Nous n'acceptons plus les Kaguya ni les Uchiwa sur le forum.
Merci de votre compréhension
Privilégiez les villages tels que Suna et Oto.
- Applaudissons encore les auteurs de ce Nouveau Design !
- Etant donné le grand nombre de Haut gradés, le don de grade sera plus sévère pour réduire la puissance générale des ninjas du forum.
-Modifications des Caractéristiques et des Psx.
Sujet: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Dim 29 Juin - 23:50
Ainsi va la nuit qu'elle étend, maîtresse, ses bras de ténèbres à travers toute la forêt, recouvrant tout, étouffant tout son, créant une étrange sérénité. Une nuit calme, d'ébène et de jais, où le temps lui-même semble avoir suspendu son cours. La nuit venue, en ces lieux, naissent ces ombres, si grandes et si sombres, qui recouvrent tout, qui avalent tout. Une nuit digne de Dieux antiques et de poètes en mal de mélancolie. Une nuit d'un bleu marine, d'un bleu profond, une nuit d'une noirceur sans commun, à l'exception d'un croissant d'argent qui déchirait la voûte céleste.
Nulle créature ne se faisait entendre, comme si la Forêt Noire était prise dans une déformation temporelle. Ici, il n'y avait rien, juste le murmure démoniaque du vent dans les branches des arbres, et la fraîcheur de la nuit. Pourtant, quelque part, des bruits résonnaient contre les écorces, uun écho se perd en paroles et chuchottements, rires cristallins dignes de ceux d'un enfant. Seul un enfant peut rire ainsi, si fraîchement, si innocemment.
Kinu riait, se laissant aller à sa plus franche hilarité, debout alors qu'elle avait la tête en arrière, contemplant le ciel sombre. Pas d'étoiles, pas de lumière. Pas de gêneurs, juste la faveur de la lune, étrange et merveilleuse. L'Oi-Nin n'avait pas son masque blanc de chasseuse, mais son seul visage suffisait, masque d'éternelle joie qui dissimulait à la perfection ses sentiments et la véritable nature de son âme. Elle portait un pantalon noir moulant avec les classiques sandales de Shinobi, avec un pull à col roulé court, découvrant son ventre, aux manches bien trop grandes. Ses joues étaient rouges et ses yeux rieurs, posés sur une silhouette adossée contre le tronc d'un grand feuillu. Il s'agissait d'un homme de grande taille, portant de longs cheveux tout aussi rouges que ceux de la jeune femme, en broussaille, donnant une figure effrayante d'Oni de légende, le visage maquillé de lignes rouges. Il était nu, à l'exception d'un Yukata pourpre ouvert sur son torse... Un homme de bois. Une marionnette. Kinu s'approcha de lui en sautillant
"Koibito-kun... ta tête penche, est-ce pour mieux me voir?"
L'homme de bois resta évidemment silencieux, mais sa maitresse sourit. Koibito était son ami, son confident, et en quelques sorte, son meilleur amant. Son nom même signifiait avec une ingénuité malsaine "l'Amoureux". Sculptée selon l'idée de beauté de Kinu, il était grand et large, ses deux yeux sculpté dans l'obsidienne. Son corps était noir, fait dans l'ébène, pour le rendre encore plus impressionnant, bardé de tatouages rouges qui le parcouraient totalement. Koibito n'était pas une marionnette comme les autres... il était le nouveau bijou de Kinu. Sa merveille, son enfant. Son outil de travail. Koibito et elle, dans la forêt, seraient tranquilles. La jeune femme aux cheveux rouges était heureuse de l'avoir enfin en sa possession.
Un moment silencieux passa où Kinu admirait son nouvel amoureux d'ébène. Il était si beau. La beauté d'une arme pareille serait un privilège donné à ses minables proie, ces déserteurs qui n'avaient plus droit à la vie. Ces outres de sang, dont elle baignerait sa marionnette. Elle sourit. Quelle belle âme elle avait, de tuer ces Nukenin avec tant de beauté. La Kunoichi étouffa un petit rire avant de s'assoir entre les jambes inerte de sa marionnette immobile, saisissant les bord de son Yukata pour les ramener vers elle, et s'emmitoufla dedans, un peu comme on ferait durant un rendez-vous galant avec son petit ami. Elle huma l'air nocturne, se calant bien contre Koibito, pressant sa joue rose et chaude contre celle froide de bois laqué de Koibito, comme pour lui sussurer quelque chose à l'oreille.
"Nous avons les faveurs de la nuit, mon bel amant. Profitons en silence de cette jolie lune."
Si belle si fraîche. Kinu se blottit un peu plus contre sa froide marionnette. Ce qu'elle les aimait, ces machines parfaites ne connaissant ni la fatigue, le doute ou la peur. La Kunoichi ferma els yux et se laissa aller contre lui, fredonnant tout doucement une petite berceuse, avec une grande tendresse.
Ce moment était unique. Etrange et merveilleux. _________________
Je n'ai rien d'une bête, car la bête ne sourit pas, et quand les hommes deviennent des loups entre eux, ils ne savent plus sourire.
Loki
Oi-Nin de Kiri/Chasseur de Déserteur
Inscrit le : 24 Juin 2008
Messages : 85
Village : Kiri Gakure no Sato
Sujet: Re: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Lun 30 Juin - 0:55
Il n’y avait rien. Seulement le silence accompagné d’un chant lointain et lugubre, comme si la forêt noir et épaisse fredonnait son propre hymne morbide et macabre pour éloigner les visiteurs les plus impressionnables de son sein. Ce n’était pas un endroit des plus agréable, l’un de ces lieux qui nous effraie et que l’on évite par habitude, simplement en sentant l’aura ténébreuse entourant les arbres du bois. En pleine nuit, l’aspect lugubre de l’endroit transparaissait davantage avec la noirceur de celle-ci, et les rayons de l’astre nocturne ne parvenaient pas à éclairer les chemins terreux.
Dans cet univers de noirceur se superposait une autre ombre, différente de celle des arbres tordus par le vent et le temps mais pas moins effrayante pour autant. La silhouette avançait, ses yeux dorés brillaient dans la pénombre comme le regard d’un fauve observant sa proie, nullement atteinte par la noirceur ou le silence presque pesant qui sévissait en ses lieux. Ombre parmi les ombres. Un éclat de lumière capta un objet argenté qui dépassait de son dos, une lame disproportionnée au poids conséquent à sa taille, le faisceau de lumière reflétant l’harmonie de son fil et retraçant amoureusement ses contours. L’ombre qui la portait n’était autre qu’un homme vêtu de noir, portant une veste sans manche remontant jusqu’au bas de son visage, alors que ses avant bras nu était aussi pâle que pouvait l’être la lune qui régissait la nuit, lui donnant l’air d’une apparition, d’un fantôme errant entre les chemin sinueux de la forêt noir de kiri.
Il n’en était rien. Son visage ne laissait voir qu’une étrange neutralité, indifférent au alentour qui semblait pourtant vouloir le happé totalement dans leurs propres ténèbres. Il se mariait étrangement bien en ce lieu emplit d’ombre. Après tout, un shinobi n’était il pas sensé se transformer en ombre, ne devenir qu’une tâche noir se fondant dans le décors et avançant dans l’ombre des grands pour mieux les protéger ou bien mieux les assassinés… C’était l’univers des shinobi, le sien…Celui de cette ombre avançant au hasard des chemins, pensant a de nombreuses choses stupides qu’il ne devrait plus se souvenir. Lorsque gosse, il s’était perdu en ses lieux et qu’il avait eu la peur de sa vie – il était si jeune à cette époque – a présent, cette petite anecdote le faisait rire. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas vraiment eu peur de quelque chose d’aussi stupide.
Avait il encore peur de mourir ou l’attendait il simplement ?
Lorsque l’on devenait Oinin…La vision du monde changeait…On devenait souvent chasseur de déserteur lorsque quelque chose se brisait en nous, de façon irrémédiable…Son univers c’était casser, il n’avait pas eu le courage de le reconstruire…Il était rester dans les Oinin en observant toujours de plus loin le monde qui était le sien, mais qu’il avait choisit de protéger d’une manière plus discrète encore. Pas de Héro chez les hommes jouant autant avec la mort, et aimant cela. Qu’on le veuille ou non…On finissait toujours par aimer ça, sinon, on ne restait pas plus de 10 ans dans cette caste. Tokui faisait partie de ceux là.
Une émanation de chakra accompagné par une voix le stoppa dans le cours de ces pensées. Il s’arrêta, observa les alentour de son regard de faucon jugeant ce qui serait le plus adéquate. Rentrer ou non chez lui ? Cette question le laissa perplexe. Chez lui, il n’y avait plus vraiment d’endroit qu’il considérait comme tel depuis de nombreuses années. Il se reposait dans l’appartement qu’on lui avait alloué, mais n’y restait pas plus que nécessaire. Et il n’était pas fatigué.
D’une nature curieuse, le shinobi ne put s’empêcher de continuer son chemin sachant parfaitement que quelqu’un serait là. Il prit pourtant toutes ses précautions habituelles, naturelles et obligatoires pour sa survie. On dissimule l’émanation de son énergie vitale, on prépare les muscles à une esquive rapide et efficace, une main récupérant l’épée accrocher dans son dos. Fafnir chantonna lorsqu’elle sortit de son fourreau invisible, un son clair et doux comme le tintement d’une clochette dont il ne pouvait guère se passer.
Il s’approcha, lentement, le visage aussi neutre qu’à l’accoutumer, seul le fait qu’il avait dégainé son épée signifiait qu’il restait méfiant. Un autre son, tout aussi anodin dans cette forêt le surprit. Un fredonnement…féminin sans nul doute. La scène qui se joua devant lui une fois son but atteint le laissa de nouveau perplexe. Une femme…Blottit en pleine forêt contre ce qui à première vue était un homme, et au deuxième coup d’œil n’était en réalité qu’une marionnette taillé dans l’ébène. Drôle de couple…
« Une scène de théâtre plutôt atypique… »
Des cheveux couleur de sang, une tenue qu’il connaissait pour l’avoir déjà observé, une marionnette ressemblant à celle que portait dans son dos l’une de ses collègues de travail…Il ne lui manquait que le masque blanc pour finir le tableau de cette Oinin. Etrange qu’il tombe sur elle, une des seules personnes qu’il « connaissait » un tant soit peu parmi tout ce village qu’il désirait protéger. _________________
~*~ This sword represents my dreams and my pride... ~*~
~*~ Danse, Tokui-kun! ~*~ AI: A l'hôpital, tenant sa parole envers Tilika Dans un bar à Kiri, sa bonne étoile en grève...
Akujo
Oi-Nin de Kiri/Chasseur de Déserteur
Age : 25
Inscrit le : 26 Juin 2008
Messages : 54
Village : Kiri Gakure no Sato
Sujet: Re: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Lun 30 Juin - 1:40
L'air frais de la forêt nocturne hérissait la peau pâle de rousse de Kinu en une chair de poule clairement humaine, alors qu'elle finissait de fredonner sa berceuse à Koibito. Alors qu'un léger tintement se fit entendre dans l'air, que l'Oi-Nin remarqua grâce à ses sens de chasseuse, la marionnette l'entoura soudain de ses bras de bois noir, comme pour la protéger. Pourtant, Kinu n'avait pas peur, même lorsqu'elle sentit un puissant Chakra se rapprocher d'elle, si loin du village. Elle était vulnérable, si vulnérable. C'était excitant. C'était effrayant. C'était la vie.
Devant elle se trouvait un jeune homme qui semblait un peu plus jeune qu'elle, tout de noir vêtu, sobrement. Il se confondait dans les ténèbres de la forêt. Le visage de la jeune femme n'avait marqué aucune surprise, aucune peur, aucune réaction autre qu'un large sourire d'une grande douceur, alors que ses yeux d'eau verte glissait le long du bras du nouveau venu pour remarquer sa lame de facture exceptionnelle. Elle était belle, faite d'un métal pur, et sa garde était d'une complexe élégance : en somme, une épée unique. Et si elle ne reconnu pas immédiatement le jeune homme, qui était un de ces condisciple masqué de blanc, elle reconnu Fafnir, son épée. Et alors que Koibito se pencha en avant, comme recroquevillée sur elle comme un amant épris et un homme vaillant, elle sourit aimablement.
« Une scène de théâtre plutôt atypique… »
"On doit, au théâtre, faire avec du faux plus vrai que le vrai."
Ce fut tout ce que répondit Kinu à la venue de l'homme. Elle n'avait pas peur de lui, car tout comme elle il était un Oi-Nin, aussi ne lui ferait-il rien. Comme pour illustrer ses dire, la jeune femme aux cheveux rouges saisit le menton de son homme de bois pour embrasser ses lèvres d'ébène, comme s'il s'agissait d'un véritable homme, et qui plus est, de l'homme aimé. La singulière marionnettiste aimait chacune de ses armes avec une affection particulière : Koibito était son amant, Osore et Kyoukou étaient ses enfants. Tout ses rapports affectifs avec eux avaient l'enthousiasme du mensonge, rendant ses agissements plus vrai que le vrai. Une fois son baiser donné, elle retourna sa tête vers Tokui, souriant de plus belles, alors qu'elle ramenait les bras de Koibito un peu plus sur elle, croisées sur son ventre, calant sa tête sur la large épaule de la marionnette, toute emmitouflée dans son Yukata.
"C'est si rare de se croiser sans masque. Je doute que vous vous soyez perdu, ou alors... vous jouez les voyeurs... Loki-kun?"
Kinu eut un rire clair, et ses yeux devinrent rieur, alors que ses joues se coloraient de roses, comme si Tokui l'avait réellement surprit avec un véritable amant, et non pas un pantin de bois. La plaisanterie était bonne enfant. La Kunoichi s'étira soudain, volontairement provocatrice, entre les bras d'ébène de Koibito, comme pour tenter d'agacer quelque peu son collègue. Elle avait envie de jouer, tout d'un coup. Kinu avait appelé Tokui par son nom de code Oi-Nin, puisqu'elle ne connaissait aps son véritable nom, effacé des archives de Kiri, tout comme le sien. "Akujo" était le surnom que l'on donnait à la marionnettiste, et qui signifiait ironiquement "femme fatale". Car fatale elle l'était, mais tout dépendait du sens entendu. _________________
Je n'ai rien d'une bête, car la bête ne sourit pas, et quand les hommes deviennent des loups entre eux, ils ne savent plus sourire.
Loki
Oi-Nin de Kiri/Chasseur de Déserteur
Inscrit le : 24 Juin 2008
Messages : 85
Village : Kiri Gakure no Sato
Sujet: Re: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Lun 30 Juin - 10:47
Nos pas nous guidaient avec un étrange hasard. Une coïncidence fortuite que certain appelait avec amusement ou crainte, destin. Cette chose désuète faite pour les lâches et ceux qui avaient pris peur de l’avenir, de la mort qui les attendait demain, dissimulant leurs erreurs, les justifiant en marmonnant un simple, c’est le destin, comme si cela signifiait tout. Juste une justification puérile. On faisait des choix…On se battait et si l’on mourrait, c’était seulement de notre faute et cela n’avait absolument rien à voir avec la destinée qui se voulait la seule maîtresse de nos pas.
Mais est ce que le hasard existait malgré tout ?
Dans tout les cas, il se retrouvait en pleine forêt en cette nuit fraîche avec l’une des seules personnes dont il connaissait le tranchant. Une personne qui même en étant un de ses collègues n’en restait pas moins un être double, insaisissable et étrange qu’il ne parvenait pas à cerner…Mais pour cela, encore aurait il fallut qu’il essaye de la cerner, ce qui n’avait pas encore été le cas. Après tout, il avait l’habitude de travailler seul depuis nombres n’années et bien que curieux de nature, son travail laissait souvent cette part de lui-même de coté : il n’est pas bon pour un ninja de s’intéresser à ce qui ne le concerne pas.
Et dans le cas présent, cette curiosité dont il effaçait les traits sur le terrain mais qui l’avait poussé à venir ici lui laissait un arrière goût étrange. Pas de peur, le contraire l’aurait étonné. Les Oi-nin ne se préoccupait plus de cette considération, ils prenaient la vie comme elle venait, se battait, mais n’avait pas peur de l’échéance qui viendrait tôt ou tard. Un trait particulier appartenant à des êtres fous ou brisés.
Le théâtre. Un endroit où le faux devait imiter le vrai avec une justesse le dépassant. La mise en scène avait ces propres codes, ces propres intérêt, faire voir aux autres une tragédie, les faire rire ou pleurer, faire passer une myriade de sentiments des comédiens jusqu’au public…Mais ici, un sentiment de malaise. C’était peut être ça qu’il ressentait au creux de son ventre. Ou alors n’était ce qu’une nouvelle pointe d’indifférence ? Elle pouvait bien faire ce qu’elle voulait cette collègue même si il n’y voyait pas le moindre intérêt.
« Alors nous remplacerons le théâtre par un spectacle de marionnette… »
Rien de risible, sa voix n’avait aucun timbre particulier rendant ses phrases toutes semblables les unes aux autres, ne sachant pas si celui-ci était sérieux ou non. Pour cela, il aurait fallut s’inviter dans sa tête et observer ce qu’il ressentait devant cette scène atypique de deux amants plus faux que vrai. La santé mentale de sa consoeur ne regardait qu’elle après tout.
Sans masque…les mots le troublèrent quelques peu. Pas de masque. C’était vrai, aujourd’hui son masque blanc griffu de rouge n’était pas en place sur son visage, dissimulant ses traits pour abandonner son identité. Quelle identité au juste ? Celle de Keii Tokui, dernier descendant d’une famille éteinte ? Il l’avait abandonner depuis tellement longtemps…Il avait l’impression que la dernière fois que l’on avait prononcer son prénom remontait à une éternité. Maintenant, et depuis plus de dix ans, c’était son nom de code qui était prononcé, celui d’un dieu guerrier représentant le mal et le feu. Vouvoiement et suffixe kun accolé a son nom. Cela donnait un mélange pour le moins singulier.
« Pour jouer les voyeurs il faudrait qu’il y ait une scène à voir…Akujo-san. »
Un sourire à peine esquissé comme un mirage voguant sur ses lèvres au vue de la provocation gratuite de cette femme fatale au trait angélique. Aimait il jouer ? Pas vraiment, mais il était franc et cela ne changeait pas quelque soit les circonstances. Chaque personne garde des choses pour lui, c’était ainsi que les ninja pouvait survivre, ou que les villages ne disparaissaient pas si leurs armes tombaient entre les mains ennemies…
« Mes pas m’ont menés ici, allez savoir si ils ont eu tord ou raison, mais le fait est que c’est un simple hasard fortuit, à moins que vous croyiez au destin dans se cas, vous pouvez parler de destinée… » Lui, il n’y croyait pas, mais elle, pourquoi pas ? Son épée fredonna sa mélopée lorsqu’il la ramena près de lui, le bout de la lame se fichant avec douceur dans la terre comme si la terre elle-même s’écartait pour la laisser reposer en son sein. _________________
~*~ This sword represents my dreams and my pride... ~*~
~*~ Danse, Tokui-kun! ~*~ AI: A l'hôpital, tenant sa parole envers Tilika Dans un bar à Kiri, sa bonne étoile en grève...
Akujo
Oi-Nin de Kiri/Chasseur de Déserteur
Age : 25
Inscrit le : 26 Juin 2008
Messages : 54
Village : Kiri Gakure no Sato
Sujet: Re: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Lun 30 Juin - 12:48
"Un spectacle de marionnette?"
Le rire cristallin de Kinu résonna dans la forêt sans qu'elle ne s'inquiète d'attirer la moindre attention, tant elle trouvait cela drôle. Loki-kun, avec son allure sobre, son visage neutre, était amusant. La vie était un spectacle, les humains étaient des marionnettes non pas dans le sens premiers, car les humains leur étaient bien inférieurs niveau qualités combattives, mais bel et bien dans le sens où ils sont d'heureux pantins qui ne vivent que si on les manipulent. Les Oi-Nins en étaient le meilleur exemple. Comme définir autrement ces gens qui pour leur patrie délaissaient identité et famille, devenait des ombres que personnes ne pleurerait? Comment définir autrement que par le terme marionnettes ces gens-là, dont elle faisait partie, et qui n'existaient plus? Elle sourit. Non, elle n'était pas une Oi-Nin classique, non elle n'était pas comme eux. C'était une artiste sensible et originale, qui avait choisie de perdre son identité pour être, en quelque sorte, elle-même. La sécurité de Kiri, la gloire, l'honneur ou encore l'argent... tout cela ne l'intéressait pas. Pour elle, seul la furieuse excitation de la traque était importante. Cette excitation que les humains oublient, ou refoule, et qui est le plaisir à faire souffrir ses pairs. En devenant Oi-Nin, Kinu avait enfin pu libérer la bête assoiffée de sang qu'elle contenait depuis les temps reculés de son enfance fuyante.
La jeune femme sourit derechef à son collège, puisqu'elle n'était capable que de cette expression faciale, avant de se relever. Dans son geste, Koibito se redressa avec elle, se mettant d'aplomb sur ses pied, alors qu'elle le tirait vers elle avec ses fils. "Quelque chose à voir?" Comme la Kunoiuchi l'avait anticiper, le jeune homme était bien Loki, et l'appela par son nom d'Oi-Nin, Akujo, le seul qu'elle possède encore. La rousse trouva cela amusant, et elle émit un étrange ronronnement de contentement, fixant Tokui de ses yeux plissés par l'amusement, couleur menthe à l'eau.
"Il n'y a pas de spectacle ici, mes danses de marionnettes n'apportent que la mort, vous devez certainement le savoir." Kinu sourit encore une fois, fermant les yeux, avant de saisir violemment le bras de Koibito pour le faire pivoter devant elle, lâchant ses fils pour saisir un de ces avant-bras puis sa taille. Elle dansa avec lui en riant comme une gamine, se donnant un air léger et peut-être un peu agaçant, juste pour tester la patience et le degrés de curiosité de son collège. Elle se contenta de lui donner quelque chose à regarder, comme le désire toute personne. Encore qu'elle aurait aimé, s'il n'avait pas été Oi-Nin, s'amuser à découvrir ce que désirait ou craignait son cœur pour le lui offrir -ou plutôt en donner l'illusion- avec son puissant Genjutsu. Mais on ne révèle pas ses capacités si facilement, et elle le savait; Elle était Kunoichi depuis bien assez longtemps pour savoir que la plus grande force d'un Shinobi, c'est son mystère. Et pour savoir le cultiver, il fallait savoir intriguer, chose dans laquelle elle était passée maîtresse. Après sa petite danse, Kinu redéposa son homme d'ébène contre le tronc d'arbre, et se retourna vers le porteur de Fafnir.
"Je crois au destin qui est celui de nos proies mais aussi de nous-même: la mort. C'est la seule chose que l'on peut dire sans se tromper qu'elle arrivera, pour tout être. Vous et moi la côtoyons bien trop pour croire encore à un quelconque destin, fatalité, ou même hasard, vous ne croyez pas?" La rousse soupira joliment, tournant à présent autour de Tokui en croisant les bras dans son dos, l'étudiant sans rien dire sous toutes les coutures. Il était plutôt bel homme, hormis son apparence taciturne, puisque Kinu préférait les hommes bavards ou sociables. Il ne paraissait aucun des deux, mais faute de merles, on mange des grives.
"Vous ne croyez pas au destin, je me trompe? Vous pensez que c'est une excuse de faible. Un justification puérile de ses fautes qu'on assume pas. Je le sens, je lis en vous, Loki-kun."
Intrigante Kinu, qui joue sans cesse aux marionnettes, même avec les humains qu'elle croise. Penchée en avant, les mains dans le dos, elle regardait Tokui avec ses yeux émeraude, le sourire aux lèvres, tentant de le déstabiliser avec un peu de psychologie, essayant de lire en lui. C'était simple à contourner pour un Ninja aguerri, mais ça mettait en jambe, en bouche. Ce n'était qu'un hors d'œuvre. Kinu se considérait comme la Kunoichi par excellence : intelligente, vicieuse, et surtout connaissant à la perfection la nature humaine. Quand on faisait ce métier, il ne suffisait pas de savoir se battre. Il fallait être celle qui savait partager une conversation, verser le poison dans le thé, comprendre les tactiques de groupes, la psychologie de chaque proie. Etre Kunoichi, c'était être courtisane, assassin, saltimbanque, espion, arriviste et putain. Et ça tombait bien, "Akujo" était tout cela. Surtout une putain arriviste.
Mais pour le moment, avec son joli sourire, elle ressemblait plutôt à une originale mutine qui essayait de s'amuser comme elle pouvait en pleine forêt. _________________
Je n'ai rien d'une bête, car la bête ne sourit pas, et quand les hommes deviennent des loups entre eux, ils ne savent plus sourire.
Loki
Oi-Nin de Kiri/Chasseur de Déserteur
Inscrit le : 24 Juin 2008
Messages : 85
Village : Kiri Gakure no Sato
Sujet: Re: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Lun 30 Juin - 13:58
Etrange femme qu’il avait en face de lui, elle qui riait et souriait comme si cela était sa seule et unique expression, masque de joie qui remplaçait le blanc qui couvrait d’habitude son faciès angélique. Elle s’amusait comme seul savait le faire les enfant qui riait encore de bon cœur. Un rire qui lui semblait étrange, peut être parce que ses oreilles n’étaient plus habituées à de tels sons qui lui donnaient une impression de grincement sinistre. Il l’observa avec un haussement de sourcil, ne comprenant pas vraiment ce qu’il y avait de drôle dans ses paroles. Elle semblait naturelle, ou du moins quelque chose lui murmurait ça alors qu’une autre voix lui criait que ce n’était qu’une apparence et que la femme fatale des Oi-nin de Kiri était bien plus vicieuse que ça. Etait ce vraiment une découverte ?
« Toutes nos danses sont mortelles. » Parce que c’était leurs travails. Leurs gestes pouvaient s’apparenter à des pas de danses répétés mille fois, chacun de ceux-ci visant un point précis, la faiblesse de celui qui était notre partenaire autant que notre ennemi à tuer. Comme une enfant, elle s’amusait à danser prenant sa marionnette d’ébène entre les bras pour tourner avec elle. Etait ce dans sa nature de s’amuser ainsi de tout et de rien avec l’expression d’une gamine joyeuse et rieuse ? Cela semblait être à des années lumières d’un caractère de chasseur de déserteur. Ça avait quelque chose de nouveau pour lui, comme un gamin qui découvrait une des nombreuses étrangetés du monde. La jeune femme reposa son mannequin contre l’arbre où elle était encore assise quelques instants plus tôt.
Elle croyait en la mort…Comme tout à chacun. Lui aussi il y croyait, tout du moins était ce une des seuls choses auquel il apportait encore du crédit. La mort, ça avait quelque chose d’immuable, et chaque personne passait devant elle un jour ou l’autre. Alors, lui aussi, il croyait à cette déesse de la mort qui attendait le moment opportun pour faucher les vies…
« Je crois en la mort…Et en la vie. Ce sont les seules choses qui restent immuables et pourtant changeantes en fonction des êtres. »
Il voulait aussi croire en l’homme, en son village qu’il protégeait dans les ombres des ombres elle-même, être sans nom, allégorie de la mort. Il avait de l’espoir pour les autres même si sa propre lumière ne brillait que par sa volonté de combattre encore, protégé le peu de rêve qui lui restait, préserver dans l’ombre le nom de sa famille et leurs honneurs. Il observa d’un œil discret le manège de la kunoichi, tournant autour de lui comme un prédateur le ferait avec sa proie, le jugeant de son regard émeraude. Sa main gantée de noir glissa sur la garde de son épée planté au sol comme une caresse. Les mots de l’intrigante lui fit esquisser un nouveau sourire, qu’il garda sur les lèvres. Bien que discret celui-ci était bel et bien présent comparé à l’autre qui avait disparut aussi vite qu’il était apparut.
Elle lisait en lui. Qu’elle fasse donc. Il n’avait pas grand-chose à cacher hormis cette identité qui ne lui appartenait plus. Loki, il n’était plus que ça. Réduit à un simple nom sans réel importance, qui ne signifiait rien d’autre que la nature guerrière de son porteur. Mais ça, elle devait bien être assez intelligente pour le savoir elle-même.
Il se pencha légèrement en avant, une main restant sur Fafnir autant par plaisir de son contact que pour éviter que celle-ci ne tombe rudement au sol. Observant de ses yeux doré ceux vert de son interlocutrice.
« C’est ce que je crois, en effet. L’homme se cache derrière des notions désuètes pour se protéger de ses propres erreurs et ne pas assumer leurs actes. Nous en rencontrons chaque jour, Akujo-san, de ses hommes qui n’affronte pas leurs crimes et leurs erreurs. C’est comme s’en remettre à un dieu. De tout temps, l’homme à souhaité expliquer des choses inexplicables, et fautes d’explications réalistes, il a choisit de s’en remettre à des êtres supérieurs et créateurs… »
Il cessa sa tirade, se redressant pour observer sa vis-à-vis de plus loin, son regard passant finalement au alentour. Elle s’amusait avec lui. Pourquoi ne pas lui donner satisfaction et entrer un peu dans son jeu ? Peut être la comprendra t’il mieux ainsi…
« Pourquoi pouvons nous contrôler des forces de la nature alors que d’autres pas ? Est-ce que cela fait de nous, des êtres supérieurs ? Des élus ?... »
Un sourire, énigmatique cette fois, pris place sur ses lèvres alors que son regard doré brillait d’une lueur étrange, insaisissable. Un jeu, hein… _________________
~*~ This sword represents my dreams and my pride... ~*~
~*~ Danse, Tokui-kun! ~*~ AI: A l'hôpital, tenant sa parole envers Tilika Dans un bar à Kiri, sa bonne étoile en grève...
Akujo
Oi-Nin de Kiri/Chasseur de Déserteur
Age : 25
Inscrit le : 26 Juin 2008
Messages : 54
Village : Kiri Gakure no Sato
Sujet: Re: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Lun 30 Juin - 14:57
"Même quand on danse pour le plaisir?"
Kinu posa cette question avec une innocence feinte. Est-ce que lui aussi prenait plaisir à massacrer les Nukenin, ou était-ce seulement "son travail", comme elle l'imaginait si bien? Est-ce que tout ses collègues étaient similaires, poupées de chair sans âme qui n prenait plus plaisir à rien, comme autant de coquilles creuses et ennuyeuses? Elle douta que Loki était comme elle, ce qui la déçu quelques peu, bien qu'elle ne voulu pas présumer de lui. Cependant, rares était les gens qui comme Kinu se délectaient sans complexes de la vue du sang, se réjouissaient des cris de souffrances et d'agonie, car avec le temps et l'entrainement, les Shinobi tendent à se rapprocher de la plate perfection des marionnettes. Il exécutent ordres et personne sans plus ressentir la moindre excitation. C'était regrettable de devenir froid et similaire à ce point pour la rousse qui prônait l'exubérance. Dans son monde, la tempérance et la modération étaient des faiblesses. Elle était suffisamment subtile et intelligente pour ne pas divulguer ses penser ou être trop à découvert, tout en étant comme elle l'entendait, tour à tour franche, menteuse, perverse ou pure. C'était le théâtre, c'était la vie.
Loki, parla alors, disant qu'il croyait en la mort et la vie. C'était bien normal, on ne peut croire à une chose sans croire à son contraire, c'aurait été illogique. A son inverse, Kinu ne croyait pas en l'homme, car elle n'y avait jamais cru et l'avait vite délaissé pour ses stupéfiantes marionnettes. Lorsque son collège sourit, Kinu sourit de concert, comprenant qu'elle n'avait non pas touché juste, mais touché au bon endroit pour en savoir plus. C'était cela, l'art d'une Kunoichi. Prêcher l'inexact pour avoir le vrai, en tout naturel. Elle écouta avec une grande attention Tokui, car elle essayait par le biais de ses questions farfelus de le connaître mieux. Il n'y avait pas grand chose à savoir d'un Oi-Nin, mais connaître le caractère de ses collègues était pour Kinu quelque chose de primordial. Le jeu ne faisait que commencer, et pour le pimenter un petit peu, la rousse tira de sous sa manche longue un fil de métal, qu'elle lança sur la main du jeune homme, celle qui tenait son épée, s'enroulant autour de son poignet. Ca n'avait rien d'agressif, ou alors pas plus que la guêpe qui vous tourne autour, c'était juste un geste pour agacer et prouver ses réflexes de chasseuse et de Kugutsuka. Elle s'amusa de manière bon enfant à tirer la main vers elle, vers le haut puis le bas, comme on le ferait avec une marionnette.
« C’est ce que je crois, en effet. L’homme se cache derrière des notions désuètes pour se protéger de ses propres erreurs et ne pas assumer leurs actes. Nous en rencontrons chaque jour, Akujo-san, de ses hommes qui n’affronte pas leurs crimes et leurs erreurs. C’est comme s’en remettre à un dieu. De tout temps, l’homme à souhaité expliquer des choses inexplicables, et fautes d’explications réalistes, il a choisit de s’en remettre à des êtres supérieurs et créateurs… »
Il entrait de lui-même dans ce jeu qui les ferait se connaître. Ce jeu excitant qui mêlait provocation, réflexion et séduction, dans le cas de la marionnettiste. Il était visiblement assez complexe comme personne, mais cela ne fit que renforcer son envie de jouer avec lui.
"Nous affrontons les erreurs des Nukenin. Ha, les dieux... Les dieux sont nos métaphores, et nos métaphores sont nos pensées. Ainsi je ne pense pas qu'il y a d'élus ou d'êtres supérieurs, la mort nous le rappelle. Mais il y a des gens qui décident de tuer les autres, de contrôler la puissance, d'aller plus loin qu'un être Lambda. Ces gens, c'est nous. Il faut bien des individus pour faire le sale travail."
Alors que Tokui se redressait en souriant, Kinu lui rendit son sourire, son fils de métal toujours accroché à son poignet, inoffensif mais agaçant. La Kunoichi cru desceller quelques chose dans l'ambre des yeux de son interlocuteur, mais elle ne préféra pas présumer de son caractère. Il était amusant, c'était une bonne rencontre. Combien de temps allait-elle durer?
"Il n'y a qu'une façon d'égaler les dieux : il suffit d'être aussi cruel qu'eux. C'est facile, pour celui qui accepte de regarder en lui et d'assumer son caractère. C'est mon cas. Est-ce le vôtre?" _________________
Je n'ai rien d'une bête, car la bête ne sourit pas, et quand les hommes deviennent des loups entre eux, ils ne savent plus sourire.
Loki
Oi-Nin de Kiri/Chasseur de Déserteur
Inscrit le : 24 Juin 2008
Messages : 85
Village : Kiri Gakure no Sato
Sujet: Re: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Lun 30 Juin - 16:22
Prendre plaisir dans la mort des autres…s’amuser lorsque l’on exécutait ses danses mortelles aussi belle que dangereuse. Ballet mortelle ou les adversaires se cherchaient, s’esquivaient, s’attaquaient dans un univers teinté de rouge ou la Mort était toujours présente, là, cachée ou non, riant de celui ou ceux qui allaient bientôt s’endormir entre ses bras. Ne pas aimer le combat en étant un shinobi…C’était comme un forgeron n’aimant pas ses armes, ses œuvres. Ça avait quelque chose de contre- nature de continuer autant sur un chemin si noir sans en retirer ne serais ce qu’un peu de plaisir. Loki…Un dieu guerrier. Il aimait le combat, d’une certaine manière il l’attendait avec impatience à chaque fois. Goût du sang ou simplement plaisir de sentir l’adrénaline parcourir ses veines, le cas était qu’il aimait danser, comme le disait si bien l’Oi-nin qui avait décidée de s’amuser avec lui.
« Le degré de plaisir est sans doute différent en fonction des personnes…Mais il est bien là, caché ou non…Sinon on ne danserait plus. » Il gardait la métaphore employée par principe. Le combat n’était rien d’autre qu’une valse avec la mort après tout. Mais c’était sûrement ça qui était excitant, deux êtres qui se battaient pour savoir celui qui était le plus fort, pour contrer la mort et l’éloigner encore un peu plus d’eux… Mais son interlocutrice était déjà repartie dans son petit jeu personnel, essayant visiblement de mettre à l’épreuve le flegme du jeune homme qui se demandait vraiment ce qu’elle cherchait au fond. Le fil emprisonna son poignet sans aucune résistance, Tokui, ne voyant pour l’instant pas l’intérêt de l’en empêcher, mais cela arrivera bien assez tôt…Les humains n’aimaient pas être pris au piège bien longtemps, et même si cela restait un jeu anodin pour Akujo, cela finirait par se retourner contre elle…Pour l’instant, il la laissait jouer avec son poignet, essayant de l’ignorer avec le plus de conviction possible. Ce n’était pas si dur que ça…
Le sale travail ? Ce mot avait un arrière goût étrange provenant de cette femme. Il n’avait pas vraiment l’impression que cela soit pour elle, un quelconque travail dégradant comme celui qu’ils avaient forcément du faire à leurs premiers pas en tant que ninja. Ses mots lui faisaient un peu penser à la légende tirée de son épée…Peut que dans chaque action que l’on considérait comme mauvaise, il y avait une justification qui avait quelque chose de bon. C’était puéril de penser cela…Chevaleresque presque. Et il n’avait rien du chevalier même si certain dogme restait gravé en lui. La cruauté. Croyait telle en dieux cette demoiselle au regard émeraude ?
« La cruauté est elle divine ou humaine ? »
Tokui pencha sa tête sur le coté feintant une question innocence dont il avait une réponse clair à l’esprit, ignorant toujours l’amusement de cette kunoichi à contrôler par son fil son poignet. Il ne croyait pas dans les dieux…Et si il y avait un être divin qu’il devrait voué un culte, se serait à la nature tout entière, et à rien d’autre. Parce qu’elle était tout, vie et mort, équilibre brillant et immuable…Instable à cause de l’homme…Tout revenait à l’homme, étrange déduction.
Son caractère ? En tout cas il pouvait en déduire que celui de cette femme n’était pas des plus simple à comprendre, ni des plus agréable. Cruauté. Ce qu’elle était compte tenue de sa phrase. Loki n’avait jamais été quelqu’un de cruel, il tuait parce qu’on lui ordonnait de le faire, prenait plus plaisir au combat qu’a la défaite sans partage…Il était ainsi.
« Je ne dois pas assumer mon caractère alors, Akujo-san. La cruauté, je la laisse à ceux qui se prennent pour des dieux. »
Un humain, un dieu. Cette conversation prenait des teintes irréelles. Qui aurait put croire que la seule figure féminine des Oi-nin était ainsi ? Ceux qui avait travaillé avec elle sans doute…
Un geste rapide, le shinobi attrapa entre ses doigts le filin de métal, rattrapant de sa main libre le pommeau de Fafnir qu’il souleva sans gêne aucune, tirant brusquement sur le fil pour obliger la manieuse à s’approcher de lui. Quelques centimètres les séparaient, et les yeux de Loki se parèrent de reflet rougeoyant. Aussi proche qu’ils l’étaient, la couleur oscillante entre ambre et carmin ne faisait aucun doute. Le fil de l’épée dirigé vers la gorge blanche de la kunoichi, nul doute que le coup pourrait partir et trancher une bonne partie de la chair dans son mouvement sans aucun problème au vu de la masse et du tranchant de celle ci…Mais ce n’était pas son intention…
« Vous aimez jouer, Akujo, mais vos petits jeux peuvent se retourner contre vous. »
Un ton dangereux, étrange une fois sortie du contexte, la voix masculine se faisant grondante et pourtant froide...Après quelques instants à observer la kunoichi droit dans les yeux, le rouge apparaissant disparut subitement après un clignement plus long de paupière. La lame familiale trancha le lien comme si celui n’avait été que du beurre mou, alors que Tokui recula de deux pas pour remettre la distance qu’il avait volontairement réduite entre lui et elle. L’oi-nin enfonça Fafnir dans le sol, avec assez de force pour que celle-ci n’ait pas besoin de lui pour rester debout alors qu’il ôtait les dernières traces du lien entourant encore son poignet avec des gestes devenu plus lent comme si rien ne s’était passer. Sans se préoccuper davantage de la kunoichi qu'il avait d'une certaine façon menacé de son arme...
Loki…Ce n’était peut être pas un hasard qu’on lui ait donné se nom de code… _________________
~*~ This sword represents my dreams and my pride... ~*~
~*~ Danse, Tokui-kun! ~*~ AI: A l'hôpital, tenant sa parole envers Tilika Dans un bar à Kiri, sa bonne étoile en grève...
Akujo
Oi-Nin de Kiri/Chasseur de Déserteur
Age : 25
Inscrit le : 26 Juin 2008
Messages : 54
Village : Kiri Gakure no Sato
Sujet: Re: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Lun 30 Juin - 20:01
Kinu interpréta les paroles de Tokui avec le peu d'informations qu'elle avait. Comme ce qu'il disait sur le plaisir de danser était vrai. Alors lui aussi, au fond de lui, dansait la flamme du tueur; l'excitation de réduire à néant une existence. La jeune femme regarda son captif temporaire, pendu au bout de son filin. Combien de temps prendrait-il avant de le briser ou de le tirer, voir de s'en défaire? Combien de temps tiendraient ses nerfs, sa patience? Le temps et la manière révélerait encore une fois un peu plus du caractère du jeune homme; C'était amusant et instructif. Et sans danger, sans le moindre danger pour elle.
La cruauté est-elle humaine ou divine? La était la question qui avait déjà eu sa réponse dans le sens ou les dieux avaient été crées par les hommes. Sa réponse était toute faite, à la demoiselle native de Suna. Toute faite dans sa tête, depuis qu'elle était toute petite. Et rien ne saurait la faire changer d'avis. Cette dernière tira un peu plus sur le poignet de Tokui avant de lui répondre, son sourire s'élargissant de contentement :
"La cruauté, bien loin d'être un vice, est le premier sentiment qu'imprime en nous la nature. L'enfant brise son hochet, mord le sein de sa mère, écrase des insectes, bien avant que d'avoir l'âge de raison."
La rousse avait eut cette philosophie très jeune, à vrai dire avant même que de devenir Chuunin, et c'était avec cet état d'esprit qu'elle avait monté les échelons, tout en gardant en elle cette nature hémosexuelle qu'elle n'avait jamais réellement comprise. Cependant elle n'eut pas le loisir de pousser ses réflexions plus loin, sentant la tension caractéristique qu'elle attendait patiemment. C'était un peu comme la pêche. Tokui la tira vers lui avec une certaine force à laquelle elle ne put s'opposer, venant à lui comme une poupée. Le métal froid de Fafnir glissa sous sa gorge palpitante de vie, alors qu'il planta son regard d'ambre légèrement coloré de rouge dans ses yeux agrandis de surprise. Un jeu dangereux... qui se retournait contre elle... Pourtant, lorsque "Loki" planta son arme dans le sol, ce n'était pas Kinu qui se trouvait près de lui... Mais Koibito. Un rire provenant de derrière l'homme d'ébène, qui s'affaissa sur le sol car guidé par aucun fil, tinta dans l'air comme une lyre mal accordée.
Kawamiri no Jutsu, technique de base de Permutation. Un classique toujours des plus efficace.
La chasseuse aux cheveux de sang se trouvait à la place de son pantin, adossée à l'arbre, assise par terre, dans le Yukata pourpre trop grand qui lui servait de vêtement. Elle n'était pas du genre facilement impressionnable, Akujo. Ni même à se mettre en danger sans réfléchir à une retraite. C'était une spécialiste des pièges, qui calculait tout mouvements, tension de muscles ou respiration, car depuis le début, elle préparait la permutation avec son pantin. Elle avait fait tout cela juste pour juger du caractère de Loki.
"Il y a ceux qui se prennent pour des dieux, et ceux qui sont sûrs de l'être." La phrase fut dites d'un ton joyeux, limite enfantin, alors que Kinu se releva rapidement. C'était un jeu oui. Un jeu entre Oi-Nin. Ou peut-être plutôt un test. Il avait eut son action, peut-être maintenant était-ce à elle de faire ses preuve face à lui... D'accord, on va jouer. "Shikumi no Jutsu." Un simple contact visuel suffisait. Kinu était une spécialiste du Genjutsu, bien que marionnettiste. La jeune femme concentra son Chakra sur Loki pour créer une illusion, lui faisant voir sous ses pieds qu'il était sur un tas de feuilles, créant un piège meurtriers, dans lequel il tomba pour s'empaler sur de multiples piques, provoquant la mort. Elle savait que ce Genjutsu ne le blesserait pas, mais le choquerait surement suffisamment pour qu'il la considère comme une Kunoichi puissante. Il paraissait bon en Taijutsu, elle n'avait rien à lui cacher non plus. Elle lui donna une flagrante preuve de sa maitrise totale des illusions. Lui aussi jouait à un jeu qui pouvait se retourner contre lui.
Alors, que pensait-il de la mort? _________________
Je n'ai rien d'une bête, car la bête ne sourit pas, et quand les hommes deviennent des loups entre eux, ils ne savent plus sourire.
Loki
Oi-Nin de Kiri/Chasseur de Déserteur
Inscrit le : 24 Juin 2008
Messages : 85
Village : Kiri Gakure no Sato
Sujet: Re: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Lun 30 Juin - 21:20
Une conversation teintée d’irréelle, d’impossible. Etrange a quel point cette jeune femme était plus, bien plus que ce qu’il aurait put penser au premier abord, sous son masque, elle semblait différente, au moins un peu, mais en même temps, il ne la connaissait pas, n’avait jamais travaillé avec elle, ne l’avait jamais croisée avant se jour ci, en pleine forêt noir remplit d’ombre rampante et de ténèbres venimeuses. Elle s’amusait avec lui, cela se voyait presque trop dans sa façon de bouger, celle de répliquer à ses phrases et de planter sa façon de penser dans la conversation. Si ses paroles lui en apprenait un peu plus sur la kunoichi, il ne pouvait s’empêcher de songer que leur avis étaient on ne peut plus divergent.
Cruauté. Elle maniait les mots comme il pouvait manier sa lame. Avec justesse et une délicatesse des plus pernicieuses. Mais il n’était pas d’accord. Ou c’était elle enfoncer, cette kunoichi, pour pense tout cela ? Cette pensée flotta un instant dans son esprit…Un instant seulement. Il n’était pas empathique et ne désirait pas le devenir.
« Nos avis divergent en de nombreux point… »
Une simple conclusion. Continuer sur se chemin ne mènerait nul part mais encore fallait il que la conversation dans son ensemble signifie quelque chose… Rien. La technique de permutation de sa consoeur ne l’étonna pas forcément. A dire vrai, il s’en moquait totalement. Une maîtresse en ce qui concernait le Kugutsu, cela n’était pas très étonnant puisqu’elle se baladait avec une marionnette dans son dos. La technique de permutation en elle-même était connue de tout bon ninja arrivés à un certain stade. Alors son eu n’était finalement qu’un test, comme il avait cru le comprendre, mais un test sur quoi ? Sur sa force ? Ses réactions ? Et surtout, à quoi se jeu pouvait bien lui servir ? Le lien de métal tomba en sol lorsque le jeune homme l’ôta définitivement, ne prêtant qu’une oreille inattentive aux éclats de rire de la kunoichi engoncé dans le yukata qui couvrait sa marionnette quelques secondes plus tôt.
Comme elle devait le faire, il commençait à la juger, de manière plus précise sans toutefois la classer de façon définitive dans une catégorie ou une autre. Elle ne rentrait de toute façon dans aucune d’elle, insaisissable, elle devait être comme indiquait son jutsu maître, une kunoichi combattant de loin, usant de ses marionnette avec un plaisir saisissant qu’il avait du mal à comprendre, lui qui aimait être au contraire, acteur de l’action…
« Que de conviction dans vos paroles… »
Sa voix par contre en manquait grandement, de conviction. Ce croire pour un dieu…La mégalomanie était saisissante chez certaine personne.
« Je ne crois en aucun dieu pour ma part, et j’en vis parfaitement bien. Notre vie est assez brimé sans rajouter des attaches illusoires de plus…» Le ton restait égale, pas de joie, pas de colère, simplement banal, peut être un peu las. De toute manière, il s’adressait à un mur tout comme elle le faisait, leurs convictions réciproques n’iraient jamais de pair, tout du moins, aucun des deux ne changeraient d’avis…Une conversation de sourd. Un instant il croisa les yeux émeraude la jeune femme, un murmure puis une vision, une impression…une action. Celle de tomber, s’enfoncer dans les ténèbres pour toujours. Une trappe, un piège, pas le temps de faire quoi que se soit, un millième de seconde d’inattention, des yeux vert d’eau, la douleur qui assaille le corps, sentir le liquide s’écouler. Empaler, la mort puis…Plus rien.
Le regard agrandit un instant, puis la lumière de la compréhension en croisant les yeux rieurs de la kunoichi…Genjutsu. Ses yeux se fermèrent avec une lenteur calculer, sa main ganté attrapant la poigné de son arme fiché au sol. Il resta quelques instants ainsi, avant de retirer sa lame du sol avec une légère hésitation. Fafnir, son contact apaisa les battements irréguliers de son cœur. Quelques secondes, bien sur elle aurait put faire pire, il le savait au fond…Plusieurs minutes s’écoulèrent sans qu’il ne fasse rien, observant les régularités de sa lame comme pour se concentrer sur quelque chose, ou tout simplement réfléchir sur les attention de cette femme…Il n’avait pas eu tord sur elle…
Il toussota…Et puis le toussotement devint un rire, faible mais devenant un peu plus franc de seconde en seconde... Il plaça par automatisme sa main libre devant sa bouche, la tête à moitié baissée. Il ne la comprenait pas. Ne la comprenait pas et était étrangement amusé par ses manières de faire, de jouer comme une enfant avec les autres, comme si il n’était qu’une de ses marionnettes…Et il rirait, malgré la mort qu’il venait d’apercevoir quelques secondes, peut être riait il pour cela ? Il n’était pas doué en genjutsu, c’était un fait, une faiblesse qu’il connaissait et essayait de combler…Son rire se calma et il remis son épée dans son dos d'un geste ample, rattaché par un fourreau invisible. Il l’observa de nouveau, un sourire discret étirant ses lèvres alors qu’une de ses mains prenait place sous son menton.
« Il y a beaucoup de chose qui nous sépare, mais il y en a d'autre qui nous rapproche, Akujo. La peur est une arme que vous connaissez à merveille...»
Voir sa mort...C'était effrayant...Et étrangement amusant. Excitant peut être. _________________
~*~ This sword represents my dreams and my pride... ~*~
~*~ Danse, Tokui-kun! ~*~ AI: A l'hôpital, tenant sa parole envers Tilika Dans un bar à Kiri, sa bonne étoile en grève...
Akujo
Oi-Nin de Kiri/Chasseur de Déserteur
Age : 25
Inscrit le : 26 Juin 2008
Messages : 54
Village : Kiri Gakure no Sato
Sujet: Re: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Mer 2 Juil - 15:09
Kinu se releva avec lenteur et grâce alors que Tokui se débarrassait de ses dernières entraves, souriant plus encore en l'entendant parler, défier sa certitude. C'était une certitude erronée certes, car nul ne peut se prétendre dieu, et serait idiot de le faire. mais face à un adversaire, il ne faut jamais douter de rien, même si c'est absurde. Ainsi fonctionnait la jeune femme, capable se faire face à une personne en soutenant mordicus une chose parfaitement impossible. Un Shinobi doit être capable de ne pas douter. Un Shinobi doit se décider en sept souffles, et se tenir à tout. Si un homme hésite trop longtemps à prendre une décision, il s'endort, et s'il doute, même d'une énormité, il montre sa faiblesse.
« Que de conviction dans vos paroles… »
"Ne pas douter de l'absurdité est une valeur de combat. Le doute est la pire des faiblesses, tout comme trop d'humilité . Bien sûr que je n'ai rien de divin, mais je joue avec vous à ce jeu dans un seul but, c'est m'attirer vos critiques, et parfaire ma stratégie. La plupart des gens tentent de se perfectionner en se fiant à leur seule faculté d'appréciation. Le seul résultat qu'ils obtiennent est de ne pas faire de progrès significatifs. Les gens qui recherchent les critiques des autres sont déjà supérieurs à la plupart. C'est suffisamment éloquent quant à mon idée de moi-même."
Il comprendrait, il semblait intelligent. Kinu ne croyait en aucune autre force que le Chakra. Cependant s'il n'existait rien de divin, il existait des supériorités humaines. C'était tout. Kinu se campa sur ses longues jambes fines avec un air satisfait, la poitrine arrogante pâmée en avant. Elle n'avait rien d'une Oi-Nin classique, c'était le moins que l'on puisse dire. Kinu n'était pas un chasseur sans caractère qui ne se fit qu'à sa propre humilité et aux ordres du Mizukage. Elle avait perdu sa famille, son nom, son identité, mais pas sa force de caractère, vipère mordant au talon. Jamais elle ne serait un automate sans caractère, simple objet qui était tour à tour arme, outil ou encore jouet. mais tout le monde est une marionnette, dans la société Shinobi, même elle. Mais au moins elle était un précieuse poupée d'ivoire qu'on pourrait convoiter. Loki lui paraissait pour le moment fade, avec ses répliques pleine de sagesse de jeunes Shinobi, dictée parla société. Un Oi-Nin classique. Elle se fit la mission de lui ouvrir les jeux, c'était son nouveau défi.
Des attaches illusoires. Le monde vit de cela. Sans elle, l'homme n'a plus de sécurité, et il meurt comme un chien. L'illusion règnent sur le cœur des humains.
Kinu allait montrer la vérité à son collège par le biais des illusions et des jeux de marionnettes, comme une drôle de fable dont seule elle avait le secret. Elle, cette peste exubérante convaincue d'elle-même tout en se sachant arrogante. Car plus un personne est douée de grandes facultés de jugements et d'intelligence, plus elle devient arrogante. Mais peu importe, pour elle la modération est une faiblesse et la sagesse une illusion en ce monde. Elle se délecta sans le moindre scrupules du trouble visible de l'Oi-Nin, poussant un soupir lascif et équivoque en le voyant blêmir. Elle calcula avec délectation le temps qu'il mit à revenir à lui, décortiqua la manière qu'il avait de le faire. Kinu sourit en voyant que le jeune homme dissimulait un sourire nerveux.
« Il y a beaucoup de chose qui nous sépare, mais il y en a d'autre qui nous rapproche, Akujo. La peur est une arme que vous connaissez à merveille...» "Nous sommes semblables pour nous attirer, différents pour nous compléter. Merci du compliment, mais je pense que tout Oi-Nin doit savoir manier la peur, à sa manière. La mienne ne vient pas d'une lame. Nous nous ressemblons beaucoup, je commence à le comprendre, mais plusieurs choses me chagrine, et je voudrais vous en faire part."
"Akujo", femme fatale des Oi-Nin, dans tout les sens du terme, était d'humeur bavarde. L'endroit, ni le moment n'étaient appropriés, et c'était peut-être pour cela qu'elle avait un envie folle de se lancer dans une inextinguible tirade sur ce qui la dérangeait sur les Shinobi, leur éducation, en prenant Loki en exemple. Il était bien connu que la verve de Kinu pouvait parfois être intarissable, pour que l'instant d'après elle se claquemure dans un étrange mutisme en feintant la sagesse. Qui n croit pas en l'illusion est un pauvre homme. Qui refuse d'admettre que même les plus forts ne sont que des pions l'est encore plus. Et elle ne rangea pas son collègue dans une de ces deux catégorie, mais elle l'imaginait bien obéissant sans poser de questions. Etaient-ils si peu nombreux, ceux qui comme elle sont supérieurs de par leur force de caractère. Loki ferait-il honneur à ce surnom en hommage à une représentation de l'intelligence maligne? Elle décida de s'en assurer, alors qu'il retrouvait ses esprits.
"Le caractère "gen" signifie "illusion". Les êtres humains sont des marionnettes ici-bas, c'est pourquoi on utilise le caractère "gen" pour suggérer l'illusion d'un libre-arbitre. Un exemple? Un Shinobi que l'on dit exemplaire ne pense pas en terme de victoire ou de défaite, il combat fanatiquement jusqu'à la mort, et méprise sa vie au profit de l'aboutissement de sa mission. Pour cela, aucune sagesse, intelligence ni habileté particulière ne sont requises, c'est un travail de marionnette. L'illusion et la soumission aux fils d'un marionnettiste dominent le monde. Les gens semblent toujours l'oublier."
Kinu soupira à nouveau avec un air lascif et cette fois-ci bien plus séducteur, s drapant dans le lourd Yukata de Koibito, avant de s'approcher de Loki, souriant paisiblement. Cette fois-ci il apparaissait clairement que la jeune femme aux cheveux rouges était incapable de toute autre expression faciale. C'était pour cela qu'elle avait hériter du surnom d'Akujo "La Souriante". Elle posa sa main blanche et légère, aux doigts longs et fins. Une main délicate d'artiste, de marionnettiste. Pour autant, ses ongles étaient courts, trahissant une habitude des travaux manuels. Il s'agissait de main de travailleuse et non pas de courtisane, qui trempaient dans le sang. Elle lui caressa gentiment l'épaule comme pour le consoler de ce qu'elle venait de lui faire subir, même si elle ne douta pas que c'était inutile. Kinu avait juste envie de le toucher et se trouva un prétexte pour mettre fin à la distance entre lui et elle.
"De manière standard, l'impétuosité est considérée comme une ineptie, et tout le monde tente de devenir un automate qui se contente d'exécuter les ordres sans rien éprouver. Une chose faite avec modération peut être jugée insuffisante. Mon exubérance est ma force, même si elle n'est pas habituelle aux Oi-Nin. Si nous sommes déjà des marionnettes, ne devenez pas un automate servile."
Kinu rit. C'était tout elle de se la jouer donneuse de leçon comme ça, c'était amusant et absurde, mais en même temps elle croyait à ce qu'elle disait et prônait. Les Shinobi étaient trop neutres, trop secs, trop dénués de fantaisie. Surtout les Oi-Nin. A croire que perdre son identité faisait de vous une coquille creuse. Ce n'était que des lettres. La véritable identité est dans la force de caractère. Regardant Loki dans les yeux, elle lui sourit avec chaleur, s'approchant encore un peu pour voir jusqu'à où elle pourrait aller. Elle osa même lui poser son index sur les lèvres avec un air taquin, non pas pour lui dire de ses taire, mais bel et bien pour le caresser intimement. Après tout, c'est bien la bouche la partie la plus intime d'une personne, non? Beaucoup couchent mais n'embrasse pas. Kinu faisait les deux, ou aucun des deux... Ou l'un et l'autre. Selon la situation. "Bien que vous ferriez un très beau Musha*."Lui dit-elle en le regardant dans les yeux, les siens étant rieurs et séducteurs.
(HRP*: Les marionnettes Musha représentent des guerriers ou guerrières. Les figures représentent des hommes ou femmes assis, debout ou à cheval. Ils portent de l'armure, des casques et des armes de papier laqué, souvent à couleurs métalliques. Il n'y a pas de jeu spécifique de ce genre de marionnette.) _________________
Je n'ai rien d'une bête, car la bête ne sourit pas, et quand les hommes deviennent des loups entre eux, ils ne savent plus sourire.
Loki
Oi-Nin de Kiri/Chasseur de Déserteur
Inscrit le : 24 Juin 2008
Messages : 85
Village : Kiri Gakure no Sato
Sujet: Re: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Mar 8 Juil - 17:34
Insaisissable. Cette conversation entre les arbres de la forêt noir de Kiri n’avait plus grand-chose de normal, si l’on pouvait même dire qu’elle avait eut un instant un aspect des plus normal. Le lieu, les protagonistes, tout prouvait que rien n’était banal, comme une discussion que l’on aurait avec un ami à un restaurant. Et puis, Tokui n’avait de toute façon, aucun ami. Son manque de confiance envers les autres était devenu presque un handicape pour une vie sociale normal. Si au premier abord, il parlait facilement, il manquait cruellement de confiance. Trahit, cela lui avait fait comprendre dans la douleur que la méfiance restait sa principale alliée au même titre que son épée. Sociable sans l’être. Cette femme l’intriguait, c’était un fait, il n’avait pas confiance en elle, c’en était un autre. Cela ne l’empêchait pourtant pas de travailler en équipe là où sur le terrain, il oubliait pour n’être plus qu’une arme affûté.
« Je ne vois pas pourquoi je chercherais à vous critiquer. Je n’ai rien à en tirer et chaque personne est comme elle est…Mes paroles ne changeront pas grand-chose. » Après tout, c’était plutôt vrai. Sans être un égoïste dans l’âme, il n’en restait pas moins partisan d’un aspect plus personnel. Les critiques, il les acceptait avec un haussement d’épaules et en les rectifiant plus tard. Et puis, elle faisait bien ce qui lui plaisait. Son caractère exubérant dénotait avec le sien et celui de bien d’autre, plus froid. Mais l’apparence était elle si importante ? Lui aussi aimait jouer, mais ses jeux étaient juste différent de ceux de la femme qui jouait les séductrice en face de lui. D’ailleurs celle-ci souhaitait faire part de son avis…Comme si il pouvait faire quelque chose pour l’en empêcher. Nul doute qu’elle considérait ceux-ci comme les fameuses critiques dont elle avait parlée un peu plus tôt. Et quelque part, les phrases de l’Oi-nin au cheveux de feu lui donnèrent raison même si les fameuses critiques étaient englobées dans un général qui ne le trompait pas.
Une marionnette. Chaque être en était une, d’une façon ou d’une autre, dans n’importe quel branche de la vie, à n’importe quel âge. C’était la société actuelle qui voulait cela, si ce n’était pas une personne, c’était des préceptes, une étique… Il n’avait jamais affirmé ne pas faire partie de ces êtres brimés par quelque chose. Son honneur était sa voie, sa prison peut être, mais c’était ce qui avait été choisit, ce qu’il avait accepté.
« Un de ces ninja fait preuve d’abnégation. Mais tout cela ne peut être généralisé. Nous sommes des marionnettes, c’est un fait, je suis une arme, je me considère comme tel et cela me suffit amplement. C’est la voie que nous choisissons. »
L’observer. Il parlait un peu à coté des mos de la kunoichi mais elle lui expliquait son avis, il exposait le sien. Un échange inutile mais dont il lui faisait grâce. Et puis elle s’était approchée de lui de nouveau, pour restreindre la distance les séparant et en faisant le contraire de ce qu’il cherchait à faire par habitude. Etre physiquement proche d’une personne était à double tranchant. D’un coté la paranoïa primaire de tout ninja. De l’autre l’exaltation simple, comme celle que l’on ressent avant le grand saut dans le vide. Il n’observa pas le geste, ressentant juste avec les autres sens la caresse tout en ne s’y intéressant pas totalement. Un geste feint, qui sonnait faux, remplit d’une fausse condescendance. Elle s’en foutait du fait qu’il ait vu sa mort quelques minutes auparavant, elle ne s’excuserait pas pour cela, et il le savait, cette caresse ne valait rien, ne signifiait pas plus de chose qu’une aile de papillon effleurant le tronc d’un arbre.
« Devenir un automate…C’est juste que c’est bien plus simple que de s’avouer ce que l’on ne veut pas toujours connaître. Certains deviennent une forteresse de glace pour ne pas flancher et continuer d’avancer malgré les épreuves. Est-ce une faiblesse ou une force de se blinder contre ce genre de chose ? Je ne sais pas… Je ne suis pas aussi catégorique que vous, ce n’est pas du doute ni de l’hésitation, simplement mon avis. Après tout nous sommes tous différent. »
Que cherchait elle ? Il se le demandait encore alors qu’elle s’approchait davantage et allait jusqu'à toucher sa bouche. C’était un fait, les caresses restaient souvent expéditives dans ses relations avec les femmes, ce n’était qu’un jeu de plaisir et rien de plus. Ses paroles ne le flatta pas plus que ça, même si le fond était vrai, dans le fait ou les Musha restaient des guerriers, ce qu’il était finalement. Nul doute qu’elle était une séductrice plus aguerrit que lui. Une autre sorte de jeu, selon toute vraisemblance. Sa main attrapa avec une délicatesse calculée celle de la jeune femme pour l’éloigner de sa bouche. Celle de la kunoichi était petite, gracile comparé à la sienne ganté de noir. Il était un guerrier, ses gestes étaient souvent remplit de force mais une puissance maîtrisée. Bien sur, il n’en était pas pour autant un être des plus doux…
« Vous êtes attirante, c’est un fait indéniable pour tout homme, mais Fafnir l'es bien plus que vous.» Un sourire léger flotta sur ses lèvres alors qu’il observait d’un œil le visage de Akujo. Son épée serait sa seule compagne pour la vie…Elle était aussi belle que dangereuse, représentait ce qu’il avait été, les étapes de son apprentissage…Chaque détail…
Ils étaient si proches. Quelques centimètres à peine qui séparait leur visage. Elle était presque aussi grande que lui, mais c’était une constatation des plus banal pour ceux qui avaient l’habitude d’enregistrer des détails aussi insignifiant que le régime alimentaire de leur cible.
« Vous me faites penser à du feu…Des flammes ardentes au milieu de terre glacée. A savoir si c’est la glace qui fondra ou le feu qui s’éteindra le premier… »
Son visage s’inclina de quelques degré sur le coté, ses yeux doré se posant sur le visage fin de sa camarade Oi-nin. Il ne fit aucun pas en arrière, mais relâcha sa prise sur le poignet de celle-ci, sans toutefois le lâcher complètement.
_________________
~*~ This sword represents my dreams and my pride... ~*~
~*~ Danse, Tokui-kun! ~*~ AI: A l'hôpital, tenant sa parole envers Tilika Dans un bar à Kiri, sa bonne étoile en grève...
Akujo
Oi-Nin de Kiri/Chasseur de Déserteur
Age : 25
Inscrit le : 26 Juin 2008
Messages : 54
Village : Kiri Gakure no Sato
Sujet: Re: Ainsi font font font ... [PV Tokui] Sam 12 Juil - 14:22
« Je ne vois pas pourquoi je chercherais à vous critiquer. Je n’ai rien à en tirer et chaque personne est comme elle est…Mes paroles ne changeront pas grand-chose. »
"La faculté d'adaptation signe le destin des animaux et des Hommes. Je suis perfectionniste et j'aime toujours évoluer."
Que de belles paroles d'une neutralité exemplaire, Loki-kun! Mais quoi qu'on en disent, le pouvoir des mots est fort, bien plus fort que n'importe quelle arme. Les chemins sont multiples, tout était question de choix, et au jeu du corps-à-corps, l'esprit était bien plus fort. Une force subtile, une force féminine, celle de Kinu. Elle était de ce genre de femme qui d'un battement de cil ravissait votre cœur, et de quelques paroles dites avec aisance vous éteignait aussi vite qu'elle vous avait allumé, par jeu selon les apparences, mais plus parce qu'elle avait des projets pour vous. Son esprit était un fouet claquant qui jamais n'était immobile, caressant ou frappant à son envie du moment. Si elle avait l'air de ce que définissait son nom de code "Akujo", soit d'une femme fatale, c'était pour moult raisons, autant pour sa séduction naturelle que son intelligence vive, et de son plaisir à tuer. Pour elle, la vie des gens se résumait à quelques formules arithmétiques et de la chair humaine; Rien de plus.
« Un de ces ninja fait preuve d’abnégation. Mais tout cela ne peut être généralisé. Nous sommes des marionnettes, c’est un fait, je suis une arme, je me considère comme tel et cela me suffit amplement. C’est la voie que nous choisissons. »
"C'est celle qu'on choisi pour nous au début de notre vie, ensuite libre à nous de nous en détacher ou de la suivre. Celui qui est une arme n'a aucune existence s'il n'est pas manié par un bras."
Kinu sourit, fermant les yeux. Ce Loki était un cas plus qu'intéressant : bon combattant, réfléchi, lo