment de penser plus clair, parce que je me débarrasse de mes scrupules inutiles. Ca t'arrive aussi ou je suis simplement bourrée et je dis des âneries?"

C'était faux bien sûr. Akujo n'avait jamais eut le moindre scrupules. Juste des tactiques à respecter pour ne pas se faire attraper, et jamais rien de gratuit. Mais ivre, elle médisait un peu sur son sens du calcul.
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Tokui Keii
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MessageSujet: Re: Blues, King and I [Libre à tout les alcoolos de Kiri]   Mer 20 Aoû 2008, 15:25

Elle avait changée. Tout du moins en observant cette femme et celle dont il avait l’habitude, il ne pouvait pas ne pas remarquer ce changement. Sa partenaire était ce qu’on pouvait appeler communément une veuve noire, une femme qui riait d’un rien et prenait du plaisir là où il n’en voyait pas. Elle jouait et manipulait ses marionnettes et il avait toujours la sensation que chaque personnes autour d’elle était un pantin de plus à ses yeux (et il devait avouer qu’être considéré ainsi ne lui plaisait pas plus que ça). Mais là, elle semblait…normale. Tout simplement, et il n’aimait pas ça. Pas qu’il n’aimait pas les personne normale (quoique…) c’était juste qu’il avait la forte impression qu’elle se foutait de sa gueule, et ça, il appréciait moyennement. Peut être n’était il qu’un gros paranoïaque doublé d’un homme manquant cruellement de confiance envers ses semblables, mais il fallait avouer que ce n’était évidement pas le jour pour se jouer de lui. Dix…non, onze ans depuis ce matin très exactement. Oh…Cela signifiait que c’était bientôt son anniversaire. Déjà. Comme quoi le temps passait bien vite.
Ses pensées étaient un peu…Embrouillées, tout du moins passaient elles du coq à l’âne sans qu’il n’y prenne garde avec un fil conducteur des plus changeant. Ça, il pensait que c’était un peu dû au saké.

Loki, tout du moins Tokui pour l’instant, restait on ne peut plus las/ indifférent/ neutre, (rayé la mention inutile) face au rire de la jeune femme. Un rire qui était naturel…Banal et joyeux, enfantin. Elle était sociable mais lui, pas vraiment, et encore moins aujourd’hui. Il y a des fois où on avait tout simplement pas envie de faire d’effort pour être un peu gentil et avenant ou quoi que ce soit d’autre. Et comme il n’était pas hypocrite, il ne voyait pas pourquoi il ferait des efforts surtout pour elle. Le jeune homme but une nouvelle gorgée de l’alcool de riz avant de reposer le verre plat sur le comptoir en se demanda, au fond, si il ne serait pas mieux de partir et de boire autre part – ou carrément « chez lui » - mais…il n’en avait pas le courage. Alors il supporterait jusqu’à ce qu’elle ce désintéresse de lui et aille en emmerder un autre. D’habitude les enfants se lassaient vite de jouets qui ne leur convenaient plus et il espérait que cette femme était une grande enfant.

Il tourna la tête vers elle, son regard ambre se plongeant dans le sien rieur. Un regard agacé et plus sombre.


« Arrête ça. » lâcha t’il d’une voix sourde.

Ce qu’elle disait : je ne te connais pas, tu m’es vaguement familier, on ne s’est jamais vu. Tous ça, c’était faux. Même si ce n’était pas totalement faux, il n’empêchait pas qu’il se connaissait, c’était déjà vu plus d’une fois. Parce que peu importe ce qu’elle disait, il la connaissait sous un autre nom mais c’était la même personne. Lui derrière son masque d’Oinin, il restait malgré tout Tokui Keii autant que Loki, l’un et l’autre étant indissociable. Mais si pour elle son masque était une autre façon de jouer un rôle, alors il ne voyait pas ce qu’il pouvait faire pour elle, et la skyzophrénie n’était pas sa tasse de thé.
Il était sans doute un salop pour les autres de repousser ainsi cette femme qui semblait si fragile, si normale, mais pour lui, elle restait Akujo, et pas cette Shuin. Il se ré intéressa à son saké.

Et elle n’avait pas à le remercier. C’était de la pure politesse pas une quelconque gentillesse de sa part. Il avait été élevé comme ça et malgré les nombreuses années passées cela n’avait pas beaucoup changé chez lui. Encore une fois, n’allons pas dire que Tokui détestait Akujo - ou Shuin si vous y tenez tant ( c’est simple pourtant, il ne détestait personne) - juste qu’elle l’agaçait prodigieusement…Et qu’il n’était pas ‘compatible’ dirons nous. Il ne parvenait pas à dissocier cette Shuin de Akujo et ça, elle aura beau pleurée devant lui, il y avait peu de chance qu’elle y parvienne.

Il retint un soupire. Visiblement, elle ne comptait pas partir hein…Et être désagréable c’était pas non plus dans ses habitudes (ce que des fois il aimerait être méchant juste pour le plaisir…). Alors il tourna de nouveau la tête vers la jeune femme qui avait une mine plus triste qu’auparavant. Il n’en était pas pour autant apitoyé (la pitié ça n’apporte rien) ni pour autant désolé, juste…normal.

Il fallait répondre franchement à la question. Une question un peu bizarre d’ailleurs qui lui fit observer son verre – qu’il termina d’ailleurs – puis son épée qui reposait à ses cotés, imposante. Scrupule. N’était ce pas pour ça qu’il était ici ? Pour se débarrasser de ça…d’oublier tout simplement ? Il passa une de ses mains au niveau de sa tempe.


« Ça m’arrive. » C’était pour ça qu’il était là…

Pas plus de fioriture. A croire qu’il était payé au mots ou qu’il avait un certain quota par jour qui expirait à sa fin. Avouer ce qu’il considérait comme une faiblesse, ou tout du moins, un crime dont il était coupable. S’ouvrir aux autres n’étaient pas son point fort (ni ce qu’il souhaitait d’ailleurs).


« Mais l’alcool embrouille aussi. Il nous fait fuir ce qui ne nous plait pas. »


Ola, il glissait sur le personnel là. Il ne s’en préoccupait pas vraiment, son intention toute dirigée sur le verre vide qu’il faisait bouger entre ses doigts, le regard vide. Fuir. Il n’aimait pas ce sentiment qui le prenait lors de ses moments là. Finalement cette envie qu’il avait eut c’était tout simplement la fuite…Pendant quelques temps. Pendant trop peu de temps…
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Blues, King and I [Libre à tout les alcoolos de Kiri]

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